La fille vietnamienne ne se plaint jamais de son sort et du rôle que la société confucéenne lui a assigné depuis la nuit des temps. Habituée  à écouter depuis son bas âge les  poèmes populaires  chantés inlassablement  par  sa mère ou sa soeur et continuant à grandir  avec le  rythme et le bruit  du balancement  continuel du hamac,  elle commençait à se laisser imprégnée  inconsciemment par  les recommandations  trouvées dans  ces poèmes.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceux-ci, malgré leur simplicité, commençaient à lui donner non seulement une éducation digne de la tradition vietnamienne  mais aussi une résignation  incomparable et les quatre vertus que toute fille vietnamienne était censée de posséder lors de son adolescence : Công, Ngôn, Dung, Hạnh (Travail, Manière de parler, Tenue, Bonne Conduite). Cela lui  permettait  d'être apte à devenir plus tard à son tour, soeur, femme, mère, grand-mère durant son existence. C'est pourquoi il n'est pas étonnant de constater que la fille devient ainsi l'un des sujets les plus abordés dans les poèmes populaires vietnamiens.