Langue

meconNgữ

A cause de l’influence chinoise durant 1000 ans, la langue vietnamienne s’est appropriée un grand nombre de mots chinois. Le vietnamien est une langue monosyllabique tonale. Un syllabe peut se prononcer sur six tons distincts et constitue pour chacun un sens différent. Cela crée une difficulté énorme pour un débutant. De plus, à l’écrit, ces tons sont indiqués par des accents diacritiques, ce qui confère au vietnamien une grande musicalité. L’exemple de la syllabe suivant ma apporte une signification différente selon son accentuation. (ma: fantôme, má: maman, mã: cheval, mạ: semis, mà : où etc…..). Si la même langue est parlée partout, il y a quand même une différence d’accent énorme entre le Nord, le Centre et le Sud.

Jusqu’en 1648, la langue vietnamienne écrite fut dominée par l’utilisation massive des caractères chinois (ou chữ nho). Le vietnamien fut phonétiquement romanisé par le jésuite français Alexandre de Rhodes qui publia, en 1651, le premier et célèbre Dictionnaire vietnamien, portugais et latin en quốc ngữ. Cette transcription alphabétique fut employée d’abord par l’Eglise catholique et devint obligatoire seulement en 1906 dans l’enseignement secondaire. En 1919, elle devint l’écriture nationale. C’est le seul pays du Sud-est asiatique qui possède une écriture romanisée malgré une influence chinoise omniprésente.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *