My Son

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Mỹ Sơn C1 ( groupe C )
 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
 
   
Koshargrha (groupe B)
 
 

Lors d'un voyage dans le Vietnam central du siècle dernier, le chercheur français Jean Boisselier fit la remarque suivante: Les sanctuaires chams ont été édifiés volontairement au sommet des collines. Mỹ Sơn n'est pas non plus une exception à cette règle. Etant une petite éminence située au centre d'un petit cirque montagneux, le sanctuaire Mỷ Sơn ne manque pas de nous évoquer l'image du linga de Shiva (symbole phallique) enchassé dans son réceptable féminin Yoni et de nous faire penser à la dualité Yin et Yang des Vietnamiens.

Ce site fut découvert en 1889 par Camille Paris et étudié au début du XXe siècle par l'architecte français Henri Parmentier. Lors de son inventaire descriptif, il nota qu'il y avait plus de 70 édifices classifiés en plusieurs groupes:

Groupes A et A': (les tours de la pagode) 19 monuments.
Groupes B,C,D: (les tours du marché) 27 monuments
Groupes E et F: (les tours de Hồ Khế) 12 monuments.
Groupe H: (la tour de l'échiquier) 4 monuments
Groupe G : 5 monuments

Quant aux groupes (K,L, M, N et O) , chacun renferme un ou deux monuments correspondant à une période chame et représentant un style particulier dans l'histoire de l'art architectural cham.

On trouve dans ce sanctuaire des kalans (điện thờ) en forme de tour et précédés d'un mandapa (tháp nhà), des koshargrha (sacristies ou annexes prévus pour la cuisine) (tháp hỏa) au toit en forme de selle situées toujours à droite des kalans dans l'enceinte et tellement décorées qu'elles retiennent facilement l'attention des touristes et des gopuras (tháp cổng), tours-portails monumentales. Le tout était réalisé en briques rouges liées par un mortier si fin et si adhérent, ce qui permet résister aux attaques des intempéries. Cette technique de fabrication constitue encore une énigme pour la plupart des scientifiques et témoigne d'un savoir-faire et d'une maîtrise parfaite chez les Chams.

A cause de la guerre, il ne reste qu'une vingtaine de tours qui sont encore plus ou moins intactes jusqu'à aujourd'hui malgré l'effort de la restauration. En 1999, Mỹ Sơn a été reconnu patrimoine mondial de l'UNESCO.

 
         
     
 
     
    
 
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    RAPPEL      

 

Situé à 69 km au sud-ouest de Ðà Nẵng, Mỹ Sơn constitue un des plus vastes et surtout un des plus vieux sites archéologiques du Vietnam.

Cet  ancien centre religieux du Champa fut établi dans le Centre du Vietnam à partir du IIème siècle après JC.  Il fut choisi aussi au début comme la capitale de tout le royaume du Champa par le clan des Narikelavansa (ou Dừa en vietnamien)  car il était facile de le défendre du fait qu’il était niché au cœur d’un petit cirque montagneux.


Du VIème siècle au VIIIème siècle, Mỹ Sơn fut doté de temples magnifiques. Malgré le transfert de la capitale  à Vivapura  par le clan des  Kramukavamsa (ou Cau en vietnamien) vers la fin du VIIIème siècle, Mỹ Sơn continua à garder  son importance religieuse et reprit sa place au début du IXème siècle. A cause des guerres,  Mỹ Sơn commença à s’étioler seulement pendant la plus grande partie du XIème siècle. Puis il pâtit énormément de la guerre engagée par Jaya Indravarman IV contre l’empire khmer par la mise à sac de sa capitale et des représailles et des occupations khmères de 1190 à 1220. 

A partir du XVème siècle, Mỹ Sơn cessa d’être un lieu de culte avec le déclin du royaume Cham. 

 
 
 
 
 
 
 
 
        Groupe B1
 
 
 
 
Patrimoine mondial de l'UNESCO
 
Références bibliographiques:

Pérégrinations culturelles au Champa. Nguyễn Văn Kự- Ngô Văn Doanh,Andrew Hardy. Editeurs EFEO- Thế Giới Publishers 2005.

Văn Hóa Cổ Chămpa. Ngô Văn Doanh. Editeur Nhà Xuất Bản Văn Hóa Dân Tộc 2002.

Ðền tháp Champa. Nguyễn Hồng Kiên ( Viện Khảo Cổ Học)

     
Srisambhubhadresvara