The Bai Yue ( Bách Việt)

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The Bai yue were probably the heirs of  Hoà Bình culture, a discovery extremely important from French archeologist Madeleine Colani in the Hoa Bình province (Vietnam). They were a people of skilled farmers: They grew rice on burned land and flooded fields and raised buffaloes and pigs. At the time of the first contact with the nomad folks from the North of Turco-Mongolian origin,  ancestors of the Han (or Chinese) called them by the name of « Yue ». There are people having the habit of using the ax in rice cultivation and in the fighting. The ancestors of the Vietnamese (or the Luo Yue) were part of these Bai Yue, owners of the bronze drums.

The Bai Yue (or Bách Việt in Vietnamese) lived scattered in the south of the Blue River basin (or Dương Tử Giang), from Zhejiang (Triết Giang) until Jiaozhi ( Giao Chỉ )( the northern Việt-Nam today ). They were devoted to rice cultivation and distinguished themselves from Chinese people accustomed to cultivate millet and wheat. They drank infused water with the leaves of a plant known as « tea » they gathered in the forest. They liked dancing, working while singing and alternated their reply in the songs. They often disguised themselves in the dance with leaves and plants. They were found at that time in the current provinces of Southern China: Foujian (Phúc Kiến), Hunan(Hồ Nam), Guizhou (Qúi Châu), Guangdong (Quảng Ðông), Jiangxi, Guangxi ( Quảng Tây), Yunnan (Vân Nam) and in the northern Vietnam today.

Bronze drum shown in Guimet museum (Paris)

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Characteristic features of the Bai Yue

1°) The practice of cutting hair short and tattooing.
2°) The construction of houses on piles ( construction Ganlan ).
3) Dress in loincloth and turban.
4) Blackening or grinding front teeth ( canine teeth )
5) Eating clams and amphibians in diet.
6) Bronze casting and using bronze drums in rituals.
7) Foretelling future using bird bones
8) Totemic cult (birds, reptiles and amphibians)
9) Practice burying on cliffs
10°) Greater involvement by fathers in their son’ birth and education and the return of the woman in rice acitivities.
11°) A highly developed technology of weaving
12°) Intensive use of small boats and expertise in the art of maritime warfare.

 

Đại tộc Bách Việt

Théorie du Yin et du Yang (Âm Dương: 1ère partie)

Vietnamese version
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La théorie du Yin et du Yang continue à être liée intimement à la vie journalière des Vietnamiens et  trouve son application dans tous les domaines. Est de nature Yin tout ce qui est fluide, froid, humide, passif, sombre, intérieur, immobile, d’essence féminine comme le ciel, la lune, la nuit, l’eau, l’hiver. Est de nature Yang tout ce qui est solide, chaud, lumineux, actif, extérieur, mobile, d’essence masculine comme la terre, le soleil, le feu, l’été.

On retrouve même ce caractère Yin et Yang dans la grammaire vietnamienne par l’utilisation des mots « con » et « cái». 

Analogues aux articles définis « le » et « la », ceux-ci sont employés pour indiquer dans certains cas restreints le genre mais on peut se baser sur le caractère « mobile » ou « immobile » de l’objet qu’ils accompagnent pour indiquer son appartenance à la classe sémantique correspondante. Le mot cái est utilisé dans le cas où l’objet porte le caractère « immobile » (tĩnh vật) : cái nhà (maison), cái hang (grotte), cái nồi (marmite) etc… Par contre, lorsque l’état « mobile » (động vật) fait partie de la nature de l’objet, on se sert du mot « con » pour le précéder. C’est le cas des mots suivants : con mắt (œil), con tim (cœur), con trăng (couleuvre), con ngươi (pupille), con dao (couteau) etc …

L’œil bouge sans cesse comme le cœur palpite. De même la couleuvre se meut ainsi que la pupille. Le couteau est considéré par les Vietnamiens comme un animal sacré. Il est nourri avec du sang, du vin et du riz. Le même nom que porte un objet peut aboutir à deux interprétations différentes en fonction de l’utilisation du mot «cái» ou «con». L’exemple suivant traduit le caractère mobile (con) ou immobile (cái) de l’objet thuyền (ou barque en français) employé: Con thuyền trôi theo dòng nước (La barque s’avance sur l’eau). Cela veut dire que quelqu’un fait avancer la barque avec la rame ou avec le moteur. Par contre, lorsqu’on dit « cái thuyền trôi theo dòng nước « (La barque s’avance sur l’eau), on insiste sur le fait qu’il n’y a personne pour manœuvrer la barque. C’est le flot des eaux qui fait avancer la barque toute seule. Cela note le caractère immobile de la barque. L’influence du Yin et du Yang, n’est pas étrangère à la façon d’attribuer parfois le sexe à des objets courants. C’est le cas du couteau (dao) : dao cái (grand couteau), dao đực ou dao rựa (ou machette). Cette remarque a été notifiée par Alain Thote, l’archéologue et sinologue français, dans son article intitulé « Origine et premiers développements de l’épée en Chine » : Les épées de Yue ont joui dans l’Antiquité d’une très grande célébrité. C’est le cas de  l’épée des entrailles de poisson que le boucher de nom  Zhuan Zhu (Chuyên Chư) a utilisée  pour assassiner le souverain Liao ( Ngô Vương Liêu)  de l’état de Wu (nước Ngô) à l’époque des Printemps et Automnes (Xuân Thu),  Bản Sinh vân vân …Certaines épées portaient un nom et  pouvaient être de sexe masculin ou féminin. L’expression « đực rựa » qu’on entend évoquer souvent dans les conversations pour désigner les hommes, provient de la coutume des Vietnamiens d’autrefois de porter les machettes lors de leur sortie. 

L’association des sexes est visible aussi depuis longtemps au Vietnam dans la riziculture : l’homme laboure et la femme repique. Le soc de la charrue qui transperce la terre (âm)(Yin) symbolise le sexe mâle ( Yang)(dương) tandis que par le repiquage la femme transmet son pouvoir de fécondation (âm)(Yin) aux plants de riz (dương)(Yang). Pour noter la parfaite perfection dans l’union harmonieuse du Yin et du Yang, on est habitué à dire en vietnamien : Unis, mari et femme parviennent à écoper toute l’eau de la mer d’Orient. (thuận vợ thuận chồng tát biển Đông cũng cạn).

Étant riziculteurs, les Proto-Vietnamiens étaient attachés non seulement au sol mais aussi à l’environnement car grâce aux phénomènes naturels (pluie, soleil, vent, nuages etc …), ils pouvaient avoir de bonnes récoltes ou non. La riziculture extensive sur brûlis ou en terrains naturellement inondés dépendait des aléas du climat. C’est pourquoi ils avaient besoin de vivre en harmonie avec la nature. Ils considéraient qu’ils étaient le trait d’union entre le Ciel et la Terre (Thiên-Nhân-Địa). Partant de cette notion, on est habitué à dire en vietnamien : Thiên Thời, Địa Lợi, Nhân Hòa (être au courant des conditions météorologiques, connaître bien le terrain et avoir l’adhésion populaire ou la concorde nationale). Ce sont les trois facteurs clés de la victoire auxquels ont fait référence souvent les stratèges vietnamiens (Trần Hưng Đạo, Nguyễn Trãi,  Quang Trung) dans leur lutte contre les envahisseurs étrangers. Les Vietnamiens tiennent compte de cette triade (Tam Tài) dans leur mode de pensée et dans leur vie journalière. Pour eux, il n’y a pas de doute que cette notion a une influence incontestable sur l’homme lui-même: son destin est dicté par la volonté du Ciel et dépend de sa date de naissance. Avec l’environnement extérieur et intérieur de son logement, il peut recevoir le souffle néfaste ou bénéfique (qi) que génère la terre. L’art d’harmoniser l’énergie environnementale de son lieu d’habitation lui permet de minimiser ses ennuis et de favoriser son bien-être et sa santé. Un terrain plat sans ondulations ni collines est sans vie et manque de souffle qi (Khí). Les Vietnamiens appellent les collines et les montagnes Dragons et Tigres. Les bâtiments devraient avoir un dragon vert à la direction ouest et un tigre blanc à  la direction est. Le Dragon bienveillant doit être plus puissant que le Tigre. (Hữu Thanh Long, Tã Bạch Hổ) càd la montagne Dragon doit être plus haute que la colline Tigre.  La notion d’harmonie prend tout son sens lorsqu’un site adossé à une montagne et entouré de deux côtés par des chaînes de collines permettant de le protéger des vents qui dispersent le Chi (ou énergie cosmique) donne accès à un lac ou à un fleuve où il y a l’eau et la nourriture indispensable à la vie et  le cumul des énergies cosmiques (Chi).

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Bai Yue (Bách Việt)

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English version

Vietnamese version

Les Bai Yue étaient probablement les héritiers de la culture Hoà Bình  (9000-5600 av J.C.), une découverte extrêmement importante de la part de l’archéologue française Madeleine Colani dans la province Hoà Bình du Vietnam. Ils étaient un peuple d’agriculteurs avertis: ils cultivaient le riz en brûlis  et en champ inondé  et élevaient buffles et porcs. Au moment du contact avec les gens nomades du Nord d’origine turco-mongole, les ancêtres des Hán (ou Chinois), ils étaient appelés par ces derniers, sous le nom « les Yue ». Ceux-ci   vivaient disséminés au sud du bassin du fleuve bleu (ou Dương Tử Giang), de Zhejiang (Triết Giang) jusqu’au Jiaozhi (Giao Chỉ)(le Nord du Việt-Nam d’aujourd’hui)  avant l’ère chrétienne et  avaient l’habitude de se servir de la hache dans la riziculture et dans les combats. Les ancêtres des Vietnamiens (ou les Luo Yue) faisaient partie de ces Bai Yue, les propriétaires des tambours de bronze icon_tambour

 

Tambour de bronze exposé au musée Branly (Paris)

Ils se consacraient à la riziculture et se distinguaient des Chinois habitués à cultiver le millet et le blé. Ils buvaient de l’eau infusée avec les feuilles  d’une  plante   connue sous le nom « théier (trà) » qu’ils cueillaient dans la forêt. Ils aimaient danser, travailler tout en chantant et alterner des répliques dans les chants. Ils se déguisaient souvent dans la danse avec les feuilles des plantes. On les retrouva à cette époque dans les provinces actuelles de la Chine du Sud: Foujian (Phúc Kiến), Hunan (Hồ Nam), Guizhou ( Qúi Châu), Guangdong  (Quảng Ðông), Jiangxi (Giang Tây) , Guangxi (Quảng Tây) et Yunnan (Vân Nam) ainsi que dans le nord du Vietnam actuel.

Caractéristiques des Bai Yue

1°) La pratique de couper court les cheveux et le tatouage.

2°) La construction des maisons sur pilotis.  (construction Ganlan).

3°) La tenue en pagne et turban.

4°) Le noircissement ou la mutilation des dents de devant (dents canines).

5°) L’utilisation des palourdes et des amphibiens  dans leur régime alimentaire.

6°) Le moulage et l’utilisation rituelle des tambours de bronze.

7°) La divinisation effectuée avec les os des oiseaux et des volailles en particulier.

8°) Le culte totémique ( oiseaux, reptiles, et amphibiens).

9°) La pratique des enterrements sur les falaises.

10°) La participation active du père  dans la naissance  et  l’éducation de l’enfant et le retour de la mère aux activités rizicoles.

11°)  L’utilisation  intensive des barques et l’expertise dans l’art de guerre  maritime.

12°) La technique de tissage hautement développée.

Đại tộc Bách Việt


 Version vietnamienne

Đại tộc  Bách Việt có lẽ họ là  nhóm bộ tộc  thừa kế của  nền văn hóa Hòa Bình (9000-5600 TCN), một khám phá cực kỳ quan trọng của bà Madeleine Colani ở tỉnh Hòa Bình (Việtnam) . Họ    chuyên sống  về  nông nghiệp:  họ thường đốt nương trồng lúa trên rẫy hay  trên nước và nuôi bò và lợn. Lúc họ tiếp xúc  với những bộ tộc du mục ở phương bắc  thuộc góc Thổ-Mông, tổ tiên người Hán (hay người Hoa) thì họ được gọi bỡi các nhóm người nầy với cái tên Yuê (hay Việt). Đó là tên ám chỉ những dân tộc sống  ở phía nam  sông xanh Dương Tử Giang,  từ Triết Giang đến Giao Chỉ (miền bắc của nước Việt Nam ngày nay) từ thời trước công nguyên    và    thường dùng loại rìu để canh tác và giao chiến. Bộ tộc Lạc Việt (hay Lo Yue), tổ tiên của người Việt, cũng  thuộc về đại tộc Bách Vịệt, chủ nhân của trống đồng.  

Khác hẳn với dân tộc Hoa trồng kê và lúa mì, họ thì sống chuyên  nghề trồng lúa. Họ thường uống nước đun với một loại lá cây họ hái ở trong rừng mà họ thường gọi là trà. Họ  thích nhảy múa,  thường cải trang với lá cây  và  hát  đối đáp trong lúc làm việc.   Thời đó, họ thường định cư ở các tỉnh hiện nay thuộc về miền nam của Trung Quốc: Phúc Kiến, Hồ Nam, Quảng Đông, Giang Tây, Vân Nam và miền Bắc của nước Việt Nam.

Đặc tính của đại tộc Bách Việt

  1. Tục cắt tóc ngắn và xăm mình.
  2. Xây nhà sàn.
  3. Trang phục đặc trưng  với quần ngắn hay váy quấn và đầu đội khăn xếp .
  4. Tục nhuộm răng và nhổ răng ( răng nanh hoặc răng cửa trên).
  5.  Chế độ ăn nhiều sò hến và ếch.
  6. Đúc và sử dụng trống đồng trong các nghi lễ .
  7. Bói bằng xương chim, đặc biệt là xương gà.
  8.  Thờ vật tổ, đặc biệt là chim, bò sát, và cóc hay ếch.
  9. Tục táng trên vách đá.
  10.  Tục lệ người cha tham gia quá trình đỡ đẻ và chăm sóc con nhỏ sau đó để người mẹ trở lại với việc làm đồng.
  11. Sử dụng nhiều đến thuyền bè và điêu luyện về thủy chiến.
  12. Kỹ thuật dệt phát triển cao.