Hà Tiên (Mang Khảm)

Version vietnamienne

Face au golfe de Siam, Hà Tiên est située à peu près de 8 kilomètres de la frontière cambodgienne. C’est aussi la ville marquant la fin de la longue marche vers le Sud entamée par les Vietnamiens. Avant d’être connue sous le nom Hà Tiên, elle fut appelée d’abord Phương Thành puis Mang Khảm dans le passé. Son essor économique a été dû à l’arrivée massive des Chinois, partisans de l’ancienne dynastie des Ming (ou Minh Hương en vietnamien) dont le plus connu était Mạc Cửu (Mac King Kiou).

Celui-ci, hostile à la nouvelle dynastie des Mandchous (Qing) et quittant la Chine à l’âge de 17 ans, s’établît avec sa famille au Cambodge en 1671. Il fut nommé quelques années plus tard par le roi cambodgien comme chef de province de Mang Khảm. Grâce à sa générosité et à son talent commercial, il réussît à transformer Mang Khảm en une ville portuaire florissante et animée dans cette région. Pour contrer l’ambition des Siamois, il avait besoin de la protection des Vietnamiens, en particulier celle des seigneurs Nguyễn au détriment des Cambodgiens. Ceux-ci ont accepté de lui conférer le titre de commandant des troupes (tổng binh) de cette région. Dès lors, Mang Khảm fit partie du territoire vietnamien et changea de nom en devenant Hà Tiên. Selon la légende, on vit apparaître sur le fleuve, la ballade des Immortelles (Hà c’est le fleuve en vietnamien). C’est aussi la raison du choix de ce nom. Hà Tiên devint quelques années plus tard le point de départ de la conquête des districts cambodgiens: Long Xuyên (Cà Mau d’aujourd’hui), Kiên Giang (Rạch Giá), Trán Giang (Cần Thơ), Trấn Di (Bạc Liêu) avec son fils Mạc Thiên Tứ. Ce dernier était un personnage hors du commun. Son destin était lié étroitement à celui de Nguyễn Ánh, futur empereur de la dynastie des Nguyễn. Il devint l’illustre rempart des Nguyễn contre les Tây Sơn. Avec les années de vicissitudes de Nguyễn Ánh, il dut se réfugier en Thailande avec toute la famille et son adjoint Tôn Thất Xuân, l’un des oncles de Nguyễn Ánh. Pour semer le doute chez les Siamois, les Tây Sơn n’hésitèrent pas à falsifier les documents et à les rendre responsables d’un complot ourdi contre le roi siamois Trịnh Tân (Phraya Tak Sin).

Toute sa famille fut exécutée ainsi que Tôn Thất Xuân. Pour préserver son honneur et sa fidélité, il se suicida en septembre 1780. Mạc Thiên Tứ était aussi un grand poète de son temps. Il a rendu célèbre Hà Tiên par son volume de poèmes intitulé « Hà Tiên Thập vịnh » vantant la beauté de ses sites naturels et merveilleux. 

Ce volume continua à grossir dans les années suivantes avec l’ajout de 10 poèmes écrits par chacun des 31 poètes faisant partie du club des poètes « Chiêu Anh Các » crée sous l’initiative de Mạc Thiên Tứ. Cela a constitué en tout 320 poèmes auxquels Nguyễn Cư Trinh ajouta les dix derniers poèmes pour donner une valeur inestimable à ce volume qui continue de se transmettre à la postérité.

 

 

Hà Tiên

 

 

On n’oublie pas non plus son célèbre poème en Six-Huit pour taquiner une jeune fille de Quãng Nam (Centre du Vietnam) déguisée en un jeune étudiant participant à la soirée de la fête de l’illumination.

En voyant ce jeune homme, il n’hésite pas à lui adresser les quatre vers suivants :

Bên kia sen nở nhiều hoa
Người khen hoa đẹp nõn nà hơn em
Trên bờ em đứng em xem
Mọi người sao bỗng không thèm nhìn hoa

De l’autre côté, le lotus a beaucoup de fleurs
La personne qui les admire est plus jolie que vous.
Sur terre, vous continuez à les admirer
Tout le monde ne s’intéresse pas à admirer votre « fleur »

Sans hésitation, celui-ci lui réplique promptement par les 4 vers suivants:

Mặt ao sen nở khắp
Trông hoa lẫn bóng người
Trên bờ ai đứng ngắm
Sao chẳng thấy hoa tươi?

La surface de la mare est remplie de fleurs de lotus
On y trouve à la fois celles-ci et les ombres des gens
Sur terre, quiconque est en train de les admirer
Pourquoi ne trouve –t- on pas une belle fleur ?

Cet échange poétique lui a permis d’avoir la sympathie et de découvrir que ce jeune étudiant n’était qu’une fille déguisée en garçon pour éviter les pirates, venue du Centre du Vietnam en suivant son père pour faire le commerce et portant le nom Nguyễn Thi Xuân. Mạc Thiên Tứ la prît plus tard comme femme de second rang. Mais cette dernière a failli mourir à cause de la jalousie de sa femme. Elle fut obligée de se retirer dans un pagodon pour finir ses derniers jours. Avant son décès, elle a laissé un poème montrant sa pureté et sa noblesse dans un monde nauséabond et rempli de turpitudes en la comparant à une fleur de lotus:

Vươn khỏi bùn nhơ thoát vươn lên
Phỉ lòng trong trắng giữa thiên nhiên
Xuân thu đậm nhạt bao hồng tía
Ðừng sánh thanh cao với đóa sen.

Sortant de la boue, la fleur de lotus continue à s’épanouir.
Elle est contente d’être pure dans la nature
Son périanthe devient plus ou moins pourpre au fil du temps
Mais il ne faut pas comparer la noblesse à cette fleur.

Lotus

 

Galerie des photos

Cet échange poétique lui a permis d’avoir la sympathie et de découvrir que ce jeune étudiant n’était qu’une fille déguisée en garçon pour éviter les pirates, venue du Centre du Vietnam en suivant son père pour faire le commerce et portant le nom Nguyễn Thi Xuân. Mạc Thiên Tứ la prît plus tard comme femme de second rang. Mais cette dernière a failli mourir à cause de la jalousie de sa femme. Elle fut obligée de se retirer dans un pagodon pour finir ses derniers jours. Avant son décès, elle a laissé un poème montrant sa pureté et sa noblesse dans un monde nauséabond et rempli de turpitudes en la comparant à une fleur de lotus: 

Vươn khỏi bùn nhơ thoát vươn lên
Phỉ lòng trong trắng giữa thiên nhiên
Xuân thu đậm nhạt bao hồng tía
Ðừng sánh thanh cao với đóa sen.

Sortant de la boue, la fleur de lotus continue à s’épanouir.
Elle est contente d’être pure dans la nature
Son périanthe devient plus ou moins pourpre au fil du temps
Mais il ne faut pas comparer la noblesse avec cette fleur.

Mausolées de Mạc Cửu et de sa famille

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Quand on évoque Hà Tiên, on n’oublie pas de penser à Mạc Cửu et à son fils Mạc Thiên Tứ car c’est grâce à eux que le Viêt-Nam réussit à achever sa longue marche vers le Sud. Rien n’est plus étonnant de voir l’attachement profond et le respect que les Vietnamiens ont réservé à Mạc Cửu et à sa famille par le biais de son temple à Hà Tiên

Pagode Linh Ứng (Cần Thơ)

Chùa Linh Ứng (Cần Thơ) 

 

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Pagode Ông (Cần Thơ)

 

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Temple Ông

Le temple Ông est situé non loin du quai Ninh Kiều à Cần Thơ.

Chùa nầy không xa bến Ninh Kiều ở Cần Thơ.

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[Retour Cần Thơ]

 

Hội An sommaire (2ème partie)

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English version

Version vietnamienne

Deuxième partie

Contrairement aux Japonais, les Chinois ont connu Hội An depuis longtemps, à l’époque où cette ville appartenait encore au Champa. Ils étaient venus en bateaux pour y chercher du sel, d’or et de cannelle mais ils avaient besoin de se ravitailler aussi en bois de chauffage et en eau potable car Hội An se trouvait  sur leur route maritime. Celle-ci était la route de la soie à travers l’océan. Les vaisseaux marchands arabes et chinois avaient l’habitude de fréquenter, vers le 8ème siècle après J.C., les côtes de la Chine et de l’Asie du Sud-Est. Avant de s’établir à Hội An, les commerçants chinois ont pénétré en nombre limité dans les bras du fleuve Thu Bồn pour construire leurs premiers quartiers soit au port Trà Nhiêu soit à l’embouchure Thanh Hà. Puis survint la menace fréquente de la piraterie japonaise sur les côtes chinoises allant de Shangai jusqu’à l’île de Hainan. En prenant prétexte de cette menace, les empereurs des Ming commencèrent à interdire toutes les communications maritimes excepté l’Asie du Sud Est à partir 1433. Cette politique fut connue en vietnamien sous le nom « Thốn Bản Bất Hạ Bản (Pratiquer la politique de la porte fermée). Malgré cela, les Chinois avaient besoin d’un certain nombre de marchandises de première nécessité. Cela les amenait à se procurer ces produits en Asie du Sud Est, en particulier à Hội An. Il fallait attendre deux événements importants dans la deuxième moitié du XVIIème siècle pour que la communauté chinoise devînt importante à Hội An. D’abord l’avènement des Qing (Mandchous) en Chine provoqua l’exode et l’installation des réfugiés chinois au Vietnam (y comprise la ville Hôi An). En 1679, de nombreuses embarcations des partisans de la dynastie déchue accostèrent Đã Nẵng et Hội An.

Face à l’ampleur de l’exode, le gouverneur Nguyển Phúc Tần, très expéditif en affaires, n’hésita pas à proposer aux partisans des Ming dirigés par les deux généraux Dương Ngạn Địch et Hoàng Tiến de s’installer dans la basse Cochinchine (Mỹ Tho, Thủy Chân Lạp) et de défricher des terres incultes, ce qui lui donna l’occasion d’agrandir son territoire et d’éviter un affrontement éventuel avec une armée décimée comprenant 50 embarcations et 3000 soldats. Puis il permit aux nouveaux réfugiés chinois de fonder Minh Hương (village des Ming) dans le but de remonter leur moral et de leur rappeler qu’ils étaient toujours les partisans émigrés des Ming.

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Quartier français ( Rue Nguyễn Thái Học)

Version vietnamienne

Phần thứ nhì

Ngược lại với người Nhật, người Hoa biết Hội An từ lâu từ thời mà vùng nầy còn thuộc về vương quốc Chămpa. Họ đến đây để mua muối, vàng và quế và để dự trữ củi và nước vì Hội An nằm trên con đường biển của họ mà họ thường gọi là con đường tơ lụa trên biển Đông. Người Hoa và người Á Rập hay thường dùng con đường nầy để dọc theo các bờ biển của Trung Hoa và Đông Nam Á vào thế kỷ thứ 8 sau Công Nguyên. Trước khi ở Hội An, thường thấy một số ít thương gia Hoa định cư ở nhánh sông Thu Bổn hay ở bến cảng Trà Nhiêu hay là cửa sông Thanh Hà. Trước sự đe dọa thường xuyên của các cướp biển người Nhật dọc theo bờ biển Trung Hoa đến đảo Hải Nam, các vua chúa nhà Minh mới ra chỉ thị vào năm 1433 cấm các cuộc giao tiếp đường biển chỉ trừ Đông Nam Á. Đó là chính sách hải cấm với khẩu hiệu là “Thốn Bản Bất Hạ Hải” áp dụng với Nhật Bản. Tuy nhiên người Hoa vẫn cần dùng các thương phẩm cần thiết nên họ phải tìm ở Đông Nam Á nhất là ở Hội An.

Có hai biến cố quan trọng về sau, vào giữa thế kỷ 17 khiến cộng đồng người Hoa trở thành yếu tố chính ở Hội An. Đó là sự sụp đổ triều đại nhà Minh khiến có một cuộc di tản và định cư đáng kể của người Hoa ở Việtnam (luôn cả ở Hội An). Rồi vào năm 1679, có nhiều thuyền của thành phần theo nhà Minh đến Đà Nẵng và Hội An. Để tránh sự đối đầu có thể xảy ra với 3000 quân lính được trang bị vũ khí đầy đủ và 50 chiếc thuyền của các thành phần theo nhà Minh do hai tướng Dương Ngạn ĐịchHoàng Tiến chỉ huy và mở rộng thêm bờ cỏi Vietnam với những vùng đất hoang vu ở Chân Lạp (Cao Miên), chúa Hiền (Nguyễn Phúc Tần) rát khéo léo và khôn ngoan đề nghị họ nên định cư ở vùng Nam Bộ (Mỹ Tho, Thủy Chân Lạp) và cho phép họ thành lập các làng Minh Hương để tưởng nhớ triều đại Minh và giúp họ phấn khởi trong việc định cư.

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English version

[Two part]

Unlike the Japanese, the Chinese have known Hội An for a long time, back when this city still belonged to Champa. They came by boat to seek salt, gold, and cinnamon but also needed to replenish supplies of firewood and drinking water because Hội An was on their maritime route. This was the silk route across the ocean. Arab and Chinese merchant ships were accustomed, around the 8th century AD, to frequent the coasts of China and Southeast Asia. Before settling in Hội An, Chinese merchants entered in limited numbers into the arms of the Thu Bồn River to build their first quarters either at Trà Nhiêu port or at the Thanh Hà estuary. Then came the frequent threat of Japanese piracy on the Chinese coasts from Shanghai to Hainan Island. Using this threat as a pretext, the Ming emperors began to prohibit all maritime communications except with Southeast Asia from 1433. This policy was known in Vietnamese as « Thốn Bản Bất Hạ Bản » (Practicing the closed-door policy). Despite this, the Chinese needed a certain number of essential goods. This led them to procure these products in Southeast Asia, particularly in Hội An.

It was necessary to wait for two important events in the second half of the 17th century for the Chinese community to become significant in Hội An. First, the rise of the Qing (Manchus) in China caused the exodus and settlement of Chinese refugees in Vietnam (including the city of Hội An). In 1679, many boats of supporters of the fallen dynasty landed in Đà Nẵng and Hội An.

Faced with the scale of the exodus, the governor Nguyễn Phúc Tần, very efficient in affairs, did not hesitate to propose to the Ming supporters led by the two generals Dương Ngạn Địch and Hoàng Tiến to settle in lower Cochinchina (Mỹ Tho, Thủy Chân Lạp) and to clear uncultivated lands, which gave him the opportunity to expand his territory and avoid a possible confrontation with a decimated army comprising 50 boats and 3,000 soldiers. Then he allowed the new Chinese refugees to found Minh Hương (village of the Ming) in order to raise their morale and remind them that they were still the émigré supporters of the Ming.

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Musée de la tunique (Bảo tàng áo dài)

 

Version française

Version anglaise

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Galerie des photos

Bảo tàng áo dài

Muốn viếng thăm bảo tàng áo dài, cách thức hay nhất để di chuyển là xe bus số 88 ở gần chợ Bến Thành. Bãi đậu xe nó nằm ở công viên 23/9, không xa Macdonald ở đường Trân Hưng Đạo. Giá vé rât rẻ chỉ có 6000 đồng mà thôi và một ngày số chuyến có đến 240 chuyến, cứ 8 phút là có một chuyến. Sáng cư dân từ Long Phước ra chợ Bến Thành để buôn bán nên đông chớ chuyến đi ngược vào chợ Long Phước rất ít, nên đi rất thỏa mái. Phải trù liệu mất ít nhất một tiếng để đi, 2 tiếng để xem và 1 tiếng để trở về. Nói tóm là nửa ngày và phài xuống trạm Long Thuận, 2 trạm trước khi đên chợ Long Phước Xe bus có từ 5 giờ sáng đến 19h chiều. Xe bus chứa được 40 chổ ngồi. Còn đi taxi quá đắt và không đáng. Giá vé vào cửa là 100.000 đồng. Đây là một niềm mơ ước và một công trình độc đáo được gầy dựng bởi nhà thiết kế Sĩ Nham qua bao nhiêu năm sưu tầm về lịch sử áo dài. Đây cũng là một trong hai bảo tàng tư nhân ở thành phố Saigon.

Pour rendre visite au  musée de la tunique, le moyen de transport le plus simple est le recours au bus portant le numéro 88. Il est habitué à stationner à côté du parc 23/9, proche du restaurant Macdonald situé sur l’avenue Trần Hưng Đạo. Le prix du billet est de 6000 piastres seulement. On trouve qu’il y a au moins 240 aller-retours dans la journée, un bus partant toutes les huit minutes. Il est très agréable de  le prendre et d’en descendre à la station Long Thuận (deux stations avant le terminus) car il y a moins de gens pour aller dans la direction inverse de Saigon au marché Long Phước le matin.  Le bus démarre de 5h du matin jusqu’au 19h du soir. Il faut compter une heure pour l’aller, 2 heures de visite et une heure pour le retour. Bref, il faut perdre une demi-journée pour cette visite qui en vaut la chandelle car c’est un coin vraiment zen et intéressant pour la culture. Le billet d’entrée est à peu près de 4 euros. C’est un rêve et un projet unique que le grand couturier vietnamien Sĩ Nham a caressé et réalisé après tant d’années de recherche sur l’histoire de la tunique. C’est aussi l’un des deux musées privés à Saigon.


Du centre de Saigon center au musée Ao dai: 40 minutes. Du marché  Bến Thành au   musée Áo Dài prendre le  bus numéro 88: 60 minutes.


Version anglaise

To visit the Tunic Museum, the simplest means of transport is to take bus number 88. It usually stops next to the 23/9 park, near the McDonald’s restaurant located on Trần Hưng Đạo Avenue. The ticket price is only 6000 piastres. There are at least 240 round trips in a day, with a bus departing every eight minutes. It is very pleasant to take it and get off at the Long Thuận station (two stops before the terminus) because there are fewer people going in the opposite direction from Saigon to Long Phước market in the morning. The bus runs from 5 a.m. to 7 p.m. It takes about an hour to get there, 2 hours for the visit, and an hour to return. In short, you need to spend half a day for this visit, which is worth it because it is a truly zen and culturally interesting place. The entrance ticket costs about 4 euros. It is a dream and a unique project that the great Vietnamese couturier Sĩ Nham nurtured and realized after many years of research on the history of the tunic. It is also one of the two private museums in Saigon.


From Saigon center to Ao dai museum: 40 minutes. From Bến Thành market to Ao dai museum by bus number 88: 60 minutes.


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Dalat (Version française)

English version
French version

Thành phố sương mù

Đựợc gọi là thành phố sương mù, cách xa thành phố Saigon 250 cây số và nằm trên vùng cao nguyên thuộc Tây Nguyên Việt Nam, thành phố Đà Lạt có độ cao trung bình khoảng chừng 1500 thước so với mực nước biển. Trong những năm gần đây, Đà Lat bị đô thị hóa với số lượng người di cư rất đông khiến không còn thấy sự yên tĩnh như thưở nào nhất là ở khu chợ đêm. Người dân cũng không còn hiền hoà, khách du lịch nhất là khách Trung Quốc càng ngày càng đông. Tuy nhiên mình vẫn thích Đà Lạt vì thành phố nầy vẫn còn giữ được nét đẹp của những năm 1920. Chính ở nơi nầy một học trò ưu tú của ông Pasteur và người khám phá trực thuẩn gây bệnh dịch hạch, nhà bác học Alexandre Yersin tìm ra trên đồi Langbian một nơi để xây cất một viện điều dưỡng.

 

Sau dự án nầy, nhà toàn quyền Pháp lúc đó là ông Paul Doumer mới có ý định xây dựng trạm nghỉ dưỡng dành cho công chức và binh lính Pháp ờ Đà Lat vì nơi nầy có một khí hậu tương tự như vùng ôn đới ở Âu Châu. Vì vậy mà Đà Lạt mới còn giữ nét đẹp của những năm 1920 với các toà nhà xây cất theo thời Pháp thuộc: trường trung học Yersin, Couvent des Oiseaux, các biệt thự với phong cách basque, Savoie hay Normandie. Nhà ga Đà Lạt vẫn còn là bản sao thu nhỏ của nhà ga Deauville của Pháp. Đến Đà Lạt sẻ thấy ngay một biểu tượng nổi tiếng của Paris, một kiến trúc bằng thép màu đỏ, nay là đài truyền hình của Đà Lat đó là tháp Eiffel. Muốn tìm nét đẹp hồn nhiên của Đà Lat như thưở nào thì phải đi xa ra ngoại ô của thành phố, đến những nơi còn hoang vu, còn yên tĩnh, còn có một bầu trời không khí trong lành như làng cù lần …. Có thể rồi đây Đà Lạt sẻ không còn là thành phố mộng mơ. Đà Lạt chỉ còn nằm trong ký ức của những người Việt đã từng biết Đà Lạt trước 1975.

Version française

Située sur les hauts plateaux du centre du Vietnam, à environ 250 kilomètres de Saïgon et 1500 mètres d’altitude, Dalat continue à garder le charme des années 20. En 1893, le découvreur de la bacille de la peste et le disciple de Pasteur, Alexandre Yersin trouva sur le plateau du Lang Bian un terrain favorable à l’établissement d’un sanatorium. Son projet fut suivi quelques années plus tard par celui du gouverneur Paul Doumer de transformer Dalat en une station climatique la plus huppée de l’Asie du Sud Est.

C’est ici qu’on trouve le petit Paris du Vietnam avec ses édifices construits à l’époque coloniale: lycée Yersin, couvent des Oiseaux, villas privées dont le style est emprunté tantôt au pays basque, tantôt à la Savoie ou à la Normandie. La gare de Đalat est une réplique en miniature de la gare de Deauville. Même la petite dame de fer rouge et blanche, la petite tour d’Eiffel est là pour rappeler sa consœur parisienne.

Grâce à son climat tempéré (10 degrés en hiver et 25 degrés en été) , on peut y cultiver tous les agrumes et les légumes, ce qui permet à Dalat d’être le premier fournisseur officiel du pays. Les serres remplies de fleurs sont aussi à l’honneur dans toute la région. Surnommée « la ville de l’éternel printemps » , Dalat est caractérisée par un grand nombre de « pas »: pas de climatiseurs, pas de feux rouges, pas de cyclos pousses, pas de flics dans les rues, pas de supermarchés, pas de motos-taxis (xe ôm) etc.

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Le petit Paris au Vietnam

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Saigon: Notre Dame (Nhà thờ Đức Bà)

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Saïgon: vue panoramique

Toàn cảnh thành phố Hồ Chí Minh

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