Khene or mouth organ

 


French version

Vietnamese version

Questions are being asked about the provenance of this mouth organ. Some scientists attribute in Laos its origin country. But others are very reluctant and skeptical. This is the case of  French researcher Noël Péri of French School of the Asian studies (EFEO).

For the latter, if the Vietnamese do not employ this mouth organ in the same form as the Laotian, the music instrument  often found however among certain tribes Mường (cousins of the Vietnamese) or Hmong living in Vietnam,  is identical to that of Laos. In addition, this mouth organ is frequently shown not only on the bronze drums and  situles but also on some Đồng Sơn ustensils. This is the case of the bronze  handle decorated with a male figuration. This one is shown sitting and playing the mouth organ. The music instrument is currently exposed to the history museum of Saigon. It must nevertherless be said with certainty it  dates from the bronze age ( between 3000 and 1200 before J. C. in Southeast Asia ) and it is invented by the Austroasiatics including the Laotian, the Hmong, the Mường, the Thaï, the Vietnamese, the Mnong etc. .. (The Hundred Yue or Bách Việt in Vietnamese).joueur_khen2

Khène  

At a certain time, it is important to remember the Laotian ( Si Ngeou branch or Tây Âu) and the Vietnamese (Lạc Việt branch or Luo Yue) were united together in the foundation of Âu Lạc kingdom of Thục Phán (or An Dương Vương) and engaged  in the fight against the Tsin of Shi Huang Di emperor (or the Chinese). According to French researcher Madeleine Colani, the khene does not exceed the Himalaya and the Brahmapoutre valley of India. But there are exceptions. This is the case of khenes possessed by the Dayaks of Borneo island in Indonesia because before their installation on this island, they were formerly established on the eastern coast of  Indochina. In keeping with the mouth organ of the Austroasiatic, the Chinese have invented the lusheng mentioned in the Che-King ( holy book of poetry) of Confucius.

According to French researcher Victor Goloubew, the  ancestors of the current Vietnamese, the Dongsonian played the khene with a calabash.

The khene is presented in many forms. According to Madeleine Colani, the Laotian type remains the most elegant and elaborated. In general, it is composed of an even number of tubes in bamboo, each fitted with a small hole to play and a free reed ( * ) (brass or silver) fixed at the level of the organ’s wind.

These pipes are assembled in pairs of the same length and in decreasing order of  magnitude from the mouth of the hollowed out  wooden tank and supplied with air by the player breath. The length of the tubes determines the height of the musical  note. When the khene will be more long, its tone will be more low. The number of pipes fixed on the organ’s wind can be variable and linked to the cultural tradition of each ethnic group. For the Hmong people living in the northern mountains of Vietnam or the Mnong of Central Highlands, there are only 6 tubes found in the constitution of this asian syrinx. As for the Thai people in the region Mai Châu (Vietnam), the number of tubes may amount to 14. 

Concerning the Laotian khenes, the number of tubes is variable:

-6 tubes the  length of which  can reach 40 cm with the khène hot,

-14 tubes with the khène jet

-16 tubes with khène baat.

This latter is the most widely used in Laos. In order to produce the sound, the player must hold between his two hands, the wood block where the hole is practiced and having the role of an air pocket. Then he obturates the holes of  tubes with his fingers in the purpose of vibrating the corresponding reeds by expiration or inspiration. 

Khene of the Vietnam’s Mnong

with 6 pipes (ou Mbuot)

m_buot

The khene is closely linked to religious rites and important events (fairs, weddings, funerals etc. .. ). It can be played solo or in group to accompany the dance or singing. Each ethnic group has its own legend concerning the khene. Through its music, this helps to bring the world of men closer to that of  spirits. For the Laotian as  some ethnic groups of Vietnam (Hmong, Thai etc. ), the khene symbolizes their cultural identity.

Laotian khene (16 tubes )

khenz_bambou

For the Hmong, the possession of a khene testifies to the pride of having the presence of a man of talent and strength in their household. In a Lao saying, to be a true Laotian, it is essential to know how to play the khene, to eat glutinous rice and fermented fish (the padek) and to live in a house on stilts. 

 

khene_laotienDespite its important role similar to that of the gongs of Highlands in Vietnam (Tây Nguyên), the khene continues to be neglected over the years by the young, because for the mastery of this mouth organ, it must have not only patience but also a musical gift. It is not in the scope of anyone because to be an accomplished player, it must know how to interpret a large number of basic melodies and dancing with the khene. 

Some melodies are used to evoke the aspects of nature and life. More than 360 melodies are reserved for the funeral. This proves that the khene occupies an key role in the social and spiritual life of ethnic minorities.

(*) a small metal plate (Lưỡi gà in vietnamese).

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Bibilographic references

Essai d’ethnographique comparée. Madeleine Colani, BEFEO, 1936,Vol 36, N°1, pp. 214-216
Hà Văn Tấn: Nouvelles recherches préhistoriques et protohistoriques au Vietnam.
Rapport sur une mission officielle d’étude musicale en Indochine. Péri Noël, G. Knosp. BEFO. 1912. Tome 12, pp 18-2
Pour continuer d’entendre le son du khèn des Hmongs. Hoàng Hoa. Courrier du Vietnam, 24.03.2012

Khène ou orgue à bouche (Khèn)

English version  

Vietnamese version

On se pose des questions sur la provenance de cet orgue à bouche ou khène. Certains scientifiques attribuent au Laos son pays d’origine. Mais d’autres sont très réticents et sceptiques. C’est le cas du chercheur français Noël Péri de l’Ecole Française de l’Extrême Orient (EFEO). Pour ce dernier, si les Vietnamiens n’emploient pas cet orgue à bouche sous la même forme que les Laotiens, celui qu’on trouve par contre chez certaines tribus Muong (cousins des Vietnamiens) ou Hmong vivant au Vietnam est identique à celui du Laos. De plus, cet instrument est illustré fréquemment non seulement sur les tambours de bronze et les situles mais aussi sur certains ustensiles dongsoniens. C’est le cas de la manche d’une louche en bronze décorée d’une figuration masculine, assise et jouant de l’orgue à bouche. Elle est exposée actuellement au musée de l’histoire à Saïgon.joueur_khen2

On est amené à affirmer néanmoins avec certitude que cet instrument de musique date de l’âge du bronze ( entre 3000 et 1200 avant J.C. en Asie du Sud Est) et qu’il est inventé par les Austro-asiatiques dont font partie les Laotiens, les Hmong, les Muong, les Thaïs, les Vietnamiens, les Mnongs etc.( les Cent Yue ou Bách Việt en vietnamien). Il est important de rappeler qu’à une certaine époque, les Laotiens (de branche Si Ngeou ou Tây Âu ) et les Vietnamiens (de branche Lạc Việt ou Luo Yue) étaient unis ensemble dans la fondation du royaume Âu Lạc (Si Ngeou) de Thục Phán (ou  roi An Dương) et dans la lutte contre les Tsin de Shi Huang Di (Tần Thủy Hoàng)  (ou les Chinois). Selon  la chercheuse française Madeleine Colani, les khènes ne dépassent  pas l’Himalaya et la vallée du Bramahpoutre de l’Inde. Mais il y a des exceptions. 

C’est le cas des khènes possédés par les Dayaks de l’île Bornéo en Indonésie car avant leur installation sur cette île, ils étaient établis naguère sur la côte orientale de l’Indochine. En s’inspirant de l’orgue à bouche des Austro-asiatiques, les Chinois ont inventé le lusheng mentionné dans le Che-King ( Livre saint de la poésie) de Confucius.

Selon Victor Goloubew, les Dongsoniens, les ancêtres des Vietnamiens actuels, jouaient du khène à calebasse


 Le khène se présente sous de multiples formes mais selon Madeleine Colani, le type laotien reste le plus élégant et le plus soigné. D’une manière générale, il est constitué d’un nombre pair de tubes en bambou munis chacun d’un petit trou de jeu et d’une anche (*) (en laiton ou en argent ) fixée à hauteur de la soufflerie. Ces tuyaux sont assemblés par paires de longueur identique et dans un ordre de grandeur décroissante à partir de l’embouchure du réservoir en bois évidé, alimenté en air par le souffle du joueur. La longueur des tubes détermine la hauteur de la note. Plus le khène sera long, plus son ton sera bas. Le nombre de tubes fixés sur la soufflerie peut être variable et lié à la tradition culturelle de chaque groupe ethnique. Pour les Hmong vivant dans les montagnes septentrionales du Vietnam ou les Mnongs des Hauts Plateaux, il n’y a que 6 tubes dans la constitution de cette syrinx asiatique. Quant aux Thaïs de la région Mai Châu (Vietnam), le nombre de tubes s’élève à 14.

Khène à 6 tuyaux (ou Mbuot) des Mnongs du Vietnam

En ce qui concerne les khènes laotiens, le nombre de tubes est variable:m_buot  soit 6 tubes dont la longueur peut atteindre 40 cm avec le khène hot,  soit 14 tubes avec le khène jet

soit 16 tubes avec le khène baat. Ce dernier est le plus couramment utilisé au Laos. Pour produire le son, le joueur doit tenir entre ses deux mains le bloc de bois où est pratiquée l’orifice et ayant le rôle d’une poche d’air. Puis il obture ensuite les trous des tubes avec ses doigts dans le but de faire vibrer les anches correspondantes par expiration ou inspiration.

khenz_bambou
Khène laotien (16 tubes)

 

Le khène est lié étroitement aux rites religieux et aux événements importants (foires, mariages, funérailles etc…). Il peut être joué en solo ou en groupe pour accompagner la danse ou le chant. Chaque ethnie a sa propre légende concernant le khène. Par le biais de sa musique, cela permet de rapprocher le monde des hommes et celui des esprits. Pour les Laotiens comme pour certains groupes ethniques du Vietnam (Hmongs, Thaïs etc.), le khène symbolise leur identité culturelle. Chez les Hmong, la possession d’un khène témoigne de la fierté d’avoir la présence d’un homme de talent et de force dans leur maisonnée.

Dans un dicton lao, pour être un vrai laotien, il est indispensable de savoir jouer du khène, manger du riz gluant et du poisson fermenté (le padèk) et habiter une maison sur pilotis. 

Malgré son rôle important similaire à celui des gongs des Hauts Plateaux du Vietnam (Tây Nguyên), le khène continue à être délaissé au fil des années par les jeunes khene_laotiencar pour la maîtrise de cet orgue à bouche, il faut non seulement de la patience mais aussi un don musical. Il n’est pas à la portée de n’importe qui car pour être un joueur accompli, il faut savoir interpréter un grand nombre de mélodies de base et danser au son de khène. Certaines mélodies permettent d’évoquer les aspects de la nature et de la vie. Plus de 360 mélodies sont réservées pour les funérailles, ce qui prouve bien que le khène occupe une place importante dans la vie sociale et spirituelle des minorités ethniques.

Khène

(*) une petite lamelle en métal (Lưỡi gà en vietnamien).


Références bibliographiques

Essai d’ethnographique comparée. Madeleine Colani, BEFEO, 1936,Vol 36, N°1, pp. 214-216
Hà Văn Tấn: Nouvelles recherches préhistoriques et protohistoriques au Vietnam.
Rapport sur une mission officielle d’étude musicale en Indochine. Péri Noël, G. Knosp. BEFO. 1912. Tome 12, pp 18-2
Pour continuer d’entendre le son du khèn des Hmongs. Hoàng Hoa. Courrier du Vietnam, 24.03.2012

 

Musée d’ethnographie (Hànội)

 

Bảo tàng dân tộc học (Hà Nội).

Version française
English version
Liste des photos

Mặc dù  ở cách xa phố cổ, viện bảo tàng nầy vẫn là nơi  mà các du khách ngoại quốc không để mất cơ hội đến tham quan vì chính ở nơi đây nguồn gốc của người dân Việt được thấy rõ hơn hết. Họ không chỉ là người Kinh ngày nay, con cháu của người Việt cổ không mà còn có  hơn 53 dân tộc khác cùng chung sống rải rác ở trên mảnh đất hình chữ S nầy. Tất cả phần đông thuộc về đại tộc Bách Việt và có mặt trên bán đảo Đông Dương qua nhiều niên kỷ. Họ thuộc về văn hoá Hòa Bình mà nhà khảo cổ học người Pháp Madeleine Colani đã phát hiện vào năm 1922. Bảo tàng viện nầy là kết quả của sự hợp tác Pháp Việt. Công trình thiết kế thì do kiến trúc sư Việt  Hà Đức Lịnh gốc Tày  đảm nhận mà  còn phần nội thất  thì thuộc phần của  nữ kiến trúc sư người Pháp  Véronique Dollfus. Bảo tàng nầy được xây cất vào năm 1987 và được khánh thành mười năm sau vào năm 1997 với sự hiện diện của cố tổng thống Pháp Jacques  Chirac lúc có hội nghị thượng đỉnh  cộng đồng Pháp ngữ.  

Tọa lạc tại đường Nguyễn Văn Huyên, phường Quan Hoa, quận Cầu Giấy, thành phố Hà Nội, bảo tàng nầy gồm có 3 khu: một  khu chính  có  một  toà nhà hình dáng Trống Đồng, nơi nầy  hay thường trưng bày các tập tục và phổ biến  các dụng cụ  của 54 dân tộc ở Việt Nam  trên 2 tầng qua  các chi tiết, rất thú vị và cách bố trí  nội dung rất hợp lí. Đôi khi còn có sự trưng bày đặc biệt như các hình  ảnh trắng đen của nhà nhiếp ảnh Jean Marie Duchange ở những năm 50 của thế kỷ 20 chẳng hạn.  Còn một khu thì ở ngoài trời  với các ngôi nhà đặc trưng của người Việt hay các dân tộc anh em như dân tộc Dao, dân tộc Ê Đê, dân tộc Bà Na vân vân và có cả nhà mộ của người Gia Lai (Jarai). Khu cuối cùng  dùng để trưng bày  các hiện vật của các quốc gia ở Đông Nam  Á.  Có  thể  nói đây là một địa điểm du lịch có một không hai và không thể thiếu cùng với phố  cổ  khi có dịp đến tham quan thủ  đô Hànội.

English version

Although it is far from the old quarter, this museum remains a place that foreign tourists do not miss the opportunity to visit because it is here that the origins of the Vietnamese people are most clearly seen. They are not only the Kinh people of today, descendants of the ancient Vietnamese, but also more than 53 other ethnic groups living scattered across this S-shaped land. Most of them belong to the great Bach Viet tribe and have been present on the Indochinese peninsula for many centuries. They belong to the Hoa Binh culture, which was discovered by the French archaeologist Madeleine Colani in 1922. This museum is the result of French-Vietnamese cooperation. The design work was undertaken by the Vietnamese architect Ha Duc Linh, of Tay ethnicity, while the interior was the work of the French female architect Véronique Dollfus. The museum was built in 1987 and inaugurated ten years later in 1997 in the presence of the late French President Jacques Chirac during the Francophonie summit.

Located on Nguyen Van Huyen Street, Quan Hoa Ward, Cau Giay District, Hanoi City, this museum consists of three areas: a main area with a building shaped like a Bronze Drum, which often displays customs and popular tools of the 54 ethnic groups in Vietnam across two floors through very interesting details and a very reasonable content arrangement. Occasionally, there are special exhibitions such as black and white photos by photographer Jean Marie Duchange from the 1950s, for example. Another area is outdoors with characteristic houses of the Vietnamese people and ethnic groups like the Dao, E De, Ba Na, and even a tomb house of the Gia Lai (Jarai) people. The final area is used to display artifacts from countries in Southeast Asia. It can be said that this is a unique tourist destination and an indispensable place along with the Old Quarter when visiting the capital Hanoi.

Version française

Eloigné du vieux quartier de Hanoï, ce musée n’en reste pas moins un lieu que les touristes étrangers ne manquent pas l’occasion de visiter car c’est ici que l’on peut voir plus clairement l’origine du peuple vietnamien. Celui-ci est  constitué non seulement des descendants des Proto-Vietnamiens,  les Kinh d’aujourd’hui  mais aussi de 53 autres groupes ethniques vivant  dispersés sur cette terre en forme de S. Tous appartenaient au groupe austro-asiatique ou Bai Yue (Cent Yue) et  ils étaient présents sur la péninsule indochinoise depuis de nombreux siècles. Ils étaient les héritiers de la culture Hoà Bình que l’archéologue française Madeleine Colani eut découverte en 1922. Ce musée est le fruit d’une coopération franco-vietnamienne. Le projet d’architecture a été  conçu par l’architecte vietnamien d’origine Tày,  Hà Đức Linh tandis  le design intérieur revient à l’architecte française Véronique Dollfus. Ce musée fut construit en 1987 et inauguré dix ans plus tard en 1997 en présence du feu président français Jacques Chirac lors du sommet de la Francophonie.

Galerie des photos noir et blanc de Jean-Marie Duchange
sur les Hauts Plateaux du Vietnam  dans les années 50.

Étant situé à la rue Nguyen Van Huyen du quartier Quan Hoa, district Cau Giay de la ville de Hanoï, ce musée se compose de 3 zones:
-une zone principale a un bâtiment en forme du tambour de bronze où on a l’habitude de présenter souvent les us et coutumes et  de faire connaître  les outils de 54 groupes ethniques au Vietnam sur 2 étages à travers les détails très intéressants et la disposition de la présentation tout à fait rationnelle. Parfois il y a aussi des expositions spéciales comme les photos  en noir et blanc du photographe Jean Marie Duchange dans les années 50 du XXème siècle, par exemple.
– Une autre zone est en plein air avec la maison typique des Vietnamiens ou celle d’autres ethnies telles que les Yao, les Ede, les Bahnar, etc., et même la maison funéraire des Jarai
– La dernière zone est destinée à la présentation des artefacts de pays d’Asie du Sud-Est.

On peut dire que c’est une destination touristique unique et incontournable avec le vieux quartier de 36 rues et corporations lorsqu’on a l’occasion de visiter la capitale Hanoï. 

[Return MUSEUM]

Les Hmong (Version française)

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English version
Vietnamese version

Pourquoi les Hmong n’ont-ils pas un pays comme nous, les Vietnamiens? Pourquoi vivent –ils indéfiniment dans la pauvreté au sud de la Chine ou dans  la péninsule indochinoise ? Pourquoi  deviennent -ils ainsi  une minorité du Vietnam alors qu’ils sont très nombreux avec au moins 20 millions de personnes dans leur région. Les Hmong sont divisés en plusieurs sous-groupes locaux: les Hmong verts, les Hmong rouges, les Hmong bariolés, les Hmong noirs et les Na Mieo. 

Les Hmong (Les Miao ou Miêu en vietnamien) vivant actuellement au Vietnam sont les descendants des émigrés venant du Sud de la Chine. Aux environs de la fin du 18ème siècle et au début du 19ème siècle, les Hmong  émigrèrent dans la péninsule indochinoise (Laos, Vietnam et Thaïlande) et s’installèrent au Vietnam dans les régions montagneuses de Hà Giang et Lào Cai loin des plaines déjà occupées par les ethnies majoritaires.

L’histoire de leur émigration était liée étroitement à l’insoumission à la culture chinoise et à la politique de la sinisation pratiquée par les gens du Nord. Selon leurs récits mythiques transmis oralement de génération en génération, leurs ancêtres vivaient dans les régions couvertes de neige et de glace où la nuit durait près de 6 mois. C’est pourquoi, les Hmong  habitués à vivre dans les régions tropicales et n’ayant pas l’occasion de voir la neige, utilisent des termes « nước cứng (ou eau solide) » et « cát trắng mịnh (ou sable blanc fin) » pour désigner respectivement la glace et la neige. Selon les historiens, leurs origines se situeraient en Sibérie (Tây Bá Lợi Á) et sur les vastes plateaux de Mongolie. Certains traits proéminents caucasiens sont décelés parmi les Hmong d’aujourd’hui. D’autres optent plutôt pour le Tibet à cause de leurs rites chamaniques. Il y a plus de spéculations que de certitudes sur l’exactitude de l’origine géographique des Hmong. Dans les textes chinois, les Hmong  étaient désignés sous le nom de Miao incluant au départ toutes les ethnies non han (non chinois) vivant dans le sud-ouest de la Chine. Aujourd’hui, ce nom est réservé au groupe de population clairement identifié et distinct dont font partie les Hmong  de la péninsule indochinoise et les populations de la minorité ethnique Miao en Chine (les Hmong, les Hmou, les Qoxiong et les Hmau) apparentées au niveau linguistique et culturel. Le caractère chinois Miao (苗)( ou Miêu en vietnamien ) qui porte à l’origine le dessin d’une rizière (田)(ou điền en vietnamien)  au dessus duquel est ajouté le pictogramme  » Thảo » (cỏ) ( herbe )(艹) montre à l’évidence la façon des Chinois de s’adresser à des gens sachant faire la riziculture avec leur langage. Les Miao étaient bien au départ les riziculteurs sédentaires des plaines. A force d’être chassés par les vagues successives des Chinois qui les dépossédèrent de leurs terres cultivables et de leurs rizières, les Miao finirent par devenir des montagnards et le demeurèrent jusqu’à nos jours. Acculés dans les régions montagneuses de haute altitude hostiles et inaccessibles, ils furent obligés de s’adapter à chaque environnement où ils cherchaient avec ingéniosité un modèle agricole qui leur permit de pratiquer la riziculture. (rizières en terrasses). Malgré cela, les Chinois avaient l’habitude de les considérer comme des barbares. Ils étaient allés jusqu’au point de distinguer dans leurs textes les shu Miao (ou les Hmong cuits) des sheng Miao (les Hmông crus) càd les Hmong assimilés ou ralliés des Hmong  indépendants et irrédentistes restés en marge de la civilisation chinoise.

Un peuple en quête de liberté

Ils s’étaient donnés la tâche de transformer ces sheng Miao en shu Miao. Les mythes et les réalités ne manquent pas d’étoffer l’histoire des Miao (ou des Hmong) . Celle-ci est jalonnée de conflits sempiternels avec les Chinois depuis la nuit des temps. Cette longue histoire de résistance à l’oppression leur confère une réputation particulière: ce sont des gens inassimilables et belliqueux. Les Miao (ou les Hmong) voisinèrent aux temps préhistoriques (4000- 5000 ans avant J.C. ) avec les tribus Hsia (1) dans le bassin moyen du fleuve Jaune (Honan ou Hà Nam en vietnamien). Etant associés à Chi You (Suy Vưu), ils engagèrent la première confrontation qui se solda par leur défaite et la mort de ce dernier à Trác Lộc (Zhuolu) dans la province chinoise de Hebei (Hồ Bắc) (à peu près 2690 ans avant J.C.).

Ils furent refoulés dès lors par l’empereur jaune Huang Yuan (Hiên Viên) et Yu le Grand (Ðại Vũ) dans le territoire des Bai Yue jusqu’au bassin du fleuve Yang Tsé. D’autres conflits guerriers furent évoqués avec des groupes Miao dans les écrits historiques chinois des dynasties historiques Shan (Ân) et Zhou (Châu) (1121 – 256 av. J.C.). 

C’est dans le cours moyen du fleuve Yang Tsé (Dương Tữ Giang) qu’ils exerçaient une influence notable sur la vie politique et sociale du royaume de Chu (Sỡ Quốc), l’une des trois principautés pour discuter l’hégémonie à l’époque des Royaumes Combattants (Thời Chiến Quốc). Outre le rappel à l’âme, on a relevé les rapports étroits entre la culture de Chu et les Miao sur les divers traits de la culture, du mode de vie, de l’habitat, de la langue etc…(2). Ils constituaient probablement avec les Luo Yue (les Proto-Vietnamiens) et les ancêtres des Thai actuels (les Si Ngeou ou Tây Âu) la force majeure dans la population de Chu. Celui-ci devint ainsi le premier rempart des tribus Yue et des Miao dans la lutte engagée contre les Chinois. 

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Femmes Hmong

 

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Etant en chanvre, en soie ou en coton, la jupe plissée des femmes Hmong dont la décoration est propre à chaque groupe, peut demander plus de 20 mètres pour la longueur de tissu. Le plissage est l’une des caractéristiques des jupes des femmes Hmong.

Après la disparition de ce royaume, les Miao continuèrent à être refoulés dans les montagnes du Guizhou (Qúi Châu) autrefois appelé Kweichow, du Sichuan (Tứ Xuyên) et du Yunnan (Vân Nam). D’autres conflits guerriers éclatèrent avec les groupes Miao à l’époque de la première dynastie des Han (140 – 87 avant J.C.) et durant les Cinq Dynasties (Ngũ Ðại) (907-960 après J. C.). Le nom des Miao fut oublié temporairement dans les écrits chinois jusqu’à l’établissement de la suzeraineté chinoise sur ces provinces par les Yuan (ou les Mongols de Chine). Puis il y fut mentionné de nouveau avec de plus en plus de régularité sous la dynastie des Ming. À cause de la forte croissance démographique chinoise (de 100 millions à 450 millions entre le XIIIème et XVIIIème siècle), les Chinois des Ming commencèrent à déposséder les Hmong de leurs plateaux et leurs rizières, ce qui provoqua à la fois l’exode et la lutte de ces derniers dans la préservation de leurs terres. Certains Hmong prirent les armes. D’autres préférèrent de se réfugier dans la péninsule indochinoise, en particulier au Vietnam par les trois vagues successives dont la plus importante fut marquée par leur soulèvement lié à la révolte mystique des Taiping connue sous le nom de Tai Ping Tian Guo (Thái Bình Thiên Quốc) contre les Qing (de 1840 à 1868). Les Hmong devinrent ainsi une minorité ethnique du Vietnam depuis trois siècles.

Les Hmong

[Retour Vietnam des 54 minorités]


(1): C’est l’ancien nom donné aux Chinois.
(2): Premier colloque de l’histoire de Chu (Jingzhu, Hubei, décembre 1981).

 

Liste des groupes ethniques du Việtnam

Liste des groupes ethniques du Vietnam

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List of ethnic groups in Vietnam

D’après les statistiques générales du Vietnam effectuées en 1 Avril 2019
La population vietnamienne s’élève à 0h du 1er Avril 2019 à 96.208.984 habitants parmi lesquels il y a  47.881.061 hommes (49,8%) et  48.327.923  femmes (50,2%). Avec ce résultat, le Vietnam devient le 15e pays le plus peuplé du monde mais il est en baisse de deux rangs par rapport aux statistiques relevées il y a 10 ans et le troisième en Asie du Sud-Est (après l’Indonésie et les Philippines).

Tổng dân số Việt Nam vào thời điểm 0h ngày 04/01/2019 có 96.208.984 người, trong đó dân số nam có 47.881.061 người (chiếm 49,8%) và dân số nữ có 48.327ếế23 người (chiếm 49,8%) 50,2%). Với kết quả này, Việt Nam là quốc gia đông dân thứ 15 trên thế giới, tụt 2 bậc so với cách đây 10 năm và đứng thứ 3 trong khu vực Đông Nam Á (sau Indonesia và Philippines).

The total population of Vietnam at 0:00 on January 4, 2019 was 96,208,984 people, of which the male population was 47,881,061 people (accounting for 49.8%) and the female population was 48,327,23 people (accounting for 50.2%). With this result, Vietnam is the 15th most populous country in the world, down 2 places compared to 10 years ago and ranked 3rd in Southeast Asia (after Indonesia and the Philippines).

  • 1     Việt (82.085.826)    
  • 2    Tày (1.845.492)
  • 3    Thái (1.820.950)
  • 4    Mường (1.452.095)
  • 5    Hmông (1.393.547)
  • 6    Khmer (1.319.652)
  • 7    Nùng (1.083.298) 
  • 8    Dao (891.151)
  • 9    Hoa (749.466)
  • 10  Gia-Rai (513.930)
  • 11  Ê-Đê (398.671)
  • 12   Ba Na (286.910)
  • 13   Xơ-đăng (212.277)
  • 14   Sán Chay (201398)
  • 15   Cơ-ho (200.800) 
  • 16   Sán Dìu (183.004) 
  • 17   Chàm (178.948)
  • 18   Hrê (149.460)
  • 19   Ra-glai (146.613)
  • 20   Mnông (127.334)
  • 21   Xtiêng (100.752)
  • 22   Bru-Vân Kiều (94.598) 
  • 23   Thổ (91.430)
  • 24   Khơ-mú (90.612)
  • 25   Cơ-tu (74.173)
  • 26   Giáy (67.858)
  • 27   Gié-triêng (63.332)
  • 28   Tà-Ôi (52.356)
  • 29   Mạ (50.322)
  • 30   Co (40.442)
  • 31   Chơ-ro (29.520)
  • 32  Xinh-mun 29.503)
  • 33   Hà Nhi (25.539) 
  • 34   Chu-ru (23.342)
  • 35   Lào (17.532)
  • 36   Kháng (16.180)
  • 37  La Chí (15.126)
  • 38  Phù Lá (12.471)
  • 39  La Hủ (12.113)
  • 40  La Ha (10.157)
  • 41  Pa Thẻn (8.248) 
  • 42  Chứt (7.513)
  • 43  Lự (6.757)
  • 44  Lô Lô (4.827)
  • 45  Mảng (4.650)
  • 46  Cờ Lao (4.003)
  • 47  Bố Y (3.232)
  • 48  Cống (2.729)
  • 49  Ngái (1.649)
  • 50  Si La (909)
  • 51  Pu Péo (903)
  • 52  Rơ-măm (639)
  • 53  Brâu (525 )
  • 54  Ơ-đu (428)     

Galerie des photos de Sapa

Les photos témoignent de la vie journalière des Hmongs. Sapa est aussi la région où la présence des Hmongs et des Ðào rouges ne peut pas passer inaperçue.

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Le peuple arc-en-ciel (Rainbow people)

Version anglaise
Version française

Màu chàm là màu căn bản  thường được trọng dụng bởi các phụ nữ Hmong trong việc nhuộm quần áo. Trước đó các y phục nầy được sáng chế  từ các  cây gai dầu mà họ trồng,  rồi họ tự dệt lấy và  nhuộm màu chàm sau cùng một cách tự nhiên. Những phụ nữ Hmong được xem là  những phụ nữ khéo tay.  Màu xanh tuyệt vời này  tô điểm cuộc sống của họ đã từ bao năm nay.

Dệt và thêu là  các công việc chính của các phụ nữ Hmong. Chính vì lý do này mà họ phải học may từ thưở nhỏ (6 hoặc 7 tuổi) với mẹ. Khi trưởng thành, họ hoàn toàn biết may vá quần áo để thể hiện không chỉ họ có khả năng  thành thạo trong việc làm  mà  còn  thể hiện được sự giàu có và cấp bậc mà gia đình họ có ở  trong làng. Đó cũng là một cách để quyến rũ và  giữ được sự chú ý của các chàng trai trẻ  và cha mẹ của họ trong trường hợp đi đến chuyện hôn nhân.

Thành ngữ  sau đây biểu lộ  định kiến ​​mà được duy trì từ lâu ở trong xã hội Hmong:
Gái xinh chưa biết cầm kim là hư.
Những bộ đồ sặc sỡ, những tác phẩm thêu thùa  trang nhã và những trang sức tinh xảo  làm họ  có tiếng tăm ở  khắp vùng Đông Nam Á. Đây cũng là biểu tượng độc đáo của bản sắc của dân tộc Hmong.

Người Hmong là một dân tộc không có quốc gia. Tuy nhiên, họ là một dân tộc rất cổ xưa, có nguồn gốc từ Trung Quốc và liên tục bị đàn áp và đẩy lùi bởi những người phương Bắc trong nhiều thế kỷ để trở thành một trong những dân tộc thiểu số của Việt Nam ngày nay. Việc trưng bày trang phục và đồ trang trí của họ có liên quan đến cái tên được gọi là « dân tộc đa sắc » như cái cầu vòng mà có một số người tiếp tục gán cho dân tộc Hmong.

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Un peuple en quête de liberté.© Đặng Anh Tuấn 

Version française

L’indigo est à la base de la teinture employée par les femmes Hmong dans la confection de leurs vêtements. Ceux-ci sont en chanvre cultivé et tissé par elles-mêmes. Ils sont teintés par l’indigo obtenu de façon naturelle. On dit que les femmes Hmong ont la main bleue. Ce superbe bleu colore bien leur vie depuis longtemps. Tissage et broderie sont les tâches principales des femmes Hmong. C’est pour cette raison qu’elles doivent apprendre à coudre dès leur jeune âge (6 ou 7 ans) auprès de leurs mères. Une fois adultes, elles maîtrisent parfaitement la confection pour montrer non seulement leur aptitude au travail, leur savoir-faire mais aussi la richesse et le rang de leurs familles dans le village.  C’est aussi une façon de séduire et de retenir l’attention des garçons ainsi que celle de leurs parents en cas du mariage. 

L’idiome Hmong suivant:

Gái xinh chưa biết cầm kim là hư

Une jolie fille ne sachant pas manipuler une aiguille est méprisable.

témoigne du préjugé entretenu dans la société Hmong.

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Les costumes bigarrés, les broderies élégantes et les bijoux fins font incontestablement leur réputation à travers l’Asie du Sud-Est. C’est aussi le symbole unique de leur identité.

Les Hmong constituent un peuple sans nation. Pourtant c’est un peuple très ancien, originaire de la Chine et refoulé sans cesse par les gens du Nord au fil des siècles pour devenir aujourd’hui l’une des minorités ethniques du Vietnam. L’exhibition de leurs costumes et de leurs parures n’est pas étrangère à la dénomination « peuple arc-en-ciel » que certains continuent à attribuer aux Hmong.

Version anglaise
The indigo underlies  the dye used by the Hmong women in their clothing manufacture. These  are made of  hemp grown   and woven by themselves. They are colored by the indigo obtained in a natural way. It is said that the Hmong women have the blue hand. This beautiful blue colours well their lives for a long time.
Weaving and embroidery are the main tasks of  Hmong women. It is for this reason that they must learn how to sew from their young age (6 or 7 years) with their mothers. As adults, they have perfectly mastered  the making clothing to show not only their ability to work and  their know-how but also the wealth and status of their families in the village. It is also a way to seduce and to retain the  boys attention  as well as that of their parents in the event of marriage.

The Hmong idiom following:
Gái xinh chưa biết cầm kim là hư
A pretty girl not knowing manipulate a needle is despicable.
testifies to the bias maintained  in the Hmong society.

a people in search of freedom 

Funny costumes, elegant embroideries and fine jewelries incontestably build their reputation through the South-East Asia. It is also the unique symbol of their identity. The Hmong are a people without nation. It is a people very old, originating in China and repulsed without delay by the North people over the centuries to become today one of the ethnic minorities of Vietnam. The exhibition of their costumes and ornaments is not foreign to the name “rainbow people ” that some people continues to assign to the Hmong.

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Hội An et ses ruelles (Ngõ Hẻm)

Ngõ hẻm

 

Version française

Version anglaise

Đây là một nét đặc trưng khác được tìm thấy ở phố cổ Hội An. Những ngôi nhà được dựng san sát nhau và ngăn cách nhau bởi những con hẻm (hoặc ngõ cụt) khá rộng và sáng. Chính qua những con hẻm này, ta có thể khám phá lối sống truyền thống của người dân ở nơi đây. Không tựa như những con đường chính, những ngõ hẻm này luôn có một bầu không khí yên tĩnh và thanh bình.

 

C’est une autre particularité trouvée dans la vieille ville de  Hội An.  Ses maisons sont alignées étroitement les unes contre les autres et  séparées par des ruelles (ou des impasses) assez larges et  éclairées. C’est par ces ruelles qu’on peut découvrir le mode de vie traditionnel des gens d’ici. Contrairement aux rues principales, il y a toujours une atmosphère  tranquille et sereine dans ces allées.

This is another characteristic found in the old town of Hội An. Its houses are closely aligned against each other and separated by fairly wide and well-lit alleys (or dead ends). It is through these alleys that one can discover the traditional way of life of the local people. Unlike the main streets, there is always a quiet and serene atmosphere in these lanes.

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Hội An et ses maisons historiques (3ème partie)

 

Schéma de la double toiture d’une maison traditionnelle

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Nét duyên dáng của  nhà cổ

Version anglaise

Version vietnamienne

Une autre caractéristique importante de la maison traditionnelle de Hội An est la présence d’une paire de « yeux du dragon » en bois accrochés souvent au dessus de sa porte d’entrée. Parfois on les retrouve à l’intérieur de la maison. On recense au moins une vingtaine de modèles ayant chacun une forme différente: un rond, un octogone etc. mais le plus commun trouvé reste le chrysanthème à huit pétales correspondant aux 8 caractères trouvés dans le Yi King (Kinh Dịch) et ayant à son centre le symbole du Yin et du Yang (Âm Dương). Ces yeux du dragon sont aussi un détail important que l’architecte polonais Kazimierz Kwiatkowsky (Kazik) n’a pas laissé s’échapper au moment où il avait l’occasion d’examiner l’architecture de Hội An, en particulier celle de ses maisons traditionnelles. Certains spécialistes trouvent dans ces yeux l’incarnation de l’âme de la ville Hội An tandis que d’autres attribuent à cette paire l’allégorie de la culture et de la tradition orientale. Selon l’écrivain Hữu Ngọc, les chercheurs ont trouvé leur origine à partir des clous en bois dont on est habitué à voir la fixation dans les linteaux des portes d’accès aux temples bouddhistes dans le Sud de la Chine. Personne ne conteste cette explication relative à leur origine mais on est amené à penser que cette paire d’yeux revêt plutôt une signification très spéciale, un caractère spirituel ou religieux que le propriétaire aimerait lier à son destin lors de son installation. Pour ce dernier, ces yeux ont la faculté d’entendre les réflexions de chaque membre au sein de la famille et de capter aussi tout ce qui s’est passé autour de la maison et au coeur même de sa propre vie. Il faut se rappeler qu’avant d’être sinisés, les gens de la région du Sud de la Chine faisaient partie du groupe Bai Yue (Cent Yue). Analogues aux Vietnamiens, ils étaient animistes car ils croyaient qu’il existe une force vitale, une âme animant tous les êtres naturels ou non (y compris les objets). (Vạn vật hữu linh). Ce culte perdura depuis la nuit des temps. Ces yeux du dragon sont en quelque sorte ceux du génie protecteur de la maison.

Une autre particularité retient l’attention de ceux qui ont l’occasion de visiter les maisons anciennes de Hội An. Ce sont les tuiles tubulaires yin yang  (ngói ống âm dương) qu’on est habitué à trouver souvent dans les bâtiments imposants des grandes surfaces commerciales en Asie. Ces tuiles ayant la forme d’un quart de cylindre, sont disposées de manière qu’une tuile convexe est reliée à une tuile concave, ce qui leur permet de recevoir le nom de « tuiles yin-yang » grâce à l’équilibre trouvé dans le Yin et le Yang.. Elles sont en terre cuite et sont divisées toujours en quatre pièces courbes, avant d’être déposées dans une moule cylindrique et soumises au  séchage et au cuisson.

Quant aux maisons traditionnelles « nhà rường« , elles sont plus spacieuses et plus confortables car elles peuvent comporter de 3 jusqu’à 5 bâtiments. Ells ont souvent à l’arrière du premier bâtiment, un jardin privé en miniature où le propriétaire, en temps de repos et de loisir, vient fumer du tabac, prendre du thé avec ses amis et contempler le paysage. Il vous manque seulement la visite pour apprécier les attributs distinctifs des maisons traditionnelles de Hội An et leurs valeurs du passé.  [Return HOI AN]

Version anglaise

Another important feature of the traditional Hội An house is the presence of a pair of wooden « dragon eyes » often hung above its entrance door. Sometimes they are found inside the house. At least twenty models have been recorded, each with a different shape: a circle, an octagon, etc., but the most common one found remains the chrysanthemum with eight petals corresponding to the 8 characters found in the Yi King (Kinh Dịch) and having at its center the symbol of Yin and Yang (Âm Dương). These dragon eyes are also an important detail that the Polish architect Kazimierz Kwiatkowsky (Kazik) did not overlook when he had the opportunity to examine the architecture of Hội An, particularly that of its traditional houses. Some specialists see in these eyes the embodiment of the soul of the city of Hội An, while others attribute to this pair the allegory of Eastern culture and tradition. According to the writer Hữu Ngọc, researchers have traced their origin to wooden nails commonly seen fixing the lintels of entrance doors to Buddhist temples in southern China. No one disputes this explanation regarding their origin, but one is led to think that this pair of eyes rather carries a very special meaning, a spiritual or religious character that the owner would like to link to their destiny upon settling in.

For the latter, these eyes have the ability to hear the thoughts of each family member and also to capture everything that has happened around the house and at the very heart of their own life. It should be remembered that before being sinicized, the people of the southern region of China were part of the Bai Yue group (Hundred Yue). Similar to the Vietnamese, they were animists because they believed in a vital force, a soul animating all natural or non-natural beings (including objects). (Vạn vật hữu linh). This cult has lasted since time immemorial. These dragon eyes are in a way those of the protective spirit of the house.

Another particularity catches the attention of those who have the opportunity to visit the old houses of Hội An. These are the yin yang tubular tiles (ngói ống âm dương) often found in the imposing buildings of large commercial areas in Asia. These tiles, shaped like a quarter of a cylinder, are arranged so that a convex tile is connected to a concave tile, which allows them to be called « yin-yang tiles » thanks to the balance found in Yin and Yang. They are made of terracotta and are always divided into four curved pieces before being placed in a cylindrical mold and subjected to drying and firing.

As for the traditional « nhà rường » houses, they are more spacious and comfortable because they can consist of 3 to 5 buildings. They often have, at the back of the first building, a miniature private garden where the owner, during rest and leisure time, comes to smoke tobacco, have tea with friends, and contemplate the landscape. All that is missing is your visit to appreciate the distinctive attributes of Hội An’s traditional houses and their values from the past.

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Version vietnamienne

Một đặc điểm quan trọng khác của ngôi nhà truyền thống Hội An là sự hiện diện của một cặp « mắt rồng » bằng gỗ thường được treo phía trên cửa ra vào. Đôi khi chúng được tìm thấy bên trong ngôi nhà. Ít nhất hai mươi mô hình đã được ghi nhận, mỗi mô hình có một hình dạng khác nhau: hình tròn, hình bát giác vân vân  nhưng mô hình phổ biến nhất được tìm thấy vẫn là hoa cúc với tám cánh hoa tương ứng với 8 ký tự được tìm thấy trong Kinh Dịch và có biểu tượng Âm Dương ở trung tâm. Những đôi mắt rồng này cũng là một chi tiết quan trọng mà kiến ​​trúc sư người Ba Lan Kazimierz Kwiatkowsky (Kazik) không bỏ qua khi ông có cơ hội nghiên cứu kiến ​​trúc của Hội An, đặc biệt là kiến ​​trúc của những ngôi nhà truyền thống. Một số chuyên gia nhìn thấy ở đôi mắt này sự hiện thân của linh hồn thành phố Hội An, trong khi những người khác lại cho rằng cặp mắt này là ẩn dụ về văn hóa và truyền thống phương Đông.

Theo nhà văn Hữu Ngọc, các nhà nghiên cứu đã lần ra nguồn gốc của chúng từ những chiếc đinh gỗ thường thấy trên các thanh ngang cửa ra vào của các ngôi chùa Phật giáo ở miền Nam Trung Quốc. Không ai tranh cãi về lời giải thích này về nguồn gốc của chúng, nhưng người ta cho rằng đôi mắt rồng này mang một ý nghĩa rất đặc biệt, một đặc điểm tâm linh hoặc tôn giáo mà chủ nhân muốn gắn kết với vận mệnh của mình khi định cư. Đối với người theo chủ nghĩa này, đôi mắt rồng có khả năng nghe được suy nghĩ của từng thành viên trong gia đình và cũng có thể nắm bắt mọi thứ đã xảy ra xung quanh ngôi nhà và ngay trong chính cuộc sống của họ. Cần nhớ rằng trước khi bị Hán hóa, người dân miền Nam Trung Quốc thuộc nhóm Bách Việt (Bách Việt).

Tương tự như người Việt Nam, họ theo thuyết vật linh vì họ tin vào một sức sống, một linh hồn điều khiển mọi sinh vật tự nhiên hoặc phi tự nhiên (bao gồm cả đồ vật). Tín ngưỡng này đã tồn tại từ xa xưa. Đôi mắt rồng, theo một cách nào đó, là linh hồn bảo vệ ngôi nhà.Một điểm đặc biệt khác thu hút sự chú ý của những ai có dịp ghé thăm những ngôi nhà cổ Hội An. Đó là những viên ngói ống âm dương thường thấy trong các tòa nhà đồ sộ của các khu thương mại lớn ở châu Á. Những viên ngói này, có hình dạng như một phần tư hình trụ, được sắp xếp sao cho một viên lồi nối với một viên lõm, nhờ vào sự cân bằng giữa Âm và Dương mà chúng được gọi là « ngói ống âm dương » (gạch âm dương). Chúng được làm bằng đất nung và luôn được chia thành bốn phần cong trước khi được đặt vào khuôn hình trụ, sấy khô và nung. Đối với những ngôi nhà rường truyền thống, chúng rộng rãi và thoải mái hơn vì có thể bao gồm 3 đến 5 tòa nhà. Chúng thường có một khu vườn riêng thu nhỏ ở phía sau tòa nhà đầu tiên, nơi chủ nhà, trong thời gian nghỉ ngơi và giải trí, đến hút thuốc lá, uống trà với bạn bè và ngắm cảnh. Điều duy nhất còn thiếu là chuyến thăm của bạn để cảm nhận những nét đặc trưng của những ngôi nhà truyền thống Hội An và những giá trị của chúng từ quá khứ. 

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