Les Bahnar (Dân tộc Bà Na): 4ème partie

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Quatrième partie

En ce qui concerne la coiffure des Bahnar, on commence à voir souvent des hommes qui, en contact avec les Kinh et les étrangers, se coupent de plus en plus les cheveux. Normalement, l’homme bahnar enroule un turban d’étoffe et le passe dans le chignon. Par contre, une femme ne porte pas le turban et le remplace par un cordon ou un bandeau de perles de verroteries. C’est un acte de déclaration d’amour lorsqu’une fille dénoue en public le turban d’un jeune homme ou lorsqu’un homme offre à la femme ou à la fille du tabac ou une chique sortie de sa pipe. 

La vie des Bahnar est régie par un cycle annuel traditionnel avec dix mois pour la production agricole et deux mois consacrés aux festivals et aux activités variées du village: mariage, réparation ou construction de la maison, confection des vêtements etc… Dans leur société traditionnelle, la notion d’argent n’a aucune signification importante. Leurs produits de valeur tels que les gongs, les jarres, les buffles, les éléphants, les chevaux étaient utilisés comme les objets de troc dans le passé. Leur richesse se mesure au nombre de gongs, de jarres, d’esclaves trouvés dans chaque famille. Les Bahnar font du riz la base de leur nourriture. Il est cuit à l’étouffée ou à la vapeur. On remplit du riz et d’eau dans un gros bambou qu’on suspend au dessus du feu. En carbonisant le récipient, cela permet de cuire le riz. Ils se servent du riz gluant pour fabriquer une boisson fermentée (ou alcool de riz)( rượu cần en vietnamien). Ils absorbent ce liquide au moyen de longues pipettes en bambou. Ils ajoutent de l’eau lorsque le niveau du liquide baisse. Il est évident que la boisson est de moins en moins concentrée avec cet ajout.  

Les Bahnar de deux sexes se percent souvent les lobes pour porter des boucles d’oreilles mais ils ne se les distendent pas pour porter de gros anneaux comme les autres ethnies de la région. Vers quatorze ou quinze ans, ils se font araser les dents. Cette coutume de l’arasement des dents est en décroissance au fil des années. Par contre, le tatouage n’est pas pratiqué. Pour les garçons, à l’âge où ils commencent à aider leur père dans les champs, ils sont obligés d’aller coucher à la maison communale car c’est ici qu’ils reçoivent la formation, le maniement des armes et l’enseignement assumés par les anciens du village pour l’apprentissage de la vie. Ils ne peuvent rentrer qu’à la maison paternelle pour manger ou pour être soigné en cas de maladie.dantoc_bana

Chez les Bahnar, on constate que le couple des mariés n’adhère ni à la patrilocalité ni à la matrilocalité. C’est une question de convenance liée à la décision du couple. Par contre il y a une répartition de travail dans le couple: le mari s’occupe des affaires du village tandis que la femme prend en charge tous les travaux de la maison. Chez les Bahnar, on est libre de choisir son époux ou son épouse. Le mariage peut être célébré quand chacun des futurs répond aux conditions suivantes:

1°) Ils sont d’âge à cultiver un champ ( 15 à 16 ans). C’est une condition préalable pour nourrir leur famille car personne n’est prête d’apporter l’assistance même leurs parents.
2°) Il est obligatoire de contracter le premier mariage pour une jeune fille même si elle dépasse le cap de trente ans. Par contre elle peut être épousée soit comme femme de premier rang soit femme de second rang. Mais pour un veuf, un célibataire ou un divorcé, il n’est pas possible de contracter de mariage de second rang.
3°) Il n’existe pas de liens de parenté entre les futurs. C’est le cas où le consentement des parents est refusé. D’une manière générale, la participation des parents a pour but de s’assurer que les principes de tradition sont respectésLire la suite (Tiếp theo)

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