Les chiffres Yin et Yang des Vietnamiens (Con số Âm Dương của người Việt)

 

Version vietnamienne

Version anglaise

On est habitué à dire en vietnamien : sống chết đều có số cả (Chacun a son jour J pour la vie comme pour la mort). Ði buôn có số, ăn cỗ có phần (On a sa vocation au commerce comme on a sa part au festin). Dans la vie courante, chacun a sa taille pour ses vêtements et pour ses chaussures. On s’aperçoit que contrairement aux Chinois qui adorent les nombres pairs, les Vietnamiens privilégient plutôt les nombres impairs (sô’ âm) que les nombres pairs (sô’ dương). 

On trouve l’utilisation fréquente des nombres impairs dans les locutions vietnamiennes : ba mặt một lời ( On a besoin d’être face à face en présence d’un témoin), ba hồn bảy vía ( trois âmes et 7 supports vitaux pour les hommes càd on est paniqué), Ba chìm bảy nổi chín lênh đênh ( très mouvementé), năm thê bảy thiếp ( avoir 5 épouses et 7 concubines càd avoir plusieurs femmes ), năm lần bảy lượt (plusieurs fois), năm cha ba mẹ ( hétéroclite), ba chóp bảy nhoáng (avec précipitation et sans soin ), Môt lời nói dối , sám hối 7 ngày (Une parole mensongère équivaut à sept jours de repentance), Một câu nhịn chín câu lành (Eviter une phrase vexante c’est avoir 9 phrases aimables) etc … ou celle des entiers multiples du nombre 9 : 18 (9×2) đời Hùng Vương ( 18 rois légendaires Hùng Vương ), 27 (9×3) đại tang 3 năm (27 tháng)(ou un deuil porté sur trois ans qui se traduit en fait par 27 mois seulement), 36 (9×4) phố phường Hànội (Hànội avec 36 quartiers ) etc.. On n’oublie pas de citer non plus les chiffres 5 et 9 ayant chacun un rôle très important. Le chiffre 5 est le chiffre le plus mystérieux car tout commence à partir de ce nombre. Le Ciel et la Terre ont les 5 éléments ou agents (Ngũ hành) donnant naissance aux mille choses et êtres. Il est placé au centre du Plan du Fleuve et de l’Ecrit de la rivière Luo qui sont à la base de la mutation des 5 éléments (Thủy, Hỏa, Mộc, Kim, Thổ)( Eau, Feu, Bois, Métal et Terre).

Il est associé à l’élément Terre dans la position centrale dont le paysan a besoin pour permettre de connaître la direction des points cardinaux. Cela revient ainsi à l’homme le centre dans la gestion des choses et des espèces et des quatre cardinaux. C’est pour cette raison que dans la société féodale, cette place est réservée  au roi car c’est lui qui a gouverné les gens. En conséquence, le chiffre 5 lui appartenait ainsi que la couleur jaune symbolisant la Terre. Cela explique la couleur qu’ont choisie les empereurs vietnamiens et chinois pour leurs habits.

Ho Tou Lo Chou

(Hà Đồ Lạc Thư)

Outre le centre occupé par l’homme, un animal symbolique est associé à chacun des quatre points cardinaux: le Nord par la tortue, le Sud par le phénix, l’Est par le tigre et l’Ouest par le dragon. Rien n’est étonnant de trouver au moins dans cette attribution les trois animaux vivant dans une région où la vie agricole joue un rôle considérable et l’eau est vitale. C’est le territoire des Bai Yue. Même un dragon si méchant dans d’autres cultures devient un animal gentil et noble imaginé par les peuples pacifiques des Bai Yue. Le chiffre 5 est connu encore sous le nom « Tham Thiên Lưỡng Đia » (ou ba Trời hai Ðất ou 3 Yang 2 Yin) dans la théorie du Yin et du Yang car l’obtention du nombre 5 provenant de l’assemblage des chiffres 3 et 2 correspond mieux au pourcentage raisonnable du Yin et du Yang que celle résultant de l’assemblage des chiffres 4 et 1.

Dans ce dernier, on s’aperçoit que le nombre Yang 1 est dominé beaucoup par le nombre Yin 4. Ce n’est pas le cas de l’assemblage des nombres 3 et 2 où le nombre Yang 3 domine légèrement le nombre (Yin) 2. Cela favorise le développement de l’univers dans une harmonie presque parfaite. Autrefois, le cinquième jour, le quatorzième jour (1+4=5) et le vingt-troisième jour (2+3=5) du mois étaient  réservés pour la sortie du roi. Il était interdit aux sujets de faire le commerce durant son déplacement et de troubler sa promenade. C’est peut-être la raison qui explique qu’un grand nombre de Vietnamiens d’aujourd’hui, influencés par cette tradition ancestrale continuent à ne pas choisir ces jours pour la construction des maisons, pour le voyage et pour les achats importants.On est habitué à dire en vietnamien : 

Chớ đi ngày bảy chớ về ngày ba
Mồng năm, mười bốn hai ba
Đi chơi cũng lỗ nữa là đi buôn
Mồng năm mười bốn hai ba
Trồng cây cây đỗ, làm nhà nhà xiêu

Il faut éviter de partir le 7ème jour et de rentrer le 3ème jour du mois. Pour le 5ème, le 14ème et le 23ème jour du mois, vous seriez perdant si vous faites une sortie ou le commerce. De même vous verriez la chute de l’arbre ou l’inclinaison de votre maison si vous le plantez ou vous la construisez.

Le chiffre 5 est cité fréquemment dans l’art culinaire vietnamien. La sauce la plus typique des Vietnamiens reste la saumure de poisson. Dans la préparation de cette sauce nationale, on note la présence de 5 saveurs classées selon les 5 éléments du Yin et du Yang: mặn ( salée ) avec le jus de poisson (nước mắm), đắng (amère) avec le zeste du citron (vỏ chanh), chua (acide) avec le jus du citron (ou du vinaigre), cay (piquante) avec les piments pilés en poudre ou coupés en miettes et ngọt (sucrée) avec du sucre en poudre. Ces cinq saveurs ( mặn, đắng, chua, cay, ngọt ) combinées et trouvées dans la sauce nationale des Vietnamiens correspondent respectivement aux 5 éléments définis dans la théorie de Yin et de Yang (Thủy, Hỏa , Mộc , Kim Thổ)(Eau, Feu , Bois, Métal et Terre ).

De même, on retrouve ces 5 saveurs dans le potage aigre-doux (canh chua) préparé avec du poisson: acide avec les graines de tamarin ou avec le vinaigre, sucré avec les tranches d’ananas, piquant avec les piments coupés en lamelles, salé avec le jus de poisson et amère avec quelques gombos (đậu bắp) ou avec les fleurs de fayotier (bông so đũa). Au moment où ce potage est servi, on lui ajoutera quelques herbes parfumées comme le panicaut (ngò gai), rau om (herbe ayant la flaveur proche de la coriandre avec une note citronnée en plus). C’est un trait caractéristique du potage aigre-doux du Sud-Vietnam et différent de ceux trouvés dans les autres régions du Vietnam.

On ne peut pas oublier de citer le gâteau de riz gluant que les Proto-Vietnamiens avaient réussi à léguer à leurs descendants au fil des millénaires de leur civilisation. Ce gâteau est la preuve intangible de l’appartenance de la théorie du Yin et du Yang et de ses cinq éléments aux Cent Yue dont les Proto-Vietnamiens faisaient partie car on retrouve dans la confection de ce gâteau le cycle d’engendrement de ces 5 éléments.

(Feu->Terre->Métal->Eau->Bois)

A l’intérieur du gâteau, on trouve un morceau de viande de porc de couleur rouge (le Feu) entouré par une sorte de pâte faite avec des fèves de couleur jaune (la Terre). Le tout est enveloppé par le riz gluant de couleur blanche (le Métal) pour être cuit avec de l’eau bouillante (l’Eau) avant de trouver une coloration verte sur sa surface grâce aux feuilles de latanier (le Bois).

Il y a un autre gâteau qui ne peut pas être manquant dans les mariages. C’est le gâteau susê ou phu-Thê (mari-femme) ayant la forme ronde à l’intérieur et enveloppé par des feuilles de bananier (couleur verte) en vue de lui donner l’apparence d’un cube ficelé avec un ruban de couleur rouge. Le cercle est placé ainsi à l’intérieur du carré (Dương trong âm)(Yang dans Yin). Ce gâteau est composé de la farine du tapioca, parfumé au pandan et parsemé de graines de sésame (vừng đen) de couleur noire. Au cœur de ce gâteau se trouve une pâte faite avec des haricots de soja cuits à la vapeur (couleur jaune), de la confiture des graines de lotus et de la noix de  coco râpée (couleur blanche). Cette pâte  ressemble énormément à la frangipane trouvée dans les galettes des rois. Sa texture collante rappelle le lien fort qu’on veut représenter dans l’union. Ce gâteau est le symbole de la perfection de l’amour conjugal et de la loyauté en accord parfait avec le Ciel et la Terre et les 5 éléments symbolisés par les cinq couleurs (rouge, verte, noire, jaune et blanche).

Ce gâteau est relaté par le conte suivant : autrefois, il y avait un commerçant s’adonnant aux débauches et ne pensant pas à retourner à la famille bien qu’avant son départ, sa femme lui donnât le gâteau susê et promît  de rester chaleureuse et doucereuse comme le gâteau. C’est pourquoi ayant appris cette nouvelle, sa femme lui envoya d’autres gâteaux phu thê accompagnés par les deux vers suivants :

Từ ngày chàng bước xuống ghe
Sóng bao nhiêu đợt bánh phu thê rầu bấy nhiêu

Depuis ton départ, autant des vagues étaient rencontrées par ton embarcation, autant d’afflictions étaient connues par le gâteau susê.

 
Lầu Ngũ Phụng

Dans l’architecture, le chiffre 5 n’est pas oublié non plus. C’est le cas de la porte méridienne de la citadelle de Huế qui est un puissant massif en maçonnerie percé de cinq passages et surmonté d’une élégante structure de bois à deux niveaux, le Belvédère des Cinq Phénix (Lầu Ngũ Phụng). 

Vu dans l’ensemble,  celui-ci  ressemble à  un groupement   de 5 phénix juchés intimement avec leurs ailes déployées. Ce belvédère possède cent colonnes en bois  de fer et peintes  en rouge permettant de supporter ses neuf toitures. Ce chiffre 100 a été  bien examiné par les spécialistes vietnamiens. Pour l’archéologue renommé Phan Thuận An, il correspond exactement au nombre total obtenu par l’addition des deux nombres trouvés respectivement dans le plan du Fleuve (Hà Ðồ) et l’Ecrit de la rivière Luo (Lạc thư cửu tinh đồ) et symbolisant ainsi l’harmonie parfaite de l’union du Yin et du Yang. Ce n’est pas l’avis d’un autre spécialiste Liễu Thượng Văn. Selon ce dernier, cela représente la force de 100 familles ou du peuple (bách tính) et reflète bien la notion dân vi bản (prendre le peuple comme base) dans la gouvernance de la dynastie des Nguyễn. La toiture du pavillon central est couverte de tuiles jaunes « lưu ly », les autres de tuiles bleues « lưu ly ». La porte principale, juste au milieu, c’est la porte méridienne (Ngọ Môn) pavée de pierres « Thanh » teintées en jaune, et consacrée au passage du roi. Des deux côtés, on trouve la porte de Gauche et la porte de Droite (Tả, Hữu, Giáp Môn) réservées aux mandarins civils et militaires. Puis les deux autres portes latérales Tả Dịch Môn và Hữu Dịch Môn sont prévues pour les soldats et les chevaux. C’est pourquoi on est habitué à dire en vietnamien :

Ngọ Môn năm cửa chín lầu
Một lầu vàng, tám lầu xanh, ba cửa thẳng, hai cửa quanh

La porte méridienne  possède 5 passages et neuf toitures dont l’une est vernissée en jaune et les 8 huit autres en vert. Il y a trois portes principales et deux latérales.

A l’est et à l’ouest de la citadelle, on trouve la Porte de l’Humanité et la Porte de la Vertu qui sont réservées respectivement pour les hommes et les femmes.
Le chiffre 9 est un nombre Yang (ou impair). Il représente la puissance du yang à son maximum et il est difficile de l’atteindre. C’est pourquoi autrefois l’empereur s’en servit souvent pour montrer sa puissance et sa suprématie. Il monta les neuf marches symbolisant l’ascension de la montagne sacrée où se trouvait son trône. Selon l’on-dit, la cité interdite de Huế comme celle de Pékin possédait 9999 pièces. Il est utile de rappeler que la cité interdite de Pékin a été supervisée par un Vietnamien de nom Nguyễn An exilé très jeune à l’époque des Ming. L’empereur comme chacun de ses palais, est tourné face au sud, à l’énergie Yang, afin que l’empereur reçoive le souffle vital du soleil car il est le fils du Ciel. Au Vietnam, on trouve les neuf urnes dynastiques de la citadelle de Huê, les neuf branches du fleuve Mékong, les neuf toitures du belvédère des Cinq Phénix etc…Dans le conte intitulé « Le génie des Montagnes et le génie des Fleuves (Sơn Tinh Thủy Tinh) », le dix-huitième (2×9) roi Hùng Vương proposa pour la dot du mariage de sa fille Mị Nương: un éléphant à 9 défenses, un coq à 9 ergots et un cheval à 9 crinières rouges. Le chiffre 9 symbolise le Ciel dont la date de naissance est le neuvième jour du mois Février.

Moins important que les chiffres 5 et 9, le chiffre 3 (ou Ba ou Tam en vietnamien) est lié étroitement à la vie quotidienne des Vietnamiens. Ceux-ci n’hésitent pas à l’évoquer dans un grand nombre d’expressions populaires. Pour signifier une certaine limite, un certain degré, ils ont l’habitude de dire:

Không ai giàu ba họ, không ai khó ba đời:
Nul ne peut prétendre s’enrichir jusqu’aux trois générations comme nul n’est  exigeant jusqu’aux trois vies successives.

Il  arrive souvent   aux Vietnamiens de ne pas accomplir une certaine chose en une seule fois, ce qui les oblige d’effectuer l’opération jusqu’à trois fois. C’est l’expression suivante qu’ils emploient fréquemment: Nhất quá Tam. C’est le chiffre trois, une limite qu’ils ne souhaitent pas outrepasser dans l’accomplissement de cette tâche. Pour dire que quelqu’un est irresponsable, ils le désignent sous le vocable « Ba trợn« . Celui qui est opportuniste est appelé Ba phải. L’expression  » Ba đá  » est réservée aux gens vulgaires tandis que ceux qui ne cessent pas de s’enchevêtrer dans de petites affaires ou des ennuis interminables reçoivent le titre  » Ba lăng nhăng« . Pour soupeser ses paroles, le Vietnamien a besoin de plier les trois pouces de sa langue. ( Uốn Ba tấc lưỡi ). 

Le chiffre Trois est synonyme aussi de quelque chose d’insignifiant et sans importance. C’est ce qu’on trouve dans les expressions populaires suivantes:

Ăn sơ sài ba hột: Manger peu. (Manger simplement trois grains).
Ăn ba miếng: idem
Sách ba xu: Bouquin sans valeur. (le bouquin ne valant que trois sous).
Ba món ăn chơi: Quelques plats à goûter. (Trois plats pour se divertir)

Analogue au chiffre 3, le chiffre 7 est cité souvent dans la littérature vietnamienne. On ne peut pas ignorer non plus l’expression Bảy nỗi ba chìm với nước non (Je surnage 7 fois et je sombre trois fois si on la traduit textuellement) que la poétesse Hồ Xuân Hương a employée et immortalisée dans son poème intitulé « Bánh trôi nước » :

Thân em vừa trắng lại vừa tròn
Bây nỗi ba chìm với nước non
……….
pour décrire les difficultés rencontrées par la femme vietnamienne dans une société féodale et confucéenne. Celle-ci n’épargnait pas non plus ceux qui avaient un esprit d’indépendance, de liberté et de justice. C’est le cas du lettré engagé Cao Bá Quát dégoûté de la scolastique de son époque et rêvant de remplacer la monarchie autoritaire des Nguyễn par une monarchie éclairée. Taxé d’être l’auteur de l’insurrection des Sauterelles (Giặc Châu Chấu) en 1854, il fut condamné à mort et n’hésita pas à donner jusqu’à  avant son exécution, sa réflexion sur le sort réservé à ceux qui osaient critiquer le despotisme et la société féodale dans son poème :

Ba hồi trống giục đù cha kiếp
Một nhát gươm đưa, đéo mẹ đời.
Trois coups de gong sont pour ce sort misérable
Une tranche de sabre achève cette vie de chien.

Si la théorie du Yin et du Yang continue à hanter leur esprit pour son caractère mystique et impénétrable, elle reste néanmoins un mode de pensée et de vie auquel un bon nombre des Vietnamiens ne renoncent pas à se référer quotidiennement pour les pratiques courantes et le respect des us et des traditions ancestrales.


Bibliographie

-Xu Zhao Long : Chôkô bunmei no hakken, Chûgoku kodai no nazo in semaru (Découverte de la civilisation du Yanzi. A la recherche des mystères de l’antiquité chinoise, Tokyo, Kadokawa-shoten 1998).
-Yasuda Yoshinori : Taiga bunmei no tanjô, Chôkô bunmei no tankyû (Naissance des civilisations des grands fleuves. Recherche sur la civilisation du Yanzi), Tôkyô, Kadokawa-shoten, 2000).
-Richard Wilhelm : Histoire de la civilisation chinoise 1931
-Nguyên Nguyên: Thử đọc lại truyền thuyết Hùng Vương
– Léonard Rousseau: La première conquête chinoise des pays annamites (IIIe siècle avant notre ère). BEFO, année 1923, Vol 23, no 1
-Paul Pozner : Le problème des chroniques vietnamiennes., origines et influences étrangères. BEFO, année 1980, vol 67, no 67, p 275-302
-Dich Quốc Tã : Văn Học sữ Trung Quốc, traduit en vietnamien par Hoàng Minh Ðức 1975.
-Norman Jerry- Mei tsulin (1976) : The Austro asiatic in south China : some lexical evidence, Monumenta Serica 32 :274-301
-Henri Maspero : Chine Antique : 1927.
-Jacques Lemoine : Mythes d’origine, mythes d’identification. L’homme 101, paris, 1987 XXVII pp 58-85
-Fung Yu Lan: A History of Chinese Philosophy ( traduction vietnamienne Đại cương triết học sử Trung Quốc” (SG, 1968).68, tr. 140-151)).
-Alain Thote: Origine et premiers développements de l’épée en Chine.
-Cung Ðình Thanh: Trống đồng Ðồng Sơn : Sự tranh luận về chủ quyền trống
đồng giữa h ọc giã Việt và Hoa.Tập San Tư Tưởng Tháng 3 năm 2002 số 18.
-Brigitte Baptandier : En guise d’introduction. Chine et anthropologie. Ateliers 24 (2001). Journée d’étude de l’APRAS sur les ethnologies régionales à Paris en 1993.
-Nguyễn Từ Thức : Tãn Mạn về Âm Dương, chẳn lẻ (www.anviettoancau.net)
-Trần Ngọc Thêm: Tìm về bản sắc văn hóa Việt-Nam. NXB : Tp Hồ Chí Minh Tp HCM 2001.
-Nguyễn Xuân Quang: Bản sắc văn hóa việt qua ngôn ngữ việt (www.dunglac.org)
-Georges Condominas : La guérilla viêt. Trait culturel majeur et pérenne de l’espace social vietnamien, L’Homme 2002/4, N° 164, p. 17-36.
-Louis Bezacier: Sur la datation d’une représentation primitive de la charrue. (BEFO, année 1967, volume 53, pages 551-556)
-Ballinger S.W. & all: Southeast Asian mitochondrial DNA Analysis reveals genetic continuity of ancient Mongoloid migration, Genetics 1992 vol 130 p.139-152….

Con số Âm Dương của người Việt ( Les nombres Yin et Yang des Vietnamiens)

 

Version française

Version anglaise

Con số Âm Dương  của người Việt

Người Việt  thường nói : sống chết đều có số cả . Ði buôn có số, ăn cỗ có phần. Trong cuộc sống hằng ngày, mặc quần áo hay mang giày cũng có kích thước. Khác hẳn người Hoa thích số chẵn (hay số Dương), người dân Viêt thường dùng số lẻ thay vì số dương đấy. Bởi vậy  thường thấy trong thành ngữ hay tục ngữ Việt  có sự trọng dụng số lẻ như sau : ba mặt một lời, ba hồn bảy vía, Ba chìm bảy nổi chín lênh đênh, năm thê bảy thiếp,  năm lần bảy lượt, năm cha ba mẹ, ba chóp bảy nhoáng, Môt lời nói dối , sám hối  7  ngày, Một câu nhịn chín câu lành  vân vân …hay là những con số tăng lên nhiều lần từ số 9 mà ra chẳng hạn : 18 (9×2) đời Hùng Vương,  27 (9×3) đại tang 3 năm ( 27 tháng), 36 (9×4) phố phường Hànội  vân vân. Cũng đừng quên rằng người Việt rất  xem trọng con số 5 và số 9 vì hai con số lẻ  nầy  có một vai trò rất quan trọng. Con số 5 là con số thần bí nhất vì tất cả đều khởi đầu từ  con số 5 nầy ra cả. Trời Đất có được vạn vật phát sinh từ 5 yếu tố cơ bản qua 5 trạng thái:  Mộc, Hỏa, Thổ, KimThủy mà thường gọi là ngũ hành.

Lạc Thư Hà Đồ

Con số 5 được đặt ở  trung tâm  của Lạc Thư Hà Đồ, hai bức  đồ nguồn góc của sự biến đổi và vận hành của Âm Dương  Ngũ Hành. « Đất »  là  yếu tố  đuợc gắn liền với   con số 5 và từ   ở trung tâm đất  mà ra,   người nông mới tìm thấy  ra được các phương hướng chủ yếu.  Chính nhờ vậy mà  ở  trung tâm  con người mới quản lý  được vạn vật vạn loại cùng 4 phương trời. Bởi vậy ở trong xã hội phong kiến, vị trí nầy thường dành cho vua. Chính vua là người cai trị quần chúng. Vì thế con số 5 thuộc về sơ hữu  của vua cũng như màu vàng riêng tư, màu biểu tượng của Đất. Bởi vậy các vua chúa ở thời đại phong kiến (Việtnam và Trung Hoa) thường chọn màu nầy cho y phục.  

Ngoài vị trí trung tâm mà con người giữ, mỗi con vật được gắn liền  với mỗi phương: qui với phương bắc, phụng thì phương nam, còn phương  đông dành cho rồng (hay long) và sau cùng phương tây với hổ (cọp). Cũng không có gì ngạc nhiên trong bốn con vật nầy đã có 3 con sống ở vùng nước mà đời sống nông nghiệp là chính. Đó là vùng đất của đại tộc Bách Việt. Luôn cả con rồng thường hung hăng dữ tợn trong các nền văn hóa khác thì nó rất hiền lành dễ thương qua trí tưởng tượng của những bộ tộc hiền hòa Bách Việt. Con số 5 thường được gọi là « Tham Thiên Lưỡng Địa«  (hay là  ba Trời hai Ðất ) trong thuyết  Âm Dương. Với tỷ lệ chí lí   về sự tương xứng  của Âm và Dương , có được nó  từ sự tập hợp của con số 3 và con số 2  hơn là đến từ con số 4 và con số 1 vì với hai con số  nầy , thì nhận thấy con số dương 1 hoàn toàn bị số âm  4 lấn áp và chiếm ưu thế. Còn ngược lại với  con số 2 và và số 3 thì sự  chiếm ưu thế của con số 3 không nhiều chi cho mấy cho nên sự vận động của  vũ trụ  có vẻ hài hoà hơn và gần như hoàn chỉnh. Thưở xưa, ngày thứ năm, ngày 14 (1+4) hay ngày 23 (2+3)  trong tháng là những ngày dành cho vua xuất hành. Cũng là những lúc  không được buôn bán khi vua đi dạo. Chính vì thế người dân Việt hôm nay vẫn còn kiêng cữ  những ngày đó, theo tục lệ dân gian ông bà, việc xây cất  nhà cửa, đi buôn hay đi xa. Bởi vậy người ta thường nghe  nói: 

Chớ đi ngày bảy chớ về ngày  ba
Mồng năm, mười bốn hai ba
Đi chơi cũng lỗ nữa là đi buôn
Mồng năm mười bốn hai ba
Trồng cây cây đỗ, làm nhà nhà xiêu

Con số 5 thường được nhắc đến nhiều trong ẩm thực của người Việt. Nước mắm là loại gia vị phổ biến nhất của người Việt. Trong việc chế biến pha làm nước mắm  dùng thì người ta nhận thấy có sự hiện diện cuả ngũ vị được sắp xếp theo ngũ hành: mặn với nước mắm từ chất muối ra, đắng  từ vỏ chanh,  chua  từ nước chanh hay nước dấm, cay với ớt  thái  khoanh nhỏ và  ngọt với  đường bột. Ngũ vị nầy     mặn, đắng, chua, cay, ngọt  tìm thấy  ở trong nước mắm  phù hợp với  ngũ hành của lý thuyết Âm Dương  ( Thủy , Hỏa , Mộc , Kim Thổ ). Cũng như canh chua  cá của người Nam Bộ cũng có ngũ vị như sau:  chua với me hay dấm, ngọt với những lát khớm hay thơm,  cay với ớt tươi ,  mặn với nước mắm và đắng với đậu bắp  hay bông so đũa.  Truớc khi dùng, người ta thêm vài loại rau thơm như ngò gai, rau om. Đây là đặc tính món canh chua của người Nam Bộ khác biệt với những món canh chua ở các vùng khác của Việtnam.

Chúng ta cũng không quên nhắc bánh chưng mà chúng ta thường đựợc ăn trong  những ngày Tết. Đây là món quà qúi báu  mà tổ tiên ta truyền lại cho dân tộc  qua nhiều thiên kỷ. Đây cũng là bằng chứng cụ thể nói lên lý thuyết Âm Dương ngũ hành thuộc về của đại tộc Bách Việt  (mà trong đó có bộ tộc Lạc Việt) chớ không phải của Hán tộc vì trong công thức làm bánh chưng thì có  quy luật ngũ hành tương sinh như sau:

 Hỏa sinh Thổ
 Thổ sinh Kim.

 Kim  sinh Thủy
 Thủy sinh Mộc
 Mộc sinh Hỏa

Chính giữa của bánh chưng lúc nào cũng có nhân thịt màu đỏ cả (Hỏa) rồi sau đó  nhân được bao kín xung quanh với đậu xanh lột vỏ nấu  chín màu vàng  tượng trưng cho Đất . Kế đó  đổ thêm một lớp gạo trắng  phía trên phần nhân tượng trưng cho Kim rồi đi  hấp với nước sôi (Thủy) để sau cùng bánh nó được chín và nhuộm  màu xanh của lá dừa (tượng trưng cho Mộc hay cây).

Có một loại bánh mà người dân Việt không thể thiếu trong lễ cưới. Đó là bánh xu xê hay phu thê. Bánh nầy có hình tròn ở trong nhưng được gói với lá chuối  bên ngoài với  hình khối của nó màu xanh và buột  với  dây băng màu đỏ. Như vậy cho  thấy Dương (hỉnh tròn của bánh) nằm trọn trong Âm qua hình khối. Bánh nầy thường làm với bột bán, thơm mùi lá dứa và có vừng màu đen. Giữa bánh thường  có nhân đậu xanh hấp chín (màu vàng)  trộn chung với  mứt dừa được nạo nhỏ và hạt sen (màu trắng) tựa như kem mà thường thấy trong bánh của  các vua (hay galette des rois). Tính chất  bột của bánh  rất dính  nói lên đây dây tơ hồng buộc chặt vợ chồng. Bánh nầy biểu tượng tình yêu hoàn hảo,  keo sơn bền vững và  son sắt  phù hợp với Trời Đất và ngũ hành qua 5 màu sắc (xanh, đỏ, đen, vàng và trắng).

Từ ngày chàng bước xuống ghe
Sóng bao nhiêu đợt bánh phu thê rầu bấy nhiêu.

      Lầu Ngũ Phụng

 

 

 

 

 

 

Ngọ Môn năm cửa chín lầu
Một lầu vàng, tám lầu xanh, ba cửa thẳng, hai cửa quanh

Bên đông và bên tây cửa thành có hai cửa thường được  gọi là Hiển Đức Môn và Hiền Nhân Môn thì dành cho các ông và phụ nữ.

Còn con số 9 là con số dương (hoăc số lẻ). Nó tượng trưng cho quyền lực của khí dương ở tột  đĩnh khó mà ai đạt được lắm. Bởi vậy hoàng đế thường dùng nó để biểu dương   quyền lực. Hoàng đế thường bước lên chín bậc nơi mà có ngai vàng để ngự trị . Nghe nói Tử Cấm Thành ở Huế  cũng như ở Bắc Kinh có đến 9999 căn phòng.  Cũng nên nhắc lại người xây cất Tử Cấm Thành ở Bắc Kinh là người Việtnam, ông Nguyễn An bị lưu đày từ thưở nhỏ vào  thời nhà Minh.  Hoàng đế cũng như tất cả cung điện đều hướng về phía nam nơi có  khí dương, để có  thể thụ hưởng được sinh khí của mặt trời nhất là hoàng đế là con của Trời. 

Ở Huế, có chín cái đỉnh bằng đồng, đặt ở trước sân Thế miếu trong hoàng thành Huế. Số 9 còn thấy qua như 9 mái  nhà của lầu  Ngũ phụng, 9 khẩu thần công (hay là Cửu vị thần công) xưa đặt  trước Ngọ Môn nay dời về vị trí hiện nay hay là 9 nhánh của sông Cửu Long vân vân…Qua chuyện Sơn Tinh Thủy Tinh, nhớ lại trong sính lể mà vua Hùng Vương thứ 18 (2×9) đưa ra những điều kiện  để có thể cưới được công chúa Mị Nương thì phải có voi 9 ngà, gà chín cựa, ngựa 9 hồng mao.   Con số 9 nầy còn  tượng trưng Trời mà  ngày sinh của Trời là ngày thứ chín của tháng hai.  

Tuy không bằng sô 5 và số 9 nhưng con   số 3 cũng được trọng dụng thông thường trong đời sống dân Việt qua những thành ngữ chẳng hạn, muốn nói đến một  giới hạn hay mức độ nào không thể vượt qua thì người Việt thường có thói quen nói:

Không ai giàu ba họ, không ai khó ba đời.

Nhất quá Tam. (Tối đa là 3 lần trở lại)

Uốn Ba tấc lưỡi  (đắn đo trước khi nói)  , Ba trợn (trợn quá mức) , Ba phải (kẻ xu thời quá mức ) , Ba đá (thiếu trách nhiệm quá mức) vân vân …

Số 3 còn dùng để ám chỉ một việc gì hay số lượng dùng  không quan trọng:

Ăn sơ sài ba hột, Ăn ba miếng, Sách ba xu,   Ba món ăn chơi vân vân

Con số 3  cũng như con số 7  thường được nói đến rất nhiều trong văn chương Việt Nam. Thành ngữ  « Bảy nổi ba chìm với nước non » mà Hồ Xuân Hương dùng trong bài thơ: « Bánh trôi nước »:

Thân em vừa trắng lại vừa tròn
Bảy nỗi ba chìm với nước non…

 nói lên những nỗi  gian truân của phụ nữ thời đó sống ở trong một xã hội phong kiến Khổng giáo hay là

Ba hồi trống giục đù cha kiếp
Một nhát gươm đưa, đéo mẹ đời.

đây là những lời cuối của  Cao Bá Quát, một thi sỹ lỗi lạc nhưng vì có tinh thần độc lâp, yêu chuông công bình và tự do mà bị giết trong cuộc khởi nghĩa (giặc Châu Chấu) chống triều Nguyễn dưới thời vua Tư Đức.

Nếu lý thuyết  Âm Dương Ngũ Hành vẫn tiếp tục ám ảnh  người dân Việt bởi tính cách thần bí và khó hiểu của nó nhưng   nó  lúc nào cũng  là một cách suy nghĩ và một lối sống mà phần đông người dân Việt quen giữ  thường ngày  để  thực hành    những việc  thông thường trong cuộc sống và tôn trọng truyền thống của tổ tiên.

[Trở về Âm Dương trong đời sống của người dân Việt]


Bibliographie

-Xu Zhao Long : Chôkô bunmei no hakken, Chûgoku kodai no nazo in semaru (Découverte de la civilisation du Yanzi. A la recherche des mystères de l’antiquité chinoise, Tokyo, Kadokawa-shoten 1998).
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-Richard Wilhelm : Histoire de la civilisation chinoise 1931
-Nguyên Nguyên: Thử đọc lại truyền thuyết Hùng Vương
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-Paul Pozner : Le problème des chroniques vietnamiennes., origines et influences étrangères. BEFO, année 1980, vol 67, no 67, p 275-302
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-Jacques Lemoine : Mythes d’origine, mythes d’identification. L’homme 101, paris, 1987 XXVII pp 58-85
-Fung Yu Lan: A History of Chinese Philosophy ( traduction vietnamienne Đại cương triết học sử Trung Quốc” (SG, 1968).68, tr. 140-151)).
-Alain Thote: Origine et premiers développements de l’épée en Chine.
-Cung Ðình Thanh: Trống đồng Ðồng Sơn : Sự tranh luận về chủ quyền trống
đồng giữa h ọc giã Việt và Hoa.Tập San Tư Tưởng Tháng 3 năm 2002 số 18.
-Brigitte Baptandier : En guise d’introduction. Chine et anthropologie. Ateliers 24 (2001). Journée d’étude de l’APRAS sur les ethnologies régionales à Paris en 1993.
-Nguyễn Từ Thức : Tãn Mạn về Âm Dương, chẳn lẻ (www.anviettoancau.net)
-Trần Ngọc Thêm: Tìm về bản sắc văn hóa Việt-Nam. NXB : Tp Hồ Chí Minh Tp HCM 2001.
-Nguyễn Xuân Quang: Bản sắc văn hóa việt qua ngôn ngữ việt (www.dunglac.org)
-Georges Condominas : La guérilla viêt. Trait culturel majeur et pérenne de l’espace social vietnamien, L’Homme 2002/4, N° 164, p. 17-36.
-Louis Bezacier: Sur la datation d’une représentation primitive de la charrue. (BEFO, année 1967, volume 53, pages 551-556)
-Ballinger S.W. & all: Southeast Asian mitochondrial DNA Analysis reveals genetic continuity of ancient Mongoloid migration, Genetics 1992 vol 130 p.139-152....
 

Village ancien Đường Lâm (Làng cổ)

Portail du village Đường Lâm

Version vietnamienne
English version 
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Ayant occupé  à peu près 800 ha, le village  Đường Lâm est localisé approximativement à 4km à l’ouest de la ville provinciale Sơn Tây. Il est consacré pratiquement à l’agriculture. Il est rare de trouver encore  aujourd’hui l’un des villages ayant conservé les traits caractéristiques d’un village traditionnel vietnamien.  Si la baie de Hạ Long est l’œuvre de la nature, Đường Lâm est par contre l’ouvrage crée par l’homme.  Il est plus riche de signification que la baie de Hạ Long. C’est ce qu’a remarqué le chercheur thaïlandais Knid Thainatis. Effectivement Đường Lâm est riche non seulement en histoire mais aussi en tradition.

Dans les temps anciens,  il s’appelait encore  Kẻ Mia (pays de la canne à sucre). Selon  une légende populaire,  le métier de fabriquer de la mélasse de canne à sucre à Đường Lâm rapportait  comment la princesse Mi Ê a trouvé une plante semblable à un roseau. Elle a pris une section de cette plante et a senti sa douceur fraîche et son goût aromatique. Elle a tellement aimé cette plante si bien qu’elle  a conseillé aux gens de la cultiver. Au fil du temps,  la canne à sucre poussait tellement dense qu’elle couvrait une grande surface comme le bois. La population locale a commencé à produire de la mélasse ainsi que des bonbons à partir de celle-ci. D’où le nom « Kẻ Miá ».

Grâce aux fouilles archéologiques aux  alentours des contreforts de la montagne Ba Vi, on découvre que  Đường Lâm était le territoire des Proto-Vietnamiens. Ces derniers y vivaient en grande concentration à l’époque de la civilisation de Sơn Vi. Ils continuaient à s’y établir encore durant les quatre cultures suivantes: Phùng Nguyên (2000-1500 BC), Đồng Dậu (1500-1000 BC), Gò Mun (1000-600 BC) et Đồng Sơn (700 BC-100 AD).

Le village  est aussi  la terre de deux rois célèbres Phùng Hưng et Ngô Quyền. Le premier, connu sous le nom « Bố Cái Đại Vương »  (ou Grand roi père et mère du peuple) est adulé comme le  libérateur de la domination chinoise à l’époque des Tang tandis que le deuxième a réussi à mettre fin à l’occupation chinoise de 1000 ans en défiant la flotte des Han du Sud (Nam Hán) sur le fleuve de Bạch Đằng. C’est aussi ici qu’on retrouve l’autel dédié à l’ambassadeur Giang Văn Minh auprès de la cour de Chine. Ce dernier fut tué par  l’empereur des Ming  Zhu Youjian (Sùng Trinh)  car il a osé l’affronter en lui répondant du tac au tac avec le vers mémorable suivant: 

Ðằng giang tự cổ huyết do hồng (Bạch Đằng từ xưa vẫn đỏ vì máu)
Le fleuve Bạch Ðằng continue à être teinté avec du sang rouge.

pour lui rappeler    les victoires éclatantes et décisives des Vietnamiens contre les Chinois sur le fleuve Bạch Ðằng,  suite au vers arrogant qu’il a reçu de la part de l’empereur chinois: 

Đồng trụ chí kim đài dĩ lục (Cột đồng đến giờ vẫn xanh vì rêu).
Le pilier en bronze continue à être envahi par la mousse verte. (évoquant ainsi la période de pacification du territoire vietnamien par le général chinois Ma Yuan à l’époque des Han).

 Làng cổ Đường Lâm 

L’une des caractéristiques de ce village  antique réside dans la préservation  de son  portail (porte principale) par lequel tout le monde doit passer. Le visiteur peut s’égarer facilement s’il n’arrive pas à repérer la maison communale Mông Phụ.  Celle-ci est un bâtiment colossal édifié au centre du village avec son imposante charpente en bois de fer (gỗ lim). La plupart des maisons sont protégées  par des blocs de murs en   latérite et leurs porches  sont parfois des petits chefs-d’œuvre qui ne peuvent pas laisser indifférent le visiteur.  Le village Đường Lâm continue à garder son charme séculaire face à l’urbanisation galopante qu’on ne cesse pas de voir dans d’autres villages.

Version vietnamienne

Có khoảng chừng 800 mẫu, làng cổ Đường Lâm nằm cách chừng 4 cây số về phiá tây của thị xã Sơn Tây.  Làng nầy chuyên sống về canh nông.  Rất hiếm còn tìm lại được ngày nay một trong những làng cổ còn giữ được những nét cá biệt của một làng Việtnam truyền thống. Nếu vịnh Hạ Long là một tác phẩm của tạo hóa thì làng cổ Đường Lâm ngược lại là một sản phẩm do con người tạo ra. Nó còn giàu có ý nghĩa  nhiều hơn vịnh Hạ Long. Đây là sự nhận xét của nhà nghiên cứu Thái Knid Thainatis. Thật vậy Đường Lâm rất phong phú không những về lịch sữ mà còn luôn cả tập quán. 

 Thời xưa, Đường Lâm  vẫn được gọi là Kẻ Mia (vùng đất trồng mía). Theo truyền thuyết, nghề làm mật mía ở Đường Lâm liên quan đến việc công chúa Mi E tìm thấy một loại cây giống cây sậy. Cô lấy một phần của cây này và ngửi thấy vị ngọt và hương vị thơm mát của nó. Cô rất yêu thích loài cây này nên đã khuyên mọi người nên trồng nó. Theo thời gian, cây mía mọc rậm rạp phủ kín cả một vùng rộng lớn như rừng. Người dân địa phương bắt đầu sản xuất mật mía cũng như kẹo từ nó. Do đó nó có tên là « Kẻ Miá« .

Nhờ các cuộc khai quật khảo cổ xung quanh ở chân núi Ba Vi, người ta phát hiện ra Đường Lâm là lãnh thổ của người Việt cổ. Những người sau này sống tập trung ở đây  trong thời kỳ của nền văn hóa Sơn Vi. Họ  vẫn tiếp tục định cư ở nơi nầy tiếp theo cho bốn nền văn hóa sau đây: Phùng Nguyên (2000-1500 TCN), Đồng Dậu (1500-1000 TCN), Gò Mun (1000-600 TCN) và Đồng Sơn (700 TCN-100 SCN).

Nơi nầy  cũng là đất của hai vua cự phách Phùng Hưng và  Ngô Quyền. Vua đầu tiên thường  gọi là « Bố Cái Đại Vương » rất  đuợc ngưỡng mộ vì ông là lãnh tụ khởi  cuộc nổi dậy chống lại sự đô hộ của nhà Đường còn Ngô Quyền thì có công trạng kết thúc sự đô hộ quân Tàu có gần một thiên niên kỹ qua cuộc thách thức hải quân Nam Hán trên sông Bạch Đằng.  Cũng chính nơi nầy mà cũng tìm thấy nhà thờ của thám hoa Giang Văn Minh. Ông đuợc đề cử sang Tàu xưng phong dưới thời Hậu Lê. Ông bị trảm quyết bỡi  vua Tàu Minh Tư Tông Chu Do Kiểm (tức hoàng đế Sùng Trinh) vì ông không để vua Tàu làm nhục Việtnam dám đối đáp thẳng thắn  với  một  vế đối lại như sau: Ðằng giang tự cổ huyết do hồng  (Bạch Đằng từ xưa vẫn đỏ vì máu) nhắc lại những chiến công hiển hách trêng sông Bạch Đằng khi nhận một vế  ngạo mạn của vua Tàu:  Đồng trụ chí kim đài dĩ lục (Cột đồng đến giờ vẫn xanh) vì rêu  ám chỉ đến cột đòng  Mã Viện , thời kỳ quân Tàu đô hộ nước Việt dưới thời Đông Hán. 

Một trong những  đặc trưng  của làng cổ nầy là  sự gìn giữ cái cổng làng mà bất cứ ai đến làng cũng phải đi qua cả.  Người du khách có thể bị lạc đường  nếu không nhận ra hướng đi đến đình Mông Phụ.   Đây là một toà nhà to tác được dựng ở giữa trung tâm của làng với một mái hiên oai vệ bằng gỗ lim.  Tất cả nhà ở làng nầy phân đông được bảo vệ qua các bức tường bằng đá ong và các cổng vào thường là những kiệc tác khiến làm du khách không thể thờ ơ được. Làng cổ  Đường Lâm tiếp diễn giữ  nét duyên dáng muôn thưở dù biết rằng  chính sách đô thị hoá vẫn phát triển không ngừng ở các làng mạc khác.

Version anglaise

Occupying about 800 hectares, the village of Đường Lâm is located approximately 4 km west of the provincial town of Sơn Tây. It is practically dedicated to agriculture. It is rare to still find today one of the villages that has preserved the characteristic features of a traditional Vietnamese village. While Ha Long Bay is the work of nature, Đường Lâm, on the other hand, is a creation made by man. It is richer in meaning than Ha Long Bay. This is what the Thai researcher Knid Thainatis noticed. Indeed, Đường Lâm is rich not only in history but also in tradition.

In ancient times, it was still called Kẻ Mia (land of sugarcane). According to a popular legend, the craft of making sugarcane molasses in Đường Lâm tells how Princess Mi Ê found a plant resembling a reed. She took a section of this plant and felt its fresh sweetness and aromatic taste. She liked this plant so much that she advised people to cultivate it. Over time, the sugarcane grew so densely that it covered a large area like a forest. The local population began to produce molasses as well as candies from it. Hence the name « Kẻ Miá« .

Thanks to archaeological excavations around the foothills of Ba Vi mountain, it was discovered that Đường Lâm was the territory of the Proto-Vietnamese. They lived there in large concentrations during the Sơn Vi civilization period. They continued to settle there during the following four cultures: Phùng Nguyên (2000-1500 BC), Đồng Dậu (1500-1000 BC), Gò Mun (1000-600 BC), and Đồng Sơn (700 BC-100 AD).

The village is also the land of two famous kings, Phùng Hưng and Ngô Quyền. The first, known as « Bố Cái Đại Vương » (or Great King Father and Mother of the People), is revered as the liberator from Chinese domination during the Tang dynasty, while the second succeeded in ending 1,000 years of Chinese occupation by defeating the Southern Han fleet on the Bạch Đằng River. It is also here that the altar dedicated to ambassador Giang Văn Minh to the Chinese court is found. He was killed by the Ming emperor Zhu Youjian (Sùng Trinh) because he dared to confront him with a sharp retort in the memorable verse:

Ðằng giang tự cổ huyết do hồng (The Bạch Đằng River has always been red because of blood)
The Bạch Đằng River continues to be stained with red blood.

This was to remind him of the brilliant and decisive victories of the Vietnamese against the Chinese on the Bạch Đằng River, following the arrogant verse he received from the Chinese emperor:

Đồng trụ chí kim đài dĩ lục (Cột đồng đến giờ vẫn xanh vì rêu).

The bronze pillar is still green because of moss.
The bronze pillar continues to be overgrown by green moss. (thus evoking the period of pacification of the Vietnamese territory by the Chinese general Ma Yuan during the Han dynasty).

One of the characteristics of this ancient village lies in the preservation of its main gate through which everyone must pass. Visitors can easily get lost if they fail to locate the Mông Phụ communal house. This is a colossal building erected at the center of the village with its imposing ironwood frame (gỗ lim). Most houses are protected by laterite wall blocks, and their porches are sometimes little masterpieces that cannot leave visitors indifferent. The Đường Lâm village continues to retain its centuries-old charm in the face of the rampant urbanization that is constantly seen in other villages.

Làng cổ Đường Lâm

Bibliographie: 

Lê Thanh Hương: An ancient village in Hanoi, Thế Giới publishers, Hànôi 2012

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Hoa Sen (Lotus)

lotus

English version
Version française
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Không có cây thủy sinh nào được người Việt  ngưỡng mộ và  qúi  trọng bằng cây hay hoa sen. Ngoài biểu tượng của Phật Giáo, Sen còn đồng nghĩa với  sự tinh khiết ,  thanh thản và vẻ đẹp nữa. Nó còn khác biệt hơn những cây thủy sinh khác không những nhờ  vẻ đẹp đơn sơ thanh nhã của hoa mà còn được nhắc nhở  nói đến rất nhiều  trong phong phú  truyền thống ở Á Châu nhất là ở Việt Nam. Nơi nầy, Sen được liệt kê  vào  4 cây cao qúy nhất đó là mai, liên, cúc và  trúc  biểu tượng  cho bốn mùa (tứ thì) đấy. 

Nhìn lại trong nghệ thuật của người Việt, phong cảnh thường đựợc  dàn dựng  theo một sơ đồ bất di bất dịch  và cổ điển mà  thường  có sự xác định cần  thiết để trước  những yếu tố  nào, nhất là các nhân vật  trong cảnh tượng. Cho nên thường thấy một tương quan nghệ thuật độc đáo, một kết hợp bền vững giữa một loại cây và một loại vật  trong các bức tranh nho nhỏ của người Việt. Vì vậy thường thấy sen liên kết  với vịt (Liên Áp). Ít khi thấy sen liên kết với con vật  nào khác chỉ trừ khi nào tác giả không còn  tôn trọng những quy ước cổ điển nữa. Với hoa, sen thường được người Việt gọi là Hoa Sen hay là Liên Hoa. Sen nó thuộc họ  Nymphéacées và có tên khoa học là   Nelumbo Nucifera hay là  Nelumbium Speciosum.  Nơi nào ở Việt Nam cũng tìm thấy Sen cả (đầm, ao bùn, vườn công cộng, đình vân vân…). Sự hiện diện của nó  ở chùa hay ở đền  làm giảm  đi nhuệ khí sân si dục vọng  của các tu sĩ và làm người khách cảm thấy lòng lân lân thả  hồn về cõi hư vô,  ấy cũng nhờ mùi hương thơm nhẹ nhàng của  hoa sen. Nó sống rất   dễ dàng và  thích nghi ở mọi môi trường. Nó còn  sinh sôi nảy nở với cuộc sống dưới nước  bằng cách chọn lọc đi tất cả nước  đọng ô uế mà nó  xâm nhập . Vì vậy  thường ví  nó  như người có đức tính trong đạo Khổng (junzi)(quân tử). Người nầy, dù ở môi trường nào đi nữa  vẫn không thay đổi  bản  chất  thanh cao  trong cuộc sống, vẫn giữ  đựợc sự  thuần khiết giữa chốn đầy dẫy tham nhũng. Người nầy cũng không để bị lôi cuốn  cám dỗ bởi  những tật xấu của xã hội cũng như sen không bi mùi hôi thúi ờ chốn bùn nhờ mùi hương thơm của hoa. Bởi vậy trong  thơ ca của người Việt có môt bài đề cao đức tính của người quân tử dựa trên hình ảnh của cây Sen:    

Ðố ai mà ví như sen?
Chung quanh cành trắng, giữa chen nhị vàng
Nhị vàng cành trắng lá xanh,
Gần bùn mà chẳng hôi tanh mùi bùn.

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Để ca ngợi đức tính nầy của người quân tử hay của Sen, người ta thường nói : Cư trần bất nhiễm trần. Sen có nhiều đức tính khác nên lúc nào cũng được đứng đầu trong các loại cây qúi trọng của người dân Việt và Trung Hoa. Chính Sen đem lai nguồn  cảm  hứng cho các tu sĩ của một phái thiền Phật giáo Trung Hoa tên là « Pháp Hoa Tông »  dưới đời nhà Đường.  Dựa trên lý thuyết  của kinh « Diệu Pháp Liên Hoa« , dòng nầy chỉ lấy đức tính của Sen để tu luyện.  Trong phái nầy, thời đó có nhiều hòa thượng thi sĩ nổi tiếng như Phong Cang Thập Đắc không thua chi  Lý Thái Bạch (1)  và  Bạch Cư Dị (2).  Trụ sở của phái nầy là chùa Hàn Sơn nằm ở vùng lân cận của thành phố Cô Tô  (Hàng Châu) chỉ chuyên trồng Sen trong các hồ. Phái nầy  họ nghĩ rằng muốn đựợc an lạc trong tâm hồn và tránh đi sự luân hồi và  dục vọng thèm muốn thì cần áp dụng  lý thuyết  « Diệu Pháp Liên Hoa » dựa trên các đức tính của Sen như sau:

vô ưu : mùi thơm của hoa sen khi có dịp ngử nó vào thì sẻ thấy  sự thanh thản và yên tĩnh.  Theo các người xưa, Sen còn là một loại cây chóng tăng dục cũng như rau diếp.

tùy thuận: Sen có thể sống  ở bất cứ nơi nào luôn cả những nơi khô cạn cằn cỗi.

tỏa mùi thơm: (Cư trần bất nhiễm trần) Dù nơi nào có hôi thúi , Sen cũng vẫn lấn áp  thay thế bẳng mùi hương thơm của nó,  có thể  tăng trưởng tuỳ theo cường  độ của ánh sáng trong ngày.

vô cấu: trên cơ sở sinh sản. Sen có một cơ  chế cá   biệt cho   việc sinh sản thực vật. Không có sự thành hình của giao tử như các loại hoa khác. Hoa sen không những  xuất sắc về kích thước mà còn về trạng thái  dày và vàng sáp của các cánh hoa và nhất là  hương thơm của nó có thể  tăng trưởng thay đổi trong ngày. Hoa sen chỉ sống được 4 ngày. Người Nhật diển tã sự chớm nở của hoa sen như sau: ngày đầu  hoa sen có hình dáng của chai saké, ngày thứ nhì  bằng chén saké, ngày  thứ ba bẳng chén súp và ngaỳ thứ tư thì thành  cái đĩa. Dần dần quả của nó tựu hình, tựa như cái côn lật ngửa mà thường gọi là gương sen. Trên mặt bằng phẳng nầy  thì có chừng hai chục trũng chứa  những hạt nhận. Rồi sau đó   khi quả nó chín, nó tách rời cuống, nổi lềnh bềnh   và tan rã một  khi gương sen  đụng chạm với mặt nước qua ngày tháng.  Nhờ vậy các hạt nhân nó theo dòng  nước mà trôi xa hơn nơi  mà Sen nảy nở. Những hạt sen nầy  nặng hơn nước nên  chìm lún vào đất và đâm chồi mọc rễ. Hoa sen khi tượng hình đã có hạt từ trong mầm non. Bởi vậy ngưởi Việt thường nói « nhân quả đồng hành » khi nhắc đến Sen đấy. Đức Phật cũng thường dùng hoa Sen, để nói đến những người thoát khỏi ái tình và dục vọng  vì chính ái dục là nguồn gốc của mọi tội lỗi khổ đau (duhkha) và luân hồi sinh tử.

Để ca tụng đức tính của Sen qua những lời giảng dạy của Đức Phật (3), thiền sư Minh Lương thuộc phái Lâm Tế có làm một bài kệ như sau:

Ngọc quí ẩn trong đá
Hoa Sen mọc từ bùn
Nên chỗ biết sanh tử
Ngộ vốn thiệt bồ đề

 Sen được trông thấy nhiều trong nghệ thuật của người Việt, nhất là ở trong kiến trúc của Phật giáo. Để nhận dạng cây sen  mô típ trong kỹ thuật trang trí thường có 8 cánh hoa chỉ định 8 hướng chủ yếu và biểu hiện lại đồ hình Mandala, một dạng hình học và biểu tượng của vũ tru Phật giáo. Còn trong ngành y dược Việtnam thì hạt sen dùng để trị bệnh tiêu chảy, kiết lỵ và mộng tinh. Các hạt sen khi ăn nhiều và ăn sống,  thường   được xem như thuốc chữa bệnh mất ngủ. Người dùng sẻ ngủ trong giây lát nếu ăn luôn cái mầm xanh ở giữa hạt sen. Thưở xưa, ở Việtnam, các cậu trai muốn tỏ tình yêu thương các cô gái thường tặng hoa sen. Trong các lễ truyền thống của người Việt  nhất là những ngày Tết , không bao giờ có thể thiếu được  mứt hạt  sen và trà ướp sen cả.  Còn ẩm thưc  thì những người  sành điệu ăn uống ai cũng biết món gỏi ngó sen.

Đất nước Việt Nam đã bị  chìm đắm triền miên trong  chiến tranh, tham nhũng và bất công. Người Việt yêu chuộng hòa bình, công bằng và tự do lúc nào cũng nuôi hy vọng không ngừng,  sẻ có một ngày đất nước  được có lại sự thanh thản, huy hoàng và kính nể cũng như hình ảnh của cây Sen. Trong bải thơ tựa đề  « Hoa Sen », vua Lê Thánh Tôn ngư trị một thời  hoàng kim mà Việt Nam lúc đó đang ở trên đỉnh cao của vinh quang, không ngớt lời khen ngợi vẻ đẹp  duyên dáng của Sen:

Nỏn nà sắc nước nhờ duyên nước
Ngào ngạt hương thơm nức dặm Trời ..

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  • (1) Lý Bạch, một trong những thi sĩ danh tiếng nhất dưới thời của vua Đuờng Huyền Tông  (701-762).
  • (2) Thi sĩ lỗi lạc đời nhà Đường (772-846)
  • (3) Siddhârta Gautama (Cồ Ðàm Tất Ðạt Ða).

 

Đình Bảng (Maison communale, Bắc Ninh)

English version

Version vietnamienne

Depuis  longtemps,  Đình Bảng est réputée   dans le Nord du Vietnam  comme la maison communale,  réussissant par  son âge datant plus de 300 ans, à garder son état initial. On attribue sa  ressemblance à une grande maison en bois sur pilotis qu’on ne trouve pas dans d’autres villages du Tonkin. Vue de loin, elle a une structure imposante surélevée, posée solidement sur le sol grâce à   un assemblage de colonnes (60 piliers), d’arbalétriers et de toutes sortes d’éléments en bois de fer (gỗ lim)  soudés par des mortaises et des tenons sans avoir besoin des fondations coulées. C’est le poids de  sa toiture qui permet de la consolider . Selon l’on dit, à l’époque coloniale, cette maison réussît à résister aux assauts  d’un char  français  par l’attelage de sa splendide  charpente avec des chaînes. Grâce à la participation active du mandarin Nguyễn Thạc Lương, originaire du village Đình Bảng et  sa femme Nguyễn Thị Nguyên, cette maison communale édifiée au début du XVIII ème siècle fut  achevée seulement après 36 ans de travaux de construction. Dans  un vieil adage populaire vietnamien , cet édifice  occupe   la seconde place dans la classification des maisons communales du Tonkin. La  première place revient à Đồng Khang qui  n’arrive pas à résister aux aléas du temps tandis que la  maison Đình Diềm occupe la dernière place honorable et   garde seulement aujourd’hui 3 travées au lieu de 5 au moment de sa construction. Il n’y a que Đình Bảng continuant à préserver son état initial au fil des  années.

Située dans le village   Cổ Pháp de la commune Từ Sơn dans la province Bắc Ninh, cette maison communale est dédiée au  culte de trois génies tutélaires (le Génie de l’Eau, le Génie de la Terre et celui des Récoltes). Selon l’on-dit, c’est ici qu’est né Lý Công Uẩn, le fondateur de la dynastie des Lý. De passage à Đình Bảng, il ne faut pas oublier de visiter le temple Đô (Đền Đô) appelé fréquemment sous le nom « Lý Bát Đế (ou temple des 8 rois des Lý).  Ce site n’est pas très loin de la maison communale Đình Bảng ( à peu près  un demi kilomètre à pied). Il y a aussi  une spécialité locale connue sous le nom susê ou phu thê (mari-femme) qu’il ne faut pas oublier de goûter. Ce gâteau a  l’apparence d’un cube   ficelé avec un ruban de couleur rouge. Ce gâteau est composé de la  farine du tapioca, parfumé  au pandan et parsemé de grains de sésame (vừng đen) de couleur noire.  Au cœur de ce gâteau  se trouve une pâte  faite avec des haricots de soja cuits à la vapeur (couleur jaune)  et de la confiture des graines de lotus et de la coco râpée (couleur blanche)  ressemblant énormément à la frangipane trouvée dans les galettes des rois. Sa texture collante rappelle le lien fort  qu’on veut représenter dans l’union. Ce gâteau est le symbole de la perfection de l’amour conjugal et de la loyauté en accord parfait  avec le Ciel et la Terre (théorie du Yin et du Yang).

 

 

Version vietnamienne

Từ lâu, Đình Bảng   được xem là  một ngôi đình ở miền Bắc  còn giữ  đựợc vẻ  nguyên sơ dù nó  được xây dựng đã có 300 năm. Nó còn là ngôi đình có dáng nhà sàn mà ít  trông thấy ở các làng khác. Nhìn  từ đẳng xa, ngôi đình có một cấu trúc nổi,   kê vững  chắc trên mặt đất nhờ qua một   hệ thống  chân cột (60 cột trụ bằng gỗ lim ), kèo và xà giằng nhau, liên kết  không cần chân móng. Mái đình  càng nặng thì sức nén của nó xuống các cột càng lớn khiến ngôi đình càng vững chãi. Nghe nói nhờ vậy dưới thời Pháp thuộc,  đền nầy không có đổ vỡ truớc sự tấn công xe chiến đấu  của quân đội Pháp.

 Đình Bảng (Bắc Ninh)

Nhờ sự tích cực tham gia của quan Nguyễn Thạc Lương, người Đình Bảng và bà vợ là Nguyễn Thị Nguyên, ngôi đình nầy được xây dựng vào đầu thế kỷ 18 kéo dài 36 năm mới được hoàn thành. Đây là ngôi đình thường được dân gian miền Bắc  nói đến qua ngạn ngữ: Thứ nhất là đình Đông Khang, thứ nhì đình Bảng, thứ ba đình Diềm.  Đình Đông Khang bị tàn phá bởi chiến tranh, còn đình Diềm trước có 5 gian nay thì còn 3 gian. Chỉ còn đình Đình Bảng còn giữ đựợc vẻ nguyên sơ qua dòng thời gian. Đình nầy nằm ở  làng Cổ Pháp,  thị xã Từ Sơn, tỉnh Bắc Ninh và thờ các vị thành hoàng gồm Cao Sơn đại vương (thần Núi), Thủy Bá đại vương (thần Nước) và Bách Lệ đại vương (thần Đất). Nơi nầy theo lời tương truyền còn là nơi sinh và lớn lên  của Lý Công Uẩn, người sáng lập triều đình nhà Lý. Đến đây , cũng nên đến tham quan Đền Đô nhà Lý thường được gọi là đền Lý Bát Đế, nơi thờ  tám vị vua đầu tiên nhà Lý. Đền nầy không xa chi cho mấy đi chừng nửa cây số qua cái chợ là đến. Nhớ đừng quên ăn đặc sản của vùng. Đó là bánh phu thê, một  bánh hình  vuông bằng lá dừa, nhân đậu xanh ở  trong hình tròn,  biểu tượng vuông tròn của triết lý âm dương  và nhắc đến tình nghĩa vợ chồng.

 

 

 

 

Người bán hàng rong Hanoï


Les marchandes ambulantes de Hanoï

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Version vietnamienne
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Étant connues à l’époque coloniale, les marchandes ambulantes se font au fil des années une image d’une scène ordinaire et plutôt familière pour les Hanoïens dans leur vie journalière. Par contre pour les touristes étrangers et les passionnés  de photos, elles constituent un attrait  très original,  une caractéristique particulière de la « culture du commerce ambulant »  de Hanoï  dont les photos ne peuvent pas être absentes  dans un album de photos de voyage, en particulier avec les marchandes ambulantes de fleurs. Étant venues d’autres provinces ou vivant aux alentours de la capitale, celles-ci  réveillées  très  tôt, à 4 ou 5 heures du matin, doivent accomplir  des dizaines de  kilomètres en vélo pour s’approvisionner en fleurs et fruits au marché.  Puis elles  cherchent des rues  calmes et désertes  pour mettre en valeur les produits  proposés à vendre (leurs et fruits)  tout en faisant appel à leur créativité  et l’adresse de leurs mains dans la géniale exposition et  la disposition superbement équilibrée de ces produits. Ceux-ci sont proposés en fonction de leur saison. On peut dire que ces femmes marchandes ambulantes  sont des tableaux vivants animés et multicolores se  faufilant au cœur du vieux quartier de la capitale.

Elles  apportent  tous les jours à la capitale   un style de vie   particulier sans qu’elles  le sachent. Elles continuent à s’inquiéter de manière timorée  tout en cherchant de loin la présence et le déplacement de la police locale à travers leurs yeux  craintifs et apeurés. Cela fait mal à ces femmes qui doivent chercher de l’argent pour s’acquitter des obligations familiales et avoir la tranquillité dans l’âme mais cela crée aussi un souci majeur pour ceux qui aiment à faire des photos comme moi car je suis obligé de les poursuivre patiemment  à travers les rues et les quartiers avec le but de pouvoir obtenir ces photos inoubliables ci-dessous  que je pourrai partager sur le net. Il est  très difficile d’avoir auprès de ces femmes courageuses un sourire matinal naturel avec cette vie assez  tumultueuse.

Version vietnamienne

Đã có từ  đời Pháp thuộc, người bán hàng rong là một hình ảnh bình dị quá quen thuộc  đối với người Hà Thành trong cuộc sống hằng ngày nhưng đối với những người du khách ngoại quốc hay là những người thích chụp ảnh thì người bán hàng rong là một nét đẹp quá độc đáo, một đặc trưng  văn hoá bán hàng rong  riêng tư  của Hà Thành không thể thiếu sót để lưu niệm trong cuốn album được nhất là với  những người bán hoa dạo. Các phụ nữ bán rong nầy họ là những người  nhập cư từ phương xa đến, họ  thức dậy lúc 4, 5 giờ sáng đạp xe hàng cây số để lấy hoa hay trái cây ở chợ   rồi họ tìm những đường hay nơi vắng vẽ ít người  để họ trang trí lại theo ý muốn, tăng thêm với  đôi bàn tay khéo léo,  cái  vẻ đẹp của  các món hàng thực phẩm  họ bán,  nhất là hoa quả. Họ bán theo mùa, muà nào thức ấy. Có thể nói họ là những bức tranh sống  linh hoạt   muôn màu di chuyển giữa lòng phố cổ. 

Họ tạo ra hằng ngày  một nét đẹp riêng tư  cho Hà Thành mà chính họ không bao giờ biết  nghỉ đến. Họ lúc nào cũng lo lắng  rụt rè thăm dò từ đằng xa sự đeo  đuổi của các chú  cảnh sát phường xóm qua đôi mắt sợ sệt. Thật tội cho họ để kiếm tiền trang trải cuộc sống vất vã, không có lúc nào được yên tâm cả mà cũng tội cho những người thích  chụp ảnh như  tớ cũng bị lôi cuốn, chạy theo họ qua đường phố, phải kiên nhẫn  để có thể được các tấm ảnh nầy  để chia sẻ trên trang nầy  nhất là hiếm có  được ở nơi họ  những  nụ cười tự nhiên vui vẻ buổi sáng với cuộc sống bon chen nầy.

marchande_ambulante

 

Version anglaise

Being known at the colonial period, street women  vendors get over the years,  a picture of the ordinary scene and too familiar for people living in Hanoi. However, for foreign tourists and photo enthusiasts, they constitute an attraction very original, a particular characteristic of ambulant commerce in Hanoï. Their photos are not missing in an album of travel pictures, in particular with  itinerant florists. Coming from other provinces or living around the capital and being  up early  around 4 or 5 in the morning, they must accomplish tens of kilometers on a bike  for their  supplies in flowers and fruits to the market. Then they seek refuge in quiet and desert streets in order to highlight the products to be sold  (flowers and fruits) by calling upon the creativity  and the manuel skill  in the ingenious exhibition and the arrangement superbly balanced of these products proposed depending on their season. 

One can say these street vendors are animated and multicoloured  living tableaux sneaking in the heart of old quarter of Hanoï. They provide every day to the capital a  particular lifestyle without them knowing. They continue to worry in timid manner by seeking away the presence and displacement of local police with their fearful eyes. It hurts these women who must find money for paying off their family obligations and having peace in their soul but it  also creates a major concern for those who love to take pictures like me because I am obliged to pursue them with patience through streets  and quarters in order to obtain these unforgettable  pictures below.  It is difficult to have a morning natural  smile from courageous women when they have a tumultuous life.

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Temple Quán Thánh (Đền Quán Thánh, Hànội)


Đền Quán Thánh

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Không cách xa Hồ Tây bao nhiêu, đền Quán Thánh là một điểm tham quan không thể thiếu sót  khi đến Hànội. Đền nầy là nơi để thờ một vị thần của Đạo Giáo tên là Huyền Thiên Trấn Vũ được xem ở Á Châu là hoàng để ở phương Bắc ngự trị trên các  loài  động vật ở dưới nước.  Theo cách bố trí tinh vi của phong thủy, đền nầy được dựng lên cùng ba đền khác hợp thành Thăng Long tứ trấn, để trấn giữ bốn cửa ngỏ của Hà thành chống ngọai bang và ma qủy, mỗi đền một phương ( Đền Bạch Mã Hàng Buồm phương đông, đền Voi Phục phương tây, đền Kim liên phương nam và đền  Quán Thánh phương bắc). Theo lời nói dân gian, đền nầy đã được dựng lên năm 1010 dưới triều đại Lý Thái Tổ. Lúc đầu tượng tạc bằng gỗ. Đã bao lần sửa chữa dưới đời  nhà Trần nhưng chỉ có lần duới triề u của vua Lê Hy Tông năm 1677, sự phục hồi nó mới đáng kể đó là sự thay thế tựợng gỗ bằng đồng đen và gác chuông.

Tượng thần to tác nầy  nặng có 4 tấn và cao gần 4 thước được đặt trên bục đá một thước bề cao. Có một khuôn mặt hình vuông, ngồi chững chạc, chân không  với một bộ áo đạo sĩ. Tượng cầm trong  tay phải có cây  gươm có rắn quấn và chống lên lưng một con rùa và tay trái thì bắt quyết (hay ấn). Màu đen được chọn cho pho tượng vì màu nầy trong ngũ hành là màu tượng trưng cho nước và phương bắc. Phải nói đây là một tác phẩm kỳ diệu của những người dân  đúc đồng của làng Ngũ Xã dưới sự hướng dẩn của Vũ Công Chấn, để lại cho chúng ta  đã có gần 4 thế kỷ rồi. Đền  nầy không những là một trong những đền thuộc đạo giáo còn tìm thấy ở Hànôi mà nó còn là nơi lý tưởng để dành riêng cho những ai muốn tìm sự yên tịnh và thư thản ở Hà Thành náo nhiệt nầy.

Le temple Quán Thánh

Étant situé  non loin du lac de l’Ouest (Hồ Tây), Quán Thánh  est l’un des sites incontournables de Hànội.  Ce temple  sacré est réservé au culte d’un dieu taoïste de nom Huyền Thiên Trấn Vũ considéré en Asie comme l’empereur du Nord (Bei Di (ou Bắc Đẩu en vietnamien))  régnant sur le monde aquatique. Selon l’aménagement judicieux de Feng Shui (Phong Thủy), il est édifié  avec les trois  autres temples dans le but de protéger la capitale Thăng Long contre les envahisseurs étrangers et  les mauvais esprits, chacun dans une direction bien précise (Temple  Bạch Mã  à l’est,  temple Voi Phục (Thủ  Lệ ) à l’ouest, Kim Liên au Sud et Quán Thánh au nord de Hànội). Selon l’on-dit, ce temple fut érigé en 1010 sous le règne de Lý Thái Tổ.

La statue était   en bois au début de l’installation. En dépit des rénovations successives   sous la dynastie des Trần, c’était  seulement en 1677 sous le règne du roi Lê Hy Tông que la restauration fut significative avec l’installation et le remplacement de la statue en bronze noir ainsi que le clocher du temple. 

L’autel de Vũ Công Chấn

 Cette statue colossale de  4 tonnes et haute à  peu près de 4 mètres a été posée   sur une estrade en marbre  d’un mètre de hauteur. En position assise avec un visage carré et  ses pieds nus, elle a une tenue traditionnelle taoïste.  Elle tient dans sa main droite une épée pointée  sur le dos d’une tortue et décorée superbement   par la présence   d’un serpent  enroulé tandis que dans sa main gauche, une mudra taoïste, un geste rituel   codifié  est visible  en guise d’exorcisme (bắt ấn).  Associée  à la direction du  Nord et à l’eau, la couleur doit être  noire selon la théorie des 5 éléments (Ngũ hành).  C’est l’explication trouvée dans le choix de la couleur  réservée pour  la statue taoïste. 

La finesse des détails et la taille imposante de cette statue réalisée il y a presque 4 siècles témoignent  incontestablement de l’exploit prodigieux  et du savoir faire des métallurgistes paysans du village Ngũ Xã de cette époque supervisés par Vũ Công Chấn.

Ce temple est non seulement  l’un des derniers temples taoïstes trouvés dans la capitale mais  aussi l’endroit idéal pour ceux qui aiment retrouver la sérénité et le calme dans une ville aussi animée et  bruyante comme Hanoï.

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Village antique Cừ Đà ( Old village Cự Đà)

Village antique Cừ Đà

 
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Làng cổ Cừ Đà

Được biết làng cổ Cự Đà qua báo chí nên cũng thừa lúc nhàn rỗi ở Hànội lúc cuối năm 2016, tụi nầy lấy quyết định đi tham quan một lần, biết đâu nó còn nét độc đáo  như làng cổ Đường Lâm vã lại nó không xa chi cho mấy Hànôi. Làng nầy nó cách xa thủ đô 20 cây số nếu  tính tử trung tâm nhưng đi đến đó chỉ có hai cách mà thội

  • -một là đi theo hướng chùa Hương để đến làng Khúc Thủy trước khi đến làng Cự Đà (cách nầy thì đi lòng vòng tốn thì giờ dù đi ô tô)
  • còn cách còn lại là tuy ngắn thì giờ (45 phút) nhưng  đi qua chợ Hà Đông đến đường Lê Lợi rồi đi thẳng theo đường liên làng qua làng Đa Sĩ. Tới đây phải đi bộ qua  cái cầu sắt thì tới đầu làng Cự Đà, ít nhất cũng có hai cây số đi bộ.  Tụi nầy  không có lựa chọn chi cả vì em tài  xế không biết nên chọn cách thứ nhì.

Cũng may trởi tuy u ám nhưng không mưa nhiều nên đi bộ cũng tạm được. Vào làng Cự Đà, cảm giác đầu tiên như thời gian nơi nầy đang dừng lại. Không có tiếng kèn, tiếng xe, tiếng ồn ào của làng xóm  như ở Hànôi. Các ngôi  nhà nó rất cũ kỹ, có cái 3 gian, có cái 5 gian, vách tường bị hư hõng rất nhiều. Nơi nầy còn thấy những ngôi nhà hai tầng mang phong cách Pháp được xây cất thời Pháp thuộc. Đúng là một làng cổ kính  ở vùng Bắc Bộ vì còn tìm thấy  được  cổng làng, mái đình, chùa, các cây cổ thụ vân vân ….Nghe kể lại có một thời làng nầy rất được sung túc vì nó nằm bên bờ sông Nhuệ, thuyển bè thường đến giao thương dễ dàng . Các doanh nhân ở Hànôi  đổ xô về đây, chen đua  cất nhà để cuối tuần đựợc an nghĩ. Nay sông Nhuệ màu nước nó đen thối ô nhiểm quá chừng không thua chi kênh Nhiêu  Lộc khiến khi đi qua cẩu sắt  phải bịt mũi lại. Lòng thấy nặng trĩu, tự hỏi ngưòi dân ở đây sao không bệnh họan được. Âu cũng vì nghèo nàn, vi sinh nhai  hằng ngày trong  cuộc sống lam lũ với nghề làm miến, làm tương, dân số càng đông khiến  làng nầy nó đang xuống cấp trầm trọng trước sự áp lực đô thị hóa.

 Từ 500 nhà cổ một thời nay chỉ còn vài chục nhà mà thôi. Dù biết trân trọng cái nét đẹp của làng cổ , người  dân ở đây vì thiếu đất , thiếu phương tiện tài chánh để sùng tu nên họ đành bó tay đôi khi còn  phá vở trần nhà để có chổ phơi miến, đôi khi xây cất lại theo phong cách hiện nay.  Có thể rồi đây  chi cần vài năm nửa thôi làng cổ Cự Đà sẻ không còn như ngày hôm nay được tham quan. 

En apprenant par les médias vietnamiens l’existence d’un village antique Cự Đà, nous sommes décidés d’aller le visiter lors de notre séjour  à Hanội à la fin de l’année 2016. Ce village n’est pas trop loin de la capitale. Il faut compter   une vingtaine de kilomètres si on commence à partir  du centre de Hanội. Deux voies d’accès sont possibles:

  • soit en prenant la route nationale   dans la direction de la pagode des Parfums (Chùa Hương) pour atteindre d’abord  le village Khúc Thủy puis celui de   Cự Đà.
  • soit en prenant la route traversant le marché Hà Đông dans la direction du  village Đa Sĩ. C’est ici qu’il faut entamer la marche à pied (2 kilomètres)  par l’emprunt d’un pont ferroviaire réservé uniquement pour les trains et les motos. C’est  la voie la plus rapide car on ne perd que 45 minutes en auto. Mais c’est aussi la voie d’accès préférée par le jeune chauffeur de la voiture. Heureusement, en dépit du temps maussade, la pluie n’est pas au rendez-vous, ce qui nous permet de marcher de façon convenable.

En entrant dans ce village, on a l’impression que le temps s’arrête.  Contrairement à ce qui est arrivé fréquemment à Hànội, on n’entend aucun klaxon, aucun bruit du moteur ou du village. De vieilles maisons sont rencontrées le long de notre marche. Certaines ont 3 travées, d’autres 5 travées. Leurs murs en brique sont  fortement détériorées. C’est ici qu’on trouve aussi des maisons à deux étages construites à l’époque coloniale dans le style franco-vietnamien. C’est vraiment  un village antique  et typique du Tonkin car on y trouve non seulement son portique mais aussi la toiture imposante de sa maison communale, sa pagode, ses banians centenaires etc…Selon la rumeur, ce village fut florissant à une certaine époque car il est situé au bord du fleuve de nom Nhuệ, ce qui facilite l’échange commercial avec la voie fluviale. Les commerçants plus ou moins aisés de Hànội ne tardaient pas à s’y installer et se rivalisaient à construire des maisons de campagne pour y passer leur fin de semaine. Aujourd’hui, le fleuve Nhuệ est tellement pollué qu’il dégage une odeur nauséabonde et a une coloration noire comme le canal Nhiêu Lộc (Saigon), ce qui nous oblige de nous boucher le nez lors de notre passage sur le pont ferroviaire. Comment les gens peuvent-ils vivre sans être malades? C’est ce profond ressentiment que j’éprouve durant cette visite.

Outre la pauvreté et la dureté de la vie journalière,  les gens de ce village ne vivent que de leur métier: fabrication des  nouilles transparentes et la sauce de soja.

Etant  connu comme  un village de métier, Cự Đà  continue à perdre son charme antique  face à l’urbanisation inquiétante et à la démographie galopante. De 500 vieilles maisons recensées au début du XXème  siècle, il n’en  reste qu’une vingtaine.  Par manque d’espace vital et de moyens financiers  dans la rénovation, certains propriétaires sont obligés d’enlever la toiture de leurs maisons pour l’exposition de leurs nouilles au soleil ou de rebâtir  leurs maisons dans le style moderne. C’est peut-être dans quelques années à venir que Cự Đà n’a plus d’attraits touristiques qu’il  garde encore aujourd’hui  lors de notre visite.

English version

Learning from the Vietnamese media about the existence of an ancient village called Cự Đà, we decided to visit it during our stay in Hanoi at the end of 2016. This village is not too far from the capital. It is about twenty kilometers if you start from the center of Hanoi. Two access routes are possible:

Either by taking the national road in the direction of the Perfume Pagoda (Chùa Hương) to first reach the village of Khúc Thủy and then Cự Đà.
Or by taking the road passing through the Hà Đông market towards the village of Đa Sĩ. This is where you have to start walking (2 kilometers) by crossing a railway bridge reserved only for trains and motorcycles. This is the fastest route as it only takes 45 minutes by car. But it is also the preferred access route by the young car driver. Fortunately, despite the gloomy weather, there was no rain, which allowed us to walk comfortably.

Upon entering this village, one gets the impression that time stands still. Unlike what often happens in Hanoi, there is no sound of horns, engines, or village noise. Old houses are encountered along our walk. Some have 3 bays, others 5 bays. Their brick walls are heavily deteriorated. It is here that you also find two-story houses built during the colonial era in the Franco-Vietnamese style. It is truly an ancient and typical village of Tonkin because it has not only its gateway but also the imposing roof of its communal house, its pagoda, its century-old banyan trees, etc.

According to rumor, this village was prosperous at one time because it is located on the banks of the river named Nhuệ, which facilitates commercial exchange via the waterway. The more or less wealthy merchants of Hanoi soon settled there and competed to build country houses to spend their weekends. Today, the Nhuệ river is so polluted that it emits a nauseating odor and has a black coloration like the Nhiêu Lộc canal (Saigon), which forces us to hold our noses when crossing the railway bridge. How can people live without getting sick? This is the deep resentment I feel during this visit.

Besides poverty and the harshness of daily life, the people of this village live solely from their trade: making transparent noodles and soy sauce.

Known as a craft village, Cự Đà continues to lose its ancient charm in the face of worrying urbanization and rapid population growth. From 500 old houses recorded at the beginning of the 20th century, only about twenty remain. Due to a lack of living space and financial means for renovation, some owners are forced to remove the roofs of their houses to expose their noodles to the sun or to rebuild their houses in a modern style. It may be in the coming years that Cự Đà will no longer have the tourist attractions it still retains today during our visit.

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Maison communale Kim Ngân (Đình Kim Ngân, Hànội)

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Đình Kim Ngân

 

Đình Kim Ngân này được xây dựng vào đầu thế kỷ 16 bởi Thượng thư Nội vụ của vua Lê Thánh Tông, Lưu Xuân Tín. Ông vốn là người tỉnh Hải Dương, nổi tiếng với nghề nấu chảy vàng thỏi. Vào thời điểm đó, ông đã đưa một số lượng lớn người dân trong làng của mình đến Hà Nội làm thợ kim hoàn cho nhà vua. Họ đã xây dựng ngôi đình này mang tên Kim Ngân khi họ định cư tại đây. Sau nhiều năm bị bỏ hoang, nó chỉ được trùng tu vào năm 2004 nhờ sự giúp đỡ của các chuyên gia người Pháp từ thành phố Toulouse. Ngày nay, nó không chỉ là nơi thường xuyên diễn ra tất cả các buổi biểu diễn âm nhạc truyền thống (ví dụ như Ca Trù) mà còn là nơi tôn kính tổ tiên của nghề thủ công Hiền Viên.

Cette maison communale Kim Ngân fut édifiée au début du XVIème siècle par le ministre de l’intérieur du roi Lê Thánh Tông, Lưu Xuân Tín. Celui-ci était originaire de la province Hải Dương, connue pour sa spécialité dans la fonte des lingots d’or. Il fit venir à cette époque un grand nombre de gens de son village pour travailler en tant qu’orfèvres à Hànoï pour le compte du roi. Ces derniers y ont construit lors de leur installation cette maison communale de nom Kim Ngân. Etant laissée à l’abandon depuis plusieurs années, elle fut restaurée seulement en 2004 grâce au concours des experts français de la ville de Toulouse. Désormais c’est non seulement l’endroit où ont lieu fréquemment tous les spectacles de musique traditionnelle (Ca Trù par exemple) mais aussi le lieu de vénération de l’ancêtre des métiers Hiên Viên.

This communal house was erected under the reign of king Lê Thánh Tông by the Minister of the Interior, Lưu Xuân Tín. This one was from Hải Dương province known for its speciality in casting into ingots. He invited at this time a large number of people in  his village for working as  silversmiths on the behalf of the king. During the installation, the latter have built à Hàng Bạc this communal house named « Kim Ngân (or silver). Being neglected for many years, it was restored in 2004 by French experts of Toulouse city. Henceforth, it is only the place where tradional music concerts take place frequently but also the space of veneration of Hiên Viên, the ancestor of crafts.
 

Communal House Kim Ngân

(Hàng Bạc)

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Gia Long ( Founder of Nguyễn dynasty)

 

Gia Long

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Gia Long is the imperial title prince Nguyễn Phúc Ánh took in 1802 for his reign at the time of the reunification of the Vietnam empire which extended from the border of Lạng Sơn to the point of Cà Mau on the gulf of Siam.

Gia long results from the combination of two following words: Gia and Long (Gia being a word extracted from the name Gia Định, the ancient city of Saïgon and Long that of the name Thăng Long, the ancient capital Hànội). During the 25 years of fighting against the Tây Sơn, he roamed the whole Cochinchina. He knew perfectly well all the corners of the Mekong delta. Prince Nguyễn Ánh was so attached to the people of the South and in particular to Saigon city that he was khnown at the time as « General Gia Định« .

Before the unification of Vietnam (1801), the last survivor of the Nguyen was hunted down several times by the Tây Sơn ( or the people from the West ) of Nguyễn Huệ. He owed his safe life to a French missionary Pierre Joseph Pigneaux de Behaine who shared with him his meal brought in by a confidant, P. Paul Nghi, and who did not hesitate to organize his escape in the Cancau principality of Mạc Thiên Tứ, the son of his allied Mạc Cửu Hà Tiên region) after the assassination of Nguyễn Huệ. Vương by the Tây Sơn, which is told by the British John Barrow in his book «  Voyage in Cochichina » in 1793.

The tough life he experienced during his years of vicissitude gave his partisans an occasion to interpret later his exploits and perils that he succeeded in overcoming as a sign of God’s will in helping him to regain the throne. The grotto of coins (Hang Tiên) in the region of Ha Tien, accessible nowaday by boat, evokes the souvenir of the young prince Nguyễn Ánh, who took shelter there with his troops while waiting for French reinforcements. One  finds coins left by pirates. Vietnamese sayings go with his exploits, such as:

« Kỳ đà cản mũi »

The varanus is in front of the prow

to mean a task cannot be done because of the obstruction of someone. Thanks to the presence of a monitor that blocked his junk on its way to the sea, he was narrowly saved because his enemies were waiting for him there. Another time in the region of Ha Tien, his junk was bothered by the presence of snakes. He was forced to give order to his subordinates to row faster so as not to be pursued by the snakes. This allowed him to reach Phú Quốc island sooner and avoid the trap set by his adversaries. That is why a Vietnamese saying goes:

« Gặp rắn thì đi, gặp qui thì về »

to mean it is possible to keep going when encountering snakes and it is better to go back when encountering turtles.

Thoughout historical accounts, it is noted that Nguyen Anh was lucky during the years of fighting with the Tây Sơn. One time he was chased by the enemies. He was forced to cross a river by swimming. He was aware that the river was infested with crocodiles. He had to resort to buffaloes that splashed about the riverside to take him over. Even the perilous rescue of his boat engulfed by waves by the young intrepid Lê Vân Duyệt (15 years of age ) who later became his talented general, in a stormy night was the object of prophecy discussed for so many years by the people of Long Hưng Tây village before the event took place.

In spite of these facts having something to do with legitimizing by divine protection the struggle led by Nguyễn Ánh, it is not fair to ignore the qualities in this outstanding personage. He did not have the genius of strategy of his adversary, general Nguyễn Huệ. But he had an incommensurable patience parallel only to that of Gou Jian (or Cẩu Tiễn in Vietnamese ), the prince of Yue in the North at the episode of Spring and Autumn ( thời Xuân Thu )( 476 B.C ) who waited long years to get ready for revenge against Fu Chai (Phù Sai) the Wu State’s sovereign ( nuớc Ngô của Ngũ Tử Tư ).

He was gifted at being able to recruit as subordinates individuals of valor ( Võ Tánh, Lê Văn Duyệt, Nguyễn Văn Thành etc.) and grant to frienship a particular signification during his reign, which has been noted towards French missionary Pigneaux de Behaine or his French lieutenants Jean Baptist Chaigneau ( Nguyễn Văn Thắng), Philippe Vaniera, Olivier Puymanel or Siamese king Rama I ( or Chakkri ).

In acknowledgement of the debt that Nguyễn Ánh had let him go back safe and sound with his army to rescue his imprisoned family, the latter was fast to offer many years of hospitality to prince Nguyễn Ánh and his suite when he was forced to take refuge in Bangkok after his scathing defeats against the Tây Sơn at Mỹ Tho (1785).

Nguyễn Ánh was a brave and tough man. With him it seems like there is no one in the South who dares to oppose him. To repay the debt toward his family assassinated by the Tay Son, he remained unruffled before the tortures he reserved for his adversaries. The vanquished enemies were put to death by appalling tortures. Men were torn and women and children were stamped by elephants. Their corpses were thown in the field for crows to eat. It was the fate reserved for the female general Bùi Thị Xuân, the son of emperor Nguyễn Huệ, king Nguyễn Quang Toản etc.

This pact of friendship was born in a military confrontation between his lieutenant Nguyễn Hữu Thùy and Chakkri which was still a general sent by the Siamese king Taksim (Trịnh Quốc Anh ).

Before the volte-face of Taksim imprisoning his family, Chakkri was forced to compromise with Nguyen Anh and return to Bangkok to overthrow Taksim. To recognize this debt and to assist Nguyen Anh to recover the throne, Chakkri sent an army of 50,000 men which was completely decimated in 1785 by the strategist Nguyễn Huệ in the western Mékong (Mỹ Tho).

For political reasons, he did not hesitate to kill people who had served him with devotion when he was still a young prince hunted down by the Tây Sơn. It is the case of Nguyễn Văn Thành, Ðặng Trần Thường. That is why he was ofen compared to Liu Bang (Lưu Bang), the great Han emperor having reserved the same treatment toward his comrades-in-arm. Despite that, he was also seen as a man of the heart. He was fast to render great homage to his comrade-in-arm Nguyễn Văn Thành whom he forced to commit suicide for a calomnious insinuation and burst into tear before the altar set up in honor of the latter. He ordered freedom for his family and restitution of confiscated possessions and titles. One also finds his profound attachment to his subordinates’ lives through the message addressed to his brother-in-law, general Võ Tánh in charge of defending Qui Nhơn or to Pigneaux de Behaine, his spiritual father, military advisor through the ceremony arranged at the funeral of the latter, which was reported by Father Lelabrousse at the Missions Etrangeres on April 24, 1800.

He was also a seducing warrior. His consideration toward queen Ngọc Bích, the young wife of his adversary, young king Cảnh Thịnh (son of king Quang Trung) was exemplary. She was crying out when she saw a very majestuous man standing in front of her:

-General Gia Ðịnh, what do you want of me?

He smiled and answered her with kindness:

Don’t be afraid and stop crying please. General Gia Dinh will be more gentle than a Tay Son one. This residence remains the same for you despite of the change of ownership.

Since his gentleness and his will to conquer the heart of the queen was so strong the latter could not resist. She became thus his first rank concubine and had two sons with him. She was married two times to two kings (Cảnh Thình and Gia Long) and was the last daughter of the Lê kings. That is why the two implacable adversaries became « brothers-in-law » because Nguyễn Huệ was the spouse of Ngọc Hân and Gia Long that of Ngọc Bích. It is also for the latter that a Vietnamese saying goes:

Số đâu mà số lạ lùng
Con vua mà lấy hai chồng làm vua

What a bizarre fate she has
Daughter of a king, she got twice married to kings.

In spite of his reputation of being a warrior hardened by years of war and vicissitudes, he was also as vulnerable as any ordinary man. A great number of worries has come upon him that he did not wish to hide and reveal to his confidant, Frenchmen Jean-Baptiste Chaigneau: 

Ruling country is easier than managing a harem.
This was revealed by Michel, the son of J.B. Chaigneau in his journal « Le Moniteur de la Flotte » in 1858.

Despite the treaty initialed at Versailles in 1787 by Counts de Vergennes and de Montmorin for king Louis XVI and by his son Nguyễn Phúc Cảnh witnessed by bishop of Adran, Pigneaux de Behaine, the collaboration of a great number of French subordinates in his ranks and his interest in science and Western techniques, he continued adopting a very ambiguous policy toward the Europeans, in particular the missionaries. Was this benevolent attitude due to the friendship he tried to honor toward his friend Pigneaux de Behaine or to his open mindedness like KangXi in China aiming at better utilizing the catholic missionaries’s competences?

One keeps asking these questions up to now. However, one knows that throughout the construction of the Purple City, the maintenance of the mandarinal system, the reform of the Le code based on that of the Qing in China, he appeared to be more than never an admirer of the Ming and Qing dynsties, a convinced Confucianist and a more retrograde emperor. During his last years, he began a policy of folding back by choosing as his successor prince Nguyễn Phúc Ðảm supported by most of the Confucianist mandarins in lieu of the children of prince Cảnh who deceased of an illness. The prince known under the name of Minh Mang did not hesitate to do away with the children and wife of Cảnh (Mỹ Ðường) and gave the Europeans an opportunity, especially the French government to intervene militarily, by deliberately leading an anti-western and anti-catholic policy and thus renewing a policy in line with the Chinese policy. Nguyen Anh could have become a great emperor at the image of a Japanese « Meiji » when he had the advantage of being circled by a great number of Frenchmen including his private physician (a certain Despiaux) and he had an open mind to Western techniques and sciences.

It is a shame for Vietnam to have lost an opportunity to enter the era of modernization.

It was unfortunate for the Vietnamese people to have written later their history with blood and tears

He does not deserve being forgotten in our history because he arrived at enlarging our territory and unifying the country under his banner. But he is no longer a great emperor of Vietnam because grandeur is measured by not only the enlargement of Vietnam but also by the good deeds he brought to the Vietnamese people and by the magnanimity toward his adversaries.

It is regrettable to say so because Nguyễn Ánh with the qualities he showed us during his 25 years of vicissitude could have done better to his country and people more than any other kings of Vietnam (including king Quang Trung).

 

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