Les tombes des princes Han

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Analogue à leur prédécesseur Qin Shi Huang Di, les empereurs de la dynastie des Han envoyèrent, durant leur règne, des émissaires à la recherche des endroits paradisiaques dans le but de chercher l’immortalité et d’accéder au monde divin. Ces terres mythiques sont  associées souvent à l’île Penglai (đảo Bồng Lai) située à l’est et au mont Kunlun (Côn Lôn) à l’ouest dans les croyances de l’époque des Han. C’est la montagne où demeure la Reine Mère de l’Ouest (Tây Vương Mẫu)(Xiwangmu) ayant détenu l’élixir d’immortalité. C’est pour cette raison qu’on trouve sa présence récurrente dans le décor des tombes des Han. Cela témoigne non seulement de sa popularité mais aussi de la conception taoïste liée à la prolongation de la vie au-delà la mort. Selon certaines rumeurs non vérifiées et injustifiées, Zhang Quian fut chargé au départ par Wudi pour rechercher les recettes d’immortalité du côté du mont Kunlun, la demeure occidentale des immortels. Vêtus toujours d’une tunique longue, ceux-ci ont un visage allongé et anguleux, une large bouche au dessus d’un menton pointu, des sourcils arqués et de larges oreilles, ce qui leur donne une silhouette assez étrange et un aspect émacié. Une fois le dao atteint, ils ont des ailes aux épaules. Dans la conception taoïste de l’au-delà, pour garder l’intégrité physique du défunt et l’immortalité de son âme, il faut obturer les 9 orifices de son corps par les pièces en or et en jade. (bouche, oreilles, yeux, narines, urètre, rectum).

Puis il faut faire porter au défunt un masque ou un costume de jade dont l’utilisation est régie par un protocole hiérarchique très strict.

Pour les empereurs, le costume de jade est cousu de fils d’or. Quant aux rois et autres dignitaires moins importants, leur costume de jade n’a que des fils en argent ou en cuivre. L’emploi du costume reflète la croyance des Han en la pérennité de l’âme dans l’au-delà car on attribue  au jade des propriétés apotropaïques permettant de favoriser l’immortalité de l’âme.

À l’époque des Han, la conception dualiste de l’âme fut évoquée dans plusieurs textes chinois comme le Huainanzi de Liu  An (Hoài Nam Tữ). Chaque individu a deux âmes: l’une appelée hun va au ciel et l’autre appelée po disparaît physiquement avec le défunt. Pour empêcher l’âme hun de s’échapper par les orifices du visage, le masque ou le costume s’avère indispensable.

Cette conception dualiste de l’âme est-elle vraiment chinoise ou empruntée à une autre civilisation, celle des Baiyue? On la trouve chez les Mường, les cousins des Vietnamiens, vivant dans les coins les plus refoulés des régions montagneuses du Vietnam. Pour les Mường, il y a dans un être humain plusieurs âmes qu’ils nomment wại. Celles-ci se divisent en deux catégories: wại kang (les âmes fastueuses) et wại thặng (les âmes dures). Les premières sont supérieures et immortelles tandis que les secondes, attachées au corps, sont mauvaises. La mort n’est que la conséquence de l’évasion de ces âmes.

Il est important de rappeler que la culture du royaume de Chu (Sỡ Quốc) conquis par Qin Shi Huang Di lors de l’unification de la Chine avait une originalité particulière, une langue propre, celle des Bai Yue. Il existe à partir de l’époque des Qin-Han, une institution impériale, les fangshi qui étaient des lettrés locaux considérés comme des magiciens spécialisés dans les rites aux étoiles et dans les recettes du gouvernement.

Leur rôle consistait à recueillir chacun dans son territoire propre, les procédés rituels, les croyances, les médecines locales, les systèmes de représentations, les cosmologies, les mythes, les légendes au même titre que les produits locaux et à les soumettre à l’autorité politique afin que celle-ci pût les retenir ou non et les incorporer sous forme de règlements dans le but d’augmenter la puissance impériale dans une nation ethnologiquement très diversifiée et de donner à l’empereur les moyens de sa vocation divine. Tout devait être collecté et ajouté au service du fils du Ciel dans le but d’asseoir sa légitimité sur des territoires récemment conquis aux barbares.

___C’est l’un des traits caractéristiques de la culture chinoise : Elle sait accepter et absorber les cultures étrangères sans qu’on puisse  parler de vacillation ou de modifications culturelles.___

C’est ce qu’a écrit le célèbre philosophe chinois du XXème siècle Liang Shuming dans l’introduction de son ouvrage intitulé « les idées maîtresses de la culture chinoise » (traduction de Michel Masson). Cela rejoint la remarque suivante qu’a soulignée l’ethnologue et sinologue française Brigitte Baptandier dans son texte de conférence lors d’une journée d’étude de l’APRAS sur les ethnologies régionales à Paris en 1993:

La culture chinoise s’est donc formée au cours des siècles comme une sorte de mosaïque de cultures. II faut une lente perfusion de sang barbare à la Chine  en réadaptant cette belle formule de l’historien F. Braudel pour la France avec les barbares.



Les brûle-parfum boshanlu (encensoir en forme de montagne Bo) étaient censés de représenter les montagnes mythiques baignées de nuages et de vapeurs qi (énergie cosmique vitale). La popularité de ces brûle -parfums était due en grande partie à la pensée des Han sur l’immortalité et au culte des monts sacrés.

Boshanlu


Selon l’estimation du doyen des archéologues chinois Wang Zhongsu, depuis 1949 il y a plus de 10.000 tombes fouillées pour la seule dynastie des Han. Grâce aux découvertes archéologiques majeures des tombes de Mme Dai et de son fils à Mawangdui (Mã Vương Đôi) (Changsa, Hunan), (168 av. J.C.) ou de la tombe du fils de l’empereur Jindi, le prince Han Liu Sheng et de son épouse Dou Wan (Mancheng, Hebei) (113 av. J.C.) ou encore de la tombe de Zhao Mo (Triệu Muội), petit-fils de Zhao Tuo (Triệu Đà) et roi de Nanyue (Xianggang, Guangzhou) (120 av. J.C.), les archéologues commencent à mieux connaître l’art des Han à travers des milliers d’objets d’exception en jade, en fer et en bronze, des céramiques, des laques etc… Ceux-ci témoignent de l’opulence et de la puissance des cours princières sous les Han. Ils sont parfois des exemplaires uniques révélant non seulement le travail technique de belle facture et la préciosité des matériaux mais aussi la particularité régionale. Lors des fouilles, les archéologues ont constaté qu’il y a une rupture dans l’art chinois, un changement profond correspondant historiquement au développement des empires unifiés (Qin et Han) et au contact des influences étrangères.

La présence des objets séculaires, en particulier celle de la vaisselle en bronze qu’on est habitué à retrouver à l’époque des Zhou, cède la place au développement de l’art figuratif et des représentations imagées. Il y a incontestablement l’influence notable des autres sphères culturelles dans le domaine de l’art Han, en particulier celui de la culture matérielle. Désormais, le culte des ancêtres ne se déroulait plus au temple comme cela avait été effectué à l’âge du bronze mais il avait lieu même dans les tombes et dans les sanctuaires proches de celles-ci. De plus, à l’image de l’empereur Qin Shi Houang Di, les empereurs Han et leurs princes avaient tendance de faire de la tombe une réplique de leur demeure royale terrestre.

Cette conception remonta à l’époque des Zhou (Nhà Châu) et fut illustrée fréquemment dans les pratiques funéraires des élites du royaume de Chu.(Sỡ Quốc). Analogues à ces dernières, les Han croyaient en la pérennité de l’âme dans le monde de l’au-delà. La vision de la mort était considérée comme une continuité de la vie. Cette croyance continue à être vivace aujourd’hui en Chine lors de la fête de Qingming (lễ thanh minh) avec les sacrifices offerts aux ancêtres: des billets factices et des objets funéraires brûlés. C’est pour cette raison qu’on retrouve lors des fouilles, tout ce qu’ils possédaient de leur vivant: des objets préférés, des figurines en terre cuite représentant leur domesticité ainsi que des linceuls de jade permettant de réduire la mort à néant.

Les tombes impériales des Han sont signalées par la présence d’un haut tumulus artificiel situé dans une enceinte rectangulaire où se trouvent également les sépultures et les fosses annexes. La structure de leurs tombes devient de plus en plus complexe et rivalise souvent avec celle de leur palais avec des fosses séparées et ayant chacune une fonction distincte (magasin, écurie, cuisine, salle de banquet etc…). C’est le cas du site de Liu Qi connu sous le nom d’empereur Jindi et de sa femme, l’impératrice Wang dans la banlieue Xian. C’est dans ces fosses qu’on retrouve des objets de luxe (vases, bassins, brûle-parfums, miroirs, poids pour les nattes, chaudrons, lampes, poignards etc…) ou de la vie quotidienne (céréales, tissus, viande etc…) du défunt qui laissent pantois et muets d’admiration les archéologues, à côté des figurines (ou mingqi) de terre cuite. Celles-ci peuvent être soit des figurines d’animaux domestiques soit des statuettes humaines.

Grâce à la route de la soie et à l’expansion chinoise, un grand nombre de traditions artistiques régionales, de modes étrangères et de produits nouveaux contribuaient à la floraison artistique des Han. Le cosmopolitisme joua certainement un rôle important à cette époque. La splendeur des objets de luxe retrouvés dans les tombes révèle non seulement le faste et le raffinement des cours princières mais aussi le goût de l’exotisme.

Les danses et musiques de Chu, les chants de Dian, l’art des baladins d’Asie Centrale renouvellent les divertissements de la cour. Les contacts avec les arts de la steppe favorisent l’enrichissement du répertoire décoratif.

Analogue au jade, le bronze était l’un des matériaux très prisés par les Chinois. A l’époque des Han, la popularité du bronze commença à décliner car pour le culte des ancêtres, on n’eut plus besoin des ensembles complets de vases rituels en bronze mais on préféra à leur place des objets en laque à l’imitation du royaume de Chu. Ce dernier avait eu l’occasion de les décorer fréquemment avec des motifs ou des figures d’une grande imagination selon sa mythologie propre à l’époque des Royaumes Combattants.

Malgré le déclin visible dans les tombes des princes Han, le bronze était très utilisé dans les ornements de char et dans les objets de luxe retrouvés.

 ART DE VIVRE (SUITE)

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Empire de Han Wu Di ( Đế Chế Hán Vũ Đế): Route de la soie

Empire de Han Wu Di

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Sur le plan politique, l’empire de Wudi commença à être mieux affermi dans la mesure où la rénovation du confucianisme offrait la possibilité aux gens ambitieux et brillants de la couche populaire d’accéder à des postes importants dans l’administration qui était jusque-là détenue par la vieille garde constituée essentiellement par les nobles, les taoïstes et les tenants du huanglao. Grâce au concours d’examen, le mérite remplaçait désormais les privilèges de la naissance. Mais son empire n’était pas encore à l’abri d’une rébellion et des rivalités qui continuaient à aller bon train dans la cour des Han. L’échec du séparatisme (en -122 avant J.C.) du seigneur Liu An, connu pour son oeuvre encyclopédique Huainanzi (Hoài Nam Tử) sur les connaissances de l’époque, témoigna de la difficulté de mettre au pas la noblesse, même après une quinzaine d’années de règne de Wudi.

Comme son père, l’empereur Jindi (Hán Cảnh  Đế) , eut connu sous son règne, la révolte organisée par la coalition de sept royaumes montée en -154 avant J.C. par le prince Wu, Wudi décida de mener à son terme le démantèlement systématique des fiefs des seigneurs dans le but de parer à toute tentative de rébellion. Désormais, l’apanage ne revenait pas seulement au fils aîné du roi vassal décédé mais il devait être partagé entre tous les fils de ce dernier. Ceux-ci ne jouaient aucun rôle politique à part le privilège de la fortune que leur fief leur procurait. Par ce morcellement astucieux, il suffit de quelques générations de succession pour faire disparaître des principautés importantes et disperser leurs forces. De plus, il nomma pour chaque région, un inspecteur itinérant (thứ sử) chargé de contrôler et de superviser non seulement les familles puissantes mais aussi les préfets. Quant aux rivalités de la cour, Wudi sut en tirer parti avec habileté en favorisant la confrontation et la compétition de ses conseillers dans les débats parfois stériles afin de consolider un pouvoir central puissant mais juste et moral.

En nommant un secrétariat chargé d’examiner les rapports et les pétitions des ministres, il ôta de facto le rôle du premier ministre. C’est dans cette optique qu’il renforça le caractère autocratique de son règne. Il ne pardonna aucune faute lorsque l’un de ses conseillers ou de ses généraux l’ont commise.

C’est le cas de l’extraordinaire archer Li Guang (Lý Quảng) surnommé « le général volant » par les Xiongnu. Il fut dégradé pour commettre la faute de s’être égaré dans le désert avec ses soldats lors d’un engagement contre les Xiongnu. Mais sa peine put être commuée par une amende de substitution. Le rachat des peines et des amendes était très fréquent à l’époque Han. Même la plaidoirie de la défense risqua de mettre en péril également la vie du défenseur car il était accusé de tromper l’empereur. C’est le cas de l’historien célèbre Sima Qian (Tư Mã Thiên) qui  fut condamné à la castration pour défendre la famille de l’officier Li Ling (Lý Lăng), petit-fils du général Li Guang, taxé de rejoindre les Xiongnu. Les mesures prises par Wudi dans bien des domaines témoignèrent des pires méthodes légistes. Ses conseillers et ses généraux étaient à la merci de ses appréciations. Ils purent  être démis facilement de leur fonction pour des fautes vénielles avant d’être promus ailleurs. Récompenses et punitions faisaient partie de la ligne de conduite que Wudi adopta pour ses collaborateurs. Leur crainte permit à Wudi de développer son art de gouverner à bon escient. Il est rare de trouver sous le règne de Wudi des officiels conservant leur poste au delà de cinq ans excepté Gongsunhe, son ministre des équipages pouvant garder son poste pendant plus trente ans. Il n’y a que l’érudit Dong Zhongdhu qui sut se retirer de la cour au bon moment pour éviter la disgrâce.

Sur le plan économique, sur les conseils de Sang Hongyang (Công Tôn Hoằng), il abolit la loi permettant les riches de battre la monnaie, d’extraire du sel par évaporation et de couler de la fonte. Désormais, l’état monopolisa ces opérations afin d’accroître ses revenus. Pour aider les paysans, l’état achetait certaines marchandises en surabondance lorsque leurs prix baissèrent et les revendit à meilleurs prix en cas de pénurie. Cette mesure avait pour but de contrôler les fluctuations des prix et d’empêcher les spéculations des grands marchands. C’est aussi à l’état d’assurer le contrôle de la circulation des denrées par l’intermédiaire des junshu (ou bureaux des transports de l’état). Wudi créa une taxe sur les biens ( charrettes, bétail, bateaux etc.) des commerçants et des usuriers qui étaient responsables de la déclaration de leurs capitaux. En cas de fraude, ils risquèrent de perdre leurs biens et d’être punis par deux ans de service militaire à la frontière. Selon les documents de l’historien Sima Qian, le début de son règne fut favorisé par les six décennies de la reprise graduelle des forces productives encouragée par ses prédécesseurs. La caisse de l’état accusait un excédent. La population était bien vêtue et nourrie. Ce début de règne était connu comme la période yang où il y avait la stabilité politique en même temps que l’abondance de la nourriture pour toute une population estimée à plus de 50 millions d’habitants selon le premier recensement à grande échelle en l’an 2 après J.C. évoqué par Sima Qian dans ses mémoires historiques.

Selon le sinologue français, Marcel Granet, la politique adoptée par Wudi reflétait bien le caractère révolutionnaire. Wudi sut s’intéresser seulement à son intérêt immédiat, tenta de trouver des solutions au cas par cas aux problèmes urgents, délaissés une fois résolus et se servit des collaborateurs pour une courte durée dans le but d’obtenir le résultat escompté. Lorsque ceux-ci étaient connus pour leurs exploits et devenaient trop « dangereux », il décida de les éliminer. La méfiance d’un tyran entouré par des conseillers légistes n’ayant aucune grande profondeur d’esprit, ne permit pas à la Chine de saisir à cette époque la rare opportunité de devenir un pays solide et organisé.

Son empire pouvait vaciller du jour au lendemain. Les Xiongnu constituaient toujours un souci majeur pour Wudi malgré la politique de heqin adoptée jusque-là par ses prédécesseurs. Leur insoumission et leur insolence continuaient à humilier les Han. Pour défaire un ennemi aussi invisible comme les Xiongnu, Wudi fut obligé de réorganiser son armée et de la rendre plus apte à la mobilité dont l’objectif consiste à déloger l’adversaire et saisir son bétail au cœur de son campement par des raids rapides avec un nombre restreint de cavaliers comme cela a été opéré par les Xiongnu. Pour cela, l’usage du char est abandonné dans les engagements militaires. Puis il faut abandonner la tradition des officiels de porter la robe traditionnelle au profit d’un pantalon pour ne pas être gênés dans leur chevauchée et vaincre les réticences des militaires de monter les chevaux car leur position jambes écartées est assimilée à la position accroupie employée par les gens ordinaires.

Cette tactique permet de porter des coups aux Xiongnung mais elle n’arrive pas à les soumettre définitivement. C’est pourquoi Wudi dut opter d’autres mesures parmi lesquelles figurent l’amélioration du réseau routier qui est non seulement l’épine dorsale du système économique mais aussi la clé du succès dans le transport des troupes et des vivres. Il y a désormais sur les routes Han des relais postaux, des écuries pour les chevaux, des auberges pour les fonctionnaires, des hôtelleries pour les voyageurs ordinaires et même des geôles pour les prisonniers. Le réseau routier devient ainsi au fil des siècles le facteur clé de l’expansion militaire et l’outil efficace de la pénétration culturelle des Han. Il n’a d’égal que le réseau romain.


Le règne de Wudi marque l’âge d’or de la dynastie des Han. C’est sous ce règne que le Vietnam fut annexé en 111 avant J.C. C’est la première domination chinoise durant presque 1000 ans. 

Références bibliographiques.

  • Précis d’histoire de Chine. Editions de langues étrangères. Beijing
  • Văn Hóa Nam Chiếu-Đại Lý. Nhà xuất bản văn hóa thông tin. Hànội 2004
  • La grande époque de Wudi. Editions You Feng. Dominique Lelièvre. 2001
  • Lịch sử văn minh Trung Hoa. Will Durant. Nguyễn Hiến Lê dịch. NBX Nhà văn hóa thông tin. 2006

Ce réseau routier nécessite en plus, tout le long de la frontière nord dans la région Gansu, l’installation de plusieurs garnisons, autour de leurs tours de guet dont certaines sont hautes de 18m dans le but de surveiller le mouvement des Xiongnu, de le signaler avec les signaux de fumée, de protéger ceux qui empruntent la route et d’engager des actions défensives en coordination avec l’état major. La victoire des Han dépend d’autres facteurs aussi importants que ce réseau routier. L’approvisionnement des vivres pour les garnisons est souvent un défi quotidien sans parler des difficultés majeures rencontrées par l’armée de Wudi dans la poursuite des Xiongnu au de là de la frontière vers des régions inconnues. Cela exige l’engagement d’un nombre élevé de chevaux et la connaissance du terrain améliorée progressivement par le tracé des cartes et le repérage des points d’eau ainsi que la collaboration des populations locales. Parfois, il est indispensable de reconstituer rapidement la cavalerie en cas de perte importante. On peut citer l’exemple de la campagne du Ferghana contre le Dayuan (Đại Uyển) en l’an 104 avant J.C. Sur les 60.000 soldats engagés et 3000 chevaux emmenés, le général de Wudi, Li Guanli (Lý Quảng Lợi) revint avec 10.000 soldats et 1000 chevaux. Pour cela, la cour des Han dut encourager les gens à élever les chevaux pour la remonte, fixer le prix d’un étalon à un prix standard assez élevé et promouvoir l’introduction de races nouvelles des contrées occidentales. La reconstitution rapide de la cavalerie s’avère indispensable dans les expéditions lointaines.

Elle n’est pas étrangère au nombre de haras en constante augmentation et à l’amélioration des fourrages par la plantation de luzerne (Chi linh lăng) dont les graines ont été ramenées par Zhuang Qian (Trương Khiên) lors de sa mission d’exploration en Asie centrale. C’est par celle-ci que Zhuang Qian a découvert dans la vallée de Ferghana (Ouzbékistan d’aujourd’hui) les magnifiques chevaux suant du sang (*)(ngựa hãn huyết) et a ramené en -114 avant J.C. quelques spécimens de la même race offerts par les Wusun, les alliés de Wudi en Asie centrale. Leur taille, leur vitesse et leur force plurent tellement au grand amateur de chevaux qu’était Wudi. Mais leur exploit est supposé moins performant que celui des Dayun (Ferghana). Grâce aux sabots plus durs, les chevaux des Dayun peuvent parcourir mille li par jour. Envieux d’avoir les chevaux de ces derniers, Wudi organisa l’expédition militaire contre le Dayuan ayant eu tort de refuser de les lui offrir en échange des cadeaux. Il n’hésita pas à donner plus tard à ces équidés le nom de « chevaux célestes »(tianma)(thiên mã).

Ceux-ci devenaient ainsi le symbole de puissance et de prestige car Wudi se sentit humilié et vexé par le refus d’un petit royaume perdu dans la vallée de Ferghana. Le coût de l’expédition militaire était exorbitant non seulement en équipement et chevaux mais aussi en vies humaines pour un bilan assez mitigé avec une trentaine de chevaux célestes et trois mille étalons et juments plus ordinaires. Pourtant l’armée de Wudi fut triée sur le volet en prenant en grande partie de véritables soldats de métier et des condamnés ainsi que les cavaleries fournies par les commanderies des régions frontalières. Ces soldats enrôlés devaient être capables d’avoir une remarquable endurance physique, d’effectuer de longues marches et d’investir une ville.

Selon l’historien Sima Qian, ce n’était pas la mort au combat ou le manque de vivres qui étaient responsables de ces pertes importantes mais seulement la soif et l’obsession des généraux de vouloir gagner la guerre à tout prix car leur vie dépendait de la victoire ou de l’échec de ces opérations. Récompenses et punitions sévères voire condamnations à mort faisaient partie des lots que Wudi leur réservera sans aucune illusion dès leur retour en Chine. Des généraux valeureux furent obligés de se suicider ou se rendre à l’ennemi ( Li Quian, Li Ling, Li Guanli etc.). La campagne de Ferghana était bouclée seulement en un an (Printemps de l’année -102 -Printemps de l’année -101).

Naissance de la route de la soie

Désormais, après la campagne du Ferghana, tous les royaumes situés sur le passage emprunté par l’armée Han ( connu plus tard sous le nom de la « route de la soie » ) acceptaient la vassalité de la Chine excepté les Xiongnu. Pour combattre ces derniers, Wudi tenta de chercher d’abord des alliances avec les ennemis de Xiongnu, les Da Yuezhi (ou grands Yuezhi) en envoyant une délégation conduite par Zhuang Qian en Asie centrale en -139. Finalement ce dernier ne réussit pas à remplir sa mission car il fut retenu par les Xiongnu pendant 10 ans avant de parvenir à s’évader pour découvrir durant sa fuite le Ferghana (Dayuan), la Sogdiane (région de Samarcande), la Bactriane (l’actuel Turkménistan) et le nord de l’actuel Afghanistan. Par contre, lors de son retour en Chine en l’an -126 avant J.C., il fit le rapport à Wudi. Cela lui permit de découvrir les pays que Zhuang Qian a visités et lui évoquer non seulement la possibilité de rejoindre le royaume de Shendu (l’Inde) à partir de Shu (Sichuan, Tứ Xuyên) mais aussi la puissance d’un empire lointain de nom Daquin (empire romain). À défaut d’avoir des alliés contre les Xiongnu, il était possible de trouver désormais des partenaires commerciaux s’intéressant aux produits chinois: soie, objets en laque, outils en fer etc. en échange du jade, des chevaux et de la fourrure.

La route de la soie était ainsi née et devenait le lien entre l’Orient et l’Occident. C’est seulement en l’an -115 que Zhuang Qian fut chargé de nouveau par Wudi pour une nouvelle mission diplomatique dans les contrées occidentales. Cette fois, il réussit à ramener non seulement la grande variété des plantes et des produits naturels (luzerne, le vin, le raisin, les noix, les grenades, les fèves, les lainages, les tapis etc.) mais aussi des éleveurs de chevaux, les Wusun. Impressionnés par la splendeur et la richesse de la cour des Han, ceux-ci acceptèrent de s’associer plus tard à l’entreprise proposée par Wudi et reconnurent implicitement la suzeraineté de la Chine. Cette alliance fut suivie par l’envoi d’une princesse chinoise de sang royal au roi des Wusun qui avait l’occasion de signaler deux fois à Wudi les intentions belliqueuses des Xiongnu durant cette alliance.

DEUX MONDES, DEUX EMPIRES:

Vers l’an 100 après J.C., l’empire des Han était comparable à celui de Rome. L’économie du premier était basée essentiellement sur les paysans tandis que celle du second reposait sur l’esclavage.

Conquêtes chinoises :Nan Yue et Ye Lang

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(*) Cette sueur est liée à la présence d’un parasite provoquant des hémorragies.

Paris et ses passages insolites (Ba Lê với các hành lang lạ thường)

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Không  được biết  đến trong thời gian qua,  các hành lang ở Paris nay trở thành một trong những điểm thu hút du khách nhiều nhất là trên phương diện kiến trúc và du lịch. Trong những năm 1850, Paris có ít nhất 150 hành lang với mái che kính và mô hình kiến trúc  nầy được truyền bá rộng rãi  đến  các thành phố lớn  ở tỉnh như Bordeaux, Nantes và ở ngoại quốc như  các nước Ý Đại Lợi , Thổ Nhi Kỳ, Anh quốc vân vân… Các hành lang nầy được  thấy phần đông ở bên bờ  phải của sông Seine  nhất là ở khu  đại lộ (Grands Boulevards).  Nhưng vì dự án đô thị hóa qua các công trình xây cất của nam tước Haussmann và sự phát triển nhanh lẹ của các cửa hàng như Le Bon Marché, la Samaritaine, le Printemps khiến một số hành lang bị phá hủy từ đó.  Hiện nay chỉ còn lại hai chục hành lang ở Paris.   Các hành lang nầy  từ nay thuộc  về di sản kiến trúc và ghi nhớ của  kinh đô ánh sáng Paris.

Méconnus jusqu’à une date récente, les passages de Paris redeviennent aujourd’hui l’un des attraits touristiques et architecturaux de Paris. Dans les années 1850, Paris possède au moins 150 passages couverts et exporte le modèle vers d’autres villes françaises (Bordeaux, Nantes etc …) et vers l’étranger (Italie, Turquie, Grande-Bretagne etc …). Ces passages se regroupent sur la rive droite de la Seine, en particulier dans le quartier des Grands Boulevards. Plusieurs passages ont été démolis au profit de l’urbanisation entamée par les grands travaux du baron Haussmann et de l’essor de grands magasins ( Le Bon Marché, la Samaritaine, le Printemps etc …). Il ne reste qu’une vingtaine de passages aujourd’hui à Paris. Ils font partie désormais du patrimoine architectural et mémoriel de la capitale.

 

Passage des Panoramas 

Galerie Colbert

Passage des Princes

Passage Jouffroy

Galerie Vivienne  etc.

 

 

Một ngày thư thản và lững thững dạo các hành lang

Une journée de la détente et de la flânerie dans les passages

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Italie (Ý Đại Lợi)

Italie (Ý Đại Lợi)

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Voyage d’été 2017: Venise (Ý Đại Lợi)

 

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Thường được gọi là thành phố trên mặt nước , Venise được ra đời vào thế kỷ thứ 5  sau khi Đế chế La Mã bị sup đổ.  Người dân ở đất liền  tìm những vùng lân cận  có đầm  lầy  như  các hòn đảo cát Torcello, Iesolo và Malamocco để trốn tránh các người phương bắc, người Hun và cần một nơi như Venise có một vị trí để bảo đảm có nước và trong trường hơp bị vây hảm có sự tiếp tế dễ dàng và nhất là nước là hàng rào thiên nhiên chống địch. Venise vì nằm trên nhiều hòn đảo nhỏ nên được có vô số  các cầu nổi. Sự xây cất nhà cửa cũng tùy thuộc tầm vóc của các căn nhà trọng đại nặng nhẹ hay không. Nếu căn nhà không nặng chi cho mấy thì được xây cất  trực tiếp trên đất  liền. Còn nếu không thì cần các cộc gỗ (pali)   được  cắm sâu vào nền đất  cứng (carento) để   cũng cố nền  đất trước khi dựng sau đó một sàn gổ  (plancher) dày hay mỏng và công việc xây cất được bất đầu với gạch (briques).  Đôi khi còn cần phải tính toán trù liệu sự gặm mòn nước  biển với  các tòa nhà gần ven sông. Bởi thế đá đặc Istrie, một loại đá trắng có tiếng là bền,   đến từ vùng Balkans  được  trọng dùng qua nhiều thế kỷ.

Để giới hạn trọng lượng  của các căn nhà, thường thấy có rất nhiều  cửa sổ trên các mặt chính bằng đá , các sườn nhà bằng gỗ sồi thường đúc trong vôi vữa (mortier),  các xà nhà (poutres) cũng như các rầm (solives) đều dùng  để hấp thụ  tất các chuyển động xuất phát từ sự hoạt động địa chấn ở phá (lagune). Khách du lịch ngoại quốc đi theo tour thường được cư trú  ở ngoại ô vì ở trung tâm thành phố, giá khách sạn quá đắt đỏ một đêm có thể lên  đến cả  ngàn euro. Vì vậy sáng phải lấy tàu đi vào thành phố, có dịp cho tớ chụp hình thỏa mái. Đến đây không đi  thuyền gondole, là mất đi niềm vui trọng đại vì  bạn có  dịp  ngắm cảnh trong thành phố Venise qua các con kênh nho nhỏ và các ngóc ngách mà không thể nào biết khi đi bộ. Đến đây cũng  không nên quên cái cầu than thở bằng gạch trắng Istrie với phong cách baroque, một cái cầu mà bao nhiêu người trước khi bị hành quyết phải  đi qua.  Cái cầu nầy thông đến toà án Des Doges  ở quảng trường Saint Marc,  có đôi hành lang và hai hướng khác nhau, một hướng là đi đến ngục tù  tối ẩm thấp còn hướng kia  thì đến  các phòng « chì »   sẻ bị ghẹt thở   bởi sức nóng  từ các bản chì  phủ kín của các mái nhà.

Đây là một « quan tài biết bay » , đó là cái tên mà nhà văn hào Pháp  André Suarès dùng  khi nói đến cái cầu nầy.  Venise cũng là thành phố  quê hương của Marco Polo, một thương gia  thám hiểm nổi tiếng   đã mang về, theo một giã thuyết, cách làm mì từ Trung Hoa dưới  thời  nhà Nguyên  của Đại Hãn Hốt Tất Liêt ở   đầu thế kỷ 13. Nhưng trong quyển sách tựa đề « La cuicina italiana » , ông  Giuseppe Mantovano  có   lưu  ý rằng   tất cả loại  mì đã  có trước khi Marco Polo trở về.  Như vậy có thể một loại mì nào  đấy thời  đó không  có  ở Venise được mang về không?  Ở  Ý , lúc nào trong menu  của buổi  cơm tối ở khách sạn Ý là cũng có pasta (hay pâte), đó là  món ăn đầu tiên mà tớ   được  ăn  hai ngày liên tiếp.  

Version française

Connue souvent comme une ville bâtie sur l’eau, Venise prit naissance au Vème siècle après la la chute  de l’empire romain. Les habitants vivant sur terre cherchèrent  les  alentours des régions marécageuses  comme les îlots Torcello, Iesolo và Malamocco pour  trouver refuge et fuir les gens du Nord , les Hun et choisirent Venise comme le lieu idéal pour son eau, un barrage naturel contre les ennemis et une nécessité primordiale  en cas de siège et de ravitaillement. Étant étendue sur plusieurs îlots, Venise possède un grand nombre de ponts.  Le choix de la construction des bâtisses est lié étroitement à leur taille imposante ou non.  Si elle a une stature légère, elle est construite directement sur le sol. Par contre, pour les édifices plus élevés et plus imposants, on a besoin de consolider et soutenir  leur fondation par la plantation des pieux (palis) de deux à quatre mètres enfoncés  jusqu’à l’atteinte de la couche de la terre solide (carento)  avant d’installer le plancher de bois plus ou moins épais avant de mettre en place la maçonnerie en briques. Parfois, il est nécessaire de prévoir la corrosion entamée par l’eau de mer pour les bâtisses au bord des rivières. C’est pourquoi la pierre compacte  d’Istrie, connue pour sa résistance et provenant des Balkans est utilisée au fil des siècles.

Pour limiter le poids de ces bâtisses, on est habitué à installer un grand nombre de fenêtres sur des façades en marbre, à employer des charpentes coulées dans le mortier, à utiliser et à assembler des poutres et des solives dans le but d’absorber les variations sismiques  dans la lagune et à rendre ces bâtisses plus résistantes en les alignant côte à côte en cas des secousses telluriques. La plupart des circuits touristiques proposent  des hôtels situés souvent  aux alentours  de Venise car le prix d’une chambre dans le centre de Venise  est très élevé, pouvant atteindre jusqu’à un millier d’euros. C’est pour cette raison qu’il faut prendre l’embarcation pour atteindre le centre-ville de Venise. C’est aussi une occasion unique pour moi de pouvoir prendre des photos à ma guise. En venant à Venise, on ne peut pas se passer des gondoles car c’est un plaisir inouï de  nous permettre de découvrir Venise au fil de l’eau  dans les recoins.

On ne peut pas oublier non plus le pont des Soupirs en marbre blanc d’Istrie de style baroque, un pont que les prisonniers ont dû emprunter avant la sentence. Donnant accès au palais des Doges, ce pont possédait deux couloirs dans deux directions différentes, l’un emmenant le condamné dans un cachot  humide et tout sombre  et l’autre dans des cellules  où le prisonnier serait suffoqué rapidement  par l’excès de la chaleur emmagasinée dans les toits recouverts de plaques en plomb. C’est le « sarcophage qui s’envole », une expression employée par l’écrivain français André Suarès pour désigner ce pont.  Venise c’est aussi la ville natale  du marchand explorateur célèbre Marco Polo. Selon une vieille légende toujours tenace jusqu’à aujourd’hui,  c’est lui qui aurait introduit les pâtes en Italie   après les avoir ramenées de Chine au début de la dynastie des Yuan (Kubïlai Khan).

Mais dans son ouvrage intitulé   « La cuicina italiana« , Giuseppe Mantovano a noté que  plusieurs  sortes de pâtes étaient   déjà présentes avant le retour de Marco Polo. Peut-être y a-t-il une variété de pâte inconnue ramenée  à cette époque à Venise? En Italie, dans le menu du dîner proposé par les hôtels italiens, il y a toujours du pasta (pâte).  C’est le plat d’entrée que j’ai eu deux jours de suite dans les hôtels italiens.

Version anglaise

Often known as a city built on water, Venice was born in the 5th century after the fall of the Roman Empire. The inhabitants living on land sought refuge in the surrounding marshy regions such as the islets of Torcello, Iesolo, and Malamocco to escape the people from the North, the Huns, and chose Venice as the ideal place for its water, a natural barrier against enemies and a vital necessity in case of siege and supply. Being spread over several islets, Venice has a large number of bridges. The choice of building construction is closely linked to their imposing size or not. If it has a light stature, it is built directly on the ground. However, for taller and more imposing buildings, it is necessary to consolidate and support their foundation by driving piles (palisades) two to four meters deep until reaching the solid earth layer (carento) before installing the wooden floor, more or less thick, before setting up the brick masonry. Sometimes, it is necessary to anticipate corrosion caused by seawater for buildings on the riverbanks. That is why the compact Istrian stone, known for its resistance and coming from the Balkans, has been used over the centuries.

To limit the weight of these buildings, it is common to install a large number of windows on marble facades, to use frameworks cast in mortar, to use and assemble beams and joists in order to absorb seismic variations in the lagoon and to make these buildings more resistant by aligning them side by side in case of earthquakes. Most tourist circuits offer hotels often located around Venice because the price of a room in the center of Venice is very high, reaching up to a thousand euros. For this reason, it is necessary to take a boat to reach the city center of Venice. It is also a unique opportunity for me to be able to take photos at my leisure. When coming to Venice, one cannot do without gondolas as it is an incredible pleasure to allow us to discover Venice along the waterways and in its nooks and crannies.

One cannot forget either the Bridge of Sighs made of white Istrian marble in Baroque style, a bridge that prisoners had to cross before sentencing. Providing access to the Doge‘s Palace, this bridge had two corridors going in two different directions, one leading the condemned to a damp and very dark dungeon, and the other to cells where the prisoner would quickly suffocate from the excess heat stored in the roofs covered with lead plates. It is the « flying sarcophagus, » an expression used by the French writer André Suarès to refer to this bridge. Venice is also the birthplace of the famous merchant explorer Marco Polo. According to an old legend still persistent today, he was the one who introduced pasta to Italy after bringing it back from China at the beginning of the Yuan dynasty (Kublai Khan).

But in his work entitled « La cucina italiana, » Giuseppe Mantovano noted that several types of pasta were already present before Marco Polo’s return. Perhaps there is a variety of pasta unknown brought to Venice at that time? In Italy, on the dinner menu offered by Italian hotels, there is always pasta. It is the starter dish I had two days in a row in Italian hotels.

 

Thành phố của các kênh đảo

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Bruges (Belgique)


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Voyage d’été 2017: Milan (Ý Đại Lợi)

 

Version française
Version anglaise
Galerie des photos

Tọa lạc tại  phía bắc của đồng bằng Lombardie, Milan thường được xem  là một trong những thành phố thời trang  nổi tiếng  hàng đầu ở Âu Châu cùng Paris và Londres. Milan không những  là thành phố thứ nhì của Ý Đại Lợi mà còn là thành phố mua sắm lý tưởng nhất vì  Milan hội tụ những nhà thiết kế tài ba như  Giorgio Armani, Guccio Gucci, Gianni Versace vân vân…Galerie  Vittorio Emanuele II ở quảng trường Plazza del Dumo được coi là trung tâm mua sắm cổ xưa nhất thế giới với hai tọa nhà mái vòm có trần nhà kính, một dài 196 m một ngắn 105,5 m. Hai tọa nhà  nầy đụng nhau thành hình chữ thập latin ở giữa dưới vòm hình bát giác  bằng kính cao hơn 40 m . Dưới vòm nầy, có 4 tranh ghép mảnh  tượng trưng  phù hiệu của 4  vùng Milan, Florence, Turin và Rome.  Ở cuối cổng ngang mặt quảng trường Plazza del Dumo thì có một khải hoàn môn còn ở cuối cổng đối diện phiá sau là  nhà hát lớn nhất ở Châu Âu thời đó Opéra La Scala. Galerie nầy được đặt theo tên vị vua đầu tiên  có công thống nhất  vương quốc Italie. Công trình kiến trúc đặc sắc này được thiết kế bởi kiến trúc sư Giuseppe Mengoni. Ông nầy  một ngày trước khi công trình được hoàn thành (tháng 12 năm 1877), bị té chết  từ trên đỉnh vòm khải hoàn môn.

Còn thánh đường Milan, đây là một kiến trúc phong cách gô tích, và tân cổ điển với diện tích gần 12000 m2,  dài 157 m, rộng 93m, có sức chứa đến 4000 người.  Nó được xem là nhà thờ lớn nhất ở Ý Đại Lợi và được xếp hàng  thứ 4 ở châu Âu chỉ sau nhà thờ St Pierre  ở Vatican, Saint Paul ở London và nhà thờ Seville của Tây Ban Nha. Nhà thờ được xây bằng gạch đá cẩm thạch trắng , làm quyến rũ các du khách khi đến tham quan với 2000 bức tượng  trong đó có bức tượng David chặt đầu Goliath và 136 mũi tên trang trí ở  các mặt chính. Đây là một kiệt tác không thể bỏ qua khi đến Milan. Nhưng muốn xem bên trong nhà thờ thì mất ít nhất 2 tiếng rưởi. Rất tiếc thì giở không có nên mình không có thể xem được cây thánh giá của Léonard de Vinci. Được xây cất vào năm 1386 dưới sự thúc đẩy của lãnh chúa Gian Galeazzo Visconti nhưng được hoàn thành sau 500 năm khi hoàng đế Napoléon Bonaparte muốn được phong làm vua của Ý Đai Lợi ở thánh đường Milan. Khi nhắc đến thành phố Milan thì không thể nào không nói đến gia đình Visconti , một gia tộc qúi phái có quyền lực từ thờ i Trung Cổ đến thời kỳ Phục Sinh (Renaissance) từ 1277 đến 1447. ở vùng Lombardie. Có một đạo diễn nổi tiếng thuộc gia tộc nầy đó là ông Luchino Visconti được biết đến với bộ phim The Leopard (1963) và Death in Venice (1971). 


Située dans dans le nord de la Lombardie, Milan est considérée comme l’une des villes connues pour la mode en Europe avec Paris et Londres. Milan n’est pas non seulement la deuxième ville d’Italie mais elle est aussi un lieu idéal pour le shopping car elle réunit tous les grands stylistes célèbres comme Giorgio Armani, Guccio Gucci, Gianni Versace etc.  Située à Plazza del Duomo,   la galerie  Vittorio Emanuele II est considérée comme le plus vieux centre commercial du monde constitué de deux passerelles couvertes des toits en verre et en acier, l’une longue de 196 m et l’autre courte de 105,5 m. Ces deux dernières se rejoignent en forme de croix latine en leur milieu sous un  dôme octogonal haut plus de 40 mètres. Au dessous de celui-ci il y a 4 mosaïques représentant chacune un écusson de chaque région: Milan, Florence, Turin et Rome. À l’extrémité d’une passerelle  située en face de la place Plazza del Dumo se trouve un arc de triomphe tandis qu’à l’autre extrémité opposée  il y a l’opéra La Scala connu à cette époque comme la plus grandiose en Europe. Cette galerie prend pour nom Vittorio Emanuele II, celui  qui a réussi à unifier l’Italie. Ce projet de construction est conçu et réalisé  par l’architecte Giuseppe Mengoni. Ce dernier est décédé  en tombant du haut de la dôme de l’arc de triomphe la veille du jour de la cérémonie d’ouverture.  (décembre 1877) 

Quant à la cathédrale de Milan, c’est un chef d’œuvre architectural de style gothique et néo-classique avec une superficie de 12000 m2, longue de  157 m et large de 93 m et  ayant la possibilité de contenir 4000 personnes.  Elle est considérée comme la plus grande église en Italie et placée au 4ème rang en Europe derrière les cathédrales Saint Pierre à Vatican, Saint Paul à Londres et Séville en Espagne. Cette église est édifiée en marbre d’un blanc immaculé, ne cesse pas de  séduire les touristes lors de leur visite avec 2000 statues parmi lesquelles se trouve la statue de David portant dans sa main la tête de Goliath et 136 flèches ornementales sur ses façades extérieures.  C’est une œuvre architecturale d’une beauté extraordinaire qu’il est difficile de ne pas voir lorsqu’on est à Milan.  Pour voir l’intérieur de l’église, il faut compter 2 h et demie.  Il est regrettable pour  nous d’avoir peu de temps pour y voir le crucifix de Léonard de Vinci.  Cette cathédrale a été édifiée au début  sous l’impulsion du seigneur Gian Galeazzo Visconti mais  sa finition a eu lieu seulement 500 ans plus tard lorsque l’empereur Napoléon Bonaparte avait l’intention d’y être  couronné roi d’Italie. En parlant de Milan, on ne peut pas évoquer la famille noble Visconti ayant  eu  à cette époque un pouvoir politique incontestable du Moyen Âge  jusqu’à la Renaissance (de 1277 à 1447) en Lombardie.  Un metteur en scène  issu de cette famille, Luchino Visconti est très célèbre pour ses deux films The Leopard (1963) et  Death in Venice (1971). 


Located in the north of Lombardy, Milan is considered one of the cities known for fashion in Europe alongside Paris and London. Milan is not only the second-largest city in Italy but also an ideal place for shopping as it brings together all the great famous designers such as Giorgio Armani, Guccio Gucci, Gianni Versace, etc. Located at Piazza del Duomo, the Vittorio Emanuele II gallery is considered the oldest shopping mall in the world, consisting of two covered walkways with glass and steel roofs, one 196 meters long and the other 105.5 meters long. These two walkways meet in the shape of a Latin cross in the middle under an octagonal dome over 40 meters high. Below it are four mosaics, each representing a coat of arms of each region: Milan, Florence, Turin, and Rome. At one end of a walkway facing Piazza del Duomo stands a triumphal arch, while at the opposite end there is the La Scala opera house, known at that time as the most magnificent in Europe. This gallery is named Vittorio Emanuele II, the one who succeeded in unifying Italy. This construction project was designed and carried out by the architect Giuseppe Mengoni. He died by falling from the top of the dome of the triumphal arch the day before the opening ceremony. (December 1877)

As for the Milan Cathedral, it is an architectural masterpiece in Gothic and Neoclassical style with an area of 12,000 m², 157 m long and 93 m wide, capable of holding 4,000 people. It is considered the largest church in Italy and ranks 4th in Europe behind St. Peter’s Basilica in the Vatican, St. Paul’s Cathedral in London, and the Cathedral of Seville in Spain. This church is built of immaculate white marble and continually captivates tourists during their visit with 2,000 statues, including the statue of David holding the head of Goliath in his hand, and 136 ornamental spires on its exterior façades. It is an architectural work of extraordinary beauty that is hard to miss when in Milan. To see the interior of the church, one should allow two and a half hours. It is regrettable for us to have little time to see Leonardo da Vinci’s crucifix there. This cathedral was initially built under the impetus of Lord Gian Galeazzo Visconti, but its completion took place only 500 years later when Emperor Napoleon Bonaparte intended to be crowned King of Italy there. Speaking of Milan, one cannot mention the noble Visconti family who had undeniable political power from the Middle Ages until the Renaissance (from 1277 to 1447) in Lombardy. A director from this family, Luchino Visconti, is very famous for his two films The Leopard (1963) and Death in Venice (1971).


Kinh đô thời trang và thiết kế

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Les bronzes de Sanxingdui (Part 2)

Version vietnamienne (2ème partie)

English version (Part 2)


D’autres traits caractéristiques trouvés à Sanxingdui n’ont pas d’équivalent dans l’art des Shang. C’est le cas de la décoration végétale illustrée par le martelage des feuilles en or ou en cuivre et par la forme d’arbres ou de boutons de fleurs. Une autre source d’inspiration majeure se retrouve dans le thème de l’oiseau. Qu’il s’agisse d’hommes ou d’animaux, l’artiste de Sanxingdui réussit à leur donner avec agilité non seulement une stylisation assez poussée mais aussi des formes d’expression très naturalistes. Ce n’est le cas de l’art des Shang où l’artiste tend à transformer l’aspect ou la forme de l’animal par une stylisation assez excessive, loin de la réalité


 

 

Repères chronologiques

 

Vers 1900-1500: culture d’Erlitou. Début de l’âge du bronze en Chine. Période des Xia? (Nhà Hạ)

Vers 1500-1300: phase Erligang de la dynastie des Shang (Nhà Thương)

Vers 1300-1050: phase Anyang de la dynastie des Shang (Nhà Ân)

Vers 1200 av. J.C: Fosses n°1 et n°2 de Sanxingdui. Sichuan

Vers 1200-1000 av. J.C: phase d’occupation du site de Jinsha, Chengdu, Sichuan.

Vers 1050-256 av. J.C.: dynastie des Zhou (Nhà Châu).

316 av. J.C.: conquête du Sichuan par les armées de la principauté de Qin (Nhà Tần).


Trouvailles archéologiques de la dynastie des Shang

SHANG

 Musée Cernusci

Lors de la fouille des fosses n°1 et n°2, on s’aperçoit que malgré la période contemporaine des Shang, la tradition de Sanxingdui diffère complètement de celle de ces derniers car elle présente plusieurs traits spécifiques et originaux. D’abord les élites de Sanxingdui n’ont pas utilisé les vases zun de la même manière que les Shang. Elles s’en ont servi pour stocker certains biens de prestige et de valeur comme les cauris marins, une sorte de monnaie d’échange en raison de leur rareté.                 

C’est ce qu’on a découvert grâce à la statue d’un personnage portant une vase zun trouvée dans la fosse n°2. Ce n’est pas le cas des Shang dont les vases zun aux formes diverses possèdent chacune un rôle très précis afin d’honorer le culte de leurs ancêtres: servir et boire du vin, présenter les mets, cuire les offrandes de viande etc. Puis la représentation de la figure humaine fait partie de l’art de Sanxingdui. Le nombre de têtes et de masques est impressionnant et ne peut pas passer inaperçu pour les visiteurs et les archéologues lors de la première découverte de cet art. Par contre, dans l’art des Shang, l’homme n’est pratiquement pas représenté.

Contrairement aux bronziers des Shang qui étaient connus pour la fabrication des vases rituels dont certaines pouvaient atteindre 1 mètre de hauteur, ceux de Sanxingdui ont préféré les sculptures souvent audacieuses à la demande des élites locales. Ils ont été obligés d’adapter les techniques importées et de créer de nouveaux procédés, en particulier la soudure pour leurs propres réalisations.

En examinant les objets trouvés dans les fosses de Sanxingdui, les archéologues ont été amenés à la conclusion que les traditions de Sichuan et d’Anyang s’opposent nettement dans leurs pratiques sacrificielles respectives. Contrairement aux dirigeants d’Anyang honorant seulement le culte des ancêtres, les élites de Sanxingdui vénéraient à la fois les ancêtres et le soleil. Le fait de découvrir plus tard à Jinsha considéré par les archéologues comme le site assumant la continuité de la culture de Sanxingdui, le regroupement de quatre oiseaux entourant le soleil sur un ornement en or ou la statue debout en bronze ayant sa coiffe en forme du soleil, atteste incontestablement le culte du soleil. Celui-ci était une pratique très courante dans les anciennes civilisations du monde.

Selon le chercheur chinois Shi Jingsong, toutes les trouvailles de la fosse n°2 peuvent se répartir en deux groupes: le premier ayant trait à des objets dont les motifs sont similaires à ceux trouvés sur les récipients en bronze dans la plaine centrale des Shang, le second identifié par des figurines ou par des motifs décoratifs relatant le soleil. Pour lui, il n’y a aucun doute sur le partage du pouvoir entre le roi et le prêtre et la coexistence des temples religieux et ancestraux dans la civilisation de Sanxingdui.

Il s’agit probablement d’un royaume civilisé investi de pouvoirs théocratiques, ce qui permet de supposer un système religieux et social à échelons multiples à travers ses vestiges découverts.

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English version (2nd part)

Other characteristic features found in Sanxingdui have no equivalent in Shang art. This is the case of plant decoration illustrated by the hammering of leaves in gold or copper and by the shape of trees or flower buds. Another major source of inspiration is found in the theme of the bird. Whether it is humans or animals, the artist of Sanxingdui succeeds in giving them with agility not only a fairly advanced stylization but also very naturalistic forms of expression. This is not the case in Shang art where the artist tends to transform the appearance or form of the animal by a rather excessive stylization, far from reality.

During the excavation of Pits 1 and 2, it was discovered that, despite the contemporary period of the Shang, the Sanxingdui tradition differs completely from that of the Shang, as it presents several specific and original features. First, the elites of Sanxingdui did not use zun vessels in the same way as the Shang. They used them to store certain prestigious and valuable goods, such as sea cowries, a kind of currency due to their rarity.
This was discovered thanks to the statue of a figure carrying a zun vessel found in Pit 2. This is not the case for the Shang, whose zun vessels of various shapes each had a very specific role to honor the cult of their ancestors: serving and drinking wine, presenting food, cooking meat offerings, etc. Moreover, the representation of the human figure is part of the art of Sanxingdui. The number of heads and masks is impressive and cannot go unnoticed by visitors and archaeologists when this art is first discovered. On the other hand, in Shang art, humans are practically not represented.

Unlike Shang bronze workers, who were known for crafting ritual vessels, some of which could reach a height of one meter, those of Sanxingdui preferred the often bold sculptures requested by local elites. They were forced to adapt imported techniques and develop new processes, particularly welding, for their own creations.

By examining the objects found in the Sanxingdui pits, archaeologists concluded that the traditions of Sichuan and Anyang contrasted sharply in their respective sacrificial practices. Unlike the Anyang rulers, who honored only ancestor worship, the Sanxingdui elites venerated both ancestors and the sun. The later discovery at Jinsha, considered by archaeologists to be the site that represents the continuity of the Sanxingdui culture, of the grouping of four birds surrounding the sun on a gold ornament, or of the standing bronze statue with its headdress in the shape of the sun, undeniably attests to sun worship. This was a very common practice in the ancient civilizations of the world.

According to Chinese researcher Shi Jingsong, all the finds from Pit No. 2 can be divided into two groups: the first relating to objects whose motifs are similar to those found on bronze vessels in the central plain of the Shang, the second identified by figurines or decorative motifs depicting the sun. For him, there is no doubt about the sharing of power between king and priest and the coexistence of religious and ancestral temples in the Sanxingdui civilization. It was probably a civilized kingdom invested with theocratic powers, which allows us to suppose a multi-level religious and social system through its discovered remains.

Chronological benchmarks

Around 1900-1500: Erlitou culture. Beginning of the Bronze Age in China. Xia period? (Nhà Hạ)

Around 1500-1300: Erligang phase of the Shang dynasty (Nhà Thương)

Around 1300-1050: Anyang phase of the Shang dynasty (Nhà Ân)

Around 1200 BC. B.C.: Pits No. 1 and No. 2 of Sanxingdui. Sichuan

Around 1200-1000 BC. J.C: occupation phase of the site of Jinsha, Chengdu, Sichuan.

Around 1050-256 BC. BC: Zhou dynasty (Nhà Châu).

316 BC 1500 BC: conquest of Sichuan by the armies of the principality of Qin (Nhà Tần).

Références bibliographiques

Les bronzes du Sichuan. Chine

Connaissance des Arts

Alain Thote.

Paris Juillet 2017

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Di chỉ Tam Tinh Đôi (phần 2)

 

version française

Có những nét đặc trưng khác  tìm thấy ở di chỉ Tam Tinh Đôi  mà  không có nét tương đương như vậy ở trong nghệ thuật của triều đại Thương. Đó là việc trang trí thực vật được biểu lộ qua các lá bằng vàng hay đồng và các hình dáng cây  cỏ hoặc các đọt bông.  Một nguồn cảm hứng khác trọng đại được gặp gỡ lại ở trong đề tài  chim. Dù  hiện vật là người hay thú, nghệ nhân cũng đạt được kết quả  mỹ mãn với sự khéo léo trong việc tạo  ra  một phong cách khá tiên tiến mà còn có những biểu hiện rất tự nhiên.  Ngược lại trong nghệ  thuật của nhà  Thương thì nghệ nhân thường có khuynh hướng biến đổi   một cách quá đáng hình dáng con vật khiến  trông thấy  không có thực tế.
 

 


 

Thứ tự thời gian

Từ 1900-1500:  Văn hóa Erlitou. Khởi đầu thời kỳ đồ đồng . Nhà Hạ?

Từ 1500-1300: Giai đọan  Erligang của nhà Thương.

Từ 1300-1050:  Giai đọan  An Dương (Nhà Ân-Thương)

Từ 1200 TCN: Hầm  số 1 và 2 của Tam Tinh Đôi . Tứ Xuyên

Từ 1200-1000 TCN: Giai đọan  định cư ở di chỉ Jinsha (Thành Đô, Tứ Xuyên)

Từ 1050-256  TCN : Triều đại Nhà Châu.

316  TCN:  Thôn tính Tứ Xuyên  bởi  quân nhà Tần.


Lúc khai  quật các hầm số 1 và 2 thì các nhà khảo cổ mới nhận thấy dù cùng thời với nhà Thương, truyền thống ở di chỉ Tam Tinh Đôi hoàn toàn khác hẳn vì nó có nhiều nét độc đáo và cá biệt. Trước hết các dòng qúi tộc ở Tam Tinh Đôi không dùng các chậu zun tựa như triều đại nhà Thương. Họ chỉ dùng các chậu nầy để trữ các vật có giá trị hay có mang tính cách quyền lực và uy tín chẳng  hạn võ óc, một thứ  tiền để trao đổi vì hiếm có. Cụ thể là pho tượng đội một  cái chậu « zun » tìm thấy  khi lúc khai quật hầm số 2. Ngược lại với triều đại nhà Thương thì các chậu zun dù  có  nhiều hình dáng  không giống nhau nhưng mỗi chậu có vai trò rõ ràng trong việc cúng tế tổ tiên:  dùng và uống rượu, trưng bày các thức ăn,  nấu các đồ cúng vân vân .. Mặt con người được thể hiện không ít trong nghệ thuật của Tam Tinh Đôi.  Số lượng tượng đầu người  và mặt nạ rất đáng kể và không thể nào  không làm các  du khách và các nhà khảo cổ không để ý khi đến  khám phá lần đầu nghệ thuật nầy.  Ngược lại trong nghệ thuật của nhà Thương, con người hầu như không có được sự tượng trưng  nào cả. 
 

Cổ vật nhà Thương

[ngg_images source= »galleries » container_ids= »279″ display_type= »photocrati-nextgen_basic_thumbnails » override_thumbnail_settings= »1″ thumbnail_width= »160″ thumbnail_height= »180″ thumbnail_crop= »1″ images_per_page= »30″ number_of_columns= »4″ ajax_pagination= »0″ show_all_in_lightbox= »0″ use_imagebrowser_effect= »0″ show_slideshow_link= »0″ slideshow_link_text= »[Montrer sous forme de diaporama] » template= »/homepages/5/d276592279/htdocs/clickandbuilds/vietnamquehuongtoi/wp-content/plugins/nextgen-gallery/products/photocrati_nextgen/modules/ngglegacy/view/gallery.php » order_by= »pid » order_direction= »ASC » returns= »included » maximum_entity_count= »500″] Bảo tàng viện Cernuschi (Paris)   

Ngược lại các nghệ nhân của nhà Thương biết đến qua sự sáng tạo các chậu nghi lễ mà có cái có thể cao đến 1 thước , các thợ đồng của Tam Tinh Đôi thường  liều lĩnh chọn làm các tác phẩm điêu khắc theo sự đòi hỏi của tầng lớp ưu tú nội địa.  Họ buộc lòng phải làm thích hợp các kỷ thuật du nhập và sáng tạo các phương pháp mới đặc biệt là việc hàn nối để thực hiện các công trình riêng tư.

Khi khám nghiệm các cổ vật tìm thấy trong các hố của di chỉ Tam Tinh Đôi, các nhà khảo cổ  đi đến kết luận  rằng các phong tục có ở Tam Tinh Đôi và An Dương  rất tương khắc rõ ràng trong việc tế lễ.  Ngược lại các lãnh đạo ở An Dương chỉ có lòng tôn kính tổ tiên thì các tầng lớp chính trị ở Tam Tinh Đôi rất sùng kính tổ tiên lẫn mặt trời.  Việc khám phá sau nầy  Jinsha được các nhà khảo cổ xem là di chỉ có nhiệm vụ đảm nhận việc tiếp tục văn hóa Tam Tinh Đôi và việc tập hợp lại 4 con chim xung quanh mặt trời trên một cổ vật trang trí bằng vàng hay là pho tượng đứng thẳng bằng đồng có cái mũ hình dáng mặt trời , minh chứng không phủ nhận được việc sùng kính tôn thờ mặt trời. Đây là một thói quen được  phổ biến trong các nền văn minh cổ đại ở trên thế giới.  

Theo nhà nghiên cứu Trung Hoa Shi Jingsong, tất  cả hiện vật tìm thấy trong hố số 2 được chia ra thành hai loại:  loại thứ nhất có liên quan đến các hiện vật mà các mô típ tựa như các mẫu hình đựợc trông thấy trên các đồ đựng bằng đồng thuộc về vùng trung nguyên  của nhà Thương còn loại thứ nhì được nhận dạng nhờ các tượng nhỏ hay các mô típ trang trí liên quan mặt trời.  Theo ông , không có sự nghi vấn   trên  sự phân chia quyền lực giữa vua và thầy tế lễ nhất là thể hiện việc cùng tồn tại các đền thờ tôn giáo và tổ tiên trong văn hóa Tam Tinh Đôi. Chắc chắn đây là một vương quốc văn minh có một chế độ thần quyền vì vậy có thể giả  định một hệ thống tôn giáo và xã hội có nhiều bậc cấp qua các cổ vật được khám phá.
 

 

Tài liệu tham khảo

Les bronzes du Sichuan. Chine

Connaissance des Arts

Alain Thote.

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