A long common history with the Vietnamese (Thaïland)

French version

 

 

The Lạc Long Quân-Âu Cơ myth insinuate so skilfully the union and the separation of two Yue ethnic groups, one being of Lạc branch (the Proto-Vietnamese) coming down to the plains by the pursuit of water courses and rivers, the other (the Proto-Thaïs) taking refuge in mountainous areas. There are the Mường in this exodus. Being close to the Vietnamese at the linguistic level, the Mường have managed to keep their ancestral customs because they were sent away and protected in high mountains. They had a social organization similar to that of the Tày and the Thaïs.

Located in Kouang Tong (Quãng Đông) and Kouang Si (Quãng Tây) provinces, the Si Ngeou (Tây Âu) kingdom is none other than the land of the Proto-Thaïs (Thai ancestors). It is here that Shu prince Thục Phán took refuge before the Văn Lang kingdom conquest. It should also be remembered that Chinese emperor Shi Houang Di had to mobilize at this time more than 500.000 soldiers for the Si Ngeou kingdom conquest after having successfully defeated the Chu kingdom (Sỡ Quốc) army with 600.000 soldiers. You have to think that in addition to the implacable resistance of its warriors, the Si Ngeou kingdom should be very large and densely populated for the commitment of the substantial military force from Shi Houang Di (Tần Thủy Hoàng).

Despite the premature death of Si Ngeou king named Yi-Hiu-Song (Dịch Hu Tống),the resistance led by the Yue of Thai branch or (Si Ngeou)(Tây Âu) succeeded in obtaining a few expected results in Southern Kouang Si with the death of general T’ou Tsiu (Uất Đồ Thư) leading a Chinese army of 500.000 men, which has been mentioned in Master Houa-nan annals (or Houai–nan –tseu in Chinese or Hoài Nam Tử in Vietnamese) written by Liu An (Lưu An), grandson of Kao-Tsou emperor (or Liu Bang), founder of Han dynasty between 164 and 173 before our era. Si Ngeou was known for the courage of its formidable warriors. This corresponds exactly to the temperament of the Thai living in the past, described by French writer and photographer Alfred Raquez:(3)

Being belligerent and adventure racer, the old-time Thai were almost constantly at war with their neighbours and often saw their successfull excursions. After each victorious campaign, the prisoners were taken with them and deported in a part of Siam territory as far away as possible from their countries of origin.

After the disappearance of this kingdom and that of Âu Lạc, the Proto-Thaï remaining in Vietnam at this time under the bosom of Zhao To (a former general of Tsin dynasty who later became the first emperor of Nan Yue kingdom) had their descendants forming properly today the ethnic minority Tày of Vietnam. Other Proto-Thaï fled to Yunnan where they united at the eighth century in Nanzhao kingdom (Nam Chiếu) then Dali (Đại Lý) where buddhism of Greater Vehicle began to take root. Unfortunaly, their attempt was in vain. Shu, Ba, Si Ngeou, Âu Lạc (5), Nan Zhao, Dali countries are part of the list of kingdoms annexed one after the other by the Chinese during their exodus. In these countries submitted, the Proto-Thaïs presence was very important. In front of the Chinese continous pressure and the Himalaya inexorable barrier, the Proto-Thaï had to get back in the Indochinese peninsular (4) by penetrating slowly like a fan in Laos, northwest region of Vietnam (Tây Bắc), northern Thailand and Upper Burma.


(4) Indochina in wider sense. This is not French Indochina.

(5) The Âu Lạc kingdom of An Dương Vương was annexed by Chinese General Zhao To (Triệu Đà) who later became the founder of Nanyue kingdom. This one will be in turn under the control of Han dynasty, half a century later.


Bibliography:

(3): Comment s’est peuplé le Siam, ce qu’est aujourd’hui sa population. Alfred Raquez, (publié en 1903 dans le Bulletin du Comité de l’Asie Française). In: Aséanie 1, 1998. pp. 161-181.

Naissance de la nation (Thaïlande)

English version

Selon les inscriptions historiques thaï trouvées au Vietnam, il y a trois vagues importantes de migration entamées par les Thaïs de Yunnan dans le Nord-Ouest du Vietnam durant les 9ème et 11ème siècles . Cela correspond exactement à la période où le royaume de Nanzhao fut annexé par le royaume de Dali anéanti à son tour 3 siècles plus tard par les Mongols de Kubilai Khan en Chine. Lors cette infiltration, les proto-Thaïs se divisèrent en plusieurs groupes: les Thaïs du Vietnam, les Thaïs en Birmanie (ou Shans), les Thaïs au Laos (ou Ai Lao) et les Thaïs dans le nord de la Thaïlande. Chacun de ces groupes commence à épouser la religion de ces pays hôtes. Les Thaïs du Vietnam n’ont pas la même religion que ceux des autres territoires. Ils continuent à garder l’animisme (vạn vật hữu linh) ou le totémisme.

Ce n’est le cas des Thaïs vivant dans le nord de la Thailande, la haute Birmanie, le Laos qui furent occupées à cette époque par des royaumes môn-khmer indianisés et bouddhistes theravàda (empire angkorien, royaumes môn Dvaravati, Haripunchai, Lavo etc ..) après la dislocation du royaume du Founan (Phù Nam) indianisé. Les Môn jouèrent un rôle important dans la transmission du bouddhisme theravàda provenant de la tradition cinghalaise auprès des nouveaux venus thaïs.

Une longue histoire commune avec les Vietnamiens (Thaïlande)

English version

 

Le mythe Lạc Long Quân-Âu Cơ insinue avec adresse l’union et la séparation de deux ethnies Yue, l’une de branche Lạc ( les proto-Vietnamiens) descendant dans les plaines fertiles en suivant les cours d’eau et les rivières et l’autre de branche Âu ( les proto-Thaïs) se réfugiant dans les régions montagneuses. Il y a les Mường dans cet exode. Proches des Vietnamiens au niveau linguistique, les Mường ont réussi à garder les coutumes ancestrales car ils étaient refoulés et protégés dans les montagnes. Ceux-ci ont eu une organisation sociale semblable à celle des Tày et des Thaïs.

Situé dans les provinces Kouang Tong (Quãng Đông ) et Kouang Si (Quãng Tây), le royaume de Si Ngeou (Tây Âu) n’est autre que le pays des proto-Thaïs (les ancêtres des Thaïs). C’est ici que se réfugia le prince de Shu Thục Phán avant la conquête du royaume Văn Lang. Il faut rappeler aussi que l’empereur chinois Shi Houang Di dut mobiliser à cette époque plus de 500.000 soldats dans la conquête du royaume de Si Ngeou après avoir réussi à défaire l’armée du royaume de Chu (ou Sỡ) avec 600.000 hommes. On doit penser qu’outre la résitance implacable de ses guerriers, le royaume de Si Ngeou devrait être de taille importante et assez peuplé pour que Shi Houang Di (Tần Thủy Hoàng) engage une force militaire importante.

Malgré la mort prématurée d’un roi Si Ngeou de nom Yi-Hiu-Song (Dịch Hu Tống), la résistance menée par les Yue de branche Thai ou (Si Ngeou)(Tây Âu) réussit à obtenir quelques succès escomptés dans la région du Kouang Si méridional avec la mort d’un général T’ou Tsiu (Uất Đồ Thư) à la tête d’une armée chinoise de 500.000 hommes, ce qui a été noté dans les annales du Maître Houa-nan (ou Houai–nan –tseu en chinois ou Hoài Nam Tử en vietnamien ) écrites par Liu An (Lưu An), petit-fils de l’empereur Kao-Tsou (ou Liu Bang), fondateur de la dynastie des Han entre les années 164 et 173 avant notre ère.

Si Ngeou était connu pour la valeur de ses guerriers redoutables. Cela correspond exactement au tempérament des Thaïs d’autrefois décrit par l’écrivain et photographe français Alfred Raquez:(3)

Les Siamois d’autrefois, belliqueux et coureurs d’aventures, furent presque continuellement en guerre avec leurs voisins et souvent virent leurs expéditions couronnées de succès. À la suite de chaque campagne heureuse, ils emmenaient avec eux des prisonniers et les établissaient sur une partie du territoire de Siam, aussi éloignée que possible de leur pays d’origine.

Après la disparition de ce royaume et celle de Âu Lạc, les proto-Thaïs qui restèrent au Vietnam à cette époque sous le giron de Zhao To (un ancien général chinois des Tsin devenu plus tard le premier empereur du royaume de Nanyue) avaient leurs descendants formant bien aujourd’hui la minorité ethnique Tày du Vietnam. Les autres proto-Thaïs s’enfuirent vers le Yunnan où ils s’unirent au VIII ème siècle au royaume de Nanzhao (Nam Chiếu) puis à celui de Dali (Đại Lý) où le bouddhisme du grand véhicule (Phật Giáo Đại Thừa) commença à s’implanter. Malheureusement, leur tentative fut vaine. Les pays Shu, Ba, Si Ngeou, Âu Lạc (5), Nan Zhao, Dali font partie de la liste des pays annexés l’un après l’autre par les Chinois durant leur exode. Dans ces pays soumis, la présence des proto-Thaïs était assez importante. Face à cette pression chinoise sans relâche et à la barrière inexorable de l’Himalaya, les proto-Thaïs furent obligés de redescendre dans la péninsule indochinoise (4) en s’infiltrant lentement en éventail dans le Laos, le Nord-Ouest du Vietnam (Tây Bắc), le nord de la Thailande et la haute Birmanie.

Le mythe Lạc Long Quân-Âu Cơ insinue avec adresse l’union et la séparation de deux ethnies Yue, l’une de branche Lạc ( les proto-Vietnamiens) descendant dans les plaines fertiles en suivant les cours d’eau et les rivières et l’autre de branche Âu ( les proto-Thaïs) se réfugiant dans les régions montagneuses. Il y a les Mường dans cet exode. Proches des Vietnamiens au niveau linguistique, les Mường ont réussi à garder les coutumes ancestrales car ils étaient refoulés et protégés dans les montagnes. Ceux-ci ont eu une organisation sociale semblable à celle des Tày et des Thaïs.

Situé dans les provinces Kouang Tong (Quãng Đông ) et Kouang Si (Quãng Tây), le royaume de Si Ngeou (Tây Âu) n’est autre que le pays des proto-Thaïs (les ancêtres des Thaïs). C’est ici que se réfugia le prince de Shu Thục Phán avant la conquête du royaume Văn Lang. Il faut rappeler aussi que l’empereur chinois Shi Houang Di dut mobiliser à cette époque plus de 500.000 soldats dans la conquête du royaume de Si Ngeou après avoir réussi à défaire l’armée du royaume de Chu (ou Sỡ) avec 600.000 hommes. On doit penser qu’outre la résitance implacable de ses guerriers, le royaume de Si Ngeou devrait être de taille importante et assez peuplé pour que Shi Houang Di (Tần Thủy Hoàng) engage une force militaire importante.

Malgré la mort prématurée d’un roi Si Ngeou de nom Yi-Hiu-Song (Dịch Hu Tống), la résistance menée par les Yue de branche Thai ou (Si Ngeou)(Tây Âu) réussit à obtenir quelques succès escomptés dans la région du Kouang Si méridional avec la mort d’un général T’ou Tsiu (Uất Đồ Thư) à la tête d’une armée chinoise de 500.000 hommes, ce qui a été noté dans les annales du Maître Houa-nan (ou Houai–nan –tseu en chinois ou Hoài Nam Tử en vietnamien ) écrites par Liu An (Lưu An), petit-fils de l’empereur Kao-Tsou (ou Liu Bang), fondateur de la dynastie des Han entre les années 164 et 173 avant notre ère.

Si Ngeou était connu pour la valeur de ses guerriers redoutables. Cela correspond exactement au tempérament des Thaïs d’autrefois décrit par l’écrivain et photographe français Alfred Raquez:(3)

Les Siamois d’autrefois, belliqueux et coureurs d’aventures, furent presque continuellement en guerre avec leurs voisins et souvent virent leurs expéditions couronnées de succès. À la suite de chaque campagne heureuse, ils emmenaient avec eux des prisonniers et les établissaient sur une partie du territoire de Siam, aussi éloignée que possible de leur pays d’origine.

Après la disparition de ce royaume et celle de Âu Lạc, les proto-Thaïs qui restèrent au Vietnam à cette époque sous le giron de Zhao To (un ancien général chinois des Tsin devenu plus tard le premier empereur du royaume de Nanyue) avaient leurs descendants formant bien aujourd’hui la minorité ethnique Tày du Vietnam. Les autres proto-Thaïs s’enfuirent vers le Yunnan où ils s’unirent au VIII ème siècle au royaume de Nanzhao (Nam Chiếu) puis à celui de Dali (Đại Lý) où le bouddhisme du grand véhicule (Phật Giáo Đại Thừa) commença à s’implanter. Malheureusement, leur tentative fut vaine. Les pays Shu, Ba, Si Ngeou, Âu Lạc (5), Nan Zhao, Dali font partie de la liste des pays annexés l’un après l’autre par les Chinois durant leur exode. Dans ces pays soumis, la présence des proto-Thaïs était assez importante. Face à cette pression chinoise sans relâche et à la barrière inexorable de l’Himalaya, les proto-Thaïs furent obligés de redescendre dans la péninsule indochinoise (4) en s’infiltrant lentement en éventail dans le Laos, le Nord-Ouest du Vietnam (Tây Bắc), le nord de la Thailande et la haute Birmanie.


(4) Indochine au sens large. Ce n’est pas l’Indochine française.

(5) Le royaume Âu Lạc de An Dương Vương fut annexé par le général chinois Zhao To (Triệu Đà) devenant plus tard le fondateur du royaume de Nanyue. Celui-ci passera à son tour sous le contrôle des Han un demi-siècle plus tard.


Bibliographie:

(3): Comment s’est peuplé le Siam, ce qu’est aujourd’hui sa population. Alfred Raquez, (publié en 1903 dans le Bulletin du Comité de l’Asie Française). In: Aséanie 1, 1998. pp. 161-181.

Thaïlande (Organisation sociale et politique des Thaïs)

English version
 

 
On peut dire qu’aux deux composantes principales de la religion des Thaïs (culte aux génies (Phra) et aux esprits (Phi) et bouddhisme du Petit Véhicule) s’ajoute l’hindouisme. Celui-ci joue un rôle très important en Asie du Sud est asiatique avant que le bouddhisme theravadà réussisse à s’imposer et à embrasser la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et le Cambodge.

Il y a autant de génies que d’esprits malveillants dans le panthéon thaï. Cette croyance animiste n’est pas incompatible avec le bouddhisme theravàda car les Thaïs placent les divinités protectrices (les phra) au niveau intermédiaire entre les hommes et les dieux hindous liés étroitement au bouddhisme theravadà. Ils sont en quelque sorte les serviteurs de Bouddha. Le bouddhisme tolère les rites locaux. C’est pourquoi on trouve souvent un petit temple soigneusement entretenu et dédié à Brahma aux quatre visages (Thần Bốn Mặt) aux alentours des bâtiments importants thaïlandais dans le but de permettre à cette divinité d’éloigner les esprits malveillants et de protéger ces lieux. D’autres divinités ne sont pas passées inaperçues dans les endroits publics (pagodes, aéroports, palais royal etc… )

Etant venus tardivement dans ces pays hôtes, les Thaïs devaient assumer au début tous les métiers « ingrats ». Comme leur peau était basanée, les Khmers les appelaient par le nom Syàma (Xiêm La), un mot sankscrit qui signifie « bronzé ». C’est sous ce nom qu’ils furent mentionnés vers 1050 dans l’une des inscriptions chames de Po Nagar (Nha Trang) comme des prisonniers de guerre lors de la confrontation entre les Chams et les Khmers de l’empire angkorien. Ils étaient apparus aussi comme des éclaireurs hardis, des mercenaires de l’armée de l’empire angkorien dont la présence a été rapportée dans l’un des bas-reliefs d’Angkor-Vat. Selon l’archéologue français Bernard Groslier, ils n’étaient que des montagnards turbulents, sans écriture et sans religion. Ils n’avaient aucune chance d’ébranler même les postes frontières de l’empire khmer et des royaumes môn de culture Dvaravati.

Ce n’est pas le cas des Vietnamiens qui commencèrent à bousculer à la même époque le Champa car selon Bernard Groslier, ces derniers constituant déjà une nation remarquablement équipée par la civilisation chinoise durant la longue domination, pouvaient entamer la lutte à armes et à chances égales avec les Chams. Les Thaïs devaient attendre au moins deux siècles pour assimiler les leçons de leurs maîtres avant de pouvoir les remplacer et les surpasser par la suite. En venant du nord et en contact fréquent avec la culture Dvaravati, ils se convertirent très vite au bouddhisme Theravàda (ou Petit Véhicule) ou (Phật Giáo Nguyên Thủy en vietnamien) mais ils continuèrent à garder leur structure sociale organisée en de puissantes chefferies féodales (ou mường).

Pour les Thaïs, la Thaîlande est considérée toujours comme la grande et la puissante chefferie (Mueang des Thaïs libres ou Mường của các người Thái tự do). Même le paradis est organisé en chefferies administrées par des divinités (ou les Devata). C’est ce qui a été rapporté par les Thaïs du Vietnam. Cela concorde avec la remarque d’Alfred Raquez sur la pratique courante des Siamois dans le regroupement de leurs prisonniers en chefferie:

Les Siamois ne semaient pas leurs prisonniers à travers le royaume. Ils les laissaient au contraire groupés, formant des khong à la tête desquels ils plaçaient des chefs de même origine ou naïkhong. Ceux-ci, magistrats suprêmes, réglaient toutes les affaires de la communauté et se trouvaient presque seuls en rapport direct avec les autorités du pays.

La chefferie est à la base de l’organisation sociale, religieuse et politique des Thaïs. Les chefferies sont considérées petites (mường nhỏ) ou grandes (mường lớn) en fonction de leur taille et de leur importance. Cela correspond respectivement à ce qu’on a en France avec le district ou la province. Mais il y a toujours une chefferie centrale (mường luông) vers laquelle convergent les autres chefferies. C’est ce qu’on observe dans l’organisation des chefferies thaïes au Vietnam. Chaque chefferie est dirigée par un chef ou un seigneur issu de l’aristocratie locale ayant en plus un rôle religieux important. C’est lui qui est chargé d’assumer le culte de l’esprit du sol. C’est pourquoi il a une prééminence sur les villageois. Ceux-ci lui doivent non seulement le service armé en cas d’une guerre mais aussi la corvée. Chaque chefferie a ses propres coutumes. Son organisation administrative et militaire ressemble à celle des Mongols qui permet de distinguer les nobles et les guerriers avec le reste (les roitelets et les paysans serfs). Chacun a son grade ou son rang dans un système nommé sakdina (sakdi signifiant pouvoir et na rizière). Supposons que chaque paysan possède 25 rai (quantité de terre équivalente à 1600 m2 ou rẫy en vietnamien ). Un patron de grade 400 en sakdina peut avoir 16 paysans sous ses ordres car 16= 400/25. Quant à un noble ou un seigneur, il peut avoir 400 personnes sous ses ordres si son grade s’élève à 10000 dans le système  sakdina. (400=10000/25). Bref, en fonction de son grade, il peut disposer d’un certain nombre de gens pour le système de corvées civiles et militaires.

Chaque chefferie est constituée de plusieurs hameaux (ou thôn en vietnamien) gérés chacun par un conseil de notables et ayant 40 ou 50 maisons excepté certain pouvant atteindre jusqu’à 100 maisons. Analogues aux Vietnamiens, les Thaïs installent d’une manière générale leur hameau et leur chefferie dans les plaines alluviales (celle de Chao Praya par exemple ) et les régions ayant des cours d’eau importants et propices à la culture du riz inondé, au transport et à l’interconnexion des routes pour faciliter l’échange avec les autres chefferies thaïes.

Art de Sukhothaï (Nghệ thuật Sukhothaï)

 

 

Version vietnamienne

English version

Avec le premier grand royaume thaï Sukhothai, on voit naître une nouvelle civilisation qui savait tirer profit de la culture indigène sous l’élan d’une personnalité exceptionnelle et aussi marquante qu’était le roi Rama Khamheng. Pour Georges Coedès, les Thaïs étaient de remarquables assimilateurs. Au lieu de détruire tout ce qui appartenait aux anciens maîtres (Môn-Khmers) comme le firent les Vietnamiens lors de la conquête du Champa, les Thaïlandais tentèrent de se l’approprier et de retrouver les thèmes dans les vieux répertoires môn-khmers pour créer un nouveau style propre et particulier en laissant transparaître les traditions locales dans l’architecture (les chedis) et la statuaire (les Bouddhas). Le Mahàyàna fut abandonné désormais en faveur du bouddhisme du Theravàdà auquel était consacrée entièrement l’esthétique thaïlandaise. Celle-ci tira évidemment ses formules iconographiques et plastiques de l’art khmer et de celui du Dvaravati (Môn).

L’éclosion de l’art de Sukhothaï témoigne d’une volonté d’innovation et d’une vitalité remarquable malgré certaines influences cinghalaises, birmanes et khmères. C’est ce qu’on voit dans la grande création de l’iconographie des Bouddhas. Ceux-ci représentés sous la forme humaine étaient sculptés selon des règles très précises que les artistes thaïlandais devaient respecter minutieusement. Selon Bernard Groslier, il y a un peu d’exagération dans la beauté de ces oeuvres afin de pouvoir accentuer la stylisation et montrer l’originalité d’une société nouvelle et dynamique. L’allongement démesuré trouvé dans les bras et les oreilles et la déformation excessive du chignon supérieur rappellent bien le manque du réalisme.

Malgré cela, la sculpture bouddhique de Sukhothai témoigne incontestablement d’un art entièrement original et d’une période où la nation thaïlandaise avait besoin d’une identité culturelle et religieuse et d’une personnalité propre illustrée par l’exemple trouvé dans la création du Bouddha marchant. Sa forme gracieuse  ne peut pas passer inaperçue et  réussit à pénétrer les Thaïlandais. Une fluidité est trouvée dans le mouvement de ce Bouddha. Son allure est à la fois légère et sereine. Sa tête en forme d’ovale, ses sourcils arqués en demi cercle parfait et prolongés par un nez aquilin et long, sa chevelure en bouclette  surmontée d’une longue flamme (unîsa)(tradition cinghalaise), sa bouche entourée par une double ligne (tradition khmère), ses vêtements collés au corps sont les traits caractéristiques de l’art bouddhique de  Sukhothaï.

Sous le règne de Rama Khamheng (ou Rama le Brave), une nouvelle société se forma à partir de l’héritage môn-khmer. Cette société trouva son modèle administratif et social auprès des Mongols. L’écriture thaïe fut créée et basée sur la cursive khmère qui trouvait sa lointaine origine dans l’Inde méridional. Le bouddhisme theravàda fut adopté comme la religion d’état. Malgré cela, l’animisme continua à se perpétuer comme en a témoigné le culte de l’esprit du sol évoqué par Rama Khamheng. Celui-ci installa sur une colline près de Sukhothai un autel dédié à un esprit nommé Phra Khapung Phi, supérieur à tous les autres esprits pour assurer la prospérité du royaume. Cela lui revint la charge d’honorer ce culte tous les ans. C’est aussi cet état d’esprit qu’on a vu encore au début du XXème siècle au Vietnam avec la cérémonie rituelle de Nam Giao (Huế) célébrée par l’empereur car étant le fils du Ciel, il était censé de demander chaque année la protection et la bénédiction du Ciel pour le pays. (idem en Chine avec le temple du Ciel (Thiên Đàn) à Pékin).

On n’est pas étonné de trouver encore de nos jours cette tradition, cette idée de l’esprit supérieur dans le Bouddha d’Eméraude (ou Phra Keo Morakot), palladium de la Thaïlande et protecteur de la dynastie de Chakri dans la chapelle du palais royal à Bangkok. Pour Bernard Groslier, le parallélisme n’est pas gratuit: les Thaï appartiennent au monde primitif de la pensée chinoise. On se pose des questions à cette comparaison car on ne peut pas ignorer qu’analogues à des Vietnamiens, les Thaï faisaient partie du groupe Cent Yue dont la plupart des ethnies étaient des animistes et appartenaient au monde agricole. Ils étaient habitués à honorer le culte des génies du sol, de l’agriculture ou du village avant d’être sous la coupe de l’influence chinoise. Rama Khamheng réussît à nouer des relations diplomatiques avec la Chine de Koubilai Khan. Il favorisa la venue et l’installation des artisans chinois dans la capitale. Avec leur savoir-faire, le royaume de Sukhothai ne tarda pas à être connu avec ses fameuses céramiques de Sawankhalok.

 

 

Sukothaï kingdom (Vương quốc Sukhothaï)

French version

Sukhothaï kingdom

Taking advantage of the exhaustion of Angkorian empire due to ceaseless wars against its neighbors (Champa, Vietnam) and gigantic works in the construction of temples (Bayon, Angkor Thom, Ta Prohm, Angkor Vat etc.) of Jayavarman VII, the death of the latter and the Mongolian invasion against Indochina (Khmer empire in 1283, Champa (between 1283-1285), Ðại Việt (or Vietnam) of the Trần (1257-1288)) and Pagan kingdom (Burma), the Thai began to etablish their political power as well in Thailand as Burma.

In Thailand, on the northern fringe of the Ménam basin, two Thai princes named Po Khun Bangklanghao and Po Khun Phameung managed to free Sukhothai from the influence of the Môn and the Khmers in 1239. Po Khun Bangklanghao thus became the first king of the Thai independent kingdom Sukhothai whose name means « the dawn of the happiness ». But it is rather to his son Rama Khamheng the great task to enlarge the Thai kingdom by conquering not only the northern Malaysia until Ligor (or Nakhon Si Thammarat) but also Khmer possessions in the direction Luang Prabang (Laos). At the same time, in the northern Thailand, after the annexation of Haripunjaya in 1292, another allied Thai prince named Mengrai, founded his kingdom Lannathai (kingdom of the million rice fields) by taking Chiang Mai for capital.

Rama Khamheng and Mengrai, two Thai princes shared the supremacy, the one in the centre and the other in northern Thailand. Other small Thai kingdoms were founded in Phayao and Xiang Dong Xiang Thong (Luang Prabang) in Laos. In Burma, the Pagan kingdom did not manage to resist to the invasion of the Mongols. The Thai of Burma (or Shan) took advantage of this opportunity to dismember the kingdom in several states shan.

Royaume de Sukhothaï (Vương Quốc Sukhothaï)

English version

En Thaïlande, sur la frange nord du bassin du Ménam, deux princes thaïs de nom Po Khun Bangklanghao and Po Khun Phameung réussirent à libérer Sukhothai de l’emprise des Môn et des Khmers en 1239. Po Khun Bangklanghao devint ainsi le premier roi du royaume thaï indépendant Sukhothai dont le nom signifie « l’aube du bonheur ». Mais c’est plutôt à son fils Rama Khamheng la grande tâche d’agrandir le royaume thaï en conquérant non seulement le nord de la Malaisie jusqu’à Ligor (ou Nakhon Si Thammarat) mais aussi des possessions khmères du côté de Luang Prabang (Laos). En même temps dans le nord de la Thaïlande, après l’annexion de Haripunjaya en 1292, un autre prince thaï allié de nom Mengrai, fonda son royaume Lannathai (royaume du million de rizières) en prenant Chiang Mai pour capitale. Rama Khamheng et Mengrai, deux princes thaïs se partagèrent désormais la domination, l’un dans le centre et l’autre dans le nord de la Thaïlande. D’autres petits royaumes thaïs furent crées à Phayao et à Xiang Dong Xiang Thong (Luang Prabang) au Laos. En Birmanie, le royaume de Pagan n’arriva pas à résister à l’invasion des Mongols. Les Thaïs de Birmanie (ou les Shan) profitèrent de cette opportunité pour démembrer le royaume en plusieurs états shan.

 

 

Venice of the East (Vọng Các)

French version


  Venice of the East

Situated in the Menam delta, the Bangkok capital that we nickname  » Venice of the East « ,  is known in the Guiness des Records as the city having the longest name in the world. It is in around thirty kilometres of the sea and it is characterized by countless canals (khlongs). One tries to fill them to make streets for bringing a solution to the problem of motor traffic.This one suffocates frequently the capital and it is responsible for the daily pollution. Its official population amounts to 8,2 million inhabitants in 2010. By coming to Bangkok, no tourist forgets to visit the royal palace the chapel of which contains the Emerald Buddha, the palladium of Thailand and  Wat Traimit pagoda with a 5,5 ton Golden Buddha (in the Chinese district).

Venise de l’Orient (Vọng Các)

English version

Située dans le delta de la Ménam, la capitale Bangkok que l’on surnomme « la Venise de l’Orient » est connue dans le Guiness des Records comme la ville ayant le nom le plus long au monde. Elle est à une trentaine de kilomètres de la mer et elle est caractérisée par d’innombrables canaux (des khlongs). On tente de les combler pour faire des rues afin d’apporter une solution au problème de la circulation automobile. Celle-ci asphyxie fréquemment la capitale et elle est responsable de la pollution journalière. Sa population officielle s’élève en 2010 à 8,2 millions d’habitants. En venant à Bangkok, aucun touriste n’oublie de visiter le palais royal dont la chapelle renferme le Bouddha d’éméraude, le palladium de la Thaïlande et la pagode Wat Traimit avec le Bouddha d’or de 5,5 tonnes (dans le quartier chinois).

Thailand (Thái Lan)

French version

The emergence of the Thai people is only strengthened since the XIVth century. Nevertheless it is a very ancient people of Southern China. It is a member of the Austro-Asiatic group (Chủng Nam Á) (or Baiyue or Bách Việt in Vietnamese). It is this group French archaeologist Bernard Groslier often indicated under the name of « Thai-Vietnamese group ».

Repulsed by the Tsin of Shi Huang Di, the Thai people try to resist again and again. For Vietnamese writer Bình Nguyên Lôc, the subjects of Shu and Ba (Ba Thục) kingdoms annexed very early by the Tsin in the Szechuan (Tứ Xuyên) (1), were the Proto-Thai (or Tày). According to this writer, they belonged to the Austroasiatic group of branch Âu (or Ngu in language mường or Ngê U in Chinese mandarin (quan thoại)) to which the Thai and the Tày were attached.

For him as for other Vietnamese researchers Trần Ngọc Thêm, Nguyễn Đình Khoa, Hà Văn Tấn etc .., the Austro-Asiatic group contains 4 different subgroups: subgroup Môn-Khmer, subgroup Việt Mường (branch Lạc), subgroup Tày-Thái (branch Âu) and subgroup Mèo-Dao to which it is necessary to add the subgroup Cham, Raglai, Êdê to define the Indonesian race (or Proto-Malay) (2) (Chủng cổ Mã Lai).

The contribution of the Thai people in the foundation of the Ậu Lạc kingdom of Thục Phán (An Dương Vương) is no longer in doubt after the latter managed to eliminate last king Hùng of the Văn Lang kingdom because the name « Âu Lạc » (or Ngeou Lo) evoke obviously the union of two ethnic groups Yue of branch Âu (Proto-Thai) and branch Lạc (Proto-Viet ). Furthermore, Thục Phán originating from the royal family of Shu (Thục), an Yue of Thai branch, which shows at such a point the union and the common fate of these two ethnic groups in front of the Chinese expansion.

It is what is has been reported in Chinese historical writings ( as Kiao -tcheou wai-yu ki or Kouang-tcheou ki) but it has been refuted by some Vietnamese historians because the Shu kingdom was too far the Văn Lang kingdom. This latter has been annexed very early ( more than a half century before the foundation of the Văn Lang kingdom) by the Tsin. But according to Bình Nguyên Lộc writer, in the compagny of his trusted friends, Thục Phán having lost his homeland, was forced to seek refuge at this time in the country having the same ethnic affinity, that is to say Si Ngeou (Tây Âu) located beside the Văng Lang kingdom of the Vietnamese. Furthermore, the Chinese have no interest in falsifying history by reporting that the ruler of the Âu Lạc kingdom was the Shu prince. For this latter and his trusted friends, the requests for asylum need a certain time, which explains at least a half century in this exodus before the foundation of his Âu Lạc kingdom. Moreover, he was at the head of an army of 30.000 soldiers. It is impossible for him to assure all logistical aspects and render his army invisible during the exodus by crossing through Yunan mountainous regions administered by others ethnic ennemies or people close to the Chinese. It is likely that he needed what is necessary before his conquest with Si Ngeou people (or Proto-Thaïs). Despite the legend of the Vietnamese magic crossbow, An Dương Vương (Ngan-yang wang) was a historical personage. The discovery of his capital archeological remains (Cổ Loa, huyện Đông An, Hànội ) does not question the existence of this kingdom established about three centuries before Jesus Christ. This one was later annexed by Zhao To (Triệu Đà), founder of the Nan Yue kingdom.

 

A long common history with the Vietnamese.

The Lạc Long Quân-Âu Cơ myth insinuate so skilfully the union and the separation of two Yue ethnic groups, one being of Lạc branch (the Proto-Vietnamese) coming down to the plains by the pursuit of water courses and rivers, the other (the Proto-Thaïs) taking refuge in mountainous areas. There are the Mường in this exodus. Being close to the Vietnamese at the linguistic level, the Mường have managed to keep their ancestral customs because they were sent away and protected in high mountains. They had a social organization similar to that of the Tày and the Thaïs.

Located in Kouang Tong (Quãng Đông) and Kouang Si (Quãng Tây) provinces, the Si Ngeou (Tây Âu) kingdom is none other than the land of the Proto-Thaïs (Thai ancestors). It is here that Shu prince Thục Phán took refuge before the Văn Lang kingdom conquest. It should also be remembered that Chinese emperor Shi Houang Di had to mobilize at this time more than 500.000 soldiers for the Si Ngeou kingdom conquest after having successfully defeated the Chu kingdom (Sỡ Quốc) army with 600.000 soldiers. You have to think that in addition to the implacable resistance of its warriors, the Si Ngeou kingdom should be very large and densely populated for the commitment of the substantial military force from Shi Houang Di (Tần Thủy Hoàng).

Despite the premature death of Si Ngeou king named Yi-Hiu-Song (Dịch Hu Tống),the resistance led by the Yue of Thai branch or (Si Ngeou)(Tây Âu) succeeded in obtaining a few expected results in Southern Kouang Si with the death of general T’ou Tsiu (Uất Đồ Thư) leading a Chinese army of 500.000 men, which has been mentioned in Master Houa-nan annals (or Houai–nan –tseu in Chinese or Hoài Nam Tử in Vietnamese) written by Liu An (Lưu An), grandson of Kao-Tsou emperor (or Liu Bang), founder of Han dynasty between 164 and 173 before our era. Si Ngeou was known for the courage of its formidable warriors. This corresponds exactly to the temperament of the Thai living in the past, described by French writer and photographer Alfred Raquez:(3)

Being belligerent and adventure racer, the old-time Thai were almost constantly at war with their neighbours and often saw their successfull excursions. After each victorious campaign, the prisoners were taken with them and deported in a part of Siam territory as far away as possible from their countries of origin.

After the disappearance of this kingdom and that of Âu Lạc, the Proto-Thaï remaining in Vietnam at this time under the bosom of Zhao To (a former general of Tsin dynasty who later became the first emperor of Nan Yue kingdom) had their descendants forming properly today the ethnic minority Tày of Vietnam. Other Proto-Thaï fled to Yunnan where they united at the eighth century in Nanzhao kingdom (Nam Chiếu) then Dali (Đại Lý) where buddhism of Greater Vehicle began to take root. Unfortunaly, their attempt was in vain. Shu, Ba, Si Ngeou, Âu Lạc (5), Nan Zhao, Dali countries are part of the list of kingdoms annexed one after the other by the Chinese during their exodus. In these countries submitted, the Proto-Thaïs presence was very important. In front of the Chinese continous pressure and the Himalaya inexorable barrier, the Proto-Thaï had to get back in the Indochinese peninsular (4) by penetrating slowly like a fan in Laos, northwest region of Vietnam (Tây Bắc), northern Thailand and Upper Burma.

According to Thai historical inscriptions found in Vietnam, there are three important waves of migration initiated by the Thai of Yunnan in northwest of Vietnam during the 9th and 11th centuries. This corresponds exactly to the period where Nanzhao was annexed by Dali destroyed, in turn, three centuries later by Kubilai Khan Mongols in China. During this penetration, the Proto-Thaïs were separated into groups: the Thaï of Vietnam, the Thaï in Burma (or Shans), the Thaï in Laos (or Ai Lao in Vietnamese) and the Thaï in Northern Thailand. Each of these groups began to adopt the religion of these host countries. The Thaï of Vietnam do not have the same religion as those of other territories. They continue to keep animism (vạn vật hữu linh) or totemism.

This is not the case of the Thaï living in Northern Thailand, Upper Burma, Laos which were occupied at this time by Indianized and Buddhist theravàda Môn-Khmer kingdoms (Angkorian empire, Môn Dvaravati, Haripunchai, Lavo kingdoms etc …) after the dislocation of Indianized Funan kingdom. The Môn had a key rôle in the transmission of Theravadà Buddhism from Sinhalese tradition for Thai newcomers.


(1): Pays des pandas. C’est aussi ici qu’on a découvert la culture de Ba-Shu célèbre pour ses masques zoomorphes de Sanxingdui et pour le mystère des signes sur les armures. C’est aussi le royaume de Shu-Han (Thục Hán) de Liu Bei (Lưu Bị) à l’époque des Trois Royaumes.(Tam Quốc)

(2) Race de l’Asie du Sud-Est préhistorique.

(3): Comment s’est peuplé le Siam, ce qu’est aujourd’hui sa population. Alfred Raquez, (publié en 1903 dans le Bulletin du Comité de l’Asie Française). In: Aséanie 1, 1998. pp. 161-181.

(4) Indochina in wider sense. This is not French Indochina.

(5) The Âu Lạc kingdom of An Dương Vương was annexed by Chinese General Zhao To (Triệu Đà) who later became the founder of Nanyue kingdom. This one will be in turn under the control of Han dynasty, half a century later.


Bibliography