Birth of the thaï nation (Thaïland)

French version

According to Thai historical inscriptions found in Vietnam, there are three important waves of migration initiated by the Thai of Yunnan in northwest of Vietnam during the 9th and 11th centuries. This corresponds exactly to the period where Nanzhao was annexed by Dali destroyed, in turn, three centuries later by Kubilai Khan Mongols in China. During this penetration, the Proto-Thaïs were separated into groups: the Thaï of Vietnam, the Thaï in Burma (or Shans), the Thaï in Laos (or Ai Lao in Vietnamese) and the Thaï in Northern Thailand. Each of these groups began to adopt the religion of these host countries. The Thaï of Vietnam do not have the same religion as those of other territories. They continue to keep animism (vạn vật hữu linh) or totemism.

This is not the case of the Thaï living in Northern Thailand, Upper Burma, Laos which were occupied at this time by Indianized and Buddhist theravàda Môn-Khmer kingdoms (Angkorian empire, Môn Dvaravati, Haripunchai, Lavo kingdoms etc …) after the dislocation of Indianized Funan kingdom. The Môn had a key rôle in the transmission of Theravadà Buddhism from Sinhalese tradition for Thai newcomers.

A long common history with the Vietnamese (Thaïland)

French version

 

 

The Lạc Long Quân-Âu Cơ myth insinuate so skilfully the union and the separation of two Yue ethnic groups, one being of Lạc branch (the Proto-Vietnamese) coming down to the plains by the pursuit of water courses and rivers, the other (the Proto-Thaïs) taking refuge in mountainous areas. There are the Mường in this exodus. Being close to the Vietnamese at the linguistic level, the Mường have managed to keep their ancestral customs because they were sent away and protected in high mountains. They had a social organization similar to that of the Tày and the Thaïs.

Located in Kouang Tong (Quãng Đông) and Kouang Si (Quãng Tây) provinces, the Si Ngeou (Tây Âu) kingdom is none other than the land of the Proto-Thaïs (Thai ancestors). It is here that Shu prince Thục Phán took refuge before the Văn Lang kingdom conquest. It should also be remembered that Chinese emperor Shi Houang Di had to mobilize at this time more than 500.000 soldiers for the Si Ngeou kingdom conquest after having successfully defeated the Chu kingdom (Sỡ Quốc) army with 600.000 soldiers. You have to think that in addition to the implacable resistance of its warriors, the Si Ngeou kingdom should be very large and densely populated for the commitment of the substantial military force from Shi Houang Di (Tần Thủy Hoàng).

Despite the premature death of Si Ngeou king named Yi-Hiu-Song (Dịch Hu Tống),the resistance led by the Yue of Thai branch or (Si Ngeou)(Tây Âu) succeeded in obtaining a few expected results in Southern Kouang Si with the death of general T’ou Tsiu (Uất Đồ Thư) leading a Chinese army of 500.000 men, which has been mentioned in Master Houa-nan annals (or Houai–nan –tseu in Chinese or Hoài Nam Tử in Vietnamese) written by Liu An (Lưu An), grandson of Kao-Tsou emperor (or Liu Bang), founder of Han dynasty between 164 and 173 before our era. Si Ngeou was known for the courage of its formidable warriors. This corresponds exactly to the temperament of the Thai living in the past, described by French writer and photographer Alfred Raquez:(3)

Being belligerent and adventure racer, the old-time Thai were almost constantly at war with their neighbours and often saw their successfull excursions. After each victorious campaign, the prisoners were taken with them and deported in a part of Siam territory as far away as possible from their countries of origin.

After the disappearance of this kingdom and that of Âu Lạc, the Proto-Thaï remaining in Vietnam at this time under the bosom of Zhao To (a former general of Tsin dynasty who later became the first emperor of Nan Yue kingdom) had their descendants forming properly today the ethnic minority Tày of Vietnam. Other Proto-Thaï fled to Yunnan where they united at the eighth century in Nanzhao kingdom (Nam Chiếu) then Dali (Đại Lý) where buddhism of Greater Vehicle began to take root. Unfortunaly, their attempt was in vain. Shu, Ba, Si Ngeou, Âu Lạc (5), Nan Zhao, Dali countries are part of the list of kingdoms annexed one after the other by the Chinese during their exodus. In these countries submitted, the Proto-Thaïs presence was very important. In front of the Chinese continous pressure and the Himalaya inexorable barrier, the Proto-Thaï had to get back in the Indochinese peninsular (4) by penetrating slowly like a fan in Laos, northwest region of Vietnam (Tây Bắc), northern Thailand and Upper Burma.


(4) Indochina in wider sense. This is not French Indochina.

(5) The Âu Lạc kingdom of An Dương Vương was annexed by Chinese General Zhao To (Triệu Đà) who later became the founder of Nanyue kingdom. This one will be in turn under the control of Han dynasty, half a century later.


Bibliography:

(3): Comment s’est peuplé le Siam, ce qu’est aujourd’hui sa population. Alfred Raquez, (publié en 1903 dans le Bulletin du Comité de l’Asie Française). In: Aséanie 1, 1998. pp. 161-181.

Naissance de la nation (Thaïlande)

English version

Selon les inscriptions historiques thaï trouvées au Vietnam, il y a trois vagues importantes de migration entamées par les Thaïs de Yunnan dans le Nord-Ouest du Vietnam durant les 9ème et 11ème siècles . Cela correspond exactement à la période où le royaume de Nanzhao fut annexé par le royaume de Dali anéanti à son tour 3 siècles plus tard par les Mongols de Kubilai Khan en Chine. Lors cette infiltration, les proto-Thaïs se divisèrent en plusieurs groupes: les Thaïs du Vietnam, les Thaïs en Birmanie (ou Shans), les Thaïs au Laos (ou Ai Lao) et les Thaïs dans le nord de la Thaïlande. Chacun de ces groupes commence à épouser la religion de ces pays hôtes. Les Thaïs du Vietnam n’ont pas la même religion que ceux des autres territoires. Ils continuent à garder l’animisme (vạn vật hữu linh) ou le totémisme.

Ce n’est le cas des Thaïs vivant dans le nord de la Thailande, la haute Birmanie, le Laos qui furent occupées à cette époque par des royaumes môn-khmer indianisés et bouddhistes theravàda (empire angkorien, royaumes môn Dvaravati, Haripunchai, Lavo etc ..) après la dislocation du royaume du Founan (Phù Nam) indianisé. Les Môn jouèrent un rôle important dans la transmission du bouddhisme theravàda provenant de la tradition cinghalaise auprès des nouveaux venus thaïs.

Thaïlande (Organisation sociale et politique des Thaïs)

English version
 

 
On peut dire qu’aux deux composantes principales de la religion des Thaïs (culte aux génies (Phra) et aux esprits (Phi) et bouddhisme du Petit Véhicule) s’ajoute l’hindouisme. Celui-ci joue un rôle très important en Asie du Sud est asiatique avant que le bouddhisme theravadà réussisse à s’imposer et à embrasser la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et le Cambodge.

Il y a autant de génies que d’esprits malveillants dans le panthéon thaï. Cette croyance animiste n’est pas incompatible avec le bouddhisme theravàda car les Thaïs placent les divinités protectrices (les phra) au niveau intermédiaire entre les hommes et les dieux hindous liés étroitement au bouddhisme theravadà. Ils sont en quelque sorte les serviteurs de Bouddha. Le bouddhisme tolère les rites locaux. C’est pourquoi on trouve souvent un petit temple soigneusement entretenu et dédié à Brahma aux quatre visages (Thần Bốn Mặt) aux alentours des bâtiments importants thaïlandais dans le but de permettre à cette divinité d’éloigner les esprits malveillants et de protéger ces lieux. D’autres divinités ne sont pas passées inaperçues dans les endroits publics (pagodes, aéroports, palais royal etc… )

Etant venus tardivement dans ces pays hôtes, les Thaïs devaient assumer au début tous les métiers « ingrats ». Comme leur peau était basanée, les Khmers les appelaient par le nom Syàma (Xiêm La), un mot sankscrit qui signifie « bronzé ». C’est sous ce nom qu’ils furent mentionnés vers 1050 dans l’une des inscriptions chames de Po Nagar (Nha Trang) comme des prisonniers de guerre lors de la confrontation entre les Chams et les Khmers de l’empire angkorien. Ils étaient apparus aussi comme des éclaireurs hardis, des mercenaires de l’armée de l’empire angkorien dont la présence a été rapportée dans l’un des bas-reliefs d’Angkor-Vat. Selon l’archéologue français Bernard Groslier, ils n’étaient que des montagnards turbulents, sans écriture et sans religion. Ils n’avaient aucune chance d’ébranler même les postes frontières de l’empire khmer et des royaumes môn de culture Dvaravati.

Ce n’est pas le cas des Vietnamiens qui commencèrent à bousculer à la même époque le Champa car selon Bernard Groslier, ces derniers constituant déjà une nation remarquablement équipée par la civilisation chinoise durant la longue domination, pouvaient entamer la lutte à armes et à chances égales avec les Chams. Les Thaïs devaient attendre au moins deux siècles pour assimiler les leçons de leurs maîtres avant de pouvoir les remplacer et les surpasser par la suite. En venant du nord et en contact fréquent avec la culture Dvaravati, ils se convertirent très vite au bouddhisme Theravàda (ou Petit Véhicule) ou (Phật Giáo Nguyên Thủy en vietnamien) mais ils continuèrent à garder leur structure sociale organisée en de puissantes chefferies féodales (ou mường).

Pour les Thaïs, la Thaîlande est considérée toujours comme la grande et la puissante chefferie (Mueang des Thaïs libres ou Mường của các người Thái tự do). Même le paradis est organisé en chefferies administrées par des divinités (ou les Devata). C’est ce qui a été rapporté par les Thaïs du Vietnam. Cela concorde avec la remarque d’Alfred Raquez sur la pratique courante des Siamois dans le regroupement de leurs prisonniers en chefferie:

Les Siamois ne semaient pas leurs prisonniers à travers le royaume. Ils les laissaient au contraire groupés, formant des khong à la tête desquels ils plaçaient des chefs de même origine ou naïkhong. Ceux-ci, magistrats suprêmes, réglaient toutes les affaires de la communauté et se trouvaient presque seuls en rapport direct avec les autorités du pays.

La chefferie est à la base de l’organisation sociale, religieuse et politique des Thaïs. Les chefferies sont considérées petites (mường nhỏ) ou grandes (mường lớn) en fonction de leur taille et de leur importance. Cela correspond respectivement à ce qu’on a en France avec le district ou la province. Mais il y a toujours une chefferie centrale (mường luông) vers laquelle convergent les autres chefferies. C’est ce qu’on observe dans l’organisation des chefferies thaïes au Vietnam. Chaque chefferie est dirigée par un chef ou un seigneur issu de l’aristocratie locale ayant en plus un rôle religieux important. C’est lui qui est chargé d’assumer le culte de l’esprit du sol. C’est pourquoi il a une prééminence sur les villageois. Ceux-ci lui doivent non seulement le service armé en cas d’une guerre mais aussi la corvée. Chaque chefferie a ses propres coutumes. Son organisation administrative et militaire ressemble à celle des Mongols qui permet de distinguer les nobles et les guerriers avec le reste (les roitelets et les paysans serfs). Chacun a son grade ou son rang dans un système nommé sakdina (sakdi signifiant pouvoir et na rizière). Supposons que chaque paysan possède 25 rai (quantité de terre équivalente à 1600 m2 ou rẫy en vietnamien ). Un patron de grade 400 en sakdina peut avoir 16 paysans sous ses ordres car 16= 400/25. Quant à un noble ou un seigneur, il peut avoir 400 personnes sous ses ordres si son grade s’élève à 10000 dans le système  sakdina. (400=10000/25). Bref, en fonction de son grade, il peut disposer d’un certain nombre de gens pour le système de corvées civiles et militaires.

Chaque chefferie est constituée de plusieurs hameaux (ou thôn en vietnamien) gérés chacun par un conseil de notables et ayant 40 ou 50 maisons excepté certain pouvant atteindre jusqu’à 100 maisons. Analogues aux Vietnamiens, les Thaïs installent d’une manière générale leur hameau et leur chefferie dans les plaines alluviales (celle de Chao Praya par exemple ) et les régions ayant des cours d’eau importants et propices à la culture du riz inondé, au transport et à l’interconnexion des routes pour faciliter l’échange avec les autres chefferies thaïes.

Art de Sukhothaï (Nghệ thuật Sukhothaï)

 

 

Version vietnamienne

English version

Avec le premier grand royaume thaï Sukhothai, on voit naître une nouvelle civilisation qui savait tirer profit de la culture indigène sous l’élan d’une personnalité exceptionnelle et aussi marquante qu’était le roi Rama Khamheng. Pour Georges Coedès, les Thaïs étaient de remarquables assimilateurs. Au lieu de détruire tout ce qui appartenait aux anciens maîtres (Môn-Khmers) comme le firent les Vietnamiens lors de la conquête du Champa, les Thaïlandais tentèrent de se l’approprier et de retrouver les thèmes dans les vieux répertoires môn-khmers pour créer un nouveau style propre et particulier en laissant transparaître les traditions locales dans l’architecture (les chedis) et la statuaire (les Bouddhas). Le Mahàyàna fut abandonné désormais en faveur du bouddhisme du Theravàdà auquel était consacrée entièrement l’esthétique thaïlandaise. Celle-ci tira évidemment ses formules iconographiques et plastiques de l’art khmer et de celui du Dvaravati (Môn).

L’éclosion de l’art de Sukhothaï témoigne d’une volonté d’innovation et d’une vitalité remarquable malgré certaines influences cinghalaises, birmanes et khmères. C’est ce qu’on voit dans la grande création de l’iconographie des Bouddhas. Ceux-ci représentés sous la forme humaine étaient sculptés selon des règles très précises que les artistes thaïlandais devaient respecter minutieusement. Selon Bernard Groslier, il y a un peu d’exagération dans la beauté de ces oeuvres afin de pouvoir accentuer la stylisation et montrer l’originalité d’une société nouvelle et dynamique. L’allongement démesuré trouvé dans les bras et les oreilles et la déformation excessive du chignon supérieur rappellent bien le manque du réalisme.

Malgré cela, la sculpture bouddhique de Sukhothai témoigne incontestablement d’un art entièrement original et d’une période où la nation thaïlandaise avait besoin d’une identité culturelle et religieuse et d’une personnalité propre illustrée par l’exemple trouvé dans la création du Bouddha marchant. Sa forme gracieuse  ne peut pas passer inaperçue et  réussit à pénétrer les Thaïlandais. Une fluidité est trouvée dans le mouvement de ce Bouddha. Son allure est à la fois légère et sereine. Sa tête en forme d’ovale, ses sourcils arqués en demi cercle parfait et prolongés par un nez aquilin et long, sa chevelure en bouclette  surmontée d’une longue flamme (unîsa)(tradition cinghalaise), sa bouche entourée par une double ligne (tradition khmère), ses vêtements collés au corps sont les traits caractéristiques de l’art bouddhique de  Sukhothaï.

Sous le règne de Rama Khamheng (ou Rama le Brave), une nouvelle société se forma à partir de l’héritage môn-khmer. Cette société trouva son modèle administratif et social auprès des Mongols. L’écriture thaïe fut créée et basée sur la cursive khmère qui trouvait sa lointaine origine dans l’Inde méridional. Le bouddhisme theravàda fut adopté comme la religion d’état. Malgré cela, l’animisme continua à se perpétuer comme en a témoigné le culte de l’esprit du sol évoqué par Rama Khamheng. Celui-ci installa sur une colline près de Sukhothai un autel dédié à un esprit nommé Phra Khapung Phi, supérieur à tous les autres esprits pour assurer la prospérité du royaume. Cela lui revint la charge d’honorer ce culte tous les ans. C’est aussi cet état d’esprit qu’on a vu encore au début du XXème siècle au Vietnam avec la cérémonie rituelle de Nam Giao (Huế) célébrée par l’empereur car étant le fils du Ciel, il était censé de demander chaque année la protection et la bénédiction du Ciel pour le pays. (idem en Chine avec le temple du Ciel (Thiên Đàn) à Pékin).

On n’est pas étonné de trouver encore de nos jours cette tradition, cette idée de l’esprit supérieur dans le Bouddha d’Eméraude (ou Phra Keo Morakot), palladium de la Thaïlande et protecteur de la dynastie de Chakri dans la chapelle du palais royal à Bangkok. Pour Bernard Groslier, le parallélisme n’est pas gratuit: les Thaï appartiennent au monde primitif de la pensée chinoise. On se pose des questions à cette comparaison car on ne peut pas ignorer qu’analogues à des Vietnamiens, les Thaï faisaient partie du groupe Cent Yue dont la plupart des ethnies étaient des animistes et appartenaient au monde agricole. Ils étaient habitués à honorer le culte des génies du sol, de l’agriculture ou du village avant d’être sous la coupe de l’influence chinoise. Rama Khamheng réussît à nouer des relations diplomatiques avec la Chine de Koubilai Khan. Il favorisa la venue et l’installation des artisans chinois dans la capitale. Avec leur savoir-faire, le royaume de Sukhothai ne tarda pas à être connu avec ses fameuses céramiques de Sawankhalok.

 

 

Sukothaï kingdom (Vương quốc Sukhothaï)

French version

Sukhothaï kingdom

Taking advantage of the exhaustion of Angkorian empire due to ceaseless wars against its neighbors (Champa, Vietnam) and gigantic works in the construction of temples (Bayon, Angkor Thom, Ta Prohm, Angkor Vat etc.) of Jayavarman VII, the death of the latter and the Mongolian invasion against Indochina (Khmer empire in 1283, Champa (between 1283-1285), Ðại Việt (or Vietnam) of the Trần (1257-1288)) and Pagan kingdom (Burma), the Thai began to etablish their political power as well in Thailand as Burma.

In Thailand, on the northern fringe of the Ménam basin, two Thai princes named Po Khun Bangklanghao and Po Khun Phameung managed to free Sukhothai from the influence of the Môn and the Khmers in 1239. Po Khun Bangklanghao thus became the first king of the Thai independent kingdom Sukhothai whose name means « the dawn of the happiness ». But it is rather to his son Rama Khamheng the great task to enlarge the Thai kingdom by conquering not only the northern Malaysia until Ligor (or Nakhon Si Thammarat) but also Khmer possessions in the direction Luang Prabang (Laos). At the same time, in the northern Thailand, after the annexation of Haripunjaya in 1292, another allied Thai prince named Mengrai, founded his kingdom Lannathai (kingdom of the million rice fields) by taking Chiang Mai for capital.

Rama Khamheng and Mengrai, two Thai princes shared the supremacy, the one in the centre and the other in northern Thailand. Other small Thai kingdoms were founded in Phayao and Xiang Dong Xiang Thong (Luang Prabang) in Laos. In Burma, the Pagan kingdom did not manage to resist to the invasion of the Mongols. The Thai of Burma (or Shan) took advantage of this opportunity to dismember the kingdom in several states shan.

Royaume de Sukhothaï (Vương Quốc Sukhothaï)

English version

En Thaïlande, sur la frange nord du bassin du Ménam, deux princes thaïs de nom Po Khun Bangklanghao and Po Khun Phameung réussirent à libérer Sukhothai de l’emprise des Môn et des Khmers en 1239. Po Khun Bangklanghao devint ainsi le premier roi du royaume thaï indépendant Sukhothai dont le nom signifie « l’aube du bonheur ». Mais c’est plutôt à son fils Rama Khamheng la grande tâche d’agrandir le royaume thaï en conquérant non seulement le nord de la Malaisie jusqu’à Ligor (ou Nakhon Si Thammarat) mais aussi des possessions khmères du côté de Luang Prabang (Laos). En même temps dans le nord de la Thaïlande, après l’annexion de Haripunjaya en 1292, un autre prince thaï allié de nom Mengrai, fonda son royaume Lannathai (royaume du million de rizières) en prenant Chiang Mai pour capitale. Rama Khamheng et Mengrai, deux princes thaïs se partagèrent désormais la domination, l’un dans le centre et l’autre dans le nord de la Thaïlande. D’autres petits royaumes thaïs furent crées à Phayao et à Xiang Dong Xiang Thong (Luang Prabang) au Laos. En Birmanie, le royaume de Pagan n’arriva pas à résister à l’invasion des Mongols. Les Thaïs de Birmanie (ou les Shan) profitèrent de cette opportunité pour démembrer le royaume en plusieurs états shan.

 

 

Being student (Đạo nghĩa làm người học trò)

French version

In memory of my teachers,
the Brothers of Jean Baptiste de la Salle.
 
etre_eleve

 

Being student in Vietnam

No Vietnamese can remain impassible when it comes to recall the years of study spent at school with their teacher. The image of their school keeps on being intimately carved in their memories.

That is the way composer Phạm Trọng Cầu felt in his song Trường Làng Tôi ( My village school ). How could they forget what has contributed in giving them their education, teaching them, and putting them on the road of apprenticeship in life? For them, one word taught by or one day of study with their teacher is enough to justify the obligation toward him.

Trường Làng Tôi ( My village school )

That is why it was repeated time and again when they were young that

Nhất nhật vi sư
Bán tự vi sư

Học một ngày cũng thầy
Học nữa chữ cũng thầy

The one who teaches us for one day or even half a word is worth being our teacher. Without the teacher, they cannot become who they are today. They owe him part of their life, their success and above all their education because it is him that gave them not only knowledge but also taught him the wisdom and apprenticeship of life. The following famous remark : Không thầy đố mầy làm nên ( Without the teacher you cannot succeed ) continues to occupy their mind and justify their behavior, their deep feelings toward their teacher. They give him such a crucial role that they do not hesitate to use the word « teacher » ( or Thầy in Vietnamese ). Thầy is sometimes used to address the father because it is he that gave them the first lesson in education. That is why the teacher remains the second person to be respected in the unchanging following Confucian trilogy: Quân, Sư, Phụ.

Whichever their age, position and level of education, they continue to remain the little pupil, the young disciple of their teacher.

They are not willing to neglect their respect toward their teacher even in moments the most perilous in their life. This was shown by emperor Hàm Nghi toward his teacher before the colonial authorities who were not able to identify Hàm Nghi physically when he was captured. The only person who could identify him was his teacher; therefore the latter was brought by force before the young Hàm Nghi. For the respect of his old teacher, he could not let him kneel down. He was obliged to prevent his teacher from executing this gesture. Because of this inopportune attitude, he was thus identified by the colonial authorities. He preferred to die instead of making an irreparable mistake toward the one who had taught him not only dignity and courage but also the duty toward his people and country. It was also the case of emperor Duy Tân with is tutor Eberhard in charge of supervising and reporting all his activities to the colonial authorities. Instead of being hated, he became one of the people that Duy Tân continued to respect during his reigning years. It was a habit to say in Vietnamese:

Kính thầy mới được làm thầy.
We should respect our teacher before becoming a teacher later.

It is in this Confucian spirit that young Vietnamese students were raised. They always try to listen to their teacher. They sometimes adopt an ambiguous attitude so as not to vex or bother their teacher even though when they are not entirely in agreement with him. It is the respect that emperor Gia Long knew how to maintain toward his tutor and spiritual guide, the bishop of Adran, His Highness Pigneau de Behaine during his reigning years. Age is not a factor in the behavior of a student toward his teacher who in several occasions was younger than him. It is shocking and moving to see sometimes an old student crossing arms in front of a young teacher but that never contradicts the intimate sentiments, the profound and sincere attachment he continues to keep for his teacher the way he does for his mother and his country. He knows what his teacher expects from him. He tries to keep up with this expectation, which sometimes puts him in a delicate and aberrant situation where he is himself in competition with his teacher.

It was the case of Phạm Duy Tri with his teacher Nguyễn Khắc Kínhduring a royal examination that took place in 1562 under the Mac dynasty. Issue of a very poor family and orphan of father at very early age, he was raised by his mother who did not hesitate to offer the teacher the only buffalo she possessed in order for the latter known for his years of experience in teaching in the village, to accept her son as his disciple. Moved by this mother’s sacrifice, teacher Nguyễn Khắc Kính agreed to take him as his student. A few years later, thanks to his assiduity and intelligence, he ended usentiments the latter always reserved for him, he did not want his student, because of the respect he had toward him, to be penalized and wop in surpassing his teacher, which the latter saw during the provincial and general exams where he was himself a candidate. Knowing perfectly well his student’s state of mind and his profound uld not put all his weights and ardor in the royal examination. For that, he told his student:

If you do not want to be brilliant in that exam, I would understand your behavior, your feelings. But you have to remember that this examination is reserved for the one who deserves to be chosen to serve the country. You must take into account the interest of the nation before any personal considerations. You should not betray your ideals and your country.

He reminded him the sentence that any school teacher would repeat to his student:

Bất nhượng ư sư
Không nên nhường thầy.

Do not concede to your teacher what you deserve.

Moved by the advice, Phạm Duy Tri nodded his head and kept what his teacher had told him. He passed the royal exam and acquired the title of Trạng Nguyên ( 1st doctor ). As for his teacher, he was classified second and received the title of Bảng Nhãn ( or 2nd doctor ).

The feelings that a Vietnamese has for his teacher never fade with the time, which was shown by lord Nguyễn Phúc Nguyên toward his spiritual teacher and counselor Ðào Duy Từ. To thank him, lord Nguyễn Phúc Nguyên did not hesitate to grant him a vibrant homage by giving to one of his fortifications located in central Vietnam the name « Lũy Thầy » (fortification of the Teacher ). This fortification was built to counter the Trinh from the north. Thanks to this naming, he was successful in giving gratitude a wide range through history and the entire nation. Today the fortification is still known by this name.

On the other hand those feelings become as the time goes by a kind of cement that link a Vietnamese a little more to his school, his village and his native country. They are also a gift of affection and respect that Vietnamese love to give their teacher in the Confucian spirit.

Nguyễn Huy Thiệp (Version anglaise)

French version

 

huythiep

 

Assigned up until 1986 to the job of drawing illustrations for school manuals in an office of Publishing and Education in Hà-Nội, Nguyễn Huy Thiệp, taking advantage of the openness policy known as Ðỗi Mới ( Renovation ) at the time the Vietnamese communist party held its 6th congress, published in 1987 his first book called  » The breezes of Hứa Tát » printed in  » Literature and Art », the prestigious magazine of the National Association of Writers.

His success was not slow. But it was due mostly to his work entitled « The retirement of a general » when it was published in June 1987. This has provoked not only an earthquake in Vietnamese public opinion but also a hope to see draining in its trail a new generation of young writers without shady deal and having an independent and critical mind that seemed almost non-existent up until then in the Vietnamese literature.

His success was not slow. But it was due mostly to his work entitled  » The retirement of a general » when it was published in June 1987. This has provoked not only an earthquake in Vietnamese public opinion but also a hope to see draining in its trail a new generation of young writers without shady deal and having an independent and critical mind that seemed almost non-existent up until then in the Vietnamese literature.

· A general in retreat (in retirement)
· The heart of the tiger
· The vengeance of the wolf
· Demons live among us.
· Tale of love. A rainy evening
· The gold and fire
· My uncle Hoat
· In our twenties

licorneThanks to his collection of tales, Nguyễn Huy Thiệp became overnight a shining figure in the Vietnamese literature. His readers including the diaspora find in him not only the talent of a writer but also the boldness to break the taboo and the unspoken kept until then by customs and a system fallen into disuse. At present, he is considered a great Vietnamese writer. With his much sober style, he succeeds in sensitizing easily the reader because he uses metaphors and allusions with his raw language to describe the reality of today in Vietnam, the one with all alienation presently forming the social fabric of the country.

Selecting typical situations and characters in his novels and tales, he makes us uncover with terror all the contradiction of the Vietnamese society, all the unbearable truths, the gangrene of the Bad, the collapse of moral values of a society. He dares to display in public forum the collapse of a system, to scour the social flesh with his black humor and his freezing realism. He succeeds in showing us all the facets of society through his short and bare passages with a talent of a storyteller and that of a writer in total breaking off with the generation of writers compromising with the regime. If he succeeds in building news with an astonishing ease, it is a great deal due to his growing up in the countryside with his mother during his youth, and to his training as a historian when he attended teaching college in 1970 in Hanoi. The work of the Chinese historian Si Ma Qian (Tư Mã Thiên ) has an enormous influence on his tales, especially on his style. He has said one day in 1990 to the French magazine Libération: I don’t think people can write when uprooted. He preferred to stay in Vietnam in order to be able to write his tales, to reveal the true nature of a system and to express the anger and hidden feeling of a human being crushed by years in mud, war and deprivation. Although he has never been in politics, he is always a suspect in the eyes of the Vietnamese authorities because of his liberal words that shake state apparatus. He embodies the symbolic expression of the state of mind of the whole people in search of a stolen and lost treasure.

All those who defended him, in particular the manager of the Văn Nghệ. Review, have been fired. A campaign of denigration in the official media was launched in the past. He was blamed for having published the trilogy to historical argument that attacked national hero Quang Trung through his work « Dignity ». Despite censorship, threats and intimidation, the courageous newspapers continue to publish today his collections. Some of them have already been printed in French at l’Aube publishing house.

The characters in his tales are human beings sexually, morally and socially alienated. They are ordinary people that are thrown, by the ups and downs of life and the system, in perversion, humiliation, abuse, lunacy and profit. In  » There is no king », dirty old man Kiên prefers to eye quietly hairy young women, in particular his daughter-in-law Sinh who because of her 5 children she has to raise, has no means to get remarried, that’s what he said to his son Ðoài when the latter overtly criticized him. It is shocking to see an 80-year old man dying of heart attack in « The Forgotten Land », Panh who tried to fell a tree to contest a challenge and to be able to marry a 14-year old girl that he has known during his passage to Yên Châu. In « The Retirement of a general », his character, retired general Thuận cannot keep his mouth shut when he dares to speak in front of his superiors about the three activities forming the indispensable economic model in the present system: gardening, fish farming and animal husbandry. He expiates a mistake of not knowing how to protect himself. He prefers an honorable death to an ignominious life. He was buried with all military honors. He was a great man. He died for his country during a mission, which was said by general Chương to his son. One sees profit and cronyism growing in all layers of society and new people. Each country has its own customs, said by Mr. Thuyết to his sawing employees in the novel « Sawyers in the long ». Likewise, the daughter-in-law of general Thuâ.n, taking advantage of her physician role, assigned to do abortion and curettage, takes home every night abandoned fetuses in a Thermos flask to cook and feed the pigs and shepherd dogs, which presently constitutes a significant financial resource for a Vietnamese family.

Nguyễn Huy Thiệp continues to angrily munch Vietnam with his tales and stories. Like everyone in Vietnam, he tries to find a solution to his daily needs and above all to give a meaning, a signification to his existence like his character Mr. Quý in his « Nostalgia of the Campaign »: To be intellectual is to be capable of giving a meaning to the life we live. In spite of a bitter heritage, he is at least content of the consolation though his tales and stories.

But for how long ? It is a question no one can give an answer to.

 Only the future politics of Vietnam will tell us.

 

Nguyễn Huy Thiệp (Version Française)

English version
huythiep

Cantonné jusqu’en 1986 dans le travail de dessin des illustrations pour manuels scolaires dans un bureau des Editions de l’Education à Hànội, Nguyễn Huy Thiệp, profitant de la nouvelle politique d’ouverture connue sous le nom  » Ðỗi Mới « ( Renouveau ) lors du 6ème congrès du parti communiste vietnamien, publia en Janvier 1987 son premier recueil intitulé « Les vents de Hứa Tát » paru dans le journal prestigieux de l’Association des écrivains nationaux « Littérature et Art ».

Son succès ne tarda pas. Mais il le dut surtout à son recueil intitulé « La retraite du général » quand celui-ci parut en Juin 1987. Cela provoqua non seulement un séisme dans l’opinion publique vietnamienne mais aussi un espoir de voir drainer dans son sillage une nouvelle génération de jeunes écrivains sans compromission et ayant un esprit d’indépendance et de critique qui semble être quasi inexistant jusqu’alors dans la littérature vietnamienne.

Un général à la retraite
Le coeur du tigre
La vengeance du loup
Les démons vivent parmi nous.
Conte d’amour. Un soir de pluie
L’or et le feu
Mon oncle Hoat
 A nos vingt ans

licorneGrâce à ses recueils de nouvelles, Nguyễn Huy Thiệp devint du jour au lendemain la figure de proue de la littérature vietnamienne. Ses lecteurs y compris ceux de la diaspora retrouvèrent en lui non seulement le talent d’un écrivain mais aussi l’audace de briser le tabou et le non-dit entretenus jusqu’alors par les coutumes et par un système tombé en désuétude. On le considère actuellement comme le plus grand écrivain vietnamien. Avec son style très sobre, il arrive à sensibiliser facilement le lecteur car il sait se servir des métaphores et des allusions avec son langage cru pour décrire la réalité d’aujourd’hui du Vietnam, celle de toutes les aliénations formant actuellement le tissu social du pays.

En sélectionnant des situations et des héros types dans ses nouvelles et ses contes, il nous fait découvrir avec effroi toutes les contradictions de la société vietnamienne, toutes les vérités insupportables, le gangrène du Mal, l’effondrement des valeurs morales d’une société. Il ose déballer sur la place publique la débâcle d’un système, fouailler la chair sociale avec son humour noir et son réalisme glacial. Il arrive à nous montrer toutes les facettes de la société à travers ses textes brefs et dépouillés avec le talent d’un conteur et celui d’un écrivain en rupture totale avec la génération des écrivains compromis avec le régime. S’il arrive à construire ses nouvelles avec une facilité étonnante, cela est dû en grande partie à sa jeunesse qu’il a vécue dans le milieu rural avec sa mère et à sa formation d’historien qu’il a suivie à Hànội dans l’université de Pédagogie à partir de 1970. L’oeuvre de l’historien chinois Si Ma Qian (Tư Mã Thiên) a influé énormément sur ses recueils, en particulier sur son style. Il a déclaré un jour en 1990 au journal français Libération: Je ne crois pas qu’on puisse écrire quand on est déraciné. Il a préféré rester au Viêt-Nam dans le but de pouvoir écrire ses recueils, de relever le constat d’un système et d’exprimer la colère et l’exil intérieur d’un être broyé par des années de boue, de guerre et de privations. Bien qu’il ne fasse jamais de politique, il est toujours suspect aux yeux des autorités vietnamiennes car sa parole libre fait trembler les appareils de l’état et il incarne l’expression symbolique de l’état d’âme de tout un peuple à la quête d’un trésor perdu et volé.

Tous ceux qui ont pris sa défense en particulier le directeur de la revue Văn Nghệ ont été limogés. On n’a pas hésité à lancer dans le passé une campagne de dénigrement dans la presse officielle. On lui reprocha la publication de la trilogie à argument historique qui portait atteinte au héros national Quang Trung à travers l’oeuvre « Dignité ». Malgré la censure, les menaces et les intimidations, les journaux courageux continuent à publier aujourd’hui ses recueils dont certains sont déjà parus en français aux éditions de l’Aube.

Les héros de ses recueils sont des êtres aliénés sexuellement, moralement et socialement. Ce sont des gens ordinaires que les aléas de la vie et le système précipitent dans la perversion, l’humiliation, l’abus, la folie et le profit. Dans « Il n’y a pas de roi », le vieux Kiên préfère reluquer en douce sur les jeunes femmes à poil, en particulier sa bru Sinh car à cause de ses 5 enfants qu’il est obligé de nourrir et d’élever, il n’a pas le moyen de se remarier, ce qu’il dit à son fils Ðoai lorsque ce dernier l’a critiqué ouvertement. C’est choquant de voir mourir d’une crise cardiaque dans « La terre oubliée » un homme âgé de 80 ans, Panh qui a tenté d’abattre un arbre pour relever le défi et pour pouvoir épouser une jeune fille de 14 ans qu’il a connue lors de son passage à Yên Châu. Dans  » Un général à la retraite », son héros, le général retraité Thuận ne sait pas retenir sa parole en osant parler devant son supérieur des trois activités formant le modèle économique indispensable dans le système actuel: le jardinage, l’élevage des poissons et des animaux domestiques. Il expie une faute dont il n’a pas su se préserver. Il préfère une mort honorable à la vie ignominieuse. On l’a enterré avec tous les honneurs militaires. C’est un grand homme. Il est mort pour la patrie au cours d’une mission, ce que le général Chương a dit à son fils. On voit se développer à toutes les couches de la société et à tous les niveaux le profit et le copinage. A chaque pays, ses coutumes, ce qu’a dit Mr Thuyết à ses employés scieurs dans la nouvelle « les scieurs de long ». De même, la bru du général Thuận, profitant de son rôle médecin, chargé des avortements et des curetages, récupère les foetus abandonnés qu’elle ramène à la maison tous les soirs dans une bouteille Thermos pour les faire cuire et pour nourrir les cochons et les chiens bergers constituant actuellement une ressource financière non négligeable pour une famille vietnamienne.

Nguyễn Huy Thiệp continue à croquer rageusement le Viêtnam avec ses recueils et ses contes. Comme les gens du Vietnam, il essaie de trouver une solution à ses besoins quotidiens et de donner surtout un sens, une signification à son existence comme son héros Mr Quý dans « Nostalgie de la Campagne (Thương Nhớ Ðồng Quê) »: Être intellectuel c’est être capable de donner un sens à la vie qu’on mène. Malgré un héritage amer, il se contente d’avoir néanmoins sa consolation à travers ses récits et ses contes.

Mais pour combien de temps encore?

C’est une question à laquelle personne n’est capable de répondre.

Seul l’avenir politique du Viêtnam nous le dira.