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Il est surprenant de voir le Vietnam d'aujourd'hui intégrer dans son patrimoine national les réalisations françaises de l'époque coloniale. Celles-ci ne constituent pas des vestiges encombrants issus d'un conflit douloureux mais elles font désormais partie d'un héritage architectural et culturel que le Vietnam aime bien préserver dans la construction d'une identité historique et dans le respect de l'environnement urbain harmonieux. Certaines ont été transplantées directement des bâtisses métropolitaines. C'est le cas de l'Opéra de Hanoi, une réplique fidèle de l'opéra Garnier de Paris. La gare de Dalat ressemble énormément à celle de Deauville-Trouville. Même la petite dame de fer rouge et blanche, l'antenne relais ou la petite tour d'Eiffel ( Dalat) est là pour rappeler sa consoeur parisienne. D'autres ont surgi en plein coeur de Hanoi avec leurs façades imposantes et leur style néo-classique. C'est le cas du palais du gouverneur général de l'Indochine (construit en 1901-1905), devenu aujourd'hui le Palais présidentiel.
Connu aujourd'hui sous le nom de "Cầu Long Biên", le fameux pont de Paul Doumer continue à tenir toujours debout malgré les bombardements archarnés (14 fois en tout ) durant les années de guerre. Il est aujourd'hui le symbole de l'unité et de l'endurance du peuple vietnamien.
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Di tích của một thời thuộc địa Bibliographie: A la recherche de la culture vietnamienne. Vietnam à travers l'architecture coloniale. Il y a aussi des bâtisses conçues par l'architecte Ernest Hébrard n'ayant pas hésisté de s'inspirer notamment des principes de composition des pagodes et des đình (maisons communales vietnamiennes) pour opter une architecture mixte (style indochinois) qui prend en compte à la fois les influences occidendales et asiatiques. Pour l'architecte français Christian Pédélahore de Loddis, Ernest Hébrard a réussi à faire la synthèse entre Orient et Occident en associant la modernité technique et stylistique occidentale avec les savoir-faire et les espaces de la tradition asiatique. En permettant à Ernest Hébrard de révéler ses capacités créatrices et innovatrices en architecture, le Vietnam a fait connaître dans un mouvement de retour la modernité de sa civilisation et de son architecture traditionnelle par le biais de ses oeuvres grandioses. Parmi celles-ci, on peut citer le Musée de l'Ecole Française d'Extrême-Orient ou Louis Finot qui devient aujourd'hui le Musée d'Histoire ( Bão tàng lịch sữ), la Recette Générale des finances (1925-1928), devenue le siège du Ministère des Affaires étrangères ou l'ancienne université d'Indochine (aujourd'hui l'université nationale de Hanoi).
Université d'Indochine Quant à la perle de l'Extrême Orient (ou Saigon) dans le sud du Vietnam, quelques vestiges coloniaux sont encore visibles dans le centre ville. La cathédrale Notre Dame est une église néo-romane conçue par l'architecte Jules Bourard et dont le mur extérieur fut construit avec des briques rouges importées de France. L'hôtel de ville abritant le comité populaire de Ho Chi Minh Ville illustre bien une conception rationnelle à l'instar des édifices publics français sous la IIIème république. L'opéra de Saigon ( Nhà hát lớn Thành phố Hồ Chí Minh ), situé non loin du fameux hôtel Caravelle ne cache pas son style flamboyant de la IIIème république. |
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Il n'y a que ces ouvrages architecturaux permettant de témoigner de la présence française au Vietnam à une époque lointaine car dans le Vietnam actuel, peu de gens savent parler encore le français qui est pour la plupart des Vietnamiens la langue de la littérature réservée à une élite locale et connue seulement par les gens assez âgés. D'après le recensement récent, on dénombre plus de 70.000 francophones sur une population de plus de 80 millions d'habitants. La France n'a pas su exploiter à temps ses atouts historiques, culturels et économiques au moment de la réunification. Dans la culture vietnamienne, il y a des éléments d'influence française. C'est ce qu'on a constaté dans le domaine linguistique au niveau lexicographique et dans la rhétorique. Malgré l'attachement des Vietnamiens à la culture française et le français choisi par le Vietnam à l'ONU, la France n'a pas réussi à retrouver son rôle prépondérant. Le français est remplacé partout par l'anglais, la langue de communication internationale et régionale et au delà par le chinois. Le constat est sans illusions.