La forêt vietnamienne couvre encore les 2/5 è du pays. Malgré une déforestation accentuée durant les dernières années à cause de l'accroissement de la population et surtout à cause des défoliants déversés durant la guerre du Viêt-Nam. La forêt vietnamienne continue à abriter tant de richesses florales et animales. La diversité de la faune et de la flore est même stupéfiante lorsqu'on connaît l'ampleur du désastre écologique subi. Ces lieux où les treize millions de tonnes de bombes et soixante millions de litres de défoliants ont été versés durant la guerre du Viêt-Nam, bénéficient heureusement d'un climat qui permet de favoriser une possible restructuration de la forêt pluviale, cet écosystème qui gère du niveau du sol jusqu'à la voûte de feuillage la survie du gros mammifère comme le moindre des insectes.  

 

 
Ðộng vật hoang dã
 
     
Faune vietnamienne  
     
 

On compte non seulement plus de sept cent espèces végétales répertoriées qui constituent une importante réserve d'huiles, de plantes médicinales, de résines, de bois précieux et industriels mais aussi une faune très riche ayant deux cents soixante-treize espèces de mammifères dont l'éléphant, le tigre royal, le samba, l'ours des cocotiers, cent quatre-vingt espèces de reptiles, plus de deux cent cinquante espèces d'oiseaux et plus de mille espèces de poissons et d'invertébrés.

 
   

La découverte de la grue antigone orientale en 1986 dans le delta du Mékong et celle du saola en 1994 montrent quel point les scientifiques ont commencé à porter une attention particulière sur la faune vietnamienne.

Un programme dynamique de reboisement prévoyant la plantation de 500 millions d'arbres a été lancé il y a quelques années par le gouvernement vietnamien. Ce dernier a crée à Trầm Chim ( Ðồng Tháp ), dans le delta du Mékong une réserve de 9000 hectares attribuée spécialement à la grue antigone orientale. C'est la première fois qu'on apercevait cette grue antigone hors du Cambodge, où elle nidifie.

 

Au début Juin 1994, une drôle de mission a été confiée aux policiers de la province Vũ Quang du Viêt-Nam. Ils ne recherchent pas un criminel mais un saola, une espèce de boeuf sauvage, vieille de 10 millions d'années. Les scientifiques ont fait appel à ces policiers car un braconnier a capturé un des rarissimes bovidés connus des autochtones mais ignorés par les instances scientifiques. Le trafiquant est arrêté après une semaine de traque. Le saola est alors identifié et baptisé Pseudoryx nghetinhensis. Il rejoint ainsi les annales des espèces connues et le zoo d'Hanoi.

Pour avoir un écosystème mieux équilibré dans l'avenir, selon les spécialistes occidentaux, le Viêt-Nam doit maintenir son effort de reboisement avec le même acharnement qu'il a montré depuis tant de décennies dans son combat pour l'indépendance.

Quelques découvertes récentes
   
 

 

  Il s’agit des doucs à pattes grises (Pygathrix cinerea), du lapin tigré (Nesolagus temminsi.)( loài thỏ vằn ) de Trường Sơn, du galliforme (bambusicola fytchii), du boeuf gris (Bos sauveli) et de garrulaxe à long bec (jabouilleia danjoui)( loài khướu).