Civilisation Óc Eo (Versions française et anglaise)

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English version

En raison de l’abondance des trouvailles archéologiques en étain, l’archéologue français Louis Malleret n’hésita pas à emprunter le nom Óc Eo pour désigner cette civilisation de l’étain. On commence à avoir désormais une vive lumière sur le royaume du Founan ainsi que sur ses relations extérieures lors de la reprise des campagnes de fouilles menées tant par des équipes vietnamiennes( Đào Linh Côn, Võ Sĩ Khải , Lê Xuân Diêm) que par l’équipe franco-vietnamienne dirigée par Pierre-Yves Manguin entre 1998 et 2002 dans les provinces An Giang, Đồng Tháp et Long An où se trouve un grand nombre de sites de culture Óc Eo. On sait que Óc Eo était un grand port de ce royaume et une plaque tournante dans les échanges commerciaux entre la péninsule malaisienne et l’Inde d’une part et entre le Mékong et la Chine de l’autre.

Galerie des photos

 

 

Văn Hóa Óc Eo

Au Musée  national de l’histoire (Saïgon) 

Comme les bateaux de la région ne pouvaient pas couvrir de longues distances et devaient suivre la côte, Óc Eo devint ainsi un passage obligatoire et une étape stratégique durant les 7 siècles de floraison et de prospérité du royaume du Founan.

Cette civilisation de l’étain se distingue non seulement par sa culture du riz flottant mais aussi par son commerce avec l’extérieur. On a découvert un grand nombre d’objets autres qu’indiens trouvés sur les rives du Founan : fragments de miroirs en bronze datant de l’époque des Han antérieurs, statuettes bouddhiques en bronze attribuées aux Wei, un groupe d’objets purement romains, des statuettes de style hellénistique en particulier une représentation en bronze de Poséidon. .Ces objets étaient échangés probablement contre des marchandises car les Founanais ne connaissaient que le troc. Pour l’achat des produits de valeur, ils se servaient des lingots d’or et d’argent, des perles et des parfums. Ils étaient connus comme d’excellents bijoutiers. L’or était finement travaillé avec de nombreux symboles brahmaniques. Les bijoux (boucles d’oreilles en or au fermoir délicat, admirables filigranes d’or, perles de verre, intailles etc… ) exposés dans les musées de Đồng Tháp, Long An et An Giang témoignent non seulement de leur savoir-faire et de leur talent mais aussi de l’admiration des Chinois dans leurs récits durant leur contact avec les Founanais.


Version anglaise

Because of the abundance of the tin archaeological finds, French archaeologist Louis Malleret did not hesitate to borrow the name Óc Eo for designating this tin civilization. We begin to have now a deep light on this kingdom as well as its external relations during the resumption of excavations undertaken both by Vietnamese teams (Đào Linh Côn, Võ Sĩ Khải, Lê Xuân Diêm) and French-Vietnamese team led by Pierre-Yves Manguin between 1998 and 2002 in An Giang, Ðồng Tháp and Long An provinces where a large number of sites of Óc Eo culture are located.

We know that Óc Eo was a major port of this kingdom and was a transit hub in trade exhanges between  Malaysian peninsula and India on one hand and between  Mekong and China on other one. As the boats of the region could not cover long distances and had to follow the coast, Óc Eo thus became a mandatory stop and a important strategic step  during the 7 centuries of blooming and prosperity for Funan kingdom. 

This tin civilization is distinguished not only by the floating rice cultivation but also its external trade. We have discovered a large number of objects other than that of India found on Funan banks: fragments of bronze mirrors dating from the Han anterior period, Buddhist bronze statuettes attributed to Wei dynasty, a group of purely Roman objects, statuettes of Hellenistic style in particular a Poseidon  bronze representation. These objects were probably exchanged for goods because Funan people only knew the barter. For the purchase of valuable products, they used golden and silver ingots, pearls and perfumes. They were known as excellent jewelers. The gold was finely worked with numerous Brahmanic symbols. Jewels (golden earrings with the delicate clasp, admirable golden filigrees, glass pearls, intaglios etc.) exposed in the museums of Đồng Tháp, Long An and An Giang testifies not only of their know-how and their talent but also the admiration of the Chinese in their narratives during their contact with Funan people.

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