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L'indépendance et la liberté ne se retrouvent jamais ensemble sur le chemin de la paix. On continue à rêver de les avoir ensemble un jour sur cette terre si ardue qu'on n'a pas cessé de façonner et d'imprégner de sa sueur et de ses larmes depuis tant de générations. On continue à implorer Dieu, à attribuer la faute aux étrangers sans vouloir reconnaître ses erreurs, sans oser se regarder dans le miroir et sans vouloir nourrir l'espoir de tout un peuple. |
On a perdu trop d'occasions dans le passé pour se réconcilier, pour faire sortir le Viêt-Nam de sa pauvreté et pour le ramener sur le chemin de la prospérité à l'aube du XXIème siècle. Il est temps de ne pas recommencer les mêmes erreurs que nos aînés ont commises depuis tant d'années, d'enfouir les rancunes personnelles dans l'intérêt national et de traiter magnanimement tous ceux qui ne partagent pas les mêmes convictions politiques. Il est évident qu'on ne le fait pas avec facilité mais il est moins douloureux que ce qu'ont souffert tant de familles vietnamiennes durant cette guerre, ce qu'on nomme souvent "les chagrins de la guerre" | |
| En 1945, dans le delta du Mékong, un jeune adolescent de nom Hoàng, issu d'une famille de terriens, vit en cachette dans un faubourg non loin de Cần Thơ avec sa jeune amante de nom Hương. Ils arrivèrent à avoir deux enfants, un garçon de nom Thành âgé de 3 ans et une fille de nom Mai, âgée d'un an. Malheureusement, cette union conjugale fut de courte durée car elle fut découverte par leurs proches. Ceux-ci la réprouvèrent fortement car c'était une honte pour la famille lorsqu'on savait que cette jeune femme n'était autre que la cousine de Hoàng. | ||