Les mudras du Bouddha (Thủ Ấn)

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Les gestes symboliques

du Bouddha icone_lotus

En fonction du pays de fabrication de la statue du Bouddha, l’artiste peut la représenter d’une manière différente. Par contre, il y a toujours certains caractères rituels immuables qu’il doit respecter scrupuleusement dans la statuaire bouddhique. C’est le cas du port et des gestes des mains du Bouddha (mudras). Etant en nombre limité, ceux-ci, complétés par la posture du corps (asana), permettent aux fidèles de tirer bénéfice de l’enseignement et de la philosophie du bouddhisme. On a l’habitude d’associer ces gestes symboliques aux différents épisodes de la vie du Bouddha (méditation sous l’arbre de Bodhi, prise de la terre à témoin, premier prédicat à Sarnath etc…). Au lieu des textes bouddhiques auxquels peu de gens du peuple ont accès, ces mudras dans les représentations iconographiques du Bouddha sont de véritables outils de transmission religieuse. L’image est plus parlante car elle est basée sur des gestes simples et lisibles par tous à la place des textes bouddhiques parfois incompréhensibles. Conçues au départ par les yogis et les prêtres de l’époque védique en Inde, les mudras seront reprises et interprétées selon les sectes de Mahâyâna pour devenir au fil du temps l’une des techniques de représentation très codifiée. Elles constituent ainsi un langage extrêmement puissant car à travers un certain nombre de signes et de symboles, cela permet d’identifier le personnage sacré, de définir son rang et d’évoquer ses qualités. © Đặng Anh Tuấn

 

Thủ Ấn

C’est le cas des divinités du panthéon bouddhique (Bodhisattvas, Amithâba etc..). C’est ce qu’on retrouve aussi dans de multiples pratiques à caractère religieux (danses, rites, méditations etc ..) sans oublier de rappeler ce qu’on a vu aussi dans l’iconographie chrétienne avec ses saints placés à l’entrée des cathédrales du Moyen âge. Quelques mudras importantes sont fréquemment rencontrées dans l’iconographie bouddhique.

 Anhaya mudra 

Mudra d’absence de la peur

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(Ấn xúc địa)

Prise de la terre à témoin avec sa main droite.

C’est la Bhumiparsha-mudra. Dans ce geste, on voit que sa main droite est soulevée au dessus de son genou droit tandis que sa main gauche est posée en face de son ventre dans la position du lotus. Il prit la terre à témoin et appela la déesse de la terre Torani à sa rescousse. Pour tuer les hordes du Mal représenté par Mara, cette divinité fit déferler les flots en dénouant ses cheveux. Cette mudra annonce l’imminence de l’éveil. Au sortir de cette méditation, il annoncera les quatre nobles vérités (Tứ Diệu Đế): Dukka (souffrance), Samudaya (soif insatiable), Nirohda (extinction de la souffrance) et Marga Sacca (Voie du Bouddha vers l’extinction) pour atteindre le nirvana (libération finale).

Mudra de la méditation ( Ấn thiền )

Le Bouddha est assis avec les deux mains posées, paumes retournées sur ses jambes croisées en lotus. C’est la mudra de méditation qu’on retrouve souvent dans l’école zen. C’est la période de méditation du Bouddha sous l’arbre de l’éveil (bodhi) à Bihar.

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Mudra de la charité  (Varada mudra)

 Mudra d’argumentation et de l’enseignement (Ấn giáo hóa)

Assis en position de lotus, le Bouddha maintient sa main droite à la hauteur de son épaule, paume à l’extérieur, le pouce et l’index se touchant et les autres doigts étant relevés. Cette posture correspond bien à la discussion et à l’argumentation.

 

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