Quê Hương
   

 

 

J’aimerais dédicacer cette page  à tous mes compatriotes.

 

     
  Carambole  
 
Carambole ( Khế)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce sont les premiers mots que nous avons appris de notre maître à l'école. Il faut aimer Quê Hương, ce que répétait tous les jours notre maître. Cela nous rendait parfois perplexes quand nous étions encore sur le banc d'école. Pourquoi devons-nous aimer Quê Hương? Elle n'a rien d'extraordinaire. Elle n'a que le nom. Nous ne la voyons pas. Nous n'arrivons même pas à sentir sa présence au Viêt-Nam. Quelquefois, nous avons l'envie de la nier car elle identifie la pauvreté et la misère. Pourtant elle est comme notre mère, unique pour chacun de nous. Elle est vivace et irremplaçable. Elle est notre raison d'être. Nous ne pouvons pas grandir si nous ne pensons pas à Quê Hương. Même si nous vivons à l'étranger ou dans un coin le plus refoulé de la planète, l'ombre de Quê Hương continue à s'agripper sur nous. Elle continue à nous talonner avec tendresse et regret. Si nous avons l'occasion de passer une nuit blanche, nous constatons que la nuit est très longue. Si nous avons l'opportunité de quitter le Viêt-Nam, nous nous rendons compte qu'il nous manque Quê Hương.

Le compositeur Ðỗ Trung Quân  arrivait à la décrire à travers sa chanson intitulée "Bài Học đầu  tiên cho con" (Première leçon pour mon enfant  ). Quê Hương c'est une grappe de caramboles sucrés que mon enfant  cueillait tous les jours. Quê Hương c'est le chemin d'école inondé des feuilles jaunes desséchées que mon enfant prenait tous les jours lors du retour. Quê Hương c'est le cerf-volant de couleur glauque que mon enfant avait l'habitude de faire  s'envoler sur la prairie. Quê Hương  c'est la petite barque qui s'avançait doucement le long de la rivière. Quê Hương c'est le petit pont en bambou que notre mère avait l'habitude de  prendre lors du retour avec son chapeau conique  incliné pour se protéger contre le soleil ...

Effectivement, Quê Hương c'est notre passé, notre jeunesse, notre identité, nos souvenirs. Nous  ne pouvons jamais grandir si nous n'avons  aucun attachement à notre passé. A cause des aléas de la vie, nous pouvons oublier  momentanément  Quê Hương mais nous ne la perdons  pas à tout jamais.

   

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