Contrairement aux Américains qui s'inspirent de l'histoire du Viêt-Nam pour insister sur leur "guerre" et ses conséquences sur leur propre histoire, la production cinématographique française, malgré ses moyens limités a réservé depuis quelques années quelques films intéressants sur le Viêt-Nam. On trouve notamment l'Odeur de la Papaye verte et Cyclo du jeune metteur en scène vietnamien Trần Anh-Hùng, l'Amant de J. Jacques Arnaud ou le fameux Indochine de Régis Warnier avec Catherine Deneuve.

Cinéma

Malgré cela, le Viêt-Nam reste l'un des pays dont l'histoire contemporaine est marquée par la guerre. C'est pour cette raison qu'on trouve aussi dans la filmographie française des films de guerre de Schoendoerffer tels que la 317ème section (1964), Ðiện Biên Phủ (1992) etc.... Mais la guerre peut aussi n'être que la toile de fond. C'est le cas du film Hoà Bình de Raoul Coutard (1970) et du film Poussière d'Empire de Lâm Lê (1983). Ces deux films parlent du Viêt-Nam d'une manière émouvante et originale et surtout le dernier. Ce film raconte comment la guerre a séparé un couple d'amoureux.

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Il commence par une citation inspirée d'une légende: "Quand les rochers fixent longuement l'horizon, certains deviennent Pierre d'attente. Qui peut savoir s'ils viennent du Ciel ou s'ils naissent de la Terre?.". C'est aux pieds d'un rocher que l'homme soldat, puis prisonnier, devait retrouver son amoureuse, servante chez une famille française. Pour ce rendez-vous et pour lui dire qu'il est encore vivant, il lui a écrit un message. Mais ce message se perd, passe de mains en mains, résiste aux péripéties de l'histoire. Ce n'est que trente ans plus tard, à Paris, que la servante lira ce message pleurant sur ce rendez-vous manqué. C'est sa propre fille qui se rendra à la Pierre d'attente comme en pèlerinage, un retour à la source. Poussière d'Empire est un film très poétique.

Il ne faut pas le confondre avec le film Poussières de vie. Celui-ci a été réalisé par Rachid Bouchareb en 1994 d'après le roman "La Colline des Fantômes " de Duyên Anh. C'est l'histoire des Amérasiens qui paient le prix des folies des adultes : la guerre, le racisme, l'intolérance. C'est un film à voir et à ne pas manquer pour ceux qui aiment connaître le Viêt-Nam. D’autres  films méritent d’être cités : le rebelle ( Dòng máu anh hùng ) de Charlie Nguyễn ou la tunique en soie de Hà Đong   ( Áo lụa Hà Đông) de Lưu Hùynh. Le dernier  a remporté le Prix de "Film sélectionné par les spectateurs" lors du Festival des films internationaux de Pusan (République de Corée) du 12 au 20 octobre 2006.