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Dynastie des Han orientaux (Nhà Đông Hán)

titre_dynhan_9au musée Guimet (Paris)

Chronologie des Han orientaux

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 Đông Hán

25-57: Règne de Guangwudi

57-75: Règne de Mingdi

75-88: Règne de Zhandi

88-106: Règne de Heidi

106: Règne de Shangdi

106-125: Règne de Andi.

125: Règne de Shaodi.

125-144: Règne de Chongdi.

145-146: Règne de Zhidi.

146-168: Règne de Huandi.

168-189: Règne de Lingdi

184 Révolte des turbans jaunes

189: Destitution de Shaodi

189-220 Règne de Xiandi.

190: Montée et puissance du général Cao Cao (Tào Tháo)

220 Mort de Cao Cao et de Xiandi.

Fin de la dynastie des Han

 

Dans les territoires conquis par les Han, notamment dans le Sud de la Chine, la sinisation continua à battre son plein. C’est pourquoi les révoltes se succédèrent d’abord dans le royaume de Dian (86, 83 av. J.C., 14 apr. J.C., de 42 à 45 ). Elles furent réprimées avec sévérité. Ces soulèvements étaient dûs en grand partie aux exactions des fonctionnaires Han et aux comportements des colons chinois de prendre possession des sols fertiles et de refouler les populations locales dans les coins perdus de leur territoire. De plus, ces dernières devaient adopter la langue, les coutumes, les croyances religieuses des fils des Han. En l’an 40, une grave rébellion éclata dans la province Jiaozhou (ou Giao Châu en vietnamien) incluant à cette époque une partie du territoire de Kouang Si (Quảng Tây) et de Kouang Tong (Quảng Đông). Elle fut menée par les filles d’un préfet local, Trưng Trắc (Zheng Cè) l’aînée et Trưng Nhị (Zheng Èr) sa cadette. Comme le mari de l’aînée Shi Suo (Thi Sách) s’opposait à la politique d’assimilation chinoise menée brutalement par le proconsul chinois Tô Định (Su Ding), ce dernier n’hésita pas à l’exécuter pour faire un exemple contre les insurgés yue, notamment les Vietnamiens. Cette exécution exemplaire révolta les soeurs Trưng et déclencha immédiatement le mouvement d’insurrection dans les territoires yue.

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 Les deux soeurs Trung réussirent à y enlever 65 citadelles dans un laps de temps très court. Elles se proclamèrent reines sur les territoires conquis et s’établirent à Meiling (ou Mê Linh). En l’an 41, elles furent vaincues par le général Ma Yuan (Mã Viện, Phục Ba Tướng Quân) (Dompteur des flots) et préférèrent le suicide à la réddition en se jetant dans le fleuve Hát Giang. Elles devinrent ainsi le symbole de la résistance des Vietnamiens. Elles continuent à être vénérées aujourd’hui non seulement au Vietnam mais aussi dans certains endroits des territoires Yue de la Chine (Kouangsi et Kouang Tong). Ma Yuan commença à appliquer une politique de terreur et de sinisation à marche forcée en plaçant à tous les échelons de l’administration, des hommes de confiance chinois et en imposant le chinois comme langue officielle dans tout le territoire des Vietnamiens. C’est la première domination chinoise durant presque 1000 avant la guerre de libération entamée par le général Ngô Quyền. Entre-temps, Guangwudi réussit à apporter la prospérité et la stabilité dans son empire en ramenant l’impôt du dixième au trentième des récoltes et des bénéfices. Après sa mort, son fils, analogue à Wudi,eur Mingdi poursuivit la politique d’expansion en lançant une offensive contre les Xiongnu septentrionaux dans le but de libérer les états d’Asie centrale de la tutelle de ces derniers et de rétablir au profit de la Chine la sécurité de la route de la Soie. Le général Ban Chao (Ban Siêu), frère de l’historien Ban Gu de cette époque, fut chargé de cette expédition militaire. Il réussit à atteindre la mer Caspienne et à soumettre les Yuezhi grâce au concours des Kusana.

© Đặng Anh Tuấn

 

 

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