Les bronzes de Sanxingdui (Part 1)

Version vietnamienne

English version 

Depuis la découverte d’un grand nombre d’éléments de jade par le hasard à partir  d’un coup de pioche effectué en 1929 par un fermier, suivie ensuite par les deux fouilles sacrificielles en 1986 par les archéologues chinois, Sanxingdui révèle un pan inconnu de la civilisation de Sichuan. Jusqu’alors, selon les textes chinois, la civilisation chinoise émerge seulement dans la plaine centrale dont le cœur antique reste Anyang, l’ancienne capitale des Shang. C’est dans l’historiographie traditionnelle, que Yu le Grand, (Đại Vũ) le dompteur des eaux et le fondateur de la dynastie mythique des Xia, aurait le mérite d’inventer la métallurgie dans la vallée du fleuve jaune. Désormais, les archéologues sont obligés de réévaluer leurs idées sur les premiers développements de l’âge du bronze car il y avait à cette époque  d’autres foyers de civilisation aussi originaux et contemporains des Shang.

L’image idéale d’une civilisation chinoise issue d’Anyang (An Dương)  s’effrite depuis la découverte du site Sanxingdui car ce dernier, situé dans une périphérie barbare, révèle une culture aussi sophistiquée que celle des Shang et ignorée jusque-là par les historiens chinois et par les écrits. Selon l’expert en archéologie Task Rosen du « British Museum », la découverte de la culture de Sanxingdui semble être plus remarquable que celle des guerriers et des chevaux en terre cuite de Qin Shi Huang Di à Xian. Les quatre plaques incrustées de turquoise et trouvées dans la fosse de Sanxingdui sont très similaires à celles rencontrées dans la région d’Erlitou (province de Henan) que les archéologues ont considéré jusqu’alors comme le berceau de la culture  du bronze chinois. Cette parenté témoigne évidemment de l’échange commercial et de la transmission de savoirs techniques sophistiqués de la plaine centrale vers le Sichuan.  Cette région du cours moyen du fleuve Bleu (ou Yangzi Jiang)(Dương Tữ Giang) a joué  peut-être, selon le sinologue Alain Thote, le relais dans cette transmission.

Les résultats de l’analyse isotopique du plomb dans le bronze, que ce soit celui du site Sanxingdui, de la tombe de la reine guerrière Fu Hao (Phụ Hảo) de la dynastie des Shang à Anyang (An Dương) dans la province de Henan ou de Xin’gan au Jiangxi confirment la présence irréfutable du même plomb venant de la province de Yunnan. Dans ces trois régions, la technique de fabrication est la technique de la fonte renversée dans des moules d’argile segmentés, née au XVIème siècle avant notre ère dans la culture d’Erlitou (Période Xia?)(Nhà Hạ). Sur la base de ces résultats, on est amené à supposer que ces échanges aient été établies entre différentes régions vers le milieu du IIème millénaire avant J.C. Les interactions culturelles ne sont plus mises en doute sur une vaste étendue de la Chine ancienne. Les Shang n’étaient pas les seuls à détenir le pouvoir universel comme cela a été donné par les écrits chinois mais ils avaient des voisins aussi puissants qu’eux et avec lesquels ils échangeaient des liens plus ou moins étroits.

Situé à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale Chengdu (Thành Đô) de Sichuan, le site archéologique Sanxingdui, proche de la ville de GuangHan (Quãng Hán) est désigné au début comme un endroit de terre damée où se trouve la formation de trois buttes (Trois Etoiles). C’est seulement lors de la découverte des deux célèbres fosses en 1986 que les archéologues commençaient à s’intéresser à ce site qui, grâce à la fouille en 1996, se révélerait être l’ancienne occupation d’une cité remontant aux environs de 1800 avant J.C. et s’étendant sur une dizaine de kilomètres. Ces deux fosses sont situées à trente mètres l’une de l’autre et ont chacune une profondeur d’environ 1,5 m et un écart d’âge de quelques décennies (30 ans au moins).

La première contient un total de 420 objets, des fragments d’os carbonisés, de défenses d’éléphants, de coquillages marins (cauris) etc. tandis que dans la deuxième il y a non seulement un nombre de pièces trois fois plus important (1300 environ) mais aussi des pièces imposantes (une gigantesque statue verticale et mince  en bronze, , des arbres sacrés en bronze et des masques anthropomorphes). Aucun ordre précis n’est établi lors du dépôt de ces pièces. Par contre ces offrandes regroupées par catégories d’objets, ont été brisées et brûlées volontairement en grande partie dans les fosses. Parmi les trouvailles archéologiques du site Sanxingdui, les plus beaux éléments restent la statue d’un personnage monumental haut d’environ 1,71 m et debout sur un socle à décor masqué (constitué de quatre masques têtes d’animaux  renversés)  et portant selon certains archéologues, dans ses mains disproportionnées, soit un ou des objets de forme cylindrique soit une défense d’éléphant et un arbre des esprits en bronze brisé, pouvant atteindre 4 m de haut dans sa reconstitution et relatant le culte du soleil.

Mais ce sont plutôt les masques saisissants de bronze qui retiennent l’attention des archéologues lors la fouille de la fosse sacrificielle n°2 car ces têtes de bronze ont chacune un aspect plus grotesque que les figures humaines, de grandes oreilles d’éléphants, un nez droit, un visage carré,  une bouche étroite occupant la largeur du visage  et des yeux un peux exagérés  ayant la forme de la graine de  l’amande. On en a retrouvé treize  au total au moment de la découverte de cette fosse.

Contrairement aux Shang laissant des inscriptions sur leurs bronzes, le site de Sanxingdui n’a donné aucune trace écrite. Les archéologues ont été contraints de lui attribuer méthodiquement le caractère profondément religieux et sacrificiel. Leur justification s’appuie d’abord sur un faisceau dense de croyances à travers les masques, les créatures hybrides entre l’homme et la bête, les dragons, les hommes-oiseaux, les objets rituels trouvés dans les fosses, puis sur l’absence d’ornements et l’état des offrandes délibérément détruites et rendues inutilisables et surtout sur le tassement de la terre de remblai en plusieurs couches marquant l’intention de vouloir sceller pour toujours  ce site. Selon Niannian Fan, un scientifique spécialisé dans l’étude des rivières à l’université de Sichuan (Chengdu), le site Sanxingdui a été enseveli par le glissement du terrain dû à la montée et descente hâtive du lit de la rivière Minjiang lors d’un séisme majeur ayant eu lieu il y a plus de 3000 ans.

Niannian Fan tente de conforter son hypothèse en trouvant dans les anciens écrits historiques, un catastrophe majeur survenu en 1099 dans la capitale des Zhou (Shaanxi). Pour lui, les habitants de Sanxingdui furent obligés de transférer à cette époque leur cité à Jinsha, distant de 50 km de Sanxingdui et situé sur les berges de la rivière Modi. Malgré cela, l’hypothèse du séisme et du glissement du terrain n’est pas très convaincant car il ne peut pas expliquer les raisons pour lesquelles les objets rituels ont été cassés délibérément avant d’être jetés dans les fosses de Sanxingdui à l’époque où ce dernier fut abandonné.

Selon le sinologue français Alain Thote, du fait de ses débordements, la rivière traversant  le site était certainement responsable de la disparition d’une partie des vestiges située  au cœur de la cité Sanxingdui. Outre les raisons inconnues de l’abandon précipité  du site Sanxingdu et de son futur remplacement par le site Jinsha découvert en 1996 dans la banlieue ouest de Chengdu, la découverte continue à être empreinte de mystère et éveiller l’intérêt et la soif de la connaissance de la vérité. Certains objets ont trouvé une explication probante, d’autres restant en suspens jusqu’à aujourd’hui. Depuis longtemps, on a cru que le royaume de Shu (Thục Quốc) appartenait à la légende mais la découverte de Sanxingdui révèle désormais non seulement son existence datant d’au moins de 5000 ans à 3000 ans mais aussi la complexité de ses rites à travers ses artefacts fascinants et étranges. Ceux-ci sont principalement les têtes humaines fabriquées dans un système très élaboré de conventions propres à l’art de Sanxingdui dans le but de les mettre à distance par rapport au monde réel et  d’éviter de refléter exactement ce dernier.

Par contre, aucun souci d’individualisation n’est trouvé dans toutes ces têtes. La fosse n°1 contenait 13 têtes humaines en bronze tandis que dans la deuxième fosse, il y avait quarante quatre dont quatre étaient partiellement recouvertes d’une feuille d’or. De faible épaisseur, celle-ci était découpée et incisée ou martelée selon une technique proche du repoussé. Sa présence est décelée soit sur les ornements de l’arbre en bronze, soit sur les masques ou sur une canne longue de 142 cm dans les deux fosses de Sanxingdui et sur le site de Jinsha. En l’état des connaissances des archéologues,  les feuilles d’or associées aux objets rituels étaient à la fois minces,  légères et assez peu décorées. De plus, l’or n’était pas fondu à la cire perdue. Ce matériau précieux provenait probablement des gisements aurifères de Sichuan connue autrefois comme une région riche en ressources minières. C’est l’une des caractéristiques de l’art de Sanxingdui car l’or n’était pas utilisé encore à la fin du IIème millénaire avant notre ère à la capitale Anyang des Shang contemporains dans leur art.

Lame de cérémonie zhang (Nha chương)

Connues sous le nom de « zhang », les lames en jade ou taillées dans des pierres ayant l’aspect du jade se terminent   en une ou deux pointes et constituent la deuxième caractéristique trouvée dans l’art de Sanxingdui. Leur possession témoigne de l’appartenance à un certain rang dans la société de Sanxingdui. Elles semblaient revêtir à cette époque, une importance particulière dans les cérémonies rituelles réservées aux élites de Sanxingdui. Ces dernières devaient s’en servir en les prenant à deux mains en avant de leur poitrine, dans une attitude déférente en présence du roi ou dans un geste d’offrande devant les dieux. Selon le sinologue Alain Thote, rien n’est  permis de trancher encore entre ces deux théories.

Leur emploi connut un succès inouï révélé à Sanxingdui par la multitude des formes et l’enrichissement du décor finement incisé à l’aiguille. Cela témoigne incontestablement de la volonté de développer une recherche esthétique très poussée et de la créativité originale dans leur réalisation par rapport aux zhang trouvés en Chine du Nord et du Centre. Pourtant, selon l’étude de la carte des découvertes, associée à une analyse chrono-typologique, on sait que cette pièce est originaire  de la Chine du Nord et elle est absente sur les sites de la région du cours moyen du fleuve Bleu. Cela conforte l’hypothèse d’une transmission directe de cet objet rituel, de la plaine centrale à Sichuan au cours du deuxième millénaire pour laisser à la fin de sa diffusion, aux élites de Sanxingdui,  la prééminence d’en faire un très large usage.

[Les bronzes de Sanxingdui: Partie 2(Suite)] 

English version

Since the discovery of a large number of jade items by chance from a pickaxe strike made in 1929 by a farmer, followed by two sacrificial excavations in 1986 by Chinese archaeologists, Sanxingdui reveals an unknown aspect of the Sichuan civilization. Until then, according to Chinese texts, Chinese civilization only emerged in the central plain, whose ancient heart remains Anyang, the former capital of the Shang. In traditional historiography, Yu the Great (Đại Vũ), the tamer of waters and founder of the mythical Xia dynasty, is credited with inventing metallurgy in the Yellow River valley. From now on, archaeologists are forced to reassess their ideas about the early developments of the Bronze Age because at that time there were other centers of civilization as original and contemporary as the Shang.

The ideal image of a Chinese civilization originating from Anyang (An Dương) has been eroding since the discovery of the Sanxingdui site because the latter, located in a barbaric periphery, reveals a culture as sophisticated as that of the Shang and previously ignored by Chinese historians and writings. According to archaeology expert Task Rosen from the British Museum, the discovery of the Sanxingdui culture seems to be more remarkable than that of the terracotta warriors and horses of Qin Shi Huang Di in Xian. The four turquoise-inlaid plaques found in the Sanxingdui pit are very similar to those encountered in the Erlitou region (Henan province), which archaeologists had until now considered the cradle of Chinese bronze culture.

This kinship obviously testifies to commercial exchange and the transmission of sophisticated technical knowledge from the central plain to Sichuan. This region of the middle course of the Blue River (or Yangzi Jiang) (Dương Tữ Giang) may have played, according to sinologist Alain Thote, a relay role in this transmission. The results of isotopic analysis of lead in the bronze, whether from the Sanxingdui site, the tomb of the warrior queen Fu Hao (Phụ Hảo) of the Shang dynasty at Anyang (An Dương) in Henan province, or Xin’gan in Jiangxi, confirm the irrefutable presence of the same lead coming from Yunnan province.

In these three regions, the manufacturing technique is the inverted casting method in segmented clay molds, which originated in the 16th century BCE in the Erlitou culture (Xia Period?)(Nhà Hạ). Based on these results, it is assumed that these exchanges were established between different regions around the middle of the 2nd millennium BCE. Cultural interactions are no longer in doubt across a vast expanse of ancient China. The Shang were not the only ones holding universal power as stated in Chinese writings, but they had neighbors as powerful as themselves with whom they exchanged more or less close ties.

Located about forty kilometers north of the capital Chengdu (Thành Đô) in Sichuan, the Sanxingdui archaeological site, near the city of GuangHan (Quãng Hán), was initially designated as a place of compacted earth where three mounds (Three Stars) are found. It was only with the discovery of the two famous pits in 1986 that archaeologists began to take an interest in this site, which, thanks to excavations in 1996, revealed itself to be the ancient occupation of a city dating back to around 1800 BCE and covering about ten kilometers. These two pits are located thirty meters apart from each other, each about 1.5 meters deep, and have an age difference of a few decades (at least 30 years).

The first contains a total of 420 objects, including fragments of charred bones, elephant tusks, marine shells (cowries), etc., while the second not only has about three times as many pieces (around 1300) but also large items (a gigantic vertical and slender bronze statue, sacred bronze trees, and anthropomorphic masks). No specific order was established during the deposition of these pieces. However, these offerings, grouped by categories of objects, were largely broken and deliberately burned in the pits. Among the archaeological finds at the Sanxingdui site, the most beautiful elements remain the statue of a monumental figure about 1.71 meters tall, standing on a base decorated with masks (consisting of four overturned animal head masks) and holding, according to some archaeologists, in its disproportionate hands either one or several cylindrical-shaped objects or an elephant tusk and a broken bronze spirit tree, which can reach up to 4 meters tall in its reconstruction and relates to the sun cult.

But it was the striking bronze masks that captured the archaeologists’ attention during the excavation of Sacrificial Pit No. 2. Each of these bronze heads had a more grotesque appearance than the human figures, with large elephant ears, a straight nose, a square face, a narrow mouth spanning the width of the face, and slightly exaggerated eyes shaped like almond seeds. A total of thirteen were found at the time of this pit’s discovery.

Unlike the Shang, who left inscriptions on their bronzes, the Sanxingdui site yielded no written records. Archaeologists were forced to methodically attribute to it a profoundly religious and sacrificial nature. Their justification is based first on a dense bundle of beliefs through masks, hybrid creatures between man and beast, dragons, bird-men, ritual objects found in the pits, then on the absence of ornaments and the state of the offerings deliberately destroyed and rendered unusable and especially on the compaction of the earth of embankment in several layers marking the intention to want to seal forever this site. According to Niannian Fan, a scientist specialized in the study of rivers at the University of Sichuan (Chengdu), the Sanxingdui site was buried by the landslide due to the hasty rise and fall of the bed of the Minjiang River during a major earthquake that took place more than 3000 years ago.

Niannian Fan attempts to support his hypothesis by finding in ancient historical writings a major disaster that occurred in 1099 in the Zhou capital (Shaanxi). According to him, the inhabitants of Sanxingdui were forced to relocate their city to Jinsha at that time, 50 km from Sanxingdui and located on the banks of the Modi River. Despite this, the earthquake and landslide hypothesis is not very convincing because it cannot explain why ritual objects were deliberately broken before being thrown into the Sanxingdui pits at the time when the city was abandoned.

According to French sinologist Alain Thote, due to its overflowing, the river flowing through the site was certainly responsible for the disappearance of part of the remains located in the heart of the Sanxingdui city. Apart from the unknown reasons for the hasty abandonment of the Sanxingdu site and its eventual replacement by the Jinsha site discovered in 1996 in the western suburbs of Chengdu, the discovery continues to be shrouded in mystery and to arouse interest and a thirst for knowledge of the truth. Some objects have found a convincing explanation, others remain unresolved until today. For a long time, it was believed that the kingdom of Shu (Thục Quốc) belonged to legend but the discovery of Sanxingdui now reveals not only its existence dating back at least 5000 years to 3000 years but also the complexity of its rites through its fascinating and strange artifacts. These are mainly the human heads made in a very elaborate system of conventions specific to the art of Sanxingdui in order to distance them from the real world and to avoid reflecting it exactly.

On the other hand, no concern for individualization is found in all these heads. Pit No. 1 contained 13 bronze human heads while in the second pit, there were forty-four, four of which were partially covered with gold leaf. Thin, this was cut and incised or hammered using a technique close to repoussé. Its presence is detected either on the bronze tree ornaments, or on the masks or on a 142 cm long cane in the two pits of Sanxingdui and on the site of Jinsha. According to the state of knowledge of archaeologists, the gold leaves associated with ritual objects were both thin, light and relatively undecorated. Moreover, the gold was not melted using the lost wax method. This precious material probably came from the gold deposits of Sichuan, formerly known as a region rich in mineral resources. This is one of the characteristics of Sanxingdui art because gold was not yet used in their art at the end of the 2nd millennium BC in the contemporary Shang capital of Anyang.

Ceremonial blade zhang (Nha Chương)

Known as « zhang, » blades made of jade or jade-like stones end in one or two points and constitute the second characteristic found in Sanxingdui art. Their possession indicates belonging to a certain rank in Sanxingdui society. At this time, they seemed to have held particular importance in ritual ceremonies reserved for the elites of Sanxingdui. The latter were to use them by holding them with both hands in front of their chest, in a deferential attitude in the presence of the king or in a gesture of offering before the gods. According to sinologist Alain Thote, there is still no definitive answer between these two theories.

Their use enjoyed unprecedented success in Sanxingdui, revealed by the multitude of forms and the enrichment of the finely incised needlework. This undoubtedly demonstrates the desire to develop a very advanced aesthetic research and the original creativity in their realization compared to the zhang found in North and Central China. However, according to the study of the map of the discoveries, associated with a chrono-typological analysis, we know that this piece originates from North China and it is absent on the sites of the region of the middle course of the Blue River. This supports the hypothesis of a direct transmission of this ritual object, from the central plain to Sichuan during the second millennium to leave at the end of its diffusion, to the elites of Sanxingdui, the preeminence to make a very wide use of it.

[The Sanxingdui Bronzes: Part 2(Continued)]

 


Références bibliographiques

Re-examination of the artifact pits of Sanxingdui. Shi Jingsong. Chinese archeology
New research exploring the origins of Sanxingdui. Rowan Flad. Backdirt 2008
Art et archéologie de la Chine impériale. Alain Thote, Robert W. Bagley. Livret annuaire 2002-2003-2004, pp 362-369
La redécouverte de la Chine ancienne. Corinne Debaine-Francfort. Découvertes Gallimard.


 

Những cuộc xung đột tiềm tàng với Việtnam ( Conflits larvés avec le Việtnam)

Version française
Version anglaise
Mỗi bên đều có thắng lợi cũng như có  thất bại. Cầm đầu một đạo binh có 20 vạn binh và một đội tàu chiến, sau mười ngày vây hãm, Taksin dành thắng lợi trong việc đánh đuổi được Mạc Tiên Tứ, con của Mạc Cửu ra khỏi Hà Tiên vì Mạc Thiên Tứ không những là đồng minh của các chúa Nguyễn mà còn là người bảo vệ con trai của vua cuối cùng của triều đại Ayutthaya đó là hoàng tử Chiêu Thúy (Chao Chuy). Đối với Taksin, Chiêu Thủy vẫn là mối lo ngại trọng đại vì vẫn tiếp tục được xem là một trong những người tranh đua kế vị ngôi vua Thái Lan. Qua những cuộc thất bại quân sự ở Châu Đốc và trong vùng Sa Đéc, Taksin buộc lòng chấp nhận một thỏa ước hoà bình mà Mạc Thiên Tứ đề nghị và từ bỏ Hà Tiên hoang tàn để đổi lại sư giao trả hoàng tử Chiêu Thúy cùng việc trả tự do cho cô con gái của Mạc Thiên Tứ bị bắt lúc Hà Tiên bị thất thủ và sự giữ lại trên ngôi vua của Cao Miên một vua thân Thái tên là Ang Non. Khi trở về Thái Lan, Chiêu Thúy cùng người em bị bắt ở Cao Miên, bị hành quyết. Còn chúa Nguyễn Phúc Thuần (sau nầy lấy tên là Duệ Tông) gặp nhiều trở ngại với việc nổi dậy của anh em nhà Tây Sơn, đành buộc lòng bảo chứng thỏa ước và tạm thời để người Thái thao túng chính sách bành trướng lãnh thổ ở Lào và Cao Miên. Nhưng cuôc hưu chiến rất ngắn ngủi nhất là với Mạc Thiên Tứ vì trong thời gian nầy ông bi đeo đuổi bởi quân Tây Sơn nhất là họ dành thắng lợi trong việc chiếm thành Gia Định (hay Saïgon) vào năm 1776 và bắt được Nguyễn Phúc Thuần ở Cà Mau. Mạc Thiên Tứ buộc lòng cùng bộ hạ và gia đình sang xin tá túc ở Thái Lan với Taksin. Lúc nào cũng ám ảnh nghi ngờ và đố kỵ, Taksin ra tay hành quyết gia dình của Mạc Thiên Tứ và tùy tùng trong đó có hoàng tử Tôn Thất Xuân. Để bảo tồn danh dự và phẩm cách, Mạc Thiên Tứ tự sát bằng cách nuốt một thỏi vàng. Bệnh đa nghi của Taksin càng ngày cảng lộ liễu cho đên nó trở thành một bệnh thần kinh tạo ra một hành vi khó hiểu, bạo ngược và hoang tưởng.

Rạch Gầm- Xoài Mút

Tranh ở bảo tàng lịch sử ở Saïgon


Đây là một trong những điểm chung thường thấy ở những vĩ nhân chính trị (Tào Tháo thời Tam Quốc, Tần Thủy Hoàng chẳng hạn) . Chính tính đa nghi thúc đẩy Taksin đến chổ nhốt tù các thân nhân của ông nhất là gia đình của con rể của ông, tướng Chakri đang dấn thân trong cuộc việc viễn chinh quân sự ở Cao Miên để chống chọi lại đoàn quân Việt của hoàng tử trẻ Nguyễn Ánh. Tứớng Chakri ( tức là vua Rama I trong tương lai) buộc lòng chịu thỏa hiệp với các phó tướng của Nguyễn Ánh đó là Nguyễn Hữu Thùy và Hồ văn Lân và nhận được lại một cây gươm và một lá cờ để tỏ lòng sự ủng hộ của nhà Nguyễn chống lại Taksin. Được về kịp lúc cuộc đảo chính chống Taksin và có công trong việc dẹp phiến loạn, tướng Thái Chaophraya Mahakasatsuk (hay Chakri) trở thành từ đó là vua Rama I và người lập triều đại Chakri. Việc đăng quang của Chakri kết thúc triều đại Thonburi và thay thế từ nay bởi một triều đại mới với việc dời đô về Vọng Các (Bangkok).Chính ở nơi nầy vua Rama I cố gắng phục hồi lại phong cách Ayutthaya qua hoàng cung của ông ở Bangkok. Sự dời đô không có mang lại sự đổi mới trong nghệ thuật của người dân Thái. Rama I chỉ quan tâm đến công trình dở dang của Taksin Đại Đế trong việc bành trướng ảnh hướng về phía đông. Ông không ngần ngại trợ tiếp hoàng tử Nguyễn Ánh trong cuộc chống chọi lại nhà Tây Sơn qua một cuộc viễn chinh quân sự ở trên sông Rạch Gầm- Xoài Mút trong tỉnh Tiền Giang ngày nay nhưng hoàn toàn thất bại và bị tiêu diệt bởi chiến lược thần tốc của người anh hùng áo vải Việtnam Nguyễn Huệ. Từ 50 vạn binh Xiêm La phối hợp với quân của nhà Nguyễn và 300 thuyền khởi đầu, chỉ còn lại có 2000 quân Xiêm La tẩu thoát mượn đường Cao Miên để trở về Thái Lan.

Thái Lan

Lợi dụng sự thiếu hiểu biết về địa thế và sự đánh giá thấp của quân địch, Nguyễn Huệ tránh  va chạm trực diện ở Sa Đéc và thành công trong việc làm thất bại sự xâm lấn của người Xiêm La trên kênh Rạch Gầm- Xoài Mút gần ở Mỹ Tho. Nguyễn Huệ cần một cuộc chiến thắng thần tốc vì  ông dư biết chúa Trịnh ở Bắc Việt có thể lợi dụng thời cơ để xâm chiếm Qui Nhơn ở miền trung Việtnam.

Bị săn đuổi như con thú và chìm trong vực thẳm của  sự phiền muộn, Nguyễn Ánh buộc lòng phải lưu vong một thời gian ngắn  (từ  năm  1785  đến  1787) ở Bangkok   cùng các cận thần   thân tín và 200 quân lính. Sau đó có 5000 vệ binh của Nguyễn Huỳnh Đức sang Thái Lan theo ông.  Theo giáo sư người Việt  Bùi Quang Tùng (1)  thì  có rất nhiều người tỵ nạn chọn  ở lại Xiêm La về sau  và kết hôn cùng  người  dân Thái.

[Chính sách giao hảo với Viet Nam]

[Trờ về trang Thái Lan]

 


(1) Bùi Quang Tùng: Giáo sư,  thành viên khoa học của viện EFEO.  Tác giả  của nhiều quyển sách về Vietnam.

Vương quốc Ayutthaya ( Royaume d’Ayutthaya)

 

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Version anglaise

Vương quốc Sukhothaï suy  yếu  và không còn tồn tại được bao lâu sau khi Rama Khamheng đại đế qua đời vì các vua thừa kế Lo Tai (1318-1347) và Lu Tai (1347-1368) vùi mình trong việc mộ đạo mà quên để ý đến  các chư hầu mà trong đó có một vị hoàng tử rất dũng cảm và đầy nghị lực ở huyện U Thong (*), nổi tiếng có nhiều tham vọng về đất đai. Ông nầy không ngần ngại chinh phục vua Lu Tai và trở thành vua đầu tiên cùa một triều đại mới lấy Ayutthaya nằm ở thung lũng Ménam Chao Praya làm thủ đô. Ông lấy  vương hiệu Ramathibodi I (hay là  Ramadhipati). Vuơng quốc của ông không được  thống nhất theo cái nghĩa hẹp  mà thông thường dùng  mà nó chỉ giống một phần nào  một hệ thống Mạn Đà Là (mandala)(**). Vua ngự trị và   ở vị trí  trung tâm của nhiều vòng đai đất  của mô hình Mạn Đà Là thường thấy ở Đông Nam Á. Vòng đai đất  xa nhất thường gồm có những vùng độc lập (hay muờng) thường được cai trị mỗi vùng bởi một hoàng tộc thân thích của vua còn  vòng đai kế cạnh gần bên vua  thì được các tổng đốc cai  quản và được vua bổ nhiệm. Một chiếu chỉ đề từ năm 1468 hay 1469 mách lại có đến  20 chư hầu  đến  ăn mừng và tỏ lòng qui phục vua Ayutthaya. 

พระนครศรีอยุธยา


(*) U Thong: huyện toạ lạc trong tỉnh  Suphanburi. Đây là vương quốc Dvaravati mà người Trung Hoa thường nói đến  thưở xưa với tên là  T’o Lo po ti.  Chính ở nơi nầy  nhà sư nổi tiếng Trung Hoa tên là Huyền Trang (hay Tam Tạng)  được ghé sang đây  lúc ông đi thỉnh kinh Phật ở Ấn  Độ. 

(**)  Mandala được dùng bởi  học gỉả  WOLTERS,O.W. 1999. History, Culture and Religion in Southeast Asian Perspectives. Revised Edition, Ithaca, Cornell university and the Institute of Southeast Asian Studies. pp 16-28.


Tuy nhiên thống trị và quyền lực của vua cũng có giới hạn nhất là đối với những vùng xa  xôi mà  ở các nơi nầy , các lãnh tụ có uy thế  có thể bất cứ lúc nào đòi độc lập khi họ có tham vọng. Với vai trò một lãnh tụ tôn giáo (dharmarâja), vua có thể tạo thế cân bằng để làm giảm đi  sự tranh đua tiềm lực của các chư hầu. Chính vì vậy vương quốc Ayutthaya thường có   các  cuộc chiến tranh kế vị và đấu tranh nội bộ trong suốt thời gian của triều đại.

Trong thời kỳ hùng mạnh, vương quốc Ayutthaya chiếm cứ  đất đai khoảng  chừng như lãnh thổ mà Thái Lan hiện nay  có trừ bỏ đi vương quốc Lanna ( mà thủ đô là Chiang Mai) và một phần đất phía đông của Miến Điện. Theo nhà nghiên cứu Nguyễn Thế Anh thì loại hình thể chính trị nầy cũng có một thời ở đầu thế kỷ thứ 11 ở Việtnam nhưng sau  đó bị  mất  đi nhường lại cho  hình thể  chính trị  mà quyền lực nằm  trong tay chính quyền trung ương lúc dời đôi về Thăng Long (Hànôi) dưới triều đại  Lý Thái Tổ (Lý Công Uẩn). Theo nhà sử gia Thái  Charnvit Kasetsiri, hoàng tử U Thong nầy xuất  thân từ một gia đình người Trung Hoa.  Nhờ quan hệ hôn nhân với vua của vương quốc Lopbury,  ông được chọn trong việc thừa kế ông nầy. Từ đó, Ayutthaya trở thành trung tâm quyền lực chính trị của người dân Thái  cho đến  khi Ayutthaya bị tàn phá bởi quân Miến Điện của vua Hsinbyushin   vào năm 1767. Với chủ nghĩa bành trướng, Ramathibodi không ngần ngại xâm chiếm  Angkor năm 1353.  Cuộc xâm lược  nầy được tái diễn  lại 2 lần  sau nầy với Ramesuen (con trai của vua Ramathibodi) vào năm 1393 và với vua Borommaracha II  năm 1431. Người Khơ Me buộc lòng dời đô về Nam Vang với Ponheat Yat. Mặc dầu như thế, các vua của triều đai Ayutthaya vẫn tiếp tục tự hào họ là những người thừa kế của đế quốc Angkor. Họ không ngầ n ngại lấy lại cho họ  cách tổ chức của triều đình  và các quan  chức của kẻ thất bại mà luôn cả các  đội vũ công và đồ trang sức.

Sự trở lại với  nghi lễ  và truyền thống của chế độ quân chủ  Angkor  càng rất rõ rệt. Vua trở thành một phần nào một ông Phật sống mà sự xuất hiện trước quần chúng càng hiếm có. Các bề tôi không được nhìn thẳng vào mặt vua ngoài trừ những người thân thích. Họ phải dùng một ngôn ngữ đặc biệt khi nói  chuyện với vua. Vì có quyền lực thiêng liêng , vua có thể định đoạt số mệnh của bề tôi. Dưới triều đại của Ramathibodi một loạt cải cách được tiến hành.  Ông mời các thành viên của một tăng đoàn từ Tích Lan đến Thái Lan  để thiết lập các trật tự tôn giáo mới. Vào năm 1360 Phật giáo nguyên thủy được công bố  là quốc giáo của  vương quốc Ayutthaya. Một  đạo luật gồm  có  các luật tục Thái và dựa trên  Dharmashastra của Ấn Độ được áp dụng. Còn nghệ thuật Ayutthaya thì nó có tiến triển  buổi đầu dưới ảnh hưởng của nghệ  thuật Sukhothaï nhưng rồi nó tiếp tục tìm cảm hứng trong lãnh vực điêu khắc trước khi nó quay trở về với các  mô hình Khơ Me từ lúc vua  Trailokanatha kế vị vua cha lên ngôi  vào năm 1448. Nói tóm lại, trong phong cách Ayutthaya, có sự hỗn hợp của phong cách Sukhothaï và phong cách Khơ Me.

Kinh thành Ayutthaya được mô tả bởi ông thầy tu  François-Timoléon  de  Choisy,  một thành viên của phái đoàn Pháp được vua Louis XIV gởi sang Thái Lan để  viếng thăm vua Narai  vào năm 1685 là một thành phố đa ngôn ngữ và tuyệt vời. Kinh thành  Ayutthaya trở thành không bao lâu là con mồi  được   người Miến Điện dòm ngó nhất là kinh thành  Ayutthaya nổi tiếng giàu có về của cải và sang trọng. Mặc dầu Ayutthaya mang  tên là đồn lũy không thể thất thủ bằng tiếng phạn  thế mà  kinh thành Ayutthaya bị  cướp bóc và tiêu hủy vào năm 1569 bởi đoàn quân xâm lược Miến Điên của vua Toungoo Bayinnaung.  Rồi sau nầy kinh thành lại bị tiêu hủy một lần nửa  với vua Miến Điện   Hsinbyushin  vào năm 1767. Đoàn quân Miến Điện thừa dịp cơ hội nầy  nấu  chảy vàng mà họ tìm được qua các pho tượng phật nhưng họ bỏ lại một pho tượng trét bằng vữa  trong một ngôi chùa ở thủ đô.  Tuy nhiên dưới chất vữa nầy lại là một pho tượng bằng vàng ròng. Đây là một mẹo mà các nhà sư Thái dùng để che giấu vật báu trong lúc kinh thành bị vây hãm bởi đoàn quân Miên Điện. Chính pho tượng phật vàng nầy hiện nay được giữ ở chùa  Wat Traimit tọa lạc ở khu tàu của thủ đô Bangkok.

Sau khi hủy phá  kinh thành Ayutthaya, đoàn quân Miến Điện trong lúc rút lui họ  mang trở về không những tất cả những chiến lợi phẩm mà họ thu thập được và 60.000 tù binh mà luôn cả vua của vương quố c Ayutthaya và gia đình cua ông. Từ đó vương quốc Ayutthaya bị chia cắt hoàn toàn với sự xuất hiện nhiều lãnh tụ đia phương. Kinh thành Ayutthaya không còn là trung tâm quyền lực chính trị nửa. Theo nhà nhân loại học người Mỹ Charles Keyes, Ayutthaya không còn được  các ảnh hưởng vũ trụ để có thể bền vững lâu dài.  Lý do tồn tại nó không còn biện bạch được nửa. Ayutthaya sẽ thay thế bởi một thủ đô mới Thonburi , ở cận bên Bangkok có thể đến đường biển ( để phòng ngừa  trong trường hợp bị xâm lược bởi quân Miến Điện) và được thành lập  lên bởi tổng đốc của tỉnh Tak tên Sin.  Chính vì vậy mà thường gọi là Taksin (Trịnh Quốc Anh bằng tiếng Việt ) hay Taksin Đại Đế trong lịch sữ của Thái Lan.

Taksin, người Trung Hoa gốc Tiều Châu, được xem như là người có công giải phóng và thống nhất đất nước Thái Lan sau khi loại trừ tất cả đich thủ của ông và đánh bại đoàn quân Miến Điện ở Ayutthaya sau hai ngày chiến đấu mãnh liệt. Ông ngự trị được 15 năm (1767-1782). Nhờ ông mà Thái Lan có lại không những nền đôc lập vững chắc  mà còn thêm sự thịnh vượng. Thái Lan trở thành từ đó  một  trong những cường quốc ở Đông Nam Á nhất là người dân Thái giải phóng được vương quốc Lanna ra khỏi ách thống trị của Miến Điện vào năm 1774 và bành trướng ảnh hưởng và tùng phục  được Ai Lao và Cao Miên qua các cuộc viễn chinh quân sự. Thái Lan bất đầu dòm ngó vị trí quan trọng  ở  lãnh địa Hà Tiên mà một người  Minh Hương  gốc Quãng Đông, Mạc Cửu đang quản trị ở đầu thế kỷ 18 trong vịnh Xiêm La. Thái Lan thường ôm ấp cái mộng được độc chiếm và kiểm soát thương mại trong vịnh Xiêm La.

Chính ở Lào mà đoàn quân viễn chinh Thái của tướng Chakri ( vua Rama I về sau) lấy được Phật ngọc của người dân Lào  và  mang về ở Thonburi vào năm 1779 trước khi để vĩnh viễn ở hoàng cung ở Bangkok.  Phật ngọc trở thành từ đó là thần bảo hộ của triều đại Chakri và có nhiệm vụ bảo đảm sự thịnh vượng của đất nước Thái Lan.

Sau cái chết của vua Ai Lao  Surinyavongsa,  nước Lào bị chia ra thành ba vương quốc: Vạn Tương, Luông Pha Băng và Champassak và bị thống trị tạm thời bởi người Thái. Ngược lại ở Cao Miên, lợi dụng sự chia rẻ nội bộ  trong việc thừa kế của các  vua chúa và thường có chánh sách bành trướng về phía  đông để kiểm soát vịnh Xiêm La, người  dân Thái không ngần ngại gây sự để xung đột vũ trang với các chúa Nguyễn nhất là cho đến giờ phút nầy  các chúa Nguyễn có thẩm quyền dòm ngó  nước Cao Miên nhất là nước nầy đã đồng ý cho người dân Việt định cư ở trên lãnh thổ của họ  (Cochinchine) với vua Prea Chey Chetta II  vào năm  1618 .

Những cuộc xung đột  tiềm tàng với Việtnam

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Mang Khảm (Hà Tiên)

Version française

Version anglaise

Đối diện với vịnh Xiêm La, Hà Tiên một tỉnh lị nằm cách xa  khoảng 8 cây số với biên thùy Cao Miên.  Đây cũng là thành phố đánh dấu sự kết thúc cuộc hành trình  Nam Tiến của người dân Việt.  Trước khi được  biết với tên Hà Tiên, tỉnh lị nầy thường được gọi buổi đầu với tên Phương Thành sau đó có tên Mang Khảm. Lúc đầu rất hoan sơ, sau đó có sự phát triển kinh tế ở nơi nầy đó là nhờ  việc di cư ồ ạt của các phần tử thân triều đình nhà Minh (hay Minh Hương) mà trong đó có một  người nổi tiếng tên là Mạc Cửu.(Mac King Kiou)

Không khuất phục chính sách của Đại Thanh và rời  bỏ Trung Hoa vào lúc 17 tuổi,  ông sang định cư cùng gia quyến ở Nam Vang ( Cao Miên) năm 1671. Vài năm sau, ông được chức Ốc Nha phong  bởi vua Chân Lạp ( Cao Miên),  xem như là tri phủ hay là tỉnh trưởng  thời đó của Mang Khảm. Nhờ có óc buôn bán và tính hào hiệp, ông đã thành công trong việc biến  Mang Khảm một tỉnh lị nhỏ bé thành một thương cảng sầm uất , buôn bán  phồn thịnh  trong vùng. Để tránh  tham vọng  của người Xiêm La, ông cần sự bảo trợ của  người dân việt nhất là của  các chúa  Nguyễn chớ vua Cao Miên không  có đủ thế lực để bảo vệ ông. Vì lý đó, ông xin qui phục Nam Triều.  Từ đó Mang Khảm thuộc về lãnh thổ Việt Nam và lấy tên Hà Tiên.

Theo truyền thuyết dân gian thì có   thấy trên sông các vị tiên xuống trần tham dự cuộc du hồ (Hà có nghĩa là sông). Chính vì vậy mới gọi là Hà Tiên. Sau vài năm , Hà Tiên trở thành điểm xuát phát trong cuộc chinh phục các huyện của Chân Lạp: Long Xuyên (Cà Mau ngày nay), Kiên Giang (Rạch Giá), Trấn Giang (Cần Thơ), Trấn Di (Bạc Liêu) với con trai của Mạc Cửu:  Mạc Thiên Tứ. Ông nầy là một nhân vật phi phạm.  Định mệnh của ông rất liên hệ chặt chẽ với định mệnh của Nguyễn Ánh ( vua Gia Long ). Mạc Thiên Tứ trở thành công thần lừng danh của nhà Nguyễn trong việc chống chọi với nhà Tây Sơn. Với những năm lao đao của Nguyễn Ánh, Mạc Thiên Tứ buộc lòng sang Thái Lan nương thân cùng gia quyến với  Tôn Thất Xuân , một người chú của Nguyễn Ánh. Để làm người Xiêm La nghi ngờ tuyệt giao, quân Tây Sơn không ngần ngại làm giả mạo mật thư  nói rằng Mạc Thiên Tứ cùng bộ hạ sẻ làm nội ứng để lật đổ vua Xiêm La Trịnh Tân (Phraya Tak Sin). Tất cả gia đình của ông cùng Tôn Thất Xuân, tất cả 53 người  bị Trịnh Tân giết cả. Để bảo toàn danh dự và lòng trung thành, ông tuẫn tiết bằng cách nuốt vàng lá  vào miệng vào năm Canh Tý 1780, thọ hơn 70 tuổi. Mạc Thiên Tứ còn là một nhà thi sĩ nổi tiếng của thời đó. Chính ông là người làm  ra tập Hà Tiên Thập vịnh để ca ngợi các thắng cảnh tuyệt vời và thiên nhiên của Hà Tiên. Tập nầy khi lúc đầu  có được 10 bài sau đó được nhóm Chiêu Anh Các gồm có 31 thi sĩ, mỗi người 10 bài cho nên tổng cộng có  đến 320 bài  dưới sự khởi xướng của Mạc Thiên Tứ.  Sau cùng Nguyễn Cư Trinh có họa thêm 10 bài khiến tập nầy có một giá trị vô giá để lưu truyền cho hậu thế.

Hình ảnh 

Chúng ta cũng không thể quên bài thơ Lục Bát mà Mạc Thiên Tứ ứng khẩu để trêu nghẹo một cô gái Quảng Nam giả làm chàng   thư sinh tham dự trong một buổi  dạ hoa đăng:

Bên kia sen nở nhiều hoa
Người khen hoa đẹp nõn nà hơn em
Trên bờ em đứng em xem
Mọi người sao bỗng không thèm nhìn hoa

Không chút ngại ngùng, chàng thư sinh trả lời Mạc Thiên Tư như sau:

Mặt ao sen nở khắp
Trông hoa lẫn bóng người
Trên bờ ai đứng ngắm
Sao chẳng thấy hoa tươi?

Sau cuộc trao đổi thơ, Mạc Thiên Tứ mới khám phá được chàng thư sinh ấy là gái giả trai để tránh nạn cướp từ miền trung  đến , theo cha vào Hà Tiên buôn bán và tên là Nguyễn Thị Xuân. Mạc Thiên Tứ lấy nàng làm vợ lẽ nhưng nàng suýt chết vì sự ghen tương của bà vợ chánh nên đành rút về tu ở một am tự để sống hết quãng đời còn lại.  Trước khi mất, bà có để lại một bài thơ ví bà như một hoa sen , kể lại  sự trong sạch và cao thượng của bà trong một thế giới ghê tởm và đầy  ô nhục bẩn thỉu: 

 

Vươn khỏi bùn nhơ thoát vươn lên
Phỉ lòng trong trắng giữa thiên nhiên
Xuân thu đậm nhạt bao hồng tía
Ðừng sánh thanh cao với đóa sen.

hatien_2Nhắc đến Hà Tiên không thể nào không nghĩ đến Mạc Cửu và Mạc Thiên Tứ. Chính nhờ họ mà  Việtnam đã thành công cuộc Nam Tiến.  Cũng không có chi ngạc nhiên sự gắn bó sâu sắc và lòng kính nể mà người dân Việt dành cho Mạc Cửu và gia quyến nếu ai có lần đến thăm  viếng  đền của ông ở Hà Tiên.

 

Nguyễn An Ninh (Version anglaise)

Version vietnamienne
Version française

Sống sao không thẹn với đời
Chết sao để tránh ngàn lời mĩa mai
Sống vỉ thế hệ tương lai
Chết vì đất nước tù đày không than

A great homage to Nguyễn An Ninh

through my  Six-Eight verses:

To live in such a way one has no shame of living
To die in such a way to avoid thousands of ironies
Is to live for future generations
And to die for one’s country without complaining days in imprisonment.

Facing Nguyễn An Ninh’s flat refusal to repent and the alarming situation caused by the imminent landing of the Japanese army in Indochina in 1943, his jailer, the warden of the Poulo Condor prison, Mr. Tisseyre decided to eliminate this burdensome prisoner who was sick and potentially dangerous in his view because the Japanese could later use him as a pawn on the Indochina chessboard.

Nguyễn An Ninh since his coming back to Vietnam, became not only, as time went by, an idol for the Vietnamese youth but also one of the most respected leaders among Vietnamese intellectuals in Cochinchina. Even during his imprisonment in Poulo Condor, he was the only one to have received the esteem of all political prisoners no matter they are communists, nationalists, Trotskists or other etc.  and to have brought peace in case of stormy debates or virulent altercations between prisoners.

How come a young man like Nguyễn An Ninh arrived at becoming a « bête noire  » of the colonial authorities? However at the beginning he did not have intention to resort to violence like the Nguyễn Thái Học nationalists or the Vietnamese communists. He supported himself with his pen and the newspaper « La cloche fêlée » whose director was a longtime friend of his, a French of the name Eugene de Jean de la Bâtie. He made a mistake to have dared demand with fanfare for his compatriots the freedom of expression and fundamental rights which he had fully enjoyed during his years of study at the Sorbonne in Paris, and which were lacking then in Vietnam, by using his caustic and careless critics, and succinct analyses in his newspaper. He did not even conceal his sympathy that his has always had for the leader Phan Chu Trinh, a friend of his father Nguyễn An Khương. He was the translator of Jean Jacques Rousseau‘s « Social Contract ». By means of seminars and public debates, he succeeded in provoking a collective awareness among Vietnamese intellectuals of the 1920’s and 1940’s who up until then were asleep in a seemingly happiness, freedom and justice created by the colonial authorities.

Those young intellectuals only bothered with universally human subjects such as love, family, sadness of separation etc… Although they are often alongside with the rural area, they never asked any questions about what was going on there. Not that they ignore the poverty outside urban areas but they never lived there. Even though they were not issue of large estate bourgeoisie or sons of collaborators, they nourished the dream of becoming government officials.
From his return to Vietnam in 1922, instead of going into this traditional mould like others of his age, his generation, Nguyen An Ninh, this young man of 22 years of age, with rounded hairdo, law graduate from the Sorbonne, made his way in the opposite direction by advocating the method of the Indian poet Tagore. The latter thought it would be possible to obtain independence without bloodshed from the British by means of straightening up to the intellectual level of the Indian people. That was why with the help of some of his friends he did not hesitate to launch a series of debates on themes such as  » A culture for the Annamites », « The ideal of the Annamite youth » etc…, which provoked from then on visible swirls in a harbor of peace established by the Governor of Cochinchina, Mr. Cognacq.

He was the instigators of several petitions claiming not only freedom of expression but also freedom of education and freedom of the press for the natives. It was a significant worry for this governor because through his tonic speeches, Nguyễn An Ninh arrived at mobilizing and electrifying the intellectual youth of South Vietnam, casting doubts among the Vietnamese intellectuals having at the time total confidence in the French education system in Indochina. Cognacq was compelled to react because each speech animated by Nguyễn An Ninh provided the occasion to mobilize more and more people. Cognacq did not hesitate to remind him several times that there was always room at the prison of Poulo Condor for recalcitrant people like him. On the other hand, he would have access to an important post in the colonial administration if he gave up this suicidal adventure.

Despite this reminder full of threat, Nguyen An Ninh continued persevering in this political involvement, which compelled the colonial authorities to imprison him several times. His first incarceration was shortened thanks to the strong intervention of many French personalities of that time, especially that of Romain Rolland, Nobel Price winner in literature in 1915, before the colonial authorities. From then on, Nguyễn An Ninh became not only a regular visitor of the prison but a man to bring down for the colonial authorities. Having been aware of the impossibility of claiming before the colonial authorities the fundamental rights by peaceful means, he soon undertook secretly the armed struggle. He became thus the leader of the party « Hope of the Youth ( Ðảng Thanh Niên Cao Vọng ) being successful in having more than 7000 adherents during its existence and aiming at redistributing land to poor peasants in 1927.

His renown allowed him to make friend with the leaders of other political movements, especially with trotskist Tạ Thu Thâu, journalist Hồ Hữu Tường, young attorney Trịnh Ðình Thảo, communist Nguyễn Thị Minh Khai etc. He was contacted several times by the communists and the Nguyen Thai Hoc nationalists and asked to join their movements but he took the pretext of being closely watched by the colonial authorities to refuse their proposals with courtesy. Closer to the communists in his ideas and struggle, he knew however how to make a difference. He never concealed that he had in himself the ideas of Jean Jacques Rousseau and Diderot. He loved to be above the melees and political rivalries and considered himself above all a Vietnamese intellectual serving his country.

Taking advantage of the political confusion taking place in France by the dissolution of the French communist party by president Edouard Daladier ( 25 September 1939 ) and of the lack of support from the French intellectuals that Nguyễn An Ninh had up until then, it did not take the colonial authorities long to put their hand on Nguyễn An Ninh and expeditiously sent him to the Poulo Condor prison by charging him with being the troublemaker and instigator of peasant revolts.
Very few Vietnamese dared talk about this prison without emotion. It is all about an archipelago of 14 small islands located at 180km from Vũng Tàu (ex Cap Saint Jacques) and accessible after 12 hours by boat. By the end of 13th century, Marco Polo noted that island Côn Sơn, the greatest of all 14 islands was uninhabited. The Poulo Condor archipelago was the object of secular dispute between the Vietnamese, Khmers and Malays. It was discovered one beautiful morning, 28 November 1861, by the lieutenant of the French Royal Navy of Napoleon III, Lespes Sebastien Nicolas Joachim. It became thus a French possession during colonial time and stood out among famous prisons.

But Nguyễn An Ninh remained the only one capable of wiping out all stormy discussions between protagonists. To relax in jail, Ninh composed many poems but the most famous remains the following found in his pocket at his interment by his prison inmates:

Sống và chết

Sống mà vô dụng sống làm chi
Sống chẳng lương tâm, sống ích gì
Sống trái đạo người, người thêm tủi
Sống quên ơn nước , nước càng khi
Sống tai như điếc, lòng đâm thẹn
Sống mắt dường đui dạ thấy kỳ
Sống sao nên phải cho nên sống
Sống để muôn đời, sử tạc ghi…
….. ….
Chết được dựng hình tên chẳng mục
Chết đưa vào sử chữ không phai.
Chết đó, rõ ràng danh sống mãi
Chết đây, chỉ chết cái hình hài
Chết vì Tổ Quốc, đời khen ngợi
Chết cho hậu thế, đẹp tương lai

Living and Dying

Living useless is not worth living
Living without a conscience is living useless
Living counter to humanism is pitiable
Living forgetting one’s country is despicable.
Living as if deaf is shameful
Living as if blind is embarrassing
Living the way one should would one live
Living as such that history engraves memory

Dying statue erected in one’s name undecayed
Dying legacy entering history unfaded
Dying that way is like living for ever
Dying as such is only physical dying
Dying for one’s country is praised at all time
Dying for posterity is a beautiful dying

His death could have gone unnoticed had there not been the check of prison guard Rognon who by coincidence verified the bag containing the bodies of prisoners dead the day before ( 14 August 1943 ) and scheduled to be sent to the morgue. Taken by pity and admiration he always had for Nguyễn An Ninh, he decided to alert Mr. Tisseyre, the director of the prison and asked him for permission to bury Nguyễn An Ninh in a coffin. But he did not know that Nguyễn An Ninh was liquidated on order of Tisseyre with a shot of arsenic. That was why Tisseyre, embarrassed by that suggestion, did not hesitate to remind Rognon that he was beginning to be interested in businesses that have nothing to do with him. Alerted by the death of her friend Nguyen An Ninh she had known at the time when she was a young student at the Sorbonne, the wife of the director of the electric company at Poulo Condor, Mme Charlotte Printanière insisted at length with Tisseyre that Nguyễn An Ninh be buried with dignity. Facing Tisseyre’s inhuman treatment, she was compelled to to tell him with irritation:

A person like him deserves being respected when it comes to a Vietnamese patriot. You would lose nothing if you bury him the way it should be. Besides, you will be appreciated for your your generosity. For what reasons do you continue to stop showing your admiration toward this true revolutionary? Who dare say in the future you will always be the winner? »

In spite of this remark, Tisseyre remained impassible. He left the body of Nguyen An Ninh in a pitiful condition with his clothes in tatters. He was buried the next day at Hàng Keo by his prison inmates. As for Mme Charlotte Printaniere, she was recalled to Saigon a few days later and was forbidden to return to the island. Her remark became a prophecy a few years later. Tisseyre was imprisoned in his turn by the Japanese army and was sentenced to 20 years in prison by General De Gaulle ‘s court martial for having surrendered without conditions to the Japanese Army.

By means of Tisseyre, the colonial authorities succeeded in killing Nguyễn An Ninh. But they forgot the phrase that Nguyễn An Ninh had recalled well in his poem « Living and Dying« . Dying here is just the physical death of the body. Actually, Ninh has gone but there are many other Ninhs who came to take his place and the torch of the struggle. Since the beginning of time, history has taught us that it is always possible to eliminate all the instigators of revolts but it is impossible to eradicate their ideas, especially those having to do with the defense of a just and legitimate cause.

Nguyễn An Ninh is not only the person having a notable influence on the intellectuals of South Vietnam in the 1920’s and 1940’s but also a person capable of waking up a generation. It was the opinion of historian Daniel Hémery in his work « Saigon 1925-1945 » published in 1972 in Paris.

Nguyễn An Ninh was not only a Vietnamese patriot but also a valiant militant revolutionary who fought for the Country and the People to the last breath of his life. It was the terms used by Phạm văn Ðồng to pay homage to Nguyễn An Ninh in the Liberated Saigon newspaper issue 14 August 1993, no. 571. When he was alive Ngô Ðình Diệm, the ex-president of the Republic of Vietnam, did not even forget what Nguyen An Ninh had done to the country by giving to Admiral Courbet street near the Bến Thành central market the name Nguyễn An Ninh and restoring his tomb in Poulo Condor island.

It is no surprise to see Nguyễn An Ninh succeed in receiving still after so many decades unanimous approvals from all Vietnamese political tendencies. He has always been considered by his compatriots as a Vietnamese intellectual in his service to his country. He had the possibility to become rich with his degree at that time, to put himself on the side of the strongest in the difficult moments of the Vietnam history but he preferred to choose another way, the one to share the misfortune with his people and to engage a political combat in the pursuit of freedom.

How many Vietnamese politicians still have this ideal like Nguyễn An Ninh on this land of legends?

Nguyễn An Ninh (Version française)

 

Vietnamese version

English version

Sống sao không thẹn với đời
Chết sao để tránh ngàn lời mĩa mai
Sống vỉ thế hệ tương lai
Chết vì đất nước tù đày không than

Hommage à Nguyễn An Ninh à travers mes quatre vers en Six-Huit

Comment faut-il vivre pour n’éprouver aucune honte avec cette vie?
Comment faut-il mourir pour ne pas recevoir des milliers de blâmes?
Vivre pour les futures générations
Mourir pour la patrie sans se plaindre un jour dans la prison.

Devant le refus catégorique de Nguyễn An Ninh de se repentir et devant la situation alarmante provoquée par le débarquement imminent de l’armée japonaise en Indochine en 1943, son geôlier, le directeur du bagne de Poulo Condor, Mr Tisseyre décida d’éliminer ce prisonnier encombrant, malade et potentiellement dangereux à ses yeux car les Japonais pourraient s’en servir plus tard comme un pion sur l’échiquier indochinois.

Nguyễn  An Ninh, depuis son retour au Viêt-Nam, devint non seulement. au fil des années, l’idole de la jeunesse vietnamienne mais aussi l’un des leaders les plus écoutés et les plus respectés auprès des intellectuels vietnamiens en Cochinchine. Même durant son emprisonnement au bagne de Poulo Condor, il fut le seul à recevoir l’estime de tous les prisonniers politiques que ce soit communistes, nationalistes, trotskistes ou autres etc. et à ramener la paix en cas de débats houleux ou d’altercations.

Comment un jeune homme comme Nguyễn An Ninh arriva-t-il à devenir la bête noire des autorités coloniales? Pourtant il n’avait pas l’intention de recourir au début à la violence comme les nationalistes de Nguyễn Thái Học ou les communistes. Il ne vivait que de sa plume avec le journal intitulé « La Cloche Fêlée » dont le directeur était son ami de longue date, un Français de nom Eugène Dejean de la Bâtie. Il avait le tort d’oser revendiquer à cor et à cri pour ses compatriotes la liberté d’expression et les droits élémentaires dont il avait bénéficié pleinement durant ses années d’études à la Sorbonne à Paris et qui faisaient défaut jusqu’alors au Viêt-Nam par ses critiques acerbes et sans ménagement et ses analyses succinctes dans son journal. Il ne cachait pas non plus la sympathie qu’il avait eue toujours pour le leader Phan Chu Trinh, un ami de longue date de son père Nguyễn An Khương. Il était aussi l’auteur de la traduction en vietnamien de l’ouvrage « Le contrat social » de Jean Jacques Rousseau. Par le biais des séminaires et des débats publiques, il réussit à provoquer une prise de conscience collective de tous les jeunes intellectuels vietnamiens des années 1920-1940 qui étaient jusque-là endormis au Sud-Vietnam par un semblant de bonheur, de liberté et de justice crée par les autorités coloniales. Ces jeunes intellectuels ne se préoccupaient jusqu’alors que des sujets universellement humains: amour, famille, tristesse des séparations etc.

Bien qu’ils côtoyassent souvent le milieu rural, ils ne se posaient jamais des questions sur tout ce qui touchait de près ou de loin à ce dernier. Ils n’ignoraient rien de la pauvreté périurbaine mais sans jamais y vivre. Bien qu’ils ne fussent pas issus de la bourgeoisie latifundiaire ou des fils des collaborateurs, ils nourrissaient tous leur rêve de devenir fonctionnaires. De son retour au Viêt-Nam en 1922, au lieu d’être rentré dans ce moule traditionnel comme les autres jeunes de son âge, de sa génération, Nguyễn An Ninh, ce jeune homme de 22 ans, à la chevelure bombée, licencié en droit à la Sorbonne, fit le chemin inverse en prônant la méthode du poète indien Tagore. Celui-ci pensa qu’il était possible d’obtenir l’indépendance sans effusion de sang auprès des Anglais par le biais de redressement du niveau intellectuel du peuple indien.  C’était pour cela qu’il n’hésita pas à donner avec l’aide de quelques amis une série de débats sur les thèmes tels que  » Une culture pour les Annamites », « L’idéal de la jeunesse Annamite » etc… , ce qui provoqua dès lors des remous visibles dans un havre de paix établi par le gouverneur de la Cochinchine, Mr Cognacq. Il fut l’instigateur de plusieurs pétitions réclamant non seulement la liberté d’expression mais aussi la liberté d’enseignement et la liberté de presse pour les autochtones.

C’était un souci non négligeable pour ce gouverneur car à travers ses discours toniques, Nguyễn An Ninh arriva à mobiliser et à électriser la jeunesse intellectuelle du Sud Viet-Nam, à semer un doute auprès des intellectuels vietnamiens ayant une confiance totale jusque là dans le système d’enseignement français en Indochine. Cognacq fut obligé de réagir car chaque discours animé par Nguyễn An Ninh donna l’occasion de mobiliser de plus en plus des gens. Cognacq n’hésita pas à lui rappeler plusieurs fois qu’il y avait encore de la place au bagne de Poulo Condor pour les gens récalcitrants comme lui. Par contre, il pourrait accéder à un poste important dans l’administration coloniale s’il renonçait à cette aventure suicidaire. Malgré ce rappel empreint de menaces, Nguyễn An Ninh continua à persévérer dans cet engagement politique, ce qui obligea les autorités coloniales de l’emprisonner à maintes reprises. Son premier internement fut écourté grâce à l’intervention énergique de plusieurs personnalités françaises de cette époque, en particulier celle de Romain Rolland, prix Nobel de la littérature en 1915 auprès des autorités coloniales.

Dès lors, Nguyễn An Ninh devint non seulement un habitué de la prison mais un homme à abattre pour les autorités coloniales. Ayant pris conscience de l’impossibilité de réclamer auprès des autorités coloniales les droits élémentaires par des voies pacifiques, il ne tarda pas à s’engager secrètement dans une lutte armée. Il devint ainsi le leader du parti « Espoirs de la Jeunesse ( Ðảng Thanh Niên Cao Vọng ) » ayant réussi à avoir plus de 7000 adhérents durant son existence et ayant pour but de redistribuer la terre aux pauvres paysans en 1927.

Sa renommée lui permit de se lier d’amitié avec les jeunes dirigeants des autres mouvements politiques, en particulier avec le trotskiste Tạ Thu Thâu, le journaliste Hồ Hữu Tường, le jeune avocat Trịnh Ðịnh Thảo, la jeune communiste Nguyễn Thị Minh Khai etc.

Il était contacté à maintes reprises par les communistes et par les nationalistes de Nguyên Thái Học pour lui demander de rejoindre leur mouvement mais il prit le prétexte d’être surveillé étroitement par les autorités coloniales pour refuser avec courtoisie leur proposition. Plus proche des communistes dans les idées et la lutte, il sut montrer pourtant sa différence. Il ne cacha jamais qu’il avait toujours en lui les idées de Jean Jacques Rousseau et de Diderot. Il aima à être au dessus de toutes les mêlées et des rivalités politiques et se considéra avant tout comme un intellectuel vietnamien au service de la nation.

Profitant de la confusion politique provoquée en France par la dissolution du parti communiste français par le président Edouard Daladier (25 Septembre 1939) et du manque de soutien que Nguyễn An Ninh avait eu jusque-là auprès des intellectuels français, les autorités coloniales ne tardèrent pas à mettre la main sur Nguyễn An Ninh et l’envoyer expéditivement au bagne de Poulo Condor en le taxant d’être le fauteur de troubles et l’instigateur des révoltes paysannes.

Très peu de vietnamiens osaient parler de ce bagne sans émoi. Il s’agit bien d’un archipel de 14 îlots situé à 180 km au large, accessible depuis Vũng Tàu (ex Cap Saint Jacques) en douze heures de bateau. Lors de son passage à la fin du XIIIe siècle, Marco Polo nota que l’île de Côn Son, la plus grande des 14 îles était inhabitée. L’archipel de Poulo Condor fut l’objet de litiges séculaires entre les Vietnamiens, les Khmers et les Malais. Il fut découvert un beau matin, le 28 Novembre 1861, par le lieutenant de la marine royale française de Napoléon III, Lespes Sébastien Nicolas Joachim. Il devint ainsi français durant l’époque coloniale et se distingua par ses célèbres pénitenciers. C’était un passage obligé pour ceux qui osaient parler de la politique sur cette terre des légendes durant la période coloniale. On trouva non seulement parmi les pensionnaires du bagne des communistes célèbres comme Phạm Văn Ðồng, Lê Duẫn,Tôn Ðức Thắng, Nguyễn Văn Tạo, mais aussi des nationalistes, des trotkistes et des partisans du « Grand Viêt-Nam ( Ðại Việt ) « ..

Mais Nguyễn An Ninh resta le seul leader capable d’annihiler toutes les discussions houleuses entre ces protagonistes. Pour se détendre dans la cellule, Ninh composa beaucoup de poèmes mais le plus célèbre restait le suivant trouvé dans sa poche au moment de son enterrement par ses compagnons de prison:

Sống và chết

Sống mà vô dụng sống làm chi
Sống chẳng lương tâm, sống ích gì
Sống trái đạo người, người thêm tủi
Sống quên ơn nước , nước càng khi
Sống tai như điếc, lòng đâm thẹn
Sống mắt dường đui dạ thấy kỳ
Sống sao nên phải cho nên sống
Sống để muôn đời, sử tạc ghi…
….. ….
Chết được dựng hình tên chẳng mục
Chết đưa vào sử chữ không phai.
Chết đó, rõ ràng danh sống mãi
Chết đây, chỉ chết cái hình hài
Chết vì Tổ Quốc, đời khen ngợi
Chết cho hậu thế, đẹp tương lai

Vivre et Mourir

Vivre inutile, ce n’est plus la peine de vivre
Vivre sans conscience, ce n’est plus utile de vivre
Vivre immoral, on se sent plus pitoyable
Vivre sans patrie, on se sent plus méprisable

Vivre sourd aux cris d’injustice, on se sent éprouver de la honte intérieure
Vivre en aveugle, on se sent très gêné
Vivre comment pour se montrer digne de vivre
Vivre comment pour être mémorisé par l’histoire

Mourir c’est avoir une statue érigée et un nom qui ne se décompose pas avec le temps
Mourir c’est laisser dans l’histoire des lettres indélébiles.
Mourir de cette manière c’est faire vivre éternellement le nom
Mourir ici, c’est laisser mourir seulement son corps
Mourir pour la Patrie, c’est mériter de recevoir des louanges pour toujours
Mourir pour la postérité, c’est vouloir rendre radieux l’avenir.

Sa mort pourrait être inaperçue s’il n’y avait pas le contrôle du gardien de prison Rognon. Celui-ci vérifia par hasard le sac contenant les corps des prisonniers décédés la veille (14 Aout 1943) et prévu pour la descente dans la morgue. Saisi par la pitié et par l’admiration qu’il avait eue toujours pour Nguyễn An Ninh, il décida d’alerter Mr Tisseyre, le directeur du bagne et demanda à ce dernier de pouvoir enterrer Nguyễn An Ninh avec un cercueil. Mais il ne savait pas que Nguyễn An Ninh fut liquidé sur l’ordre de Tisseyre avec une piqûre d’arsenic. C’était pourquoi Tisseyre, gêné par cette suggestion, n’hésita pas à rappeler à Rognon qu’il commença à s’intéresser à des affaires qui ne le concernaient pas. Alertée par la mort de son ami Nguyễn An Ninh qu’elle avait connu à l’époque où elle avait été encore une jeune étudiante à la Sorbonne, la femme du directeur de la compagnie d’électricité à Poulo Condor, Mme Charlotte Printannière insista longuement auprès de Tisseyre pour que Nguyễn An Ninh fût enterré avec dignité. Face au traitement inhumain de Tisseyre, elle fut obligée de lui dire avec énervement:

Une personne comme lui mérite d’être respectée lorsqu’il s’agit d’un Vietnamien patriote. Vous ne perdez rien si vous l’enterrez comme il faut. Par contre, vous serez apprécié pour votre générosité. Pour quelle raison continuez-vous à nous empêcher de montrer notre admiration envers ce révolutionnaire authentique? Qui ose dire dans l’avenir que vous serez toujours le vainqueur?

Malgré cette remarque, Tisseyre resta impassible. Il laissa le corps de Nguyễn An Ninh dans un état lamentable avec ses vêtements en lambeaux. Il fut enterré le lendemain à Hàng Keo par ses compagnons de prison. Quant à Mme Charlotte Printanière, elle fut rappelée quelques jours plus tard à Saigon et fut interdite de séjour dans l’île. Sa remarque devint une prophétie quelques années plus tard. Tisseyre fut emprisonné à son tour par l’armée japonaise et fut condamné à 20 ans de prison par le tribunal militaire du Général De Gaulle pour sa lâcheté de capituler sans conditions devant l’armée japonaise.

Par le biais de Tisseyre, les autorités coloniales réussirent à tuer Nguyễn An Ninh. Mais ils oublièrent la phrase que Nguyễn An Ninh avait bien rappelée dans son poème « Vivre et Mourir ». Mourir ici, c’est laisser mourir seulement son corps. Effectivement, Ninh était parti pour toujours mais il y avait d’autres Ninh qui venaient prendre sa place et le flambeau de la lutte.

Depuis la nuit des temps, l’histoire nous avait appris qu’on pouvait éliminer toujours les instigateurs des révoltes mais il était impossible d’extirper leurs idées, en particulier celles ayant trait à la défense d’une cause juste et légitime.

Nguyễn An Ninh était non seulement la personne ayant une influence notable sur les intellectuels du Sud-Vietnam dans les années 1920-1940 mais aussi la personne capable de réveiller une génération. C’était le jugement de l’historien Daniel Héméry dans son ouvrage « Saigon 1925-1945 » paru en 1972 à Paris.

Nguyễn An Ninh était non seulement un Vietnamien patriote mais un militant révolutionnaire vaillant qui s’était battu pour la Patrie et pour le Peuple jusqu’au dernier souffle de sa vie. Ce sont les termes employés par Phạm Văn Ðồng pour rendre hommage à Nguyễn An Ninh dans le journal Saigon libéré paru le 14 Aout 1993 et portant le numéro 571. De son vivant, Ngô Ðình Diệm, l’ex-président de la République du Viêt-Nam, n’oublia pas non plus ce que Nguyễn An Ninh avait fait pour la nation en donnant à la rue d’Amiral Courbet qui est proche du marché central Bến Thành le nom Nguyễn An Ninh et en rénovant sa tombe à l’île Poulo-Condor.

Rien n’est étonnant de voir Nguyễn An Ninh réussir à recevoir encore après tant de décennies les approbations unanimes de toutes les tendances politiques vietnamiennes. Il est considéré toujours par ses compatriotes comme un intellectuel vietnamien au service de la nation. Il eut la possibilité de s’enrichir à cette époque avec son diplôme, de se ranger du côté des plus forts dans les moments difficiles de l’histoire du Viêtnam mais il préféra choisir une autre voie, celle de partager avec son peuple les malheurs et d’engager un combat politique courageux en quête de la liberté.

Combien d’hommes politiques vietnamiens ont-ils encore cet idéal?

Le tombeau de l’empereur patriote Hàm Nghi (Ngôi Mộ của vua Hàm Nghi)

 


Hàm Nghi

Version anglaise
Version française
Galerie des photos

Từ lâu cứ mang hoài bão được một lần đến viếng thăm và đốt nhan kính cẩn trước mộ của vua Hàm Nghi nhất là mộ của ông được an táng ở làng Thonac thuộc vùng hành chánh Aquitaine, khu vực Dordogne, tỉnh Sarlat-la-Canéda, huyện Montignac (Pháp Quốc).
Cuối tuần của tháng năm năm 2017, tôi được đến nơi nầy cùng con cháu nhưng lòng ngổn ngang, bùi ngùi khi tìm thấy lại mộ của ông. Không ngờ ngôi mộ nầy đã trải qua bao năm tháng rêu phong vẫn phủ đầy, không có đựợc như hình mình trông thấy ở trên internet. Cảm thấy  xót xa cho một vị vua anh hùng của đất nước bị lưu đày lúc 18 tuổi bởi thực dân Pháp và chết ờ Alger. Trở về Paris rất buồn bã và bận bịu chuyện nhà cho đến những năm tháng tháng gần đây mới tải hình lên trang nhà hình ảnh lầu đài De Losse mà đươc công chúa Như Mây, trưởng nữ của vua Hàm Nghi mua lại vào ngày 6/8/1930, với giá 450.000 quan. Sau nầy, vì không còn khả năng tài chánh, công chúa Như Mây bán lại cho một người Pháp (1972) rồi lại qua tay một người khác nữa rồi đến ngưới Anh sau cùng vào năm 1999. Nay được nhà nước Pháp xếp hạng lầu đài nầy là di tích văn hoá lịch sử từ năm 1932. Chính nhờ vậy mà hài cốt cua vua được cải táng mang về Pháp ở làng Thonac khi Algérie được độc lập vào năm 1965 và được chôn ở nơi nầy cùng vợ con và bà quản gia.

Nhắc đến vua Hàm Nghi, thì  không thể nào không nhắc lại tiểu sử của vua.  Ông là em trai của vua Kiến Phúc tên là Ưng Lịch được đặt lên ngôi bởi hai quan phụ đại thần nhiếp chính Nguyễn văn TườngTôn Thất Thuyết vào năm 1884 lúc ông được 13 tuổi. Các quan đại thần nầy đã từng giết 3 vua trong thời gian ngắn 1 năm Dục Đức, Hiệp Hoà và Kiến Phúc, nghĩ rằng có thể định hướng dễ dàng vua Hàm Nghi  trong công cuộc chống Pháp nhất là với tuổi tác của ngài. Sau cuộc tấn công thất bại ở Mang Cá, nơi mà quân đội Pháp của thống soái De Courcy đóng, vua Hàm Nghi buộc lòng trốn ra ngoài kinh thành và lánh nạn ở Quảng Trị cùng Tôn Thất Thuyết và  Nguyễn văn Tường.  Nhưng vì một lý do nào không được rõ, Nguyễn văn Tường quay đầu  trở về kinh thành. Nhưng qua bốn câu thơ mà ông  để lại truơc tình thế khó khăn nầy thì Tường có ý nói rằng sở dĩ ông không đi theo Thuyết và vua Hàm Nghi vì muốn ở lại để duy trì xã tắc. Vì vua hay vì nước đằng nào đáng khinh hay đáng trọng?

Xe giá ngàn trùng lẫy dặm xanh
Lòng tôi riêng luyến chốn lan đình
Phải chăng phó mặc ngàn  sau luận
Vua, nước đôi đường hỏi trọng khinh?

Sau đó ông nhờ giáo sĩ Caspar để xin yết kiến thống soái De Courcy. Ông còn  khẳng định rằng ông không có tham gia vào cuộc đai chiến ở Mang Cá. Nhưng De Courcy giã vờ tin ông nói thực và còn dùng ông để chiêu dụ vua Hàm Nghi trở về kinh thành. Nhưng sau hai tháng ông không làm tròn nhiệm vụ thì ông bị De Courcy đày ông ra Côn Đảo rồi đi Tahiti khi ông bị bệnh và chết ở Papeete. Còn Tôn Thất Thuyết cùng các con Tôn Thất ĐạmTôn Thất Thiệp tiếp tục phò tá vua Hàm Nghi trong công cuộc kháng chiến chống Pháp suốt 4 năm trời ròng rã. Ông cuối cùng trốn sang Trung Quốc mong sự giúp đỡ của triều đình nhà Thanh và chết ở nơi nầy vào năm 1913. 

Vua Hàm Nghi đã hai lần xuống chiếu Cần vương, kêu gọi các sĩ phu dân làng nổi đậy từ Bắc đến Nam để đòi độc lập. Các chiếu nầy làm cho lòng dân  phiến động. Ở mọi nơi sự hưởng ứng không hê suy giảm  cũng như ở Hà Tĩnh với Phan Đinh Phùng, Đinh Nho Hạnh, ở Bình Đình thì có Lê Trung Đình, ở Thanh Thủy thì có Đề Đốc Lê Trực, ở  Quảng Bình có Nguyễn Phạm Tuân  vân vân …Tên của Hàm Nghi trở thành vô tình ngọn cờ độc lập dân tộc. Còn ông thì cuộc đấu trânh vẫn còn dù chính quyền thực dân Pháp đã đặt lên ngôi  sau đó vua Đồng Khánh với sự đồng ý của bà thái hậu Từ Dũ, mẹ của vua Tự Đức. Bởi vậy muốn dập tắt các cuộc nổi loạn ở mọi nơi thì phải bắt cho được vua Hàm Nghi vì Hàm Nghi là linh hồn còn các quân phiến loạn Cần vương là thân thể. Nếu linh hồn mất thì thân thể cũng phải tiêu tan tự nhiên. Giữa ông và quân Cần vương, Tôn Thất Đạm là người môi giới.  Ít người có dịp được gần gũi  và biết mặt của vua Hàm Nghi  lắm vì vua Hàm Nghi lúc nào cũng có sự bảo vệ chặt chẽ  của hai đứa con của Tôn Thất Thuyết  (Tôn Thất Đạm và Tôn Thất Thiệp) ở bên cạnh cùng đám quân người Mường của Trương Quang Ngọc, một chủ tể người Mường trên sông Nai tỉnh Quảng Bình.  Ông sống rất kham khổ trong thời gian đấu tranh ở trong rừng.

Cho đến khi bị bắt bởi quân Pháp nhờ sư phản bội của Trương Quang Ngọc, ông không bao giờ nhìn nhận ông là vua Hàm Nghi vì đối với ông đây là cái nhục không thể tưởng.  Ông giã vờ không biết các quan chi cả khiến làm chính quyền  thực dân Pháp cũng không biết có đúng người hay không? Chính vì thế họ dùng kế đưa sĩ phu Nguyễn Thuận. Ông nầy dàn dụa nước mắt qùy lạy vua và rung rẩy làm rớt cây gậy.  Lúc đó vua Hàm Nghi đở ông đứng dậy và quỳ trước mặt ông: « Xin đừng, kính thầy« . Ngay lúc đó, ngài nhận ra ngài đã sai lầm khi làm ra điều đó bởi vì Nguyễn Thuận là gia sư của ngài khi ngài còn nhỏ. Ngài không bao giờ hối hận vì cử chỉ này  cả. Đối với ngài, sự tôn trọng gia sư  phải được xem trọng  trước mọi chuyện khác. Nhờ sự công nhận này, chính quyền thực dân đã chắc chắn bắt được vua Hàm Nghi. Sau đó vua bị  lưu đày  năm 18 tuổi sang Algeria. Vua không bao giờ thấy lại Việt Nam. Ngay cả thi thể của vua cũng không được đưa về Việt Nam cho đến ngày hôm nay trước sự từ chối của gia đình mặc dầu có sự đề nghị của chính phủ Vietnam vào năm 2002 nhưng được chôn cất tại làng Thonac ở Sarlat (Dordogne, Pháp) cùng gia đình. Trong thời gian lưu vong ở Alger, ông đã từ bỏ tất cả  mục tiêu chính trị từ năm 1904, ngày mà ông kết hôn với một người phụ nữ Pháp. Đây là những gì cháu gái của ông, Amandine Dabat tiết lộ trong tác phẩm của cô có tựa đề là  Hàm Nghi, hoàng đế lưu vong và nghệ sĩ ở Alger, Nhà xuất bản Đại học Sorbonne, xuất bản ngày 28 tháng 11 năm 2019. Ông tìm được nguồn an ủi trong một niềm đam mê khác, một cách sống khác thông qua nghệ thuật. Ông hay thường gần kề giới nghệ thuật và trí thức trong thời đại của ông  như Marius Reynaud, Auguste Rodin, Judith Gautier vân vân….

Nhờ đó, ông trở thành học trò  của họa sĩ Marius Reynaud và nhà điêu khắc tài hoa Auguste Rodin và cho phép ông vượt qua nỗi đau buồn bất diệt của một vị hoàng đế yêu nước bị lưu đày xa quê hương cho đến khi qua đời.

Château De Losse

Dordogne

Empereur patriote Hàm Nghi

Depuis longtemps, je nourris l’espoir de pouvoir visiter un jour le tombeau de l’empereur exilé Hàm Nghi lorsque je sais qu’il était enterré dans la commune Thonac située dans le département de la Dordogne de la région Nouvelle-Aquitaine. À la fin de la semaine du mois Mai de l’année 2017, j’eus l’occasion d’être dans ce coin avec mes enfants mais j’étais complètement déboussolé et triste quand je trouvai son caveau. Celui-ci continue à être ravagé par la mousse et ne ressemble pas à la photo trouvée  sur internet. Nous sommes tous abasourdis et révoltés face à  l’absence de respect envers Hàm Nghi, un jeune empereur exilé à 18 ans par les colonialistes français et mort à Alger. . De retour à Paris, étant attristé par cette histoire, je n’ai pas assez de temps non plus pour mettre sur mon site les photos de Thonac, en particulier celles du château De Losse dont le propriétaire n’est autre que la fille aînée de l’empereur Hàm Nghi, la princesse Như Mây. Celle-ci a acheté le château en 1930 avec la somme de 450000 francs. À cause du problème financier, elle l’a revendu à un Français puis celui-ci l’a cédé plus tard à la famille anglaise en 1999. Aujourd’hui, ce château est classé monument historique depuis 1932. C’est pour cette raison que les restes de  l’empereur Hàm Nghi furent ramenés en France à Thonac lors de l’indépendance de l’Algérie en 1965 et y furent ré-enterrés avec sa famille (son épouse, sa fille aînée Như Mây, son fils unique Minh Đức et sa ménagère). 

Empereur Hàm Nghi

En évoquant le roi Hàm Nghi, on ne peut pas oublier de rappeler sa biographie. Connu sous le nom de Ưng Lịch, il était le petit frère du roi Kiến Phúc. Il  fut mis sur le trône par deux régents Nguyễn văn Tường et Tôn Thất Thuyết  en 1884 lorsqu’il avait 13 ans.  Ayant tué moins d’un an trois rois successifs Dục Đức, Hiệp Hoà et Kiến Phúc, ceux-ci  pensaient qu’avec le jeune âge de Hàm Nghi  ils pourraient orienter facilement sa gouvernance dans une politique destinée à chasser les Français hors du Vietnam. Après l’échec de l’assaut des Vietnamiens contre la garnison française du général  De Courcy à Mang Cá,  le roi Hàm Nghi fut obligé de quitter la citadelle de Huế et se réfugia à Quảng Tri dans le centre du Vietnam. Il fut accompagné par Tôn Thất Thuyết et Nguyễn Văn Tường. Pour une raison inconnue, ce dernier retourna à la citadelle de Huế. Il tenta de donner plus tard son explication à travers son poème dans lequel il reconnut qu’il ne suivit plus Hàm Nghi dans la résistance car pour lui il était préférable de  servir l’état au lieu d’engager la résistance. Pour le roi ou pour l’état vietnamien, le choix était difficile. Il laissa à la génération future de le juger.

Xe giá ngàn trùng lẫy dặm xanh
Lòng tôi riêng luyến chốn lan đình
Phải chăng phó mặc ngàn  sau luận
Vua, nước đôi đường hỏi trọng khinh?

La charrette parcourt des milliers de kilomètres à travers de vastes champs verdoyants.
Mon cœur seul aspire au pavillon des orchidées.
Serait-ce le destin de laisser cela au jugement de l’avenir ?
Le roi et le pays se trouvent à la croisée des chemins, s’interrogeant sur la valeur et le mépris.

Il demanda au prêtre Caspar de contacter De Courcy pour avoir une audience et tenta de convaincre ce dernier qu’il ne participa pas au  lancement de cet  assaut avorté. Faisant semblant d’y croire, De Courcy lui proposa d’écrire des missives  pour exhorter Hàm Nghi et ses partisans à retourner à la citadelle de Huế   et lui fixa un ultimatum de deux mois.  Suite à son échec de convaincre Hàm Nghi et Tôn Thất Thuyết, il fut déporté d’abord à l’île Poulo Condor puis à Tahiti pour être soigné à cause de sa maladie et mourut enfin à Papetee. Quant à Tôn Thất Thuyết, il continua à accompagner Hàm Nghi dans la lutte contre les Français avec ses enfants Tôn Thất Đạm et Tôn Thất Thiệp durant les 4 années de résistance. Il finit par partir finalement en Chine pour demander de l’aide des Qing et y mourut en exil en 1913.

Le roi Hàm Nghi  demanda deux fois à toutes les forces vives de la nation, en particulier aux lettrés de se soulever contre les autorités coloniales en son nom par le mouvement baptisé « Cần Vương » (ou Aide au roi) du Nord jusqu’au sud pour réclamer l’indépendance. Ce mouvement commença à trouver un écho favorable auprès du peuple. L’ampleur de ce mouvement ne diminua pas et  fut visible partout comme à Hà Tịnh avec Phan Đinh Phùng, Đinh Nho Hạnh, à Bình Định avec Lê Trung Đình, à Thanh Thủy avec l’amiral Lê Trực, à Quảng Bình avec Nguyễn Phạm Tuân  etc. Le nom du roi Hàm Nghi devint par hasard le porte-drapeau de l’indépendance nationale. Malgré la mise en place de Đồng Khánh sur le trône par les autorités coloniales françaises avec l’approbation de la reine-mère Từ Dũ (mère de l’empereur Tự Đức), le mouvement d’insurrection continua à perdurer encore  tant que le roi Hàm Nghi était encore en vie. Pour éteindre partout l’insurrection, il fallait capturer Hàm Nghi car il représentait  l’âme du peuple tandis que les rebelles faisaient partie du corps de ce peuple. Une fois l’âme du peuple éliminée, le corps disparût d’une manière évidente. Entre Ham Nghi et les rébelles du mouvement Cần Vương, il y avait toujours un intermédiaire qui n’était autre que Tôn Thất Đạm, le fils de Tôn Thất Thuyết. Peu de gens avaient le droit de rapprocher Hàm Nghi  qui était protégé constamment par Tôn Thất Thiệp et quelques gardes du corps Mường de Trương Quang Ngọc. Ce dernier était réputé comme un seigneur local Mường vivant sur les rives du fleuve Nai à Quảng Bình.  Hàm Nghi mena une vie difficile et misérable dans la forêt durant la période de résistance. 

À cause de la trahison de Trương Quang Ngọc, il fut capturé en novembre 1888 et ramené à la citadelle de Huế. Silencieux, il réfuta catégoriquement qu’il était le roi Hàm Nghi car pour lui c’était une honte indescriptible. Il continua à rester non seulement impassible mais muet aussi sur son identité devant les interrogatoires incessants de ses geôliers français. Plusieurs mandarins furent envoyés sur place pour identifier si le jeune captif en question était bien le roi Hàm Nghi ou non mais aucun n’arriva à émouvoir ce dernier sauf le vieux lettré Nguyễn Thuận. En voyant le roi qui continuait à faire ce simulacre, celui-ci, les larmes aux yeux, se prosterna devant lui et tremblota en laissant tomber sa canne. Face à l’apparition subite de ce lettré, le roi oublia le rôle qu’il avait joué jusqu’alors  contre ses geôliers, releva ce dernier et s’agenouilla devant lui: « Je vous prie, mon maître ». A ce moment, il se rendit compte qu’il commit un erreur en reconnaissant celui-ci car Nguyễn Thuận fut son précepteur quand il était encore jeune. Il ne regretta jamais ce geste car pour lui, le respect envers son maître passa avant toute autre considération.

Grâce à cette reconnaissance, les autorités coloniales furent sûres de capturer bien le roi Hàm Nghi, ce qui leur permit de pacifier le Vietnam avec la disparition du mouvement « Cần Vương » quelques années plus tard. Il fut déporté ensuite en Algérie à l’âge de 18 ans. Il ne revit plus le Vietnam pour toujours. Même ses restes ne sont pas ramenés encore aujourd’hui au Vietnam à cause du refus de sa famille  mais ils furent re- enterrés au village Thonac à Sarlat (Dordogne, France) lors de la déclaration d’indépendance d’Algérie en 1965 avec sa famille. Durant son exil à Alger, il abandonna tout objectif politique à partir de 1904, date de son mariage avec une Française. C’est ce qu’a révélé sa nièce Amandine Dabat dans son ouvrage intitulé « Hàm Nghi, empereur en exil et artiste à Alger« , Sorbonne Université Presses, paru 28 Novembre 2019. Il trouva son soulagement dans une autre passion, une autre manière de vivre à travers l’art. On le vit côtoyer les milieux artistiques et intellectuels de son époque (Marius Reynaud, Auguste Rodin, Judith Gautier etc.). Grâce à cette fréquentation,

il devint l’élève du peintre orientaliste Marius Raynaud et du sculpteur célèbre Auguste Rodin, ce qui lui permit de surmonter  la douleur sempiternelle et la tristesse d’un jeune empereur patriote exilé loin de son pays natal jusqu’à sa mort

Référence bibliographique 

Vua Hàm Nghi. Phan Trần Chúc Nhà xuất bản Thuận Hóa 1995.

Ham Nghi – Empereur en exil, artiste à Alger.  Amandine Dabat, Sorbonne Université Presses, Novembre 2019

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La Bastille (Quảng Trường Bastille)

Version française
Version anglaise

Tuy rằng có  nhà hát  mới opéra  mang kiến trúc hiện đại  gần có 20 năm , quảng trường Bastille vẫn tiếp tục giữ được một biểu tượng trọng đại.  Nó cùng đồng nghĩa với  tự do tìm lại được.  Nó còn lưu lại sự hiện diện vô hình của pháo đài trở thành sau đó nhà tù mà dân tộc Pháp đã  thành công hủy bỏ vào ngày 14 tháng 7 năm 1789  trong cuộc khởi nghĩa đập vỡ chế độ độc tài vua chúa. Cao hơn khoảng chừng 50 thước, cột trụ   trên chót vót có thần tự do, dựng ở Bastille không phải để tưởng niệm cuộc cách mạng 1789 mà nó lưu niệm tưởng nhớ những  nạn nhân của Trois Glorieuses (27, 28  và  29 tháng 7 năm 1830).  Tên họ của các nạn nhân được ghi bằng chữ vàng trên cột còn dưới  nền bằng đá hoa thì có mồ của họ. 

 

  

Malgré la construction du nouvel opéra depuis une vingtaine d’années, la place de Bastille continue à garder une dimension symbolique. Elle est synonyme de la liberté retrouvée. Elle est marquée toujours par la présence invisible de la forteresse que le peuple français avait réussi à investir et à démolir le 14 Juillet 1789 dans le but de briser le despotisme royal. Haute d’une cinquantaine de mètres, la colonne au sommet de laquelle surgit le génie de la liberté, n’est pas élevée pour commémorer la révolution de 1789 mais elle est en souvenir des victimes des Trois Glorieuses (27,28 et 29 Juillet 1830). Les noms de ces dernières sont inscrits en lettres d’or sur la colonne tandis que sa base en marbre contient leur caveau.

Despite the construction of the new opera house some twenty years ago, the Place de Bastille continues to have a symbolic dimension. It is synonymous with freedom regained. It is still marked by the invisible presence of the fortress that the French people had managed to take over and demolish on July 14, 1789 in order to break the royal despotism. About fifty meters high, the column at the top of which rises the genius of freedom, is not raised to commemorate the revolution of 1789 but it is in memory of the victims of the Three Glorious (27, 28 and 29 July 1830). The names of the latter are inscribed in gold letters on the column while its marble base contains their tomb.

[Return Paris et ses sites]

Điêu Khắc Cổ Chămpa: Phần 3 (Sculpture du Chămpa)

Version française
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Phong Cách Mỹ Sơn A 1 (Thế kỷ 10)

Nhà nghiên cứu Jean Boisselier nhận thấy có hai phong cách. Phong cách đầu tiên thường gọi là phong cách Khương Mỹ ( nửa  đầu  thế kỷ 10) gồm có những công trình thường lấy lại những nét đã thấy qua trong phong cách Đồng Dương . Còn phong cách thứ nhì được biết với tên Trà Kiệu (hậu bán thế kỷ 10) thì  trong những công trình không còn thấy phong cách Đồng Dương nửa. Người ta nhận thấy ảnh hưởng Nam Dương-Chà Và ngày càng càng rõ rệt sau khi chịu ảnh  hưởng của  người Khờ Me.

Trong phong cách Khương Mỹ, chúng ta thường thấy sự hài hòa và đối  xứng.  Thường thấy trong nét mặt  của các tạo vật điêu khắc  sự dịu dàng.  Còn trong phong cách Trà Kiệu thì ngoài sự dịu dàng trên khuôn mặt  hay tư thế, còn thấy được khuôn mặt mĩm cười hay là  vẻ đẹp ở  trên  các đồ trang sức,   thường có khuynh hướng  nghiên về phù điêu nổi cao vân vân…Sự gia tăng vẻ đẹp của phụ nữ không thể phủ nhận:  tính  nảy nở của đôi vú,  chiều rộng của xương chậu, nét duyên dáng và hấp dẫn  của cơ thể vân vân ….

   

Điêu Khắc  Cổ Chămpa 

Sau phong cách Trà Kiệu thì  có phong cách Chánh Lộ (thế kỷ 11) . Nhận thấy ở tác phẩm của phong cách nầy  những nét chính như sau:  môi dày, miệng rộng, lông mày nhô ra. Không còn thấy khuôn mặt mĩm cười , thân hình cong lại, sự giản dị trong việc trang sức và mũ đội  (Kirita-Mukuta). Có thể nói đây sự rỏ ràng trong việc trở về truyền thống xưa. Phong cách nầy là một phong cách dịch chuyển giữa phong cách Mỹ Sơn A 1  và phong cách Bình Định (hay Tháp Mắm).

Phong cách Tháp Mắm (từ cuối thế kỷ 11 đến cuối thế kỷ 13)
(hay phong cách Bình Ðịnh)

Phong cách nầy được thấy từ cuối thế kỷ 11 đến cuối thế kỷ 13. Vương quốc Chămpa trở thành một thuộc quốc  của Chân Lạp suốt 20 năm trời (từ 1203 đến 1220). Vì lý do nầy chúng ta nhận thấy có ảnh hưởng quan trọng của nghệ thuật Angkor trong phong cách nầy.  Không phải việc tình cờ mà nhà uyên bác Pháp Jean Boisselier  gán  buổi ban đầu phong cách Tháp Mắm thuộc về phong cách Bayon trong nghệ thuật Chămpa. Phong cách nầy không những mang tính chất phóng đại mà còn biểu hiện một cách dị thường các con vật, các chư thánh và môn thần (môi dày, con ngươi không đậm,  chân mày  nổi ra rõ rệt, lỗ mũi nở ra , ria mép). Những tác phẩm Chămpa của thời gian dài nầy có  không   những liên hệ mật thiết với nghệ thuật Khơ Me mà còn  với  Đại Việt (thời Lý – Trần) qua những con rồng , những tháp vàng, bạc và ngà đấy. Trong phong cách nầy, những tác phẩm điêu khắc rất đa dạng và phong phú  nhưng thường có xu hướng hoang đuờng , mang tính huyền thoại hơn là hiện thực.

Đôi khi, các mãnh thú dữ tơn được chạm khắc ngoài sức tưởng tượng và mang tính chất phóng đại, trở thành những con vật ngộ nghĩnh  và dễ thương.sculpture_cham_thap_man

Chúng ta cũng có thể cùng ý tưởng mơ hồ  của nhà uyên bác Pháp Jean Boisselier về nghệ thuật Chămpa bằng cách tự hỏi rằng  chúng ta  đề cập một công trình trụy lạc hay là chúng ta  đến chót đĩnh của một nghệ thuật đi vượt xa  giới hạn của nó.

Makara

Nhà nghiên cứu Việt Ngô văn Doanh  có dịp so sánh phong cách nầy với tia sáng của một chiều tà: Mặc dầu nó có lộng lẫy và gay gắt nóng bỏng nhưng nó quá già nua. Nó chuẩn bị tắt  dần  với nuôi tiếc để rồi sau đó nhường chổ lại cho phong cách  Yang Mung và Pô Rome.

Phong cách Tháp mắm

Phong Cách Muộn

Phong cách  Yang Mum và Pô Rome (Thế kỷ 14- Thế kỷ 15)

 

Thường thấy ở hai phong cách nầy tính chất tầm thường và sơ lược.  Có xu hướng lo những mô hình cần  chạm khắc và chỉ phác tháo phần còn lại nhất là đôi chân dưới thường gán vào một khối đá hay  bệ. Thường gọi là kut, những bia mộ  mà nền móng của mộ không chạm khắc thường cắm vào đất khiến nhìn xem thấy đây là  một hình dáng người thô sơ không biết có phải ảnh hưởng hồi giáo hay là trở về quá khứ  với  tín ngưỡng vật linh. 

Sau khi Vijaya (Bình Định)  thất thủ chống lại người Việt dưới triều đại nhà Lê (Lê Thánh Tôn)  và mất đi các thánh địa như  Mỹ Sơn, Trà Kiễu, Đồng Dương  thì Ấn Độ giáo không còn là quốc giáo mà phải nhường bước lại cho các hình thức tôn giáo khác như ( đạo thờ các thần linh, đạo Hồi). Chính vì vậy điêu khắc cổ Chămpa cũng suy tàn  từ đó. 

Bị lãng quên  qua bao nhiêu ngày tháng, gần đây trở nên sỡ hữu của dân tộc Việt, điêu khắc cổ Chămpa  không những được ngưỡng mộ bởi dân Việt mà còn trở thành,  từ khi có cuộc triển lãm các bảo vật nghệ thuật Việt Nam ở bảo tàng viện Guimet, năm 2005,  một thành phần trọng đại trong nghệ thuật Việt Nam. Từ đây, điêu khắc cổ Chămpa là một phần không thể thiếu sót được trong di sản văn hóa và nghệ thuật của Việt Nam.

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Tài liệu tham khảo

  • La statuaire  du Champa. Jean Boisselier. Volume LIV, EFEO Paris 1963.
  • Văn hóa cổ Champa. Ngô .  Văn Doanh. NXB Dân Tộc 2002
  • Champa sculpture. Nguyễn Thế Thục. NXB  Thông Tấn 2007
  • Jean Boisselier . La statuaire du Champa. Recherche sur les cultes et l’iconographie.
  • Bénisti Mireille: Arts asiatiques. Année 1965. Volume 12. N°1.
  • L’art du Champa. Jean François Hubert. Editeur Parkstone Press International. 2005
  • Pérégrinations culturelles au Champa. Nguyễn Vă Kự, Ngô Văn Doanh, Andrew Hardy. Editions Thế Giới Publishers 2005

Điêu Khắc Cổ Chămpa: Phần 2 (Sculpture du Chămpa)

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Phần hai
Phong cách  Mỹ Sơn E1: (thế kỷ 7- giữa thế kỷ 8)

Những tạo vật điêu khắc của thánh địa Mỹ Sơn không những khác biệt về  nét vẻ thanh nhã  tìm thấy trong chi tiết mà còn  có  sự linh hoạt trong nghệ thuật trang trí. Sự phối hợp kinh ngạc và  tuyệt vời của những đoạn diễn tả hiện thực và những thành phần đặc điểm tìm thấy ở giáo lý của Ấn Độ giáo làm nổi bật bước đầu của thời đại vàng son của văn hóa Chămpa. Thường thấy ở đầu các thần thánh của thánh địa Mỹ Sơn như sau: mặt vuông, mắt to, môi dày, tai  thường  đeo vòng lớn, mũi thẳng, tóc xoán ốc chảy dài xuống vai kềm theo vòng hào quang sau gáy. Có thể nhận  thấy ảnh hưởng của Chân Lạp qua tư thế nằm của  thần Visnu , thường có liên hệ đến ngang cửa của thời  tiền Angkor mà tìm thấy  được ở trán tường của Mỹ Sơn E1.

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Phong cách Hòa Lai  (Thế kỷ thứ 8 – giữa thế  kỷ 9 ) (Thời kỳ Hoàn Vương) 

Đây là thời kỳ mà ảnh hưởng Java rất quan trọng. Tư thế  núng nính, thể hiện quyến rũ cũng như vẻ duyên dáng tìm thấy trong điêu khắc và vòng  hào quang sau gáy thường tạo cho  phong cách nầy một tinh tế không  thể phủ nhận được.    Các tạo vật kiến trúc nầy  hình như chỉ còn trông  thấy được trong các đền mà thôi. Nhà nghiên cứu Jean Boisselier nhận xét một lô đồng thau  có niên hiệu thời  đại đó thường có nguồn gốc Nam Dương. Điều  nầy chứng tỏ liên hệ mật thiết giữa Chămpa và Nam Dương (Java) và sự truyền bá đầu tiên của Phật giáo Đại Thừa vào Chămpa qua vương quốc Srivijaya.

Phong cách Đồng Dương  (thế kỷ 9- thế kỷ 10)

Đây là phong cách mà các nhà điêu khắc  chú ý đến nhiều về khuôn mặt,  diện mạo rất điển hình. Những nét chung thường thấy ở phong cách nầy như sau: hàng long mầy lồi lên thường nối liền bỡi một đường dài, quằn quẹo và đi lên đụng tóc, môi dày với mép vểnh lên, môi trên thường được tô điểm bằng một bộ râu  lớn quăn lên và lỗ mũi tẹt, nở ra bề mặt và khoằm khi nhìn nghiên, trán  hẹp và cằm cụt. Các thần thánh thường có con mắt ngay giữa trán.  Không bao giờ có nụ cười ở  trên khuôn mặt. Phong cách nầy  liên quan đến thời đại Indrapura mà Phật giáo có  được sự tiến triển   quan trọng nhất là  được vua Indravarman II xem như Phật giáo là tôn giáo riêng biệt dành  cho ông. 
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Phật mẫu Tara,

bề cao của tượng 1m20 (2002)

Vua dựng lên vào giữa thế kỷ 9 (năm 875)  một tu viện Phật giáo (vihara)  ở Đồng Dương cách xa thành phố Đà Nẵng 65 cây số. Nơi nầy tìm thấy được nhiều công trình liên quan đến Phật giáo Đại Thừa và luôn cả bia ký nhắ c đến  lòng tôn kính của vua  Indravarman II  đối với Phật mẫu Laksmindra Lokesvara và  thần Shiva Bhadesrava. Đây là sự hòa đồng tôn giáo của Chămpa trong thời gian nầy.  Nhiều câu hỏi được nêu ra về nguồn gốc ảnh hưởng Phật giáo của Chămpa. Từ lâu  chúng ta có thể tưởng và nghĩ rằng nó đến từ ảnh hưởng Trung Hoa trước triều đại nhà Lương qua trung tâm Nam Kinh ở Wanfosi (Thành Đô, Tứ Xuyên) hay là ở  Qingzhou (Sơn Đông). Nhưng cũng có thể nó đến từ phiá nam đến từ vương quốc Phù Nam ở đồng bằng sông Cữu Long.  Phong cách  Đồng Dương đem lại cho các tượng Phật một hình dáng đầy tính chất nam giới, dịu dàng thận trọng  và trang nghiêm.( tiếp theo )

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