Trống Đồng Sơn (2ème partie)

soleil_dongsonL’astre figure au centre du tambour

Version vietnamienne

Débats sur les tambours de bronze

Dans cette importante étude sur les tambours de bronze, il en distingue 4 types principaux:

Dans le type I, le tambour de bronze est de dimension imposante. Il est constitué de  de trois parties distinctes: une base tronconique, un corps cylindrique droit ou légèrement incliné et une partie bombée (ou tang en vietnamien) qui se termine à la rencontre du plateau du tambour avec une arête. Pour les tambours de type Heger I appartenant à la dernière période de l’âge de bronze et datant du 1er siècle et du 2ème siècle après J.C., on voit apparaître sur le plateau sonore du tambour  divers motifs (personnages, oiseaux, barques, maisons sur pilotis) et  des zones  concentriques ayant une étoile en relief au centre avec un nombre de rayons (Ngọc Lũ, Hoàng Hạ, Sông Ðà, Thựơng Lâm, Quảng Xương etc.). Sa caisse de résonance  possède 4 paires d’anses.
Dans le type II,  le plateau du tambour  est débordant sur sa partie bombée qui constitue  avec sa partie droite légèrement évasée vers le bas,  la caisse de résonance du tambour. De plus on n’y trouve que  deux paires d’anses. Ces tambours ont été découverts dans la zone d’habitation des minorités ethniques Mường. Le plateau du tambour est richement décoré de 4 ou 6 crapauds voire d’éléphants et de tortues en relief. Ces animaux sont placés dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.  Les motifs sont tellement stylisés au point de devenir méconnaissables. Un grand nombre de tambours de ce type ont été trouvés au Vietnam, dans le sud de la Chine et  l’archipel malais.

Dans le type III, les tambours sont dotés toujours d’un plateau sur lequel les crapauds sont superposés en nombre limité. Ces batraciens sont alignés dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Il y a l’allongement du corps cylindrique jusqu’au rebord inférieur sans grand évasement. Les anses sont petites et élégantes. L’aire de répartition de ces tambours est essentiellement à l’ouest de la chaîne montagneuse Trường Sơn, en Thailande, au Laos, au Myanmar et Yunnan.

Dans le type IV, ce sont les copies des tambours du type I. Parfois il y a des caractères chinois. On les trouve en grand nombre au Yunnan (Chine). Le plateau s’ajuste directement à la caisse et ne déborde jamais. Ces tambours sont d’une manière générale de petite taille. L’étoile se trouvant au milieu du plateau a toujours douze rayons correspondant au cycle duodénaire (12 con vật địa chi). On les trouve au Vietnam dans la région frontalière du Nord auprès des minorités ethniques Lo Lo, Pupe.

D’une manière générale, l’ornementation est considérée riche en informations sur le plateau (ou le tympan), en particulier celui du type Heger I: des guerriers armés d’arbalètes ou de javelots, des humains empanachés de plumes d’oiseaux, des musiciens jouant du khène ou manipulant des castagnettes, des femmes vêtues de pagnes pilonnant du riz dans un mortier, des poissons, des oiseaux stylisés, des cerfs, des courses rituelles de pirogues, des rituels funéraires etc… En ce qui concerne l’ornementation trouvée sur la caisse, il y a de grandes différences d’un tambour à un autre pour les thèmes et pour les représentations animales. L’ordre de décoration semble arbitraire. On peut constater que de très nombreux tambours ne comportent aucune ornementation sur leur caisse. Par contre ce n’est pas le cas des plateaux. L’ornementation en cercles concentriques présente une structure identique d’un tambour à un autre. Par contre le caractère figuratif trouvé sur les plateaux des premiers tambours ( Ngọc Lũ, Hoàng Hạ, Sông Ðà, Cổ Loa, Moulié etc.) évolue de plus en plus vers une abstraction et une géométrisation. Malgré cela, la structure de l’ensemble en particulier le sens d’orientation du tambour reste maintenue d’une manière générale par la présence d’un cercle minimal de quatre oiseaux, ce qui confère aux plateaux un caractère sacré et aux tambours leur vraie raison d’être.

Pour Catherine Noppe, conservatrice des Collections Orientales au Musée royal de Mariemont, le Dongsonien fut à l’origine d’un certain nombre de formes spécifiques reconnaissables au niveau de la décoration. Dans le répertoire des motifs géométriques, on trouve des points, des cercles pointés, des triangles, des losanges, des lignes droites et des spirales. Les cercles concentriques et les lignes droites servant à organiser le décor en zones précises (sur les tambours ou les récipients) attestent une volonté de clarté et de lisibilité nécessaire à l’identification d’un décor souvent foisonnant intégrant à la fois les animaux et personnages.

Dans un grand nombre des débats et des écrits, on a tendance à se porter sur la datation et sur l’ornementation. Jusqu’à aujourd’hui, les archéologues vietnamiens pensent que la structure générale de classification de Heger continue à être valable car pour eux, le critère fondamental à respecter reste l’ornementation. Plus la finesse, la complexité et la multiplicité des motifs sont visibles dans la décoration, plus l’origine est facilement prouvée. C’est pourquoi ils concentrent leurs efforts sur les détails et proposent la division du type Heger I en plusieurs sous-types. Ce n’est pas le cas des archéologues chinois qui trouvent dans la classification de Heger l’obsolescence depuis la découverte d’un grand nombre de tambours dans la Chine méridionale (Yunnan, Kouang Si et Kouang Tong). De plus, selon ces derniers, l’originalité devrait passer par la simplicité dans l’ornementation et la taille.

Divisés au début, sur la classification de Heger à cause des affinités régionales (entre les partisans chinois de Kouang Si et de Yunnan), ils ont réussi à unifier leurs points de vue et à accepter désormais la classification de Heger tout en ajoutant un autre type qu’ils ont appelé sous le nom de « Pre Heger-I » depuis la découverte de plusieurs tambours de bronze (Wanjiaba (Vạn Gia Bá), Yunnan) supposés d’appartenir au type « Pre Heger I » en 1975 et en 1976.

Ils prétendent que ceux-ci étaient antérieurs à ceux de Ðồng Sơn (Ngọc Lũ, Sông Ðà (Moulié), Hoàng Hạ, Sông Hồng (Gillet) etc.) en s’appuyant sur la datation au radiocarbone des objets funéraires trouvés en même temps que ces tambours. Pour eux, les critères importants à prendre en compte dans la détermination de l’ancienneté du tambour sont les suivants: sa face grande, son tronc devant être réduit de trois à 2 parties et sa décoration moins complexe. ll n’y a aucun doute que les plus anciens tambours de bronze étaient originaires de Yunnan. Malheureusement, leurs convictions n’ont été entérinées ni par la communauté scientifique mondiale ni par les archéologues vietnamiens. Selon ces derniers, la datation des tambours de bronze ne pourrait pas être basée uniquement sur la datation au radiocarbone des objets funéraires car la marge d’erreur serait trop élevée de l’ordre de 235 ans avec l’expérience qu’ils avaient réalisée sur une pièce de bois provenant d’un cercueil. Mais il y a d’autres facteurs qu’on devrait prendre en considération. C’est le cas de l’exemple du tambour de bronze trouvé dans une sépulture à Việt Khê. La datation au radiocarbone indique que la tombe avait un âge de 2480+-100 ans avant 1950 CE ( Ere commune) ou autour de 530 avant l’ère commune BCE. Par contre, basé sur son style de décoration, le tambour de bronze pourrait être fabriqué seulement entre IIIème-VIème siècles avant l’ère commune BCE.

Outre la datation au radiocarbone, on constate qu’il y a une divergence totale entre les archéologues chinois et vietnamiens dans l’interprétation de la décoration. Celle-ci paraît importante dans la mesure où elle peut aider les archéologues à retrouver les affiliations ethniques et géographiques du fait qu’elle reflète la vie spirituelle du peuple ayant inventé ce tambour. Chaque camp essaie de donner son interprétation propre concernant l’échassier, le batracien, la barque.

L’échassier:

Cet oiseau volant qu’on voit sur le tambour de bronze avec un long bec et de longues pattes, est très familier pour les Vietnamiens car il s’agit bien de l’héron. C’est une évidence de le voir figurer sur le tambour de bronze car il symbolise le labeur et la diligence des proto-Vietnamiens. Il fait partie de leur vie journalière. On le voit accompagner souvent les paysans vietnamiens dans les rizières.  Il est cité tant de fois dans leurs poèmes populaires.

Grâce aux récentes recherches linguistiques, le terme Văn lang qu’on emploie pour désigner le royaume des rois Hùng à l’époque Ðồng Sơn n’est autre que la transcription phonétique en caractères chinois d’un ancien mot de la langue austro-asiatique: vlang désignant un grand oiseau échassier. De même, le nom du clan des Hùng connu sous le terme « Hồng Bàng » désigne aussi un oiseau échassier apparenté au héron.

Pour les Chinois, le héron est considéré comme l’oiseau accompagnateur, après la mort, de l’âme vers l’immortalité (cỡi hạc qui tiên). C’est une longue tradition de décorer les tambours avec les motifs de hérons dans la plaine centrale de la Chine. La propagation de cette croyance commence à être visible d’abord dans l’aire de la principauté Chu (Sỡ Quốc) puis chez les autres groupes ethniques au sud de la Chine. Il s’agit bien de l’influence chinoise sans aucun doute.

Le batracien

On le voit sur certains tambours de bronze, en particulier chez ceux de type Heger I appartenant à la dernière période de l’âge de bronze et datant du 1er siècle et du 2ème siècle après J.C. (tambours tardifs) (ou trống muộn Heger I). Les archéologues chinois pensent que les petits batraciens trouvés sur la face de ces tambours sont des grenouilles utilisées à des fins ornementales sans aucune signification spéciale. Par contre, pour les Vietnamiens, la présence des grenouilles sur le plateau font penser que le tambour pouvait être un tambour de pluie car selon la tradition vietnamienne, il y a une étroite parenté entre les batraciens et le Ciel:

Cóc nhái là cậu ông Trời
Ai mà đánh nó ông Trời đánh cho !

Crapauds et grenouilles sont les oncles du Seigneur Ciel
Gare à ceux qui les maltraitent; ils seront punis en conséquence.

Leur présence peut s’expliquer par des croyances communes à tous les peuples de l’Asie méridionale: le coassement des batraciens annonce la pluie indispensable pour les champs ensemencés.

Le bateau:

Pour les Chinois, le bateau est évoqué pour traduire l’ancienne tradition de la course rituelle annuelle dans le royaume Chu à l’époque des Royaumes Combattants. Cette coutume a pour but d’honorer la mémoire du célèbre poète Qu Yuan (Khuất Nguyên). Celui-ci se suicida en 278 avant JC pour dénoncer la corruption endémique de son époque dans ce royaume annexé plus tard par les Qin. Pour les Vietnamiens, les avis sont partagés. Certains sont du même avis que les Chinois en optant pour le thème de la « Barque à pagayeurs » car celui-ci est plus détaillé et visible sur certains tambours (Sông Đà, Miếu Môn, Làng Vạc etc.) mais d’autres continuent à penser à des cérémonies funéraires. C’est une thèse défendue par Goloubew (1929) en excipant d’exemples ethnographiques des Dayak (Bornéo) et devenue aujourd’hui la thèse dominante dans les écrits de vulgarisation.

Cette coutume est pratiquée jusqu’à aujourd’hui par les Dayak établis naguère sur la côte orientale de l’Indochine. Ils croient encore en l’existence au milieu de l’océan d’une île mystérieuse où leurs ancêtres jouissent d’une bonheur suprême. C’est cette barque d’or (ou barque des morts) qu’on voit figurer sur les tambours Hoàng Hạ et Ngọc Lữ avec des guerriers dépourvus de pagaies et prêts à combattre les génies malveillants qui les menacent dans l’au-delà. Ce thème mystique repose essentiellement sur le culte funéraire, une tradition ancienne connue par les Dayak qui, nés auprès des fleuves et proches des côtes, devraient retourner un jour à leur paradis lointain en prenant cette barque fantôme lors de leur décès.

La Tiwah (lễ chiêu hồn) ou la fête des morts continue à être célébrée encore de nos jours par les Dayak de Bornéo. Les cercueils en forme de pirogues (mộ thuyền) trouvés dans les sépultures dongsoniennes (Việt Khê par exemple) ne sont pas étrangers à cette tradition. Il est important de rappeler qu’étant des Indonésiens dolichocéphales (Deniker) (ou Austroasiatiques), les Dayak Ot-Danom et Olo-ngadju ont eu une organisation hiérarchisée identique à celle qui existe encore chez les Mường de la Rivière Noire (Sông Ðà), une minorité ethnique proche des Vietnamiens actuels. Le pouvoir de leurs chefs est considéré héréditaire.

Outre les désaccords sino-vietnamiens évoqués ci-dessus, il reste un élément important mettant en concurrence plusieurs thèses. C’est l’astre figurant au centre du plateau du tambour. Le nombre de rayons varie d’un tambour à un autre. Sur le tambour de Ngọc Lũ, on compte 14 rayons tandis que celui de Hoàng Hạ en a deux de plus. Quant à celui de Vienne, il n’y a que 12 rayons. Il est improbable que cet astre central aux rayons multiples soit une étoile car les gens de cette époque ne pouvaient pas la voir plus grande que celle qu’ils voyaient dans le ciel. Il y a un seul astre plus grand que les autres et autour duquel s’ordonnent les scènes de vie au rythme des saisons. Peut-il être autre chose que le soleil?

Dans une société agraire, on a besoin du soleil et de la pluie pour fertiliser le sol et avoir de bonnes récoltes. L’archéologue française M. Colani qui a découvert la culture de Hoà Bình en 1926 , était de cet avis en parlant d’un culte solaire en Indochine.(7). Mais cette hypothèse a été contestée par l’anthropologue et historien australien Helmut Loofs-Wissova. Celui-ci réfute que les triangles inter-radiaux sont des éléments passifs de décoration. Il n’y a aucune raison de penser à un astre mais il faut considérer ces triangles comme le produit d’une différentiation en « quartiers ». Il est allé plus loin dans sa démarche en considérant que ces tambours sont comme des regalia (quyền trượng).

Il justifie leur dispersion par le désir des chefs locaux souhaitant avoir la grâce de l’autorité rituelle (mais non politique) située quelque part dans le nord du Vietnam et ayant le pouvoir de leur donner des tambours de bronze, comme la papauté dans l’Occident avec des regalia. Cette hypothèse ne peut pas être corroborée d’abord par la présence des cercles pointés, simples ou concentriques trouvés abondamment sur les parures et les armes des guerriers déguisés en hommes-esprits car ceux-ci sont connus depuis longtemps comme des symboles héliaques dans l’art préhistorique de l’Occident (sur les bronzes caucasiens et hispaniques). De plus, après l’annexion du territoire des Giao Chỉ par les Chinois, la distribution des tambours de bronze continua encore sa dispersion vers l’Asie du Sud Est. Il paraît impensable d’imaginer qu’il existe dans ce territoire un pouvoir politique ou religieux indépendant sans l’accord des Han (ou Chinois). Ceux-ci qui ne sont que les destructeurs des tambours de bronze à la manière de leur général Ma Yuan, ne peuvent pas s’en servir comme des regalia. Bien que cette théorie soit séduisante, elle semble moins convaincante.

Selon les croyances des peuplades austroasiatiques, le tambour n’est pas seulement un instrument sacré mais aussi un fétiche vivant. En désignant le tambour avec le mot « trống » en vietnamien, on sait qu’il est de sexe masculin. On a l’habitude de désigner le coq par le mot « gà trống ou gà sống« . Analogue au couteau des Yue (Alain Thote), on doit le nourrir avec du sang, d’alcool et du riz. Il est réveillé de temps en temps lors des cérémonies rituelles par des coups de mailloche au centre de son plateau où figure le soleil symbolisant la force motrice du don de vie. C’est aussi ici que se trouve son âme, son pouvoir magique. Etant de caractère yang (dương) et accompagné toujours par les gongs (de caractère Yin) que les Mường, cousins proches des Vietnamiens, considèrent comme la représentation stylisée de la poitrine de la femme dans les fêtes rituelles, il est chargé de protéger non seulement le village mais aussi le clan ou la tribu qui doit démontrer sa légitimité de le posséder et sa capacité de l’entretenir avec une remarquable régularité. Parfois son prestige peut aller au delà de son orbe régional et sa capacité de ralliement et de mobilisation est considérable. Il peut manifester son courroux à travers la voix d’une femme médium (kruu) chez les Kantou de la chaîne anamitique (Trường Sơn), c’est ce qu’a rapporté Yves Goudineau dans son article intitulé « Tambours de bronze et circumambulations cérémoniales« .(BEFEO, Tome 87, no2, pp 553-578).

Dans le Nord du Vietnam et dans la province de Yunnan, on a une étrange coutume de se débarrasser du tambour de bronze. Etant considéré comme un fétiche vivant, le tambour a droit à son jour d’anniversaire (fête en grande pompe) mais il peut être « tué » aussi en transperçant le centre de son plateau où figure le soleil car celui-ci symbolise la force génératrice du don de vie. En le détruisant de cette manière, on pense qu’on détruit non seulement son âme mais aussi le symbole de puissance de la tribu ou du clan qui le possède et son pouvoir magique afin d’éviter plus tard la vengeance. C’est aussi l’explication qu’on peut donner dans le comportement du général chinois Ma Yuan lors de répression contre les Giao Chi. C’est pourquoi lors des fouilles archéologiques au Nord Vietnam, on retrouve parfois des tambours dont le centre du plateau était transpercé complètement.  SUITE

Version vietnamienne

Sự tranh luận về trống đồng

Trong việc nghiên cứu trống đồng, nhà khảo cổ học người Áo Franz  Heger  phân biệt được 4 loại như sau :

Trong loại I, trống đồng rất bệ vệ và gồm có 3 phần riêng biệt: chân hình nón cụt, thân trống hình trụ thẳng đứng hay nghiên một tí và tang phình ra đều kết thúc với mặt trống bằng một viền quanh. Các trống đồng loại I Heger thường thuộc cuối thời đại đồ đồng thau từ thế kỷ thứ nhất và thứ hai sau Công Nguyên.Trên mặt trống thường có các hoa văn (nguời, cá, thuyền, nhà sàn vân vân..) và  các vùng tròn đồng tâm. Một ngôi sao (mặt trời) nổi cao lên ở trung tâm của mặt trống với nhiều tia. (Ngọc Lũ, Hoàng Hạ, Sông Ðà, Thựơng Lâm, Quảng Xương vân vân..). Có tới 4 đôi quai ở thân trống dùng để treo hay di chuyển.

Trong loại II, mặt trống chồm khỏi tang trống và có tượng cóc trên mặt trống.  Còn thân trống thì gồm hai phần: một phần thẳng hơi loe về phía dưới và một phần tròn phía trên chịu đựng mặt trống. Những chiếc trống này được phát hiện tại khu vực nhà ở của dân tộc thiểu số Mường. Trong loại I và II các quai có một vai trò quan trọng. Trên mặt trống thường có 4 hoặc 6 con tượng cóc thậm chí còn có rùa hay voi nửa nhưng thường đi ngược với các kim đồng hồ. Các hoa văn hình được trang trí nhiều cho đến đổi không còn nhận ra được. Loại nầy được trông thấy ở Vietnam, miền nam Trung Hoa và quần đảo Mã Lai.

Trong loại III, chỉ còn có thấy tượng cóc trên mặt trống mà thôi và cũng đi ngược với kim đồng hồ. Thân hình trống dài ra đến bệ dưới mà không có loe ra. Các quai thì nhỏ lại và xinh xắn. Các trống nầy thường thấy ở phía tây của dãy núi Trường Sơn,  Thái Lan, Lào, Miến Điện và Vân Nam.

Còn loại IV thì đây là các bản sao của loại I đôi khi còn có các chữ Trung Hoa. Thường trông thấy ở Vân Nam.  Các trống đồng nầy thường có vóc dáng nhỏ nhắn. Ngôi sao ở giữa mặt trống thường có mười hai tia tương ứng với 12 con vật địa chi. Thường thấy ở Vietnam nơi vùng biên giới với các dân tộc thiểu số Lolo/Pupe.

Nói chung, việc trang trí trên mặt trống mới có nhiều thông tin chi tiết nhất là loại I của trống đồng: các chiến binh trang bị nỏ và lao, các hình người đội mũ lông chim, các vũ công thổi khèn hay chơi castanet, các phụ nữ đang giã gạo trong cối, các con cá, các con chim điệu hóa, các con hưu, các cuộc đua thuyền, các nghi thức tang lễ. Đối việc trang trí trên trống, chúng ta nhận thấy có sự khác biệt nhiều từ trống nầy qua trống khác nhất là về chủ đề và hình các con thú. Thứ tự trong việc trang trí có vẻ tùy tiện. Chúng ta nhận thấy có rất nhiều trống không có trang trí trên thân trống chi cả. Ngươc lại không phải trong trường hợp trên mặt trống.  Việc trang trí các vòng tròn có tâm đều có một cấu trúc như nhau từ trống nầy sang trống khác. Ngược lại tính cách dùng tượng hình tìm thấy trên măt của các trống đồng đầu tiên (Ngọc Lũ, Hoàng Hạ, Sông Đà, Cổ Loa vân vân..) được biến chuyển từ từ qua trừu tượng và hình học. Tuy vậy cấu trúc của trống nhất là việc định hướng của nó vẫn giữ được nhờ sự hiện diện của các vòng có tối thiểu ít nhất là 4 con chim. Vì vậy mặt trống  mang tính chất thiêng liêng và trống đồng có lý do được chế tạo. 

Theo bà Cathérine Noppe, người quản đốc ở bảo tàng viện Bỉ Mariemont, trống Đồng Sơn là nguồn gốc của một số hình dáng đặc thù nhận ra được ở mức độ trang trí. Trong tiết mục hình học, người ta tìm thấy các chấm, các vòng tròn, các hình tam giác, các hình thoi, các đường thẳng và các đường xoán ốc. Các hình vòng tròn đồng tâm và các đường thẳng dùng để phân chia trang trí thành những vùng chính xác trên các trống đồng hay là các bình chứa. Chính nhờ thế mà càng làm sáng tỏ và dễ đọc. Đấy là điều rất  cần thiết để xác định một cảnh vật thông thường  có rất nhiều hoa văn người và thú.

Trong các cuộc thảo luận và các văn bản, người ta thường có khuynh hướng chú ý nhiều  đến việc xác định niên đại và trang trí. Cho đến ngày nay, các nhà khảo cổ Việt Nam vẫn nghỉ rằng việc phân loại của ông Heger vẫn còn có hiệu lực vì đối với họ tiêu chuẩn cơ bản vẫn là việc trang trí. Càng xinh đẹp, càng phức tạp và đa dạng các họa tiết được thấy trên trống đồng thì dễ chứng minh được nguồn gốc của nó. Vì vậy họ đề nghị phân loại Heger I ra nhiều loại phụ qua các chi tiết.  Nhưng không được sự đồng ý của các nhà học giả Trung Hoa  từ khi họ kiếm ra  được một số trống đồng ở miền nam Trung Hoa (Vân Nam, Quảng Tây và Quảng Đông). Hơn nửa họ cho rằng nguồn gốc của trống đồng phải dựa trên việc đơn giản trong trang trí và kích thước. Lúc đầu họ rất chia rẽ trên việc phân loại Heger vì mối quan hệ khu vực (giữa những nhà học giã Quảng Tây và Vân Nam), họ thương lượng để thành công trong việc thống nhất các quan điểm bằng cách thừa nhận việc phân loại Heger lại nhưng họ thêm vào đó một loại mà họ gọi là « Pre Heger I » từ khi họ khám phá được nhiều trống đồng ở Vạn Gia Bá (Vân Nam) mà họ cho là thuộc về « Pre Heger I » vào năm 1975 và 1976. Họ khẳng định rằng các trống đồng nầy có trước các trống đồng Đồng Sơn (Ngọc Lũ, Sông Đá, Hoàng Hạ vân vân ..) dựa trên thí nghiệm đo độ phóng xạ carbone các vật dụng trong tang lễ được khám phá cùng trống đồng.

Đối với họ các tiêu chuẩn được xem xét để biết tuổi trống đồng là như sau: mặt trống phải rộng,  thân trống phải bớt đi từ 3 phần xuống 2 phần và trang trí bớt phức tạp. Không có sự hoài nghi nào cả vì các trống đồng đó xuất phát từ Vân Nam. Khốn nỗi việc biện hộ của họ không được cộng đồng khoa học thế giới công nhận mà luôn cả các nhà khảo cổ Vietnam. Theo các người nầy, việc xác định niên đại của các đồ tang lễ qua đo độ phóng xạ carbone  không thể vì lề lồi quá cao  khoảng 235 năm với cuộc thí nghiệm mà họ thực hiện trên một mảnh gỗ cũng xuất phát từ một quan tài. Ngoài ra còn có các yếu tố khác cần phải xem xét lại. Chẳng hạn như trường hợp trống đồng tìm được ở một ngôi mộ Việt Khê. Với cách đo độ phóng xạ carbone thì ngôi mộ có tuổi 2480+-100 năm trước 1950 CE hay là 530 trước thời kỳ chung BCE. Nhưng nếu dựa trên phong cách trang trí, trống đồng nầy được chế tạo giữa thế kỷ thứ 3 và 4 trước thời chung BCE. Ngoài chuyện phóng xạ đo độ carbone, còn nhận thấy sự bất đồng của hai giới cộng đồng khoa học Việt và Hoa trong việc giải thích trang trí. Việc nầy rất quan trọng nhất là nhờ đó các nhà khảo cứu mới tìm lại được sự liên kết sắc tộc và điạ lý vì nó phản ảnh đời sống tâm linh của dân tộc sáng tạo ra trống đồng.  Mỗi bên (Viet Nam cũng như Trung Hoa) cố gắng đưa ra lời giải thích  của riêng mình trên loài chim cao cẳng, con cóc và chiếc thuyền.

Con chim cao cẳng.                                 

Loại chim bay nầy thấy ở trên trống đồng với một cái mỏ dài và đôi chân dài rất quen thuộc với người dân Việt, đó là con hạc. Đây cũng là sự hiển nhiên được thấy nó ở trên trống đồng vì nó tiêu biểu  cho sự cần cù và siêng năng của người  Việt cổ. Nó là một người bạn đồng hành  trong cuộc sống hằng ngày của họ. Thường thấy nó với ngưòi dân Việt trên các ruộng lúa.  Nhờ sự nghiên cứu ngôn ngữ gần đây, từ ngữ Văn Lang dùng để nhắc đến vương quốc của các vua Hùng thời kỳ Đồng Sơn chỉ là phiên âm tiếng Hoa từ chữ xưa trong ngôn ngữ của chủng Nam Á: vlang để ám chỉ con chim to cao cẳng.  Cũng cần nhớ lại tên của thị tộc Hùng thường biết dưới tên « Hồng Bàng » cũng dùng để chỉ con chim cao cẳng có liên hệ với con hạc. Còn bên người Hoa, con chim cao cẳng nầy được xem là con chim tháp tùng theo người chết (hay nghe nói cỡi hạc qui tiên). Đây là một truyền thống lâu đời thường thấy ở trang trí trống với các hoa văn hình con hạc ở đồng bằng trung tâm của Trung Hoa. Việc truyền bá cái tín ngưỡng nầy bất đầu du nhập vào Sỡ Quốc rồi sau đó lan rộng xuống miền nam nước Trung Hoa. Đây mới là ảnh hưởng của người Hoa.

Con cóc

Con cóc cũng được thấy thường ở trên trống đồng nhất là ở loại Heger 1 thời kỳ muộn (thế kỷ 1 và 2 sau công nguyên). Các nhà khảo cứu người Hoa xem các con cóc nầy dùng để trang trí cho đẹp mặt trống đồng chớ không có ý nghĩa gì sâu xa cả. Ngược lại, với người dân Việt, sự hiện của nó trên mặt trống  làm họ nghĩ  rằng trống đồng có thể dùng làm trống để cầu khẩn thần mưa vì theo phong tuc người dân việt có sự liên hệ mật thiết giữa các con vật nầy với ông Trời:

Cóc nhái là cậu ông Trời
Ai mà đánh nó ông Trời đánh cho.

Sự hiện diện của các con vật nầy cũng dễ hiểu vì đây là tín ngưỡng chung của các dân tộc ở Nam Á. Tiếng kêu của nó báo hiệu trời sẻ sấp mưa rất cần thiết cho ruộng đồng.

Chiếc thuyền

Với người Hoa, chiếc thuyền thường được nhắc đến một truyền thống lâu đời của các cuộc đua nghi lễ hằng năm trên sông ở nước Sỡ thời Chiến Quốc. Phong tục nầy nhầm để tưởng nhớ nhà thi sĩ nổi tiếng Khuất Nguyên. Ông đã tự tử vào năm 278 trước Công Nguyên để tố cáo sự tham nhũng ở thời ông khiến nước Sỡ bị thôn tín về sau bởi nước Tần. Còn với người Việt thì không có  sự thống nhất về sự nhận xét. Có một nhóm người đồng ý với người Hoa  bằng cách chọn chủ đề là « thuyền chèo » vì có những chi tiết được thấy ở trên các trống đồng như các trống Sông Đà, Miếu Môn, Làng Vạc vân vân… nhưng nhóm còn lại nghỉ đến các nghi thức trong tang lễ. Đây cũng là quan điểm mà  được nhà khảo cứu Pháp Victor Golubew biện hộ  (1929) qua các ví dụ dân tộc học  người Dayak (Bornéo) mà nay trở thành là một lý lẽ nổi bật trong các bài viết phổ biến. Phong tục nầy được áp dụng cho đến ngày nay bởi người dân Dayak họ định cư thưở xưa ở bờ biển phiá đông của Đông Dương. Họ tin rằng ỡ giữa biển có một đảo bí ẩn mà tổ tiên của họ được hưởng hạnh phúc tột bật. Chính chiếc thuyền vàng đó (thuyền cố nhân) mà được thấy ở trên các trống  đồng Hoàng Hạ và Ngọc Lữ với các chiến binh trang bị máy chèo và lúc nào cũng sẳn sàng chống lại qủi ma ở thế giới bên kia. Chủ đề thần bí nầy dựa trên chuyện thờ bái tang lễ, một phong tục mà người Dayak đã in trong trong tâm khảm, một ngày nào họ sẻ trở về thiên đường xa xôi nhờ chiếc thuyền ma nầy khi họ trở thành người thiên cổ. Lễ chiêu hồn được người Dayak cử hành mỗi năm ở Bornéo. Với các mộ thuyền ở Việt Khê, cũng không làm ta ngạc nhiên chi về truyền thống nầy.

Ngoài  sự bất đồng ý kiến vể việc trang trí, còn có một yếu tố  thường gây ra sự tranh đua đưa ra nhiều giã thuyết. Đó là ngôi sao nổi bật ở trung tâm của mặt trống đồng. Số tia sáng thay đổi từ trống nầy qua trống khác. Trên trống Ngọc Lũ thì có 14 tia còn trên Hoàng Hà có thêm 2 tia tức là 16 tia. Còn trống ở Vienne (Áo Quốc) chỉ có 12 tia. Rất không thể cho đây là một ngôi sao vì họ không thể nào thấy một ngôi sao nào lớn hơn ngôi sao nầy họ thấy ở trên trời. Chỉ có một ngôi sao lớn hơn tất cả mà chung quanh ngôi sao đó diễn ra các cuộc sống hằng ngày của họ theo nhịp điệu của các mùa. Có thể không gì khác hơn ngoài mặt trời ? Trong một xã hôi canh nông, con người rất cần mặt trời và mưa vì để đất được phì nhiêu và có được thu gặt tốt đẹp. Nhà khảo cổ Pháp Madeleine Colani, người khám phá ra văn hóa Hoà Bình năm 1926 cũng cùng quan điểm nầy khi nói đến chuyện sùng bái mặt trời ở Đông Dương. Nhưng giả thuyết nầy bị nhà nhân chủng và sử học người Úc Helmut Loofs-Wissova bác bỏ.  Ông nầy cho rằng  các  tam giác xuyên tâm không phải là yếu tố thụ động trong việc  trang trí. Đừng nghĩ đây là một ngôi sao mà phải xem các hình tam giác nầy là một sản phẩm của sự khác biệt « chia ra từng khu ». Ông còn coi các trống đồng nầy như quyền trượng.

Ông biện minh sự rải rác các trống đồng ở nhiều nơi bởi sự mong muốn của các thủ lĩnh đia phương muốn có được ân sủng của thẩm quyền nghi lễ (chớ không phải chính trị) ở miền bắc Vietnam đâu đó và có quyền lực ban cho họ trống đồng cũng như chức vị giáo hoàng ở phương tây với  quyền trượng. Nhưng giả thuyết nầy không thể biện chứng bởi sự hiện diện của các vòng tròn đồng tâm thường thấy rất nhiều ở trên các đồ trang sức và vũ khí của các chiến binh thường cải trang thành các thần linh nhất là được coi như là các biểu tượng « héliaques » trong nghệ thuật tiền sử của phương tây (trên các đồ đồng của Caucasus và Tây Ban Nha). Hơn nửa sau khi thôn tính Giao Chỉ, sự phân phối các trống đồng vẫn còn tiếp tục ở Đông Nam Á. Khó mà tưởng tượng ở  trên lãnh thổ bị thôn tính nầy có một quyền lực chính trị hay tôn giáo nào độc lập mà không có sự đồng ý của người Hán. Những người nầy là những người hủy diệt các trống đồng theo chính sách của Mã Viện làm gì dùng các trống nầy như quyền trượng.  Mặc dầu giả  thuyết nầy có phần hấp dẫn nhưng nó không có  thuyết phục được ai cả. Theo tin ngưỡng của của dân tộc Nam Á, trống đồng không chỉ là một nhạc cụ thiêng liêng mà còn là một  linh vật sống.  Nó còn nam tính vì vậy nó được người Việt gọi là « trống ».

 Bởi vậy người ta thường ám chỉ gà đực bằng gà trống hay gà sống.  Cũng như dao của người Việt, nó cũng được nuôi dưỡng với máu, rượu và cơm. Thỉnh thoảng nó được đánh thức trong các nghi lễ qua tiếng vang của dùi đánh vào giữa mặt trống, nơi mà có mặt trời tượng trưng cho động lực của sự sống. Chính linh hồn và  sức mạnh thần diệu của nó cũng ở nơi nầy. Vì mang tính chất « dương », trống đồng thuờng đi kèm với cồng chiêng (với tính chất Âm). Người dân Mường, anh em gần gũi của người dân Việt  thường xem cồng chiền là tiêu biểu bộ ngực của người đàn bà trong các nghi lễ. Trống có trách nhiệm bảo vệ không những ngôi làng mà còn cả thị tộc hay bộ tộc nửa nhưng phải chứng minh tính hợp pháp của bộ tộc  trong việc sở hữu và nuôi dưõng nó một cách đều đặn. Đôi khi uy tín của nó có thể vượt xa quỹ đạo khu vực và nó có khả năng chiêu dụ và huy động đáng kể. Nó có thể biểu lộ sự tức giận với các lời than trách qua một người già trong làng thường thấy với dân tộc Cơ Tư ở dãy núi Trường Sơn mà nhà nhân chủng học Yves Goudineau kể lại trong bài ông viết về trống đồng.

Ở miền bắc Viet Nam và ở tỉnh Vân Nam có môt tục lệ lạ thường. Vì trống đồng được xem là môt vật linh thiên nên trống cũng có ngày sinh nhật nhưng cũng có thể bị giết bằng cách đâm thủng ở giữa của mặt trống nơi mà có mặt trời. Hủy diệt trống như thế người ta nghỉ rằng sẻ giết không những linh hồn của nó mà luôn cả quyền lực của bộ tộc sở hửu nó để tránh sự báo thù. Đây cũng là sự giải thích thái độ của Mã Viện trong chính sách trấn áp tàn khốc sau khi thôn tính Giao Chỉ « Đồng Trụ triệt, Giao Chỉ diệt ». Có phải ám chỉ trống đồng không ? Cũng vì vậy mà thường thấy lại các trống đồng bị đâm thủng ở giữa mặt trống trong các cuộc khai quật khảo cổ. [Tiếp theo phân 3]

Tambour de bronze (Part 1,VF)

 

vanhoa_dongson

Version vietnamienne

Version anglaise

Première partie

Jusqu’à aujourd’hui, les tambours de bronze continuent à semer la discorde entre les communautés scientifiques vietnamiennes et chinoises. Pour les Vietnamiens, les tambours de bronze sont l’invention prodigieuse et géniale des métallurgistes paysans à l’époque des rois Hùng, pères fondateurs du royaume Văn Lang. C’est dans le delta du fleuve Rouge que l’archéologue français Louis Pajot exhuma à Ðồng Sơn (province de Thanh Hoá) en 1924 plusieurs de ces tambours parmi d’autres objets remarquables (statuettes, dagues de parade, des haches, des parures etc.) témoignant ainsi d’une métallurgie du bronze très sophistiquée et d’une culture datant de 600 ans au moins avant J.C. Les Vietnamiens retrouvent non seulement dans cette culture réexhumée (ou Dongsonien) leur origine mais aussi la fierté de renouer avec le fil de leur histoire. Pour le chercheur français Jacques Népote, ces tambours deviennent la référence nationale du peuple vietnamien. Pour les Chinois, les tambours de bronze furent inventés par les Pu/Liao (Bộc Việt), une minorité ethnique Yue de Yunnan (Vân Nam). Il est évident que la paternité de cette invention leur revient dans le but de montrer la réussite du processus de mixage et d’échange culturel parmi les groupes ethniques de la Chine et de donner à cette dernière la possibilité de créer et faire rayonner la culture multi-ethnique fascinante de la nation chinoise.

Malgré cette pomme de discorde, les Vietnamiens et les Chinois sont unanimes à reconnaître que l’aire où sont inventés les premiers tambours de bronze, embrasse seulement la Chine méridionale et le nord du Vietnam actuel bien qu’un grand nombre de tambours de bronze soient découverts incessamment dans une large zone géographique incluant la Thaïlande, le Cambodge, le Laos, la Birmanie, l’Indonésie jusqu’aux îles de la Sonde orientale. En dépit de leur dispersion et leur répartition sur un très vaste territoire, on relève des parentés culturelles fondamentales entre des populations à première vue très différentes, protohistoriques pour les unes et quasi contemporaines pour les autres. D’abord dans la province chinoise de Yunnan où le fleuve Rouge prend sa source, le tambour de bronze fut attesté depuis le VIème siècle avant notre ère et continua à être employé jusqu’au 1er siècle juste avant l’annexion du royaume de Dian (Điền Quốc) par les Han (ou Chinois). Les coffres de bronze destinés à contenir la monnaie locale (ou cauris), découverts à Shizhaishan (Jinning)  et portant sur leur partie supérieure une foule de personnages ou d’animaux dans des scènes de sacrifices témoignent évidemment des parentés indiscutables entre le royaume de Dian et le Dongsonien.

Puis chez les populations des Hauts Plateaux (les Joraï, les Bahnar ou les Hodrung) au Vietnam, on trouve à une date récente le culte du tambour. Conservé dans la maison commune bâtie sur pilotis, le tambour est décroché seulement pour convier les hommes au sacrifice du buffle et aux cérémonies funèbres. L’éminent anthropologue français Yves Goudineau a décrit et rapporté la cérémonie sacrificielle lors de ses observations multiples chez les Kantou de la chaîne annamitique Trường Sơn, une cérémonie comprenant les tambours de bronze (ou les Lakham) censés d’assurer la circularité et la progression des rondes nécessaires pour une refondation cosmogonique.

Ces instruments sacrés sont perçus par les villageois kantou comme le legs d’une transcendance. La présence de ces tambours est visible aussi chez les Karen de Birmanie. Enfin plus loin du Vietnam, dans l’île d’Alor (Sonde orientale), on se sert du tambour comme emblème de pouvoir et de rang, de monnaie, de cadeau de mariage etc…. C’est ici que le tambour est connu sous le nom de « mokko« . Son rôle est proche de celui des tambours de bronze de Ðồng Sơn. Son prototype reste la fameuse « Lune de Pedjeng (Bali) dont le décor géométrique est proche de la tradition dongsonienne. Celle-ci est gigantesque et elle est près de 2 mètres de hauteur.

Plus de 65 citadelles réparties dans les territoires des Bai Yue ont répondu favorablement à l’appel du soulèvement des héroïnes vietnamiennes Trưng Trắc et Trưng Nhị. C’est peut-être pour cela que sous la domination chinoise, les Yue (dont faisaient partie les proto-Vietnamiens ou les Giao Chi) avaient caché et enfoui dans la terre tous les tambours de bronze sous peine d’être confisqués et détruits à la méthode radicale de Ma Yuan. Cela pourrait expliquer la cause de l’enterrement et de la localisation d’un grand nombre des tambours de bronze dans le territoire des Bai Yue (Bách Việt) (Kouang Si (Quãng Tây), Kouang Tong (Quãng Đông), Hunan (Hồ Nam), Yunnan (Vân Nam), Nord Vietnam (Bắc Bộ Việtnam) lors de la conquête des Qin et des Han. La parution de l’édit de l’impératrice Kao (Lữ Hậu) en 179 avant J.C. stipulant qu’il était interdit de livrer aux Yue des instruments aratoires  n’est pas étrangère  à la réticence des Yue face à l’assimilation forcée des Chinois.

Lire la suite

Cổ Loa thành ( citadelle en colimaçon )

English version
Version française
Galerie des photos

Loa Thành và Huyền Thoại

Thục Quốc Sơn Hà nguyên cổ Việt
Loa Thành cung tẩm sướng tiền Ngô
Sông núi nước Thục vốn là nước Việt xưa
Cung khuyết ở thành Cổ Loa, bắt đầu xây dựng từ thời Ngô Quyền
Les monts et fleuves du royaume Thục appartenaient à l’ancien pays des Vietnamiens.
La porte du palais royal situé dans la citadelle fut édifiée à l’époque de Ngồ Quyền.

Theo truyền thuyết, thành Cổ Loa ban đầu có chín vòng xoắn ốc đất. Đây là lý do tại sao vua An Dương đặt cho nó cái tên « Loa Thành (thành cổ xoắn ốc) ». Trong các cuộc khai quật khảo cổ gần đây, các nhà khảo cổ học Việt Nam và Nhật Bản chỉ tìm thấy sự tồn tại của 3 vòng xoắn ốc. Được xây bằng đất, các vòng xoắn nầy được bao quanh bởi những con hào rộng và được gia cố chắc chắn bằng hàng rào tre. Sự hiện diện của những con hào này và sự củng cố của những vòng xoắn này là minh chứng cho sự hiểu biết hoàn hảo của người dân Việt cổ về điạ hình của vùng đất.  Nhờ thế  An Dương Vương chống lại anh dũng  các cuộc tấn công  của người Hoa nhiều lần.

Theo truyền thuyết, tòa thành không thể thất thủ được nhờ chiếc nỏ thần được  biếu tặng cho nhà vua bởi con rùa vàng vào thời điểm chia tay. Loa thành chỉ bị thất thủ vào năm 208 nhờ mưu đồ khéo léo của  tướng Trung Hoa Triệu Đà  thành công thực hiện cùng con trai Trọng Thủy  bằng cách đồng ý sự kết hôn với công chúa Mỵ Châu, đứa con gái duy nhất của  An Dương Vương. Gần đây phát hiện một nơi lưu trữ  các đầu mũi tên tại Cổ Loa khiến việc nầy không còn xa lạ với truyền thuyết và chứng thực nỗ lực kháng cự và tham gia mãnh liệt trong cuộc bảo vệ tòa thành. (1).

Tọa lạc ở quận Đồng Ánh, cách trung tâm thủ đô Hà Nội  18 cây số, thành Cổ Loa được xây dựng vào thế kỷ thứ 3 trước Công nguyên bởi vua An Dương Vương. Thành nầy trở  thành ngày nay một quần thể kiến trúc tôn giáo và tưởng niệm mà được thấy có một ngôi đình, một đền dành riêng để  thờ  công chúa Mỵ Châu, một ngôi chùa được gọi là Bảo Sơn, ngôi đền của vua An Dương Vương vân vân … Được xem là  thành hoàng của làng Cổ Loa, An Dương Vương được vinh danh mỗi năm vào ngày thứ 6 tháng âm lịch đầu tiên qua một cuộc diễu hành trọng thể  ở làng. An Dương Vương là một nhân vật lịch sử bởi vì theo kết luận của nhà nghiên cứu Trung Quốc Dư Duy Cương, viên ngọc mà chúng tôi tìm thấy  trong lăng mộ Triệu Đà là một chiến lợi phẩm thuộc về An Dương Vương (2)

Selon la légende, la citadelle comportait au début neuf spirales de terre. C’est pour cela que le roi An Dương  lui donna le nom « Loa Thành (la citadelle en colimaçon) ». Lors des fouilles archéologiques  récentes, les archéologues vietnamiens et japonais ont constaté seulement l’existence de 3 spirales. Etant constituées de remparts  de terre, celles-ci étaient bordées par de larges douves et renforcées solidement par des haies de bambous. La présence de ces douves et la fortification de ces spirales  témoignent de la connaissance parfaite de la configuration du terrain par les Vietnamiens d’autrefois. Cela permit au roi An Dương Vương de résister vaillamment tant de fois aux assaillants chinois. 

Selon la légende, la citadelle était imprenable grâce à l’arbalète magique dont la gâchette était une griffe offerte au roi par la tortue d’Or au moment de la séparation. Elle fut prise seulement en 208 grâce au stratagème ingénieux que le général chinois  Zhao Tuo avait réussi à mettre à exécution avec son fils Trọng Thủy (Zhao Shi) en consentant à ce dernier de se marier avec la princesse Mỵ Châu, fille unique du roi An Dương Vương. La découverte récente  d’un stock de pointes de flèches à Cổ Loa n’est pas étrangère à cette légende et témoigne d’un gigantesque effort  de résistance engagé dans la défense de la citadelle.(1)

Pointes de flèches découvertes  (Cổ Loa)

Etant localisée dans le district de Đồng Ánh, à 18 km du centre de la capitale Hànội, la citadelle de Cổ Loa qui fut construite au IIIème siècle avant J.C. par le roi An Dương Vương, devient aujourd’hui un complexe architectural religieux et commémoratif où on trouve à la fois une maison communale, un temple dédié à la princesse Mỵ Châu, une pagode nommée  Bảo Sơn, un temple consacré au roi An Dương Vương etc…Etant le génie tutélaire du village de Cổ Loa, le roi An Dương Vương est honoré chaque année le sixième jour du premier mois lunaire par la procession de sa statue dans le village. An Dương Vương était un personnage historique car selon les conclusions du  chercheur chinois Dư Duy Cương, la tablette de jade  qu’on a trouvée dans le tombeau de Zhao Tuo était un butin appartenant à  An Dương Vương. 

Version anglaise

The citadel and its myth

According to legend, the citadel included 9 spirals of soil. That is why An Dương King gave it the name « Loa Thành » (spiral citadel). During recent archaeological excavations, Vietnamese and Japanese archaeologists have only seen   the existence of three spirals.  Being constituted by ramparts of soil, they were surrounded by wide moats and reinforced firmly by bamboo hedgerows. The presence of these moats and fortification of these spirals  testifies to the perfect knowledge of the land  configuration by  old Vietnamese. That allowed An Dương King to show so many times amazing resistance against  Chinese attackers. 

According to legend, this citadel was impregnable with the magic crossbow, the trigger of which was a claw  offered  by the golden turtle to the king at the time of their separation.  This fortress was taken only in 208 through the ingenious  stratagem adopted by Chinese general Zhao Tuo (Triệu Đà)  with his son Trọng Thủy by consenting to  the latter to get married with Princess Mỵ Châu, the sole daughter of  King An Dương. The recent discovery of a stock of arrowheads  at Cổ Loa is not unrelated to this legend and testifies to the gigantic resistance  effort invested in the the citadel’s defence.(1)

Being located  about 18km in the  Đồng district from  Hànội,  the citadel Cổ Loa which  was build at the 3rd century before J.C. by King An Dương, becomes today a religious and memorial  architectural  complex where one  simutaneously finds a communal house, a temple dedicated to Princess Mỵ Châu,  a pagoda named Bảo Sơn, a temple consacred to An Dương king etc … Being the guardian genius of Cổ Loa village, King An Dương is honored every year, on the 6th day  of the first  lunar month by the procession of his statue in the village. An Dương Vương was a historical personage because, according to the Chinese researcher Dư Duy Cương conclusions, the jade tablet found in the Zhao Tuo tomb was a  spoils belonging to King An Dương.(2)

Galerie des photos


(1) Catherine Noppe, Jean François Huppert: Arts du Vietnam: La fleur du pêcher et l’oiseau d’azur. Collection Références. Éditeur: La renaissance du livre 2002.
(2) Trần Văn Giáp: Numéro spécial sur la tablette de jade d’An-Dương. Quelques points de vue sur la tablette de jade d’An-Dương et le problème de Thục An Dương Vương, Văn Sử Địa, n° 28, Mai 1957.
 

Delta du fleuve rouge (Đồng bằng sông Hồng)

Version vietnamienne
English version
Galerie des photos

Contrairement au delta du Mékong, le delta du fleuve Rouge contient beaucoup de vestiges historiques. C’est le berceau de la nation vietnamienne. C’est ici qu’on trouve du côté de Thanh Hoá dans la vallée de la rivière Mã la présence d’une civilisation  au premier millénaire avant J.C. à l’âge de bronze qu’on a l’habitude d’appeler l’âge de Đồng Sơn à partir duquel commencent aussi les périodes mythiques de l’histoire du Vietnam. Une première dynastie légendaire, celle de Hồng Bàng aurait régné jusqu’au IIIème siècle avant J.C. C’est à partir de ce delta que s’amorça au début du Xème  siècle, le mouvement « Nam Tiến » (ou la descente vers le Sud) entamé par le généralissime Lê Hoàn et terminé au XVIIIème par les rois Nguyễn.

L’histoire du Vietnam est liée étroitement à ce fleuve Rouge (ou Sông Hồng). C’est lui qui a forgé l’âme vietnamienne. C’est lui qui a pétri l’épaisse identité du peuple vietnamien. Il est à la fois ennemi, ami et acteur du peuple vietnamien.

Pour dominer ses eaux et ses caprices, le peuple vietnamien doit construire et consolider sans cesse les digues. Celles-ci existent depuis un millénaire et rompent seize fois durant ces vingt-cinq dernières années. C’est à cause de lui que le peuple vietnamien a toujours eu pour hantise la domination et la maîtrise des eaux. Le peuple vietnamien est obligé de s’organiser, de réaliser des travaux d’aménagement et d’entretien dès les débuts de notre ère. C’est lui qui apporte au peuple vietnamien la vertu d’être plus patient, plus têtu, plus acharné,  plus laborieux et méthodique dans la construction des digues, dans la réalisation des canaux et des remblais et dans le colmatage des brèches. On trouve dans ce delta un réseau sophistiqué de canaux de drainage et de hautes digues que seul un état hydraulique centralisé comme le Vietnam a su réaliser.

C’est lui qui a été témoin de plusieurs batailles décisives du peuple vietnamien contre les envahisseurs. C’est grâce à sa complicité que le généralissime Trần Hưng Ðạo a défait l’armée mongole en plantant astucieusement dans son lit des pieux qui brisèrent les jonques mongoles en 1288 à l’embouchure de la rivière Bạch Ðằng et en renouvelant l’exploit éclatant  du général Ngô Quyền contre les Chinois en 938 (victoire mettant fin à 1000 ans de domination chinoise). Il a été aussi témoin de l’insurrection de Yên Bái dirigée par le leader nationaliste Nguyễn Thái Học en 1930.

Son destin est celui du peuple vietnamien. C’est lui qui a donné à la capitale du Vietnam le dernier nom Hà-Nội (Hà veut dire fleuve; Nội désigne intérieur). Hà-Nội veut dire  » En deçà du fleuve ». Cette ville fut fondée par le roi Lý Thái Tổ (Lý Công Uẩn) en l’an 1010 sur une localité Ðại La que les géomanciens avaient jugée propice à l’abri des eaux du fleuve Rouge. Elle s’appela aussi sous le nom « Thăng Long » (La cité du dragon prenant son essor) car  le roi Lý  Thái Tổ a vu au débarcadère un dragon d’or s’envoler de cette localité.

C’est aussi lui qui a vu grandir Hanoï avec ses fameuses trente-six rues commerçantes et ses lacs tels que Hồ Hoàn Kiếm, Hồ Tây. L’écrivain Thạch Lam du groupe « Tự Lực Văn Ðoàn » en a parlé dans son roman « Hà Nội 36 phố phường ». C’est lui qui a donné naissance à la construction française du pont Paul Doumer longue de 1680m (ou Cầu Long Biên ) à Hanoï.

Grâce à ses limons riches en fer et à son irrigation, le delta est tellement fertile qu’il est possible d’avoir une moisson en plus au mois de novembre. C’est ici qu’on  trouve tous les jours des femmes penchées sous le chapeau conique, pieds et mains dans la glaise, des enfants rentrés de l’école arpentant les digues, des buffles immobiles dans leurs bains de boue sous un soleil quelquefois accablant. C’est le fleuve Rouge qui inonde souvent la plaine de Hoa Lư, l’ancienne capitale du Vietnam jusqu’au XIème siècle. Il est après le Mékong le deuxième grand fleuve du Vietnam. Il est descendu d’une région montagneuse Yunnan en Chine du Sud. Il est connu souvent sous le nom  » fleuve aux six têtes ». Il entre définitivement au Vietnam à Lào Cai. Il serpente sur plus de 1000 km avant de mourir dans la somptueuse baie de d’Along.

Celle-ci est la huitième merveille du monde. Elle compte plus de trois mille îles, îlots et récifs. On trouve des rochers de formes très variées. Les uns minuscules, les autres de dimensions importantes portent souvent des noms pittoresques. La baie d’Along devient depuis quelques années le site le plus visité par les touristes étrangers quand ceux-ci débarquent au Vietnam. Des mini croisières en jonque permettent de la visiter. C’est dans cette baie, selon la légende, que pour domestiquer les courants marins, un dragon serait descendu. C’est pour cette raison que les Vietnamiens ont appelée Hạ Long ( ou le site de la descente du Dragon ).

Émerveillé par la splendeur et la beauté de cette baie qu’il visita en jonque en 1468, le roi Lê Thánh Tôn laissa quelques vers inoubliables comme témoignage de son émotion :

Muôn ngọn núi nổi trên như biển ngọc
La liệt như những sao sa, những quần cờ, chênh vênh màu xanh biếc …

Des cimes élevées se dressent en foule dans la mer comme autant de joyaux,
Des sommets bleuâtres sont éparpillés comme des étoiles descendantes et des pions dans l’échiquier des flots
Les poissons et le sel, abondants comme le sable, offrent au peuple un gain rapide.

Khác với đồng bằng sông Cửu Long, đồng bằng sông Hồng có rất nhiều di tích lịch sử. Nó là cái nôi của dân tộc. Chính ở đây, chúng ta tìm thấy ở phía Thanh Hóa trong thung lũng sông Mã sự hiện diện của một nền văn minh ở thiên niên kỷ đầu tiên trước Công nguyên vào thời đại đồ đồng mà chúng ta thường gọi là thời đại Đồng Sơn. Cùng với thời đại nầy mới khởi đầu thời kỳ truyền thuyết của lịch sử Việt Nam. Một triều đại huyền thoại đầu tiên, một triều đại mang tên Hồng Bàng được ngự trị cho đến thế kỷ thứ ba trước Công nguyên. Chính cũng từ vùng đồng bằng này từ đầu thế kỷ thứ 10, khởi đầu một cuộc « Nam Tiến » bởi tướng Lê Hoàn và được kết thúc với các chúa Nguyễn vào thế kỷ 18. Lịch sử Việt Nam được gắn bó mật thiết với sông Hồng này. Chính nó rèn luyện tâm hồn và uốn nắn bản sắc dày đặc của người dân Việt. Nó đồng thời vừa là kẻ thù, đồng minh và diễn viên của nhân dân Việt Nam.

Để ngự chế sự thay đổi thất thường của sông Hồng, người dân Việt phải xây dựng và củng cố không ngừng các con đê. Những công trình nầy được tồn tại có một thiên niên kỷ và bị phá vỡ mười sáu lần trong hai mươi lăm năm vừa qua. Chính vì sông Hồng mà người dân Việt lúc nào cũng có nỗi lo âu trong việc kiềm chế và kiểm soát nước sông. Người dân Việt buộc lòng phải tổ chức, thực hiện các công việc sửa chửa và bảo trì từ đầu thời đại của chúng ta. Chính sông Hồng làm người dân Việt có được đức tính kiên nhẫn và bướng bỉnh hơn, miệt mài, cần cù và siêng năng trong các công việc xây dựng các con đê và các kênh rạch và bồi đất các nơi bị lỡ. Ở vùng đồng bằng này có một mạng  lưới kênh  đê có hệ thống thoát nước một cách tinh vi mà chỉ có một quốc gia thủy lực tập trung như Việt Nam mới có thể đạt được. 

Chính sông Hồng cũng là nhân chứng các trận chiến quyết liệt của nhân dân Việt Nam trong các cuộc chống quân xâm lược. Chính nhờ sự đồng lõa của sông Hồng mà Hưng Đạo Vương Trần Quốc Tuấn  đánh bại quân Mông bằng cách đóng cọc ngầm độc đáo dưới sông, phá vỡ quân Mông vào năm 1288 tại cửa sông Bạch Đằng và tạo lại chiến công hiển hách của tướng quân Ngô Quyền chống lại người Trung Quốc vào năm 938 (chiến thắng nầy chấm dứt 1000 năm thống trị của Trung Quốc). Nó cũng chứng kiến cuộc nổi dậy ở Yên Bái do lãnh tụ quốc gia Nguyễn Thái Học cầm đầu vào năm 1930.
Số phận của nó cũng là số phận của người dân Việt. Chính sông Hồng mang lại cho thủ đô của Việt Nam một cái tên cuối cùng đó là Hà Nội (Hà là sông còn nội có nghĩa ở bên trong). Hà Nội có nghĩa là « ở trong đất liền của con sông ». Thành phố này được thành lập bởi vua Lý Thái Tổ (Lý Công Uẩn) vào năm 1010 tại một khu vực được gọi là Đại La mà các thầy địa chất giỏi về phong thủy phán đoán rất thuận lợi cho việc tránh lũ lụt của sông Hồng. Thành phố nầy cũng được gọi dưới cái tên « Thăng Long » (Thăng là bay lên, nơi mà rồng cất cánh) vì  ở nơi thuyền  ngự Lý Thái Tổ nhìn thấy có một con rồng vàng bay lên ở nơi này.

Cũng chính sông Hồng chứng kiến sự trưởng thành của Hà Nội với ba mươi sáu phố phường và các hồ nước nổi tiếng như Hồ Hoàn Kiếm, Hồ Tây vân vân… Nhà văn Thạch Lam của nhóm « Tự Lực Văn Ðoàn » có nói về Hà Nôi trong cuốn tiểu thuyết « Hà Nội 36 phố phường« . Chính sông Hồng dẫn đến công trình xây dựng vào thời Pháp thuộc cầu Paul Doumer (hay cầu Long Biên ngày nay) dài có 1680 thước ở Hà-Nôi.

Nhờ có bùn lầy màu mỡ và được tưới nước, đồng bằng nầy có thể thu hoạch thêm một mùa hơn vào tháng 11. Chính ở nơi nầy chúng ta thấy được mỗi ngày các phụ nữ nghiêng mình dưới chiếc nón lá, chân tay dẫm trong đất sét, các trẻ em học sinh từ trường trở về đi bộ trên các con đê, các con trâu thì im lìm nằm trong các vũng bùn dưới ánh mặt trời đôi khi ngột ngạt. Chính sông Hồng làm ngập nước thường xuyên vùng đồng bằng Hoa Lư, cố đô của Việt Nam cho đến thế kỷ thứ 11. Sau sông Mê Kông, nó là con sông lớn thứ hai ở Việt Nam. Nó đến từ một vùng núi Vân Nam ở miền nam Trung Quốc. Nó thường được gọi là « con sông chín đầu ». Nó vào Việt Nam ở phía Lào Cai. Nó ngoẳn ngoèo uốn lượn có hơn 1000 cây số trước khi sáp nhập cuối cùng vào vịnh Hạ Long hoành tráng.

Vịnh nầy là kỳ quan thứ tám của thế giới. Nó có hơn ba ngàn hòn đảo và đá ngầm. Được thấy những tảng đá có hình dạng khác nhau. Một số thì nhỏ bé, còn một số thì có kích thước lớn thường và mang những cái tên rất mơ mộng. Vịnh Hà Long trở thành địa điểm được truy cập nhiều nhất trong những năm gần đây bởi khách du lịch nước ngoài khi họ đến Việt Nam. Các chuyến du lịch biển bằng thuyền cho phép bạn ghé thăm vịnh. Theo truyền thuyết, để thuần hóa các dòng hải lưu, một con rồng đáp xuống ở nơi này. Chính vì lý do này mà người dân Việt thường gọi là Hạ Long (hay là nơi của Rồng hạ xuống).

Kinh ngạc trước cái đẹp lộng lẫy của vịnh khi dùng thuyền để ngao du vào năm 1468, vua Lê Thánh Tôn đã để lại những vần thơ khó quên được nói lên sư cảm xúc của ông:

Muôn ngọn núi nổi trên biển ngọc
La liệt như những sao sa, những quần cờ, chênh vênh màu xanh biếc….

Đồng bằng sông Hồng

Royaume du Champa (Version française)

C’est un ancien royaume d’Indochine connu autrefois sous le nom « Lâm Ấp » (ou Lin Yi)(192-749), puis Hoàn Vương (Huanwang)  (758-859) et enfin Chiêm-Thành (ou Tchan-Tcheng en chinois)(988-1471) et situé dans ce qui est aujourd’hui le centre du Viêt-Nam, de la cordillère annamitique  Hoành Sơn, Quảng Bình au nord  jusqu’à Bình Thuân (Phan Thiết) au sud. Les étonnantes tours chams en briques rouges et en grès trouvées  dans le centre sont le seul témoignage silencieux d’une civilisation disparue dans les tourbillons de l’histoire.

linyi

Les Chams étaient sans doute d’origine austronésienne et occupaient les côtes du centre et du sud du Viêtnam depuis l’époque néolithique. Au IIème siècle, ce peuple de marins adopta l’hindouisme au contact des commerçants indiens, ce qui donna naissance au royaume du Champa.

Un voyageur chinois du IVème siècle les décrit avec un type physique particulier: grand nez droit, cheveux noirs et frisés, pratiquant un rituel funéraire qui comporte l’incinération au son du tambour. Les Chams étaient non seulement d’excellents marins mais aussi de redoutables bâtisseurs et d’ingénieux agriculteurs. Les Chams réussirent à achever l’unité du pays au début du Vème siècle après avoir résisté à plusieurs reprises aux tentatives de domination chinoise. Leur capitale se situait à Indrapura (Trà Kiệu), près de Ðà-Nẵng (ex Tourane des Français) du VIIème au IXème siècle.

Grâce au commerce de la soie, des épices et de l’ivoire entre la Chine d’une part et l’Inde et le monde musulman d’autre part, ce royaume connut une période de prospérité qui fut troublée d’abord par la conquête des Khmers en 1145-1147 puis ensuite par la politique d’expansion des Mongols de Kubilai Khan. Pour faire face à cette domination, les Chams cherchèrent l’alliance avec le Vietnam, ce qui permit aux Chams et aux Vietnamiens de sortir victorieux lors de cet affrontement. Pour sceller cette union, une princesse vietnamienne de nom Huyền Trân de la dynastie des Trần, sœur du roi Trần Anh Tôn fut proposée en 1306 pour épouse au roi Champa de nom Chế Mẫn (Jaya Simhavarman III) en échange de deux territoires du Champa Châu Ô et Châu Rí, situés au Col des Nuages. Ceux-ci ne sont autres que les deux provinces septentrionales de Quảng Trị et Thừa Thiên du Vietnam actuel (Huế).

Cette union ne fut que de courte durée. Les Vietnamiens continuèrent à revendiquer plus de terres vers le Sud et la mort du roi Chế Mẫn un an après un an de mariage, sans avoir d’héritier, ne fut qu’un prétexte supplémentaire dans la conquête du Champa. Le roi du Vietnam monta un complot en envoyant son général Trần Khắc Chung pour faire évader sa sœur qui devait être sacrifiée, selon la tradition chame, au moment des funérailles de son mari. Les provinces Châu Ô et Châu Rí devinrent alors un sujet de discorde entre Champa et le Vietnam.

Les Chams eurent un sursaut avec le roi Chế Bồng Nga (Binasuor) (ou Che Bunga) qui battit à maintes reprises les Vietnamiens en pillant la capitale Thăng Long en 1371 et en 1377. Mais celui-ci fut assassiné en 1389 lors d’une nouvelle invasion du Vietnam et sa mort marqua le déclin des Chams. Les Vietnamiens annexèrent ce royaume aux alentours de 1470 sous la dynastie des Lê avec le roi Lê Thánh Tôn. Aujourd’hui, les Chams sont dispersés en diaspora depuis le Cambodge jusqu’à la Malaisie et constituent l’une des minorités ethniques du Vietnam. (moins de 100000 Chams).

[Return to CHAMPA]


Terre-Eau (Đất Nước)


English version 
Vietnamese version
Galerie des photos

L’eau est omniprésente au Vietnam. L’eau est tellement en osmose avec la terre du Vietnam et c’est peut-être pour cela que ce pays est désigné souvent par deux mots Ðất Nước (Terre-Eau). C’est ici qu’est née la civilisation du riz inondée issue de la culture de Hòa Bình datant au moins de 10.000 ans avant J.C.  Les habitants d’ici croient fermement qu’ils sont les descendants du roi Dragon, Lạc Long Quân, venu des Eaux et de la fée Âu Cơ d’origine terrestre. Nous pouvons dire que c’est ici que la terre et l’eau s’unissent pour donner naissance à un peuple. C’est aussi ici que l’on trouve dans les tombes antiques, des amulettes représentant le dragon, un animal mythique à tête de cochon et au corps de serpent. C’est un trait d’union de la Terre et de l’Eau car le cochon désigne non seulement  la richesse des paysans  mais aussi le symbole de la Terre et le serpent est lié étroitement à l’Eau.

L’histoire du Vietnam est  aussi  simplement une histoire d’eau. L’eau peut devenir meurtrière car elle peut sortir de son lit pour engloutir des récoltes et des villages entiers. Pour atténuer sa colère et sa hargne, on ne cesse pas de construire des digues, colmater des brèches, élever des remparts, creuser des canaux. C’est elle qui a pétri l’épaisse identité du peuple vietnamien et a forgé son âme. Elle est nourricière  car elle fertilise la terre et fait pousser le riz dans les champs. Mais c’est aussi elle qui est tant de fois complice du peuple vietnamien pour venir à bout les agresseurs étrangers.

L’eau a mille visages et autant de couleurs que d’odeurs: tumultueuse et imprévisible dans le fleuve Rouge aux alluvions de couleur brique, marine et turquoise le long des côtes en particulier à Cà Ná, calme à Nha Trang, déchaînée et ourlée de grandes vagues à Ðà Nẵng, croupie avec la couleur ambre des rizières et mourant entre les racines des palétuviers dans les arroyos du delta de Mékong. Cette eau est trouvée partout même dans les coins les plus refoulés du Vietnam. Après quelques moussons, une bassine traînée dehors, une jarre cassée, un fossé au bord de la route peuvent en contenir et deviennent respectivement un aquarium de laboratoire de biologie, une pièce d’eau pour l’élevage des têtards et  un mini étang où fleurissent les lotus. C’est aussi à l’entrée des villages que l’on trouve l’eau stagnante des étangs, recouverte de lentilles d’eau et de liserons aquatiques qui sont les  compagnons du bol de riz des pauvres.

L’eau est synonyme aussi de patrie. C’est pour cela que le dernier empereur Duy Tân intronisé à l’âge de 8 ans et exilé plus tard par les autorités coloniales se servait de cette synonymie pour révéler son état d’âme. Un jour, lors d’une promenade à la mer, ses mains étaient si sales qu’un vieux serviteur lui demanda de les laver avec une bassine remplie d’eau. Il lui posa la question suivante: Si les mains sont sales, on peut les laver avec de l’eau. Mais si c’est l’eau qui est malpropre, avec quoi doit-on la laver? L’empereur Duy Tânvoulait dire que si la patrie était humiliée, avec quoi devait-on laver cet outrage?

Cette réflexion abasourdit et fit trembloter le vieux serviteur. Sans attendre sa réponse, l’empereur Duy Tân impassible répondit à sa place: Si l’eau est souillée, on va la laver avec du sang.

Si par essence, l’eau est élément protecteur, fœtal et vital pour l’homme, elle est en plus pour la plupart des Vietnamiens, la raison d’être dans ce monde car elle est synonyme du mot PATRIE.

Đất Nước

Ở Vietnam, nơi nào cũng có nước.  Có lẽ vì  nước nó thấm nhuần với đất mà nước Việt Nam thông thường được gọi bằng hai chữ Đất Nước. Chính nơi nầy là nguồn gốc của một nền văn minh  lúa nước đã có hơn mười thiên niên kỷ từ .nền văn hoá Hòa Bình.  Người cư dân ở đây họ tin tưởng mãnh liệt họ là con cháu  của cha Rồng Lạc Long Quân  và mẹ tiên Âu Cơ, đến từ Biển và Núi. Chúng ta có thể nói  rằng dân tộc ở đây là  sự kết hợp tinh vi của Đất và Nước. Chính ở nơi nầy người ta  tìm thấy được trong các cổ mộ những bùa hộ mệnh mang hình tượng con rồng đầu lợn mình rắn. Đây là một gạch nối của Đất và Nuớc  vì con lợn tượng trưng  không những sự giàu có của người  nông dân mà nó còn là biểu tượng đất và rắn  là con vật sống gắn bó với nước.  

Lịch sử Việt Nam nó cũng là một câu chuyện về nước mà thôi. Nơi nầy nước nó có thể trổi dậy lũ quét   mùa màng và làng xã. Để xóa  dịu cơn thịnh nộ, người dân không ngừng xây đấp các con đê và  đào các con kênh.  Chính nước nó  nắn bóp ra  một bản sắc dầy đặc  và rèn luyện tâm hồn của người dân Việt. Chính cũng nhờ  nó nuôi dưởng mà  đất mới được màu mỡ, làm lúa mộc trên các cánh đồng.  Thế cũng nhờ nước mà dân tộc Việt Nam mới thành công hiển hách bao lần trước sự xâm lăng của ngoại bang. 

Nước nó có muôn mặt, lắm  màu sắc mà cũng lắm mùi vị. Nó có thể  trổi  dậy ồn ào bất thường với sông Hồng, một con sông có màu  đỏ của đất phù sa kéo về.  Nó có thể màu xanh biếc theo dọc ven biển nhất là ở Cà Ná hay yên lặng như ở Nha Trang  mà nó cũng có thể  thịnh nộ với các cơn sóng dữ cuộn trào như ở Đà Nẵng.  Rồi nó lặng lẽ đắm mình  qua các con sông  nho nhỏ  với màu vàng óng ánh  để sau đó  nó chết  giữa rừng ngập mặn ở  những con rạch của đồng bằng sông Cửu Long. Ở Việtnam, người ta có thể tìm thấy nước ở bất cứ nơi nào dù nơi đó có héo lánh đi nửa. Vã lại, sau cơn gió mùa,  một cái  thau nuớc vứt bỏ, một chum sành đổ vỡ, một hố  bên lề đường cũng có thể chứa nước và trở thành sau đó là một bể thí nghiệm sinh học, một trũng nước nuôi con nòng nọc và một ao nho nhỏ đầy hoa sen. Chính ở trước cỗng làng người ta tìm thấy được giữa lòng nước đọng của  các hồ, những bãi  bèo và rau muống. Đó là  thực phẩm  mà  người nghèo thường dùng với bát cơm.

Nước nó cũng đồng nghĩa với tổ quốc. Vì lý lẽ đó nên vua Duy Tân,  đươc lên ngôi lúc 8 tuổi và bị lưu đày về sau  bởi chính quyền thực dân Pháp có dùng cái đồng nghĩa ngữ pháp nầy để bày tỏ tâm trạng của ông.  Một ngày, lúc đi dạo ngoài biển, tay của ông bẩn quá chừng nên người cận vệ già dùng thau  nước xin ông rửa tay. Ngài  mới chất vấn ông cận vệ già với câu hỏi  nầy:  Nếu tay ta dơ thì có thể rửa với nước. Chớ nếu nước nó  không sạch thì chúng ta phải rửa  với cái chi vậy?  Vua Duy Tân  muốn nói nếu tổ quốc bị sĩ nhục, thì người ta phải rửa nhục với cái chi?  Người cận vệ già vừa rung sợ vừa  chết lặng người  trước cái ngẫm nghĩ sâu sắc của ngài.  Không cần sự trả lời của người cận vệ, ngài dững dưng trả lời thế ông:  Nếu nước nó bị ô uế thì chúng ta phải rửa với máu thôi.

Nếu  chủ yếu nước  là  yếu tố  bảo  trợ hài nhi và quan trọng  cho con người  thì  đối với người dân Việt  nó  còn hơn nửa là lý lẽ  sống ở thế gian nầy vì nó đồng nghĩa với hai chữ Tổ Quốc.

Galerie des photos

Dragon (Con Rồng)

Version française
English version

Không  có chuyện cổ tích hay truyền thuyết Vietnam nào  mà không có con vật phi thường và huyền thoại nầy mà thường được  gọi là con Rồng hay  con Long. Nó là linh vật  đứng hàng đầu  trong bốn con vật có sức mạnh siêu phàm hay tứ linh (long, lân, qui, phụng). Nó thường được phổ biến   trong nghệ thuật trang trí và điêu khắc.  Người ta không những thấy  sự hiện diện của nó ở các chùa chiền mà còn ở các mái hay rường nhà, đồ nội thất, chén đĩa và các mặt hàng bằng vải.   Nếu nó là con thú có cánh, phun lửa và biểu tượng sự tàn ác và hung dữ ở Âu châu  thì ở Vietnam nó là  yếu tố chính  trong truyện thần thoại của người  Việt. Nó là con vật rất gần gũi với đời sống của người Việt vì nó hình tượng của mưa gió thuận hoà, đem lại hạnh phúc ấm no  cho con người nhất là Vietnam là một nước nông nghiệp.

 Tất cả  người dân Việt tin tưỡng mãnh liệt họ  là con cháu của cha Rồng Lạc Long Quân đến từ nước và mẹ Âu Cơ xuất phát  từ miền núi. Từ cuộc hôn nhân đó, tiên nữ đẻ ra một cái bọc có 100 trứng khi vỡ ra, được 100  thằng con trai cường tráng. Sau nầy, khi chia tay, 50 đứa con theo cha  xuống vùng hạ du và sáng lập nhà nước  có tên là Văn Lang và 50 đứa con còn lại theo mẹ về vùng núi để dẩn đến sự ra đời một thế giới vi mô  phức tạp nhất là có đến 54 dân tộc thiểu số.  Mặc dầu  phiên bản nầy nó có tính cách phóng   túng và ngây ngô nhưng   ít nhất nó cũng giúp người  Việt và các dân tộc thiểu số sống  chung và đoàn kết  chặt chẽ  trên mãnh đất hình rồng đế chống lại ngoại bang trong những giây phút khó khăn nhất của lịch  sữ.

Theo truyền thuyết , cũng nhờ có sự hổ trợ  của con rồng khiến quân giặc phương bắc bị đánh bại.   Khi đụng chạm với nước biển, các ngọn lửa của nó    biến thành vô số  các đảo nhỏ, những đá ngầm hình thù lạ đời. Bỡi vậy vịnh nầy được gọi là vịnh Hạ Long (có nghĩa là nơi rồng đáp xuống). Vịnh nầy trở thành là một kỳ quan thứ tám của thế giới và cũng là một điểm trọng đại được nhiều du khách ngoại quốc đến tham quan khi đến Vietnam.

Biểu tượng của  uy quyền và sức mạnh, con rồng  thường được  gắn bó với   đế vương hay   những thực thể   qúy trọng  chỉ dành cho vua chúa chẳng hạn  long nhan (mặt vua), long ngai (ngai vua), long thể (thân thể của vua), long sàn (giường vua)  vân vân …Bỡi vậy chân rồng của vua thường có 5 móng.  Nếu các đồ nội thất nào như  tráp, bình gốm mà  chân rồng có 5 vuốt, đó là sở hữu của vua chúa. Ngược lai, thông thường rồng dân dã thì chân chỉ có 4 móng. Nó còn biểu tượng lang quân, hôn phu hay là người đàn ông. Còn phụ nử thường được thể hiên qua chim phượng hoàng. Bỡi vậy khi có hôn nhân, thường thấy trên các lụa thêu hay trên các bức hoành điêu khắc hình con rồng liên hợp với chim phượng hoàng. Đây củng là sự kết hợp mà các nhà thơ thường nhắc đến để nói lên  niềm vui và hạnh phúc hôn nhân. 

 

con_rồng

 

Hình tượng rồng Vietnam  rất đa dạng, có sự biến đổi không ngừng liên quan đến các triều đại Vietnam.  Duới triều nhà Lý, sau khi thoát khỏi sự đô hộ của Trung Hoa thì con rồng thân thể rất dài như rắn,  mềm mại và uyển chuyển trên bốn chân chim, uốn lượn nhiều vòng không có vảy to, đầu không có tai và sừng. Các nhà nghiên cứu gọi rồng nầy là rông dây. Chính nhờ những nét độc đáo và cá biệt của rồng được phổ biến trong  nghệ thuật điêu khắc thời đó mà người ta mới có thể xác định chính xác niên đại mà rồng được xuất hiện. Đến triều nhà Trần thì rồng rất mập mạp, khỏe mạnh và lực lưỡng. Đầu cũng lớn hơn, có sừng thêm tai. Có vẻ uy nghi hơn hơn lúc thời đại nhà Lý. Sang triều Lê thi nước Việt bị xâm nhập bỡi nho giáo nên rồng thời đó chịu ảnh hưởng rất mạnh  mẽ của phong kiến Trung Hoa  khiến con rồng có đầu to, sừng có chạc, móng quặp lại trông dễ sợ. Tất cả đều thể hiện sự uy quyền và  nghiêm khắc của nhà vua. Sau cùng dưới thời nhà Nguyễn, rồng trở thành một đề tài phong phú khiến ở khắp nơi từ  cung điện đến chùa chiền dù nó vẫn  tượng trưng vương quyền nhưng nó vẫn được sáng tạo một cách phóng khoáng.

Rồng được tìm thấy ở khắp nơi luôn ở đồng bằng sông Cửu Long. Xuất phát tử vùng chân núi Hy Mã Lập Sơn (Tây Tạng), sông nầy chia ra làm chín nhánh hay chín con rồng con để rồi hoà mình sau cùng ở vịnh Nam Bộ. Bỡi vậy vùng nầy mới gọi là đồng bằng Cửu Long.  Chính vua Lý Thái Tổ thấy rồng trong mộng mới dời đô về thị trấn Đại La mà các nhà địa lý cho rằng là nơi thuận lợi cho việc tránh lũ lụt  khốc liệt của sông Hồng. Vì vậy mà thủ đô Hà Nội được gọi thời đó là Thăng Long (Rồng bay lên).

Nếu con  quái vật biển nầy thường bị các dân tộc khác  sợ hải chán ghét thì nó ngược lại rất gần gũi với  đời sống hằng ngày của người Việt. Nó có trọng trách để  canh giữ ở Huế các lăng tẫm của các vua chúa với thân thể làm bằng các mãnh gốm đa sắc. Với màu vàng rực rỡ, nó thường được thấy đang uốn lượn trên các cột sơn mài màu son của các cung điện. Nó nằm trong hệ thống 12 con giáp. Nó không những  được thấy  trên các đồ thêu thùa bằng lụa dành cho du khách mà còn là hình chạm ở đầu mũi thuyền với màu sắc sặc sỡ ở vịnh Hạ Long.

Ở Vietnam, chúng ta lúc nào cũng cảm nhận được sự che chở bỡi con quái vật biển nầy  vì chúng ta tin tưởng mãnh liệt là con cháu của cha Rồng Lạc Long Quân.

Version française

Il n’y a pas de contes ni de légendes vietnamiennes sans cet animal fabuleux et mythique qu’on appelle communément Con Rồng ou plus littérairement Con Long (ou le Dragon en français ). Il occupe la première place parmi les  quatre animaux au pouvoir surnaturel (tứ qúi)(long, lân, qui, phụng (dragon, licorne, tortue et phénix).  Il est employé fréquemment dans l’art de décoration et la sculpture. On le voit non seulement dans les pagodes mais aussi sur les arêtes des toitures,  les poutres des charpentes,  les meubles,  les pièces de la vaisselle et  les étoffes.   Si cet animal ailé et puissant cracheur de feu  est le symbole de méchanceté et de cruauté en Europe, il passe par contre  pour un élément clé dans  la mythologie  vietnamienne. Il est proche de la vie journalière des Vietnamiens car il  est considéré par ces derniers  comme un élément de bonheur avec ses bienfaits dans la régulation harmonieuse de la pluie et du vent  et dans un pays agricole comme le Vietnam.

Tout Vietnamien se croit fermement descendant du roi Dragon Lạc Long Quân venu des Eaux et de la fée Âu Cơ d’origine terrestre. De cette union, la fée déposa cent œufs qui donnèrent le jour à cent robustes garçons. Plus tard, lors de la séparation du couple, une cinquantaine de garçons suivirent le père Dragon vers les basses régions côtières et fondèrent la première nation vietnamienne ayant comme nom Văn Lang tandis que les cinquante autres suivirent leur mère terrestre vers les hautes plaines pour donner naissance plus tard à un microcosme ethnique le plus complexe du monde avec 54 minorités ethniques. Bien que cette version mythologique soit débridée et poétique, elle permet néanmoins aux Vietnamiens et aux minorités ethniques de cohabiter tant bien que mal dans ce pays en forme de dragon et de s’unir comme un seul homme pour venir à bout des agresseurs étrangers dans les moments difficiles de leur histoire. 

Selon une légende vietnamienne, c’est grâce au retour d’un dragon bienfaiteur que les hordes barbares venant du Nord furent mises en déroute. Ses flammes de feu crachées se transformèrent au contact de la mer en une multitude d’îlots, écueils aux formes extravagantes. C’est pour cela que cette baie est connue en vietnamien sous le nom Hạ Long ou ( la Descente du Dragon ). Elle devient ainsi la huitième merveille du monde et le site naturel le plus visité par les touristes étrangers lorsque ceux-ci débarquent au Vietnam.

La baie de Hạ Long 

Étant l’élément de pouvoir, le dragon est lié étroitement à  l’empereur et à tout ce qui lui appartient. Par exemple long nhan (son visage),  long ngai (son trône), long thể (son corps), long sàn (son lit) etc… Etant l’animal emblématique de l’empereur,  le dragon  de l’empereur  doit  posséder des pattes à 5 griffes. Si on voit sur un meuble,  un coffret ou  une porcelaine un dragon avec ses pattes  à cinq griffes, c’est que l’objet en question est destiné au service de l’empereur. Par contre, d’une manière générale, le dragon n’a que quatre griffes pour ses pattes. Il est encore le symbole du mari, du fiancé et plus généralement de l’homme. Quant à la femme, elle est représentée par le phénix. C’est pourquoi lorsqu’on veut faire allusion à un mariage, on associe souvent sur une broderie ou  un panneau sculpté un dragon à un phénix. C’est aussi cette association que les poètes évoquent dans leurs poèmes pour parler  de la joie partagée et du bonheur conjugal.

img_2250

L’image du dragon se présente sous diverses formes et ne cesse pas d’avoir des modifications tout le long  des dynasties vietnamiennes.  Après la libération du  Vietnam de la domination  chinoise, le dragon apparût  sous la dynastie des Lý avec un corps  long comme celui d’un serpent, souple dans sa démarche avec les quatre pattes d’un volatile et ondulant sinueusement avec des petites écailles. Sa tête n’avait ni oreilles ni cornes. Les chercheurs lui donnent le nom « rồng dây ». Grâce à ses caractéristiques particulières et uniques trouvées dans la sculpture, on arrive à déterminer avec exactitude l’époque de son apparition. Puis sous la dynastie des Trần, le dragon commença à prendre de l’embonpoint et devint robuste et musclé avec une   tête plus grosse et garnie de cornes et d’oreilles. Ce dragon avait l’air majestueux par rapport à celui des Lý. Sous la dynastie des Lê, le Vietnam fut tellement influencé par le confucianisme et la féodalité chinoise que le dragon avait une grosse tête garnie de cornes fourchues et les griffes de ses pattes rabattues vers l’arrière, ce qui faisait peur à voir. Tout cela avait pour but de montrer la sévérité du pouvoir  et  l’autorité du roi. Enfin sous la dynastie des Nguyễn, le dragon devint un thème tellement foisonnant que malgré son emblème de royauté, les artistes n’hésitèrent pas à s’en servir délibérément à leur guise   pour leurs créations d’art visibles partout (du palais jusqu’à la pagode).

Le dragon est vu partout même dans le delta du Mékong. Ce fleuve né dans les contreforts de l’Himalaya (Tibet) se divise en neuf bras ou en neuf dragons pour se jeter dans le golfe de la Cochinchine (ou Nam Bộ). C’est pour cela que cette région s’appelle Cửu Long (ou Neuf Dragons en français). Il a été vu également à l’embarcadère par l’empereur Lý Thái Tổ, ce qui permit à ce dernier de transférer sa capitale sur la localité Ðại La que les géomanciens ont jugée propice à l’abri des eaux du fleuve Rouge meurtrier. C’est pour cela que la capitale Hanoï fut connue à une époque sous le nom Thăng Long (ou la montée du Dragon).

Si ce monstre marin rebute facilement la plupart des peuples, il fait partie par contre de la vie journalière vietnamienne. Il est chargé de veiller, à la ville impériale Huế sur les tombeaux des empereurs Nguyễn avec tout son corps de bris de céramique multicolore. Doré, il s’enroule autour des piliers de laque carmin des palais impériaux. Il est l’un des douze signes astrologiques du calendrier lunaire. Il devient non seulement la broderie sur soie des vêtements pour les touristes mais aussi la figure de proue aux couleurs criardes sur les jonques de la baie de Hạ Long.

 

Dans le berceau de légendes qu’est notre Vietnam, nous nous sentons mieux protégés par ce monstre marin car nous sommes convaincus que nous sommes toujours descendants du roi Dragon Lạc Long Quân.

[Return RELIGION]

 

 

Etre Việtnamien (Tôi là người Việt Nam)

Version vietnamienne
Version anglaise

D’après les sources archéologiques dont nous disposons aujourd’hui, les Vietnamiens sont issus probablement du groupe Thai-Vietnamien. Certains historiens continuent de voir non seulement dans ces Vietnamiens les immigrants mongoloïdes venus de la Chine méridionale (les Bai Yue) et s’installant dans le delta du Fleuve Rouge au cours des siècles précédant notre ère mais aussi les fourriers de la civilisation chinoise balayant sur leur passage par la poussée démographique toutes les civilisations brillantes et connues jusque-là sur la péninsule indochinoise (celles de Ðồng Sơn et du Champa plus tard). D’autres pensent que les Vietnamiens sont le résultat de fusion entre plusieurs peuples en contact dans le bassin du Fleuve Rouge parmi lesquels il faut citer les Hmongs, les Chinois, les Thaïs et les Dongsoniens.

En se basant sur leur légende de la pastèque ayant lieu à l’époque des rois Hùng et témoignant de la venue des étrangers d’une race différente qui auraient apporté des graines au Vietnam par la voie maritime ( IIIème siècle avant J. C. ) et sur les fouilles archéologiques confirmant l’existence du royaume de Nan Yue, les Vietnamiens sont convaincus qu’ils étaient issus des Yue mais avec un fonds indonésien probablement par l’intermédiaire des Dongsoniens car le Ðình exhaussé sur pilotis et où réside l’expression la plus vivante de l’âme du peuple vietnamien, ressemble incontestablement à la maison préfigurée sur les tambours de bronze de Đồng Sơn. Cette conviction semble concluante car on trouve aussi d’autres ressemblances étonnantes chez les Vietnamiens comme chez les peuplades indonésiennes: la chique du bétel, le tatouage et le laquage des dents.

À part quelques Français comme Henri Oger ayant pu découvrir dans la société vietnamienne une civilisation millénaire riche en traditions et en coutumes, on continue à se prêter à une confusion hallucinante en considérant que la civilisation vietnamienne est un décalque de la civilisation chinoise. On continue à reprocher aux Vietnamiens de ne pas avoir une civilisation aussi digne, intense et riche que celle qu’on a trouvée auprès des autres peuples d’Indochine (les civilisations khmère et chame) à travers leurs temples d’Angkor et de Mỹ Sơn. C’est une méconnaissance regrettable car pour connaître les richesses de la civilisation vietnamienne, il s’avère indispensable de s’intéresser plutôt à son histoire, à sa littérature qu’à son art.

Comment peut-on avoir un art aussi prodigieux et original lorsqu’on est toujours en lutte perpétuelle avec une nature si rude et impitoyable et lorsque le Tonkin n’est pas d’une richesse exceptionnelle sans parler de la sinisation systématique imposée par les Chinois durant leur mille ans de domination. Malgré cela, les Vietnamiens arrivèrent à montrer à maintes fois leurs techniques, leur savoir-faire et leur imagination qui permirent de conférer à certaines productions vietnamiennes (céramiques en particulier) un rang presque honorable parmi les arts provinciaux du monde chinois. Afin de préserver les traditions et de perpétuer leur culture, les Vietnamiens devaient leur salut dans leur lutte sempiternelle. Grâce à leurs croyances religieuses et à leur environnement quasi hostile au départ, ils avaient en eux un pouvoir considérable de résistance à la souffrance morale et physique qui devenait au fil des années l’une de leurs principales forces pour venir à bout de toutes les agressions extérieures.

Grâce aussi à leur labeur, leur ténacité et leurs sacrifices en vies humaines, ils arrivèrent à refréner les caprices et la colère du Fleuve Rouge, à déboulonner les Chinois hors du Tonkin à maintes reprises et à franchir seulement au XVIIème la barrière qu’est constituée la Cordillère Annamitique impénétrable jusqu’alors dans leur marche vers le Sud. Les Chams étaient les premières victimes de cette confrontation séculaire, suivies par les Khmers. On peut reprocher aux Vietnamiens d’être impitoyables envers les autres peuples mais il ne faut pas oublier que les Vietnamiens ont lutté inexorablement depuis la création de leur nation, pour leur survie et la préservation de leurs traditions.

Les Vietnamiens ont été très désavantagés depuis longtemps par la proximité géographique de la Chine. C’est pour interdire le passage des Mongols de Kubilai Khan dans la conquête du Champa que les Vietnamiens subirent deux fois leurs invasions en 1257 et 1287. C’est pour trouver un passage vers l’empire du Milieu que les Français pensèrent réussir dans un premier temps par le Mékong puis par le fleuve Rouge qui permettait de relier le Yunnan qu’une mission de Doudart de Lagrée suivie par celle de Francis Garnier fut envoyée en Indochine, ce qui permit aux Français de s’intéresser plus particulièrement au Tonkin et d’y intervenir militairement quelques années plus tard.

C’est pour contrer aussi la Chine après la guerre de Corée que les Vietnamiens furent impliqués de force pendant des décennies dans la guerre de confrontation Est-Ouest. C’est aussi pour contrarier la politique de la Chine au Cambodge que les Vietnamiens reçurent une correction en Février 1980 par l’invasion éclair des troupes chinoises à la frontière de Lạng Sơn durant un mois.

Sans leur longue tradition d’indépendance, leur farouche préservation de leur identité et leur forte personnalité, les Vietnamiens auraient disparu depuis longtemps sur la péninsule indochinoise lorsqu’ils sont si proches géographiquement et culturellement de l’empire du Milieu dont la civilisation est non seulement inégalée mais éblouissante aussi depuis quatre mille ans. Le Viêt-Nam serait probablement aujourd’hui une simple province chinoise et un banal avatar de la civilisation chinoise.

Pour ceux qui connaissent bien l’histoire du Vietnam, être Vietnamien, ce n’est pas être si paisible et si cool même si le Vietnamien a l’envie de vouloir l’être. Pétri du limon brun du delta tonkinois dont il est issu, engageant une lutte perpétuelle avec le hargne du Fleuve Rouge, entamant une longue marche vers le Sud par une succession de guerres intermittentes et subissant une longue assimilation et domination des Chinois sans parler d’un siècle de colonisation française et d’une vingtaine d’années le contraignant à devenir contre son gré la cible de la confrontation Est-Ouest et la victime de la guerre froide, le Vietnamien ne se laisse jamais décourager par ces difficultés titanesques.

Par contre, il devient plus aguerri, plus persévérant, plus endurci, plus persuadé dans ses convictions politiques et plus apte à résister vaillamment à ces affronts. Son attachement profond et intime à sa terre natale et à ses traditions le fait devenir intraitable dans la lutte, ce qui fait de lui un conquérant impitoyable et redoutable pour les uns, un défenseur légitime de la liberté et de l’indépendance nationale pour les autres.

Quoi qu’il arrive, il se sent fier de prendre la relève de ses parents pour défendre vaillamment la terre de ses ancêtres et la survie de son peuple et d’être dignement le Fils du Dragon et neveu de l’Immortelle. Mourir pour son pays n’est étranger ni à son tempérament ni à ses traditions. Mais c’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie que tant de Vietnamiens comme Trần Bình Trong, Nguyễn Thái Học, Phó Ðức Chính, Nguyễn Trung Trực, Trần Cao Vân etc. ont accepté d’avoir avec bravoure sur cette terre des légendes.

Être Vietnamien,

c’est être capable de résister avant tout à toute assimilation ou idéologie étrangère  et être fier d’avoir dans les veines le sang du Dragon.